INTERPRÉTATION DES LOIS PSYCHIQUES, ETC
que le conséquent ; mais Taugmentation devient de moins en moins appréciable. Dire que l'exercice perfectionne ces séquences n'est vrai qu'approximativement. Le profit acquis par Texercice (comme on le voit clairement dans les jeux d'adresse, qui fournissent des mesures définies du progrès réalisé) augmente d'abord rapidement, puis un peu moins, et à la longue n'augmente presque plus : chaque individu atteint une limite au delà de laquelle les répétitions des modifications nerveuses et les successions correspondantes de sentiments ou d'idées n'amènent aucune amélioration sensible. En voici la cause physique. Quand une onde de mouvement moléculaire passe par une ligne de molécules qui sont très-loin de l'arrangement symétrique, une grande quantité de mouvement est employée è les amener vers cet arrangement. A mesure qu'elles s'en rapprochent davantage, une quantité de plus en plus grande de mouvement passe outre, — une quantité de moins en moins grande est ainsi absorbée. Mais dire que chaque molécule offre une résistance décroissante à la transmission de l'onde, c'est dire qu'il y a diminution de la force qui tend à la mettre en relations polaires avec ses voisines. Et une fois que la molécule est inerte et se trouve encore contenue par l'action des molécules environnantes, la force qui sert à altérer sa position est en rapport sans cesse décroissant avec les forces qui servent à la maintenir, jusqu'à ce qu'enfin l'effet de cette force d'arrangement devienne insensible.
§ 251. Les lois des changements plus complexes peuvent être interprétées de la même manière. J'arrive aux phénomènes d'habitude, considérés sous ces formes implexes oh rémotion joue un rôle prépondérant.
C^est un fait d'expérience familière qu'un genre d'action ou un mode d'existence qui répugnait d'abord, devient ordinairement à la longue moins fâcheux, et finit par devenir indifféren^bu même agréable. Au point de vue physiologique, un genre d'action désagréable est celui où des sentiipents
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complexes ont à se manifester par des actions complexes k ti»vers des appareils nerveux complexes aussi, offrant une résiitance considérable. Le résultat est qu'une quantité exeesûie de sentiments (le plus souvent la crainte de la douleur qm résulte du refus de Taction) doit être évoquée avant qoe l'action puisse être excitée. Hais, comme des décharges conplexes lancées à travers ces canaux complexes les rendent peu à peu plus propres au passage, il en résulte que la qoairtité de sentiments douloureux requise pour exciter Faction diminue, et^ à la longue^ les facilités que les canaux ofirent aa passage, peuvent devenir telles que le flux spontané de sentijnents ordinaires suffit; — que même ces canaux sont devenus nécessaires pour servir à la décharge de sentiments ordinaires, lesquels autrement trouveraient un débouché dans l'activité sans but qu'on appelle agitation ou inquiétude.
Là où Torganisation héréditaire prépare déjà les canaux iU décharge facile de sentiments spéciaux dans les adioni spéciales,— c'est-à-dire là où il préexiste une émotion détermioêt d'avance à une directionparticulière,nous voyons que lepassa^ fréquemment répété d'une telle émotion affectant uoe telle direction, rend de plus en plus irrésistible sa tendance au piïsage. Plus rimpulsion est fréquemment émise, plus il devient difficile de la contenir, et, à la longue, l'acte qu'elle excite suit la plus légère influence qui vient à la solliciter. Des vérités de cet ordre^ continuellement éclairées par des exemples, parmi les impulsions les plus basses, et non moins clairemeot quoique plus rarement applicables aux impulsions les plus élevées, sont des corollaires du même principe général.
§ 252. De ce même principe général, on peut également tirer une explication de certains caractères dominants deTiotelligence développée, en tant que distincte de l'intelligeDce non encore développée.
MIS avons vu comment il résulte du progrès de TévolutioB
w en tant que due à des causes physiques, que \ti
viennent moins automatiques à mesure qu'eUtf