INTERPRÉTATION DBS LOIS PSYCHIQUES^ ETC
deyiennent plus complexes. Quand un seul nerf afférent se rend à un ganglion unique d'où sort un nerf efférent isolé qui aboutit lui-même à un muscle isolé» il ne peut y avoir là ni discernement ni variété dans l'action. Quand Taction réflexe de- Tientcomposée,correspondantàdesexcitationsextérieures combinées plus nombreuses par des actions internes combinées plus nombreuses aussi, elle subit un changement dans le sens du discernement et de la varié té de Taction^et la voie est ouverte par là à des changaments plus profonds dans le même sens. Car, comme on Ta indiqué dans les §§ 235 et 237, à mesure que Faction réflexe croit eu complication, il se produit des hésitations plus nombreuses, d'abord du genre de celles qui précèdent rétablissement de toute action réflexe, ensuite du genre de celles qui accompagnent Taction réflexe à demi établie. Semblablement, à mesure que nous montons vers les intelligences dans lesquelles des impressions d'un haut degré de complexité suscitent l'emploi d'intermédiaires très-complexes^ les adaptations automatiques et instinctives sont avec l'ensemble des adaptations en rapport sans cesse décroissant ; — il y a une proportion croissante d'actions qui se produisent avec délibération et conscience^ aussi bien qu'une augmentation dans le degré d'intensité de la délibération et de la conscience. Qu'inférer de cette loi dans son appli-
cation aux différentes classes d'hommes? Le voici: ceux qui ont un sytème nerveux bien développé jouiront d'une faculté de préméditation relativement cpnsidérable ; ils se représenteront habituellement des possibiltés plus variées de motifs, de moyens et de conséquences ; — ils auront plus de tendance à suspendre leurs jugements^ et se prêteront plus facilement à les corriger, une fois formés. Ceux qui ont le système nerveux moins développé, avec des plexus composés de groupes de connexions plus simples et moins nombreux, ne montreront pas la moindre hésitation, — seront portés à précipiter des conclusions qu'il leur sera difficile de modifier. Une différence de ce genre apparaît quand nous comparons les
' 632 SYNTHÈSE pm-siouB.
races à cervelle vo)iimine«se avec les races k c«neUe élrmte ; — quand du jugement relalivemeot pénétraol de VbomaM civilisé, nous passons k l'intellect du sauvage, prompt dau ses inductions, incapable de peser des arguments, atust bin que de persévérer dans ses impressions premières. EtDou pouvons observer une différence semblable en nature, qno^ve inréricure eu degré, entre le mode de penser de l'homme età la femme; car les femmes sont on ne peut plus prompIciA tirer des conclusions, et on ne peut plu^ obstio jes & garderlM opinions qu'elles ont une fois adoptées.
C'est la même signification qu'il faul donner Ji la diflSRDM qu'il y a entre les hommes cultivés et les hommes stot niK ture d'une même race et d'un même seie. L'éducatioa 4e l'individu, — je prends ce mot d'éducation dans son «ni propre, — n'est qu'un pas de plus que l'on fait faire ati pv grès du développement intellecluel en général. Elle consktoà étendre et à améliorer la correspondance des relation^* ternes avec les relations extérieures, c'est-à-dire àorguÎMrlM combinaisons d'idées de manière qu'elles soient d'aeori avec les combinaisons de phénomènes. Et elle doit aToirpNT pendant nécessaire dans le corps de l'individu la fomatiia de connexions nerveuses bien plus nombreuses et bien pht compliquées. La cervelle d'un bomme non cultivé, compare i celle d'un homme qui a reçu une culture, doit 6tre celle «à les voies suivies par les décharges nerveuses sont moiBl nombreuses, moins compteies et moins variées dans les iMltances qu'elles offrent, où par conséquent le nombre d'Mfai que peut suivre un antécédent donné est plus petit, et ki degrés de force avec lesquels ces idées peuvent se préwttR moins nombreux, où entin les possibilités de conoeplioa nM plus limitées et In balance entre les conclusions altenuIJKi muias fficile. Voilfi pourquoi la foule ignorante géa^iliH sréeipitamment, ut s'attache avec obstination auxconelusioM tle bdse sur de* eipériin.-es irès-realreiiiie», taodia qiti mme instruit est capable de suspendre son jugeoieat, fiit