‹ Principes de psychologie, tr. sur la nouv. éd. anglChapitre 62 sur 67 · LE DEGRÉ DE VIE VARIE COMME LE DEGRÉ DE CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LE DEGRÉ DE VIE VARIE COMME LE DEGRÉ DE CORRESPONDANCE

On a déjà montré, relativement à chacune des autres conditions renfermées dans la précédente définition, que la vie est élevée à proportion que cette condition est mieux remplie, et maintenant on peut remarquer que la même chose est spécialement ▼raie relativement à cette dernière condition : — la correspondance entre des relations internes et des relations externes. Il suffit de considérer un moment le sens du mot correspondance pour rendre ce fait certain à priori . Car si, com me il est manifeste, l'état d'un organisme est constamment affecté par l'état de son milieu; — si, comme nous savons que cela arrive en fait, les changements de température, de composition, d'état hygrométrique dans le milieu environnant, tout aussi bien que les actions mécaniques et les variations dans la quantité de nourriture utile qui s'y produisent, sont sujets à entraver les fonctions de l'organisme ; et si, comme nous en avons des exemples à tout instant, les changements qui se produisent dans l'organisme ont pour effet de contre-balancer d'une manière directe ou indirecte ces changements du milieu environnant, alors il s'ensuit que la vie de l'organisme sera courte ou longue, inférieure ou élevée, selon la mesure dans laquelle les changements de l'organisme correspondent aux changements du milieu environnant. Laissons une certaine marge pour les perturbations qui peuvent survenir, et la vie ne continuera qu'autant que la correspondahce continuera ; la plénitude de la vie sera proportionnée à la plénitude de la correspondance, et la vie ne sera parfaite que quand la corres* pondance le sera. Mais, pour n'en pas rester à ces remarques générales, examinons la loi sous ses aspects ^s plus concrets.

Si nous examinons la vie dans les formes les plus inférieures de son développement, nous trouvons que les principales coexis-

l-a SYNTHÈSE GÉNÉILM.E. — (APPENDrCE.)

teiices et séquences diins le milieu environnant, ont seules quelques changements simultanés et successifs qui leur correspondent dans l'organisme. Lo processus vital qui se produit dans une plante n'est ajusté qu'à une seule chose, k la coesistence continue de certains éléments qui entourent ses racines et ses Teuilles, et il ne varie qu'avec les variallons produites dans ses éléments par le soleil : il n'est en rien afTecté par les infinis changements mécanique» et autres qui se produisent & l'entour, sauf s'il estaccidenlelleraent arrêté par eux. La vie d'un ver se compose d'actions qui se rapportent presque exclusivement aux propriétés tangibles des choses environnantes: tous les changemeuls visibles et audibilos qui se produisent dans son voisinage, et qui sont liés avec d'autres cbangemenls qui peuvent le détruire présentement, passent inaperçus pour lui, — ne produisent en lui aucun changement correspondant: le seul ajustement de relations internes à des relations externes de cet ordre qu'on trouve en lui, c'est lorsqu'il s'échappe à la surface de la terre en sentant ki vibrations produites par l'approche d'une taupe. Gomme les actions d'un oiseau correspondent à un nombre immense ili: coexistences et séquences dans le milieu environnant qui peuvent fitrc connues par la vue, l'ouïe, l'odorat et leurs comhiuaisons ; comme ses dangers et ses besoins sont nombreux en raison de cette correspondanco étendue, l'oiseau ne manifeste pas les mêmes actions que celles par lesquelles un fltre Immoiii contre-balance ces variations dans la température et la quanlili; de nourriture qui dépendent des saisons, — ni ces actions par lesquelles un être humain attrape la proie qu'il ne peut forcer ï U course. El quand nous voyons la plante broutée, le ver foulé aux pieds, l'oiseau mort d'inanition, nous voyons également que la mnri est un arrêt dans la correspond anc« telle qu'elle existait; qu'elle s'est produite quand il y a eu quelque changement dans le milieu environnant auquel l'organisme n'a pas répondu, et qu'ainsi la vie était incomplète à proportion que la correspondance était incomplète. Évidemment, si, comme il arrive (tans ces organismes inférieurs classés sous le nom de prolophytes et protozoaires, les changements simultanés et successifs ne montrent d'ajustement qu'aux coesistonces et séquences les plus géniîralcs dans le milieu environnant, ces organismes périront quand il se produira l'uiiSKie ces coexistences et séquences moins générales auxquelles il n'y a aucune action de l'organismâ quicUEce|- ,

ponde. Et évidemment le progrt'îs vers une vie plus longue et plus haute consistera dans l'aptitude à correspondre à des coexistences et séquences moins générales. Tout acheminement vers un progrès plus haut doit consister à ajouter aux relations précédemment ajustées que manifeste l'organisme quelque autre relation parallèle à une autre relation dans le milieu environnant. Et la correspondance plus complète, ainsi établie, doit, toutes autres choses égales, se produire dans une vie beaucoup plus complexe et beaucoup plus longue : — vérité qu'on trouvera parfaitement réalisée si Ton se rappelle que, parmi les animaux d'une organisation inférieure, la mortalité est énorme, et qu'à mesure qu'on monte vers un développement de plus en plus haut, la vie des individus devient graduellement plus longue et se produit avec moins de profusion.

Pour éviter toute fausse interprétation, il peut être bon de remarquer ici que, quoique la longueur et la complexité de la vie soient en grande partie associées; — quoiqu'une correspondance plus étendue dans les changements successifs, implique en général une correspondance croissante dans les changements simultanés, il n'en est pas toujours ainsi. Si nous opposons les deux grandes divisions de la vie, — végétale et animale, — nous trouvons que ce rapport ne se soutient pas. Un arbre peut vivre cent ans, quoique les changements simultanés qui se produisent en lui ne correspondent qu'à un petit nombre d'affinités chimiques dans l'air et la terre, et quoique ses changements sériels ne correspondent qu'à ceux du jour et de la nuit, de la température et des saisons. Une tortue qui, dans un temps donné, est loin de manifester autant de relations internes correspondant à des relations externes qu'un chien, vit beaucoup plus longtemps. L'arbre par son tronc massif, et la tortue par sa rugueuse carapace, sont sauvés de la nécessité de répondre à ces nombreuses actions mécaniques environnantes auxquelles l'organisme qui n'est pas ainsi protégé, doit répondre ou mourir; — ou plutôt l'arbre ou la tortue manifestent dans leur structure certains rapports [statiques simples, adaptés pour recevoir une infinité de rapports dynamiques externes. Malgré les diverses réserves que ces deux cas suggèrent, il suffit de comparer un champignon microscopique avec un chêne, un animalcule avec un requin, une souris avec un homme, pour reconnaître la vérité générale de cette thèse : c*est que cet accroissement dans la cor-

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reepoiidance. qui caractérise le progrès de la vie, se montre en même temps qu'uu accroissemeut dans la continuité et la complexité.

Mais, après tout, il est inutile d'insister sur cette conneiion entre la longueur de la vie etsa complexité, vu que, quand même cela ne serait pas aussi clairquecelal'est, il n'en serait pas moins vrai que le degré de vie varie comme le degré de correspondance. Car si la longue existence d'un arbre est considérée comme équivalent h un degré de vie considérable, alors il Faut admettre que son long dilploiement de correspondances équivaut k un degré considéralile de correspondance. Si, d'ailleurs, on admet que, malgré son existonre beaucoup plus courte, le degré de vie d'un cliien doit éti-e placé au-dessus de celui d'une tortue, à cause de son activité supérieure, cela implique que la vie du chien est plus haute, parce que ses correspondances sîmultauées et successives sont plus complexes et plus rapides, — parce que la correspondance est plus grande. Et si, finalement, on se rappelle que nous considérons comme la vie la plus élevée celle qui, comme la nAlre, montre une grande complexité dans les correspondances, une grande rapidité dans leur succession et une grande longueur dans leurs séries, nous verrons qu'il est rigoureusemeol vrai que le degré de vie varie comme le degré de correspondance.

Pour l'élucidatlun plus complète de cette vérité générale, et spécialement pour l'explication des irrégularités qui s'y rapportent, il faut remarquer que, lorsque la vie devient plus haute, le milieu lui-même devient plus complexe. Quoique, dans la plus large acception du mot, on doive entendre par milieu environnant tout l'espace d'alentour avec les coexistences et séquences qu'il contient, cependant, en pratique, ce mot ne signifie souvent qu'une petite partie du milieu total. On peut à peine dire que le milieu d'un en lozoaire s'étend au delà du corps de l'animal dans lequel il vit ; celui d'une aiguë d'eau doure est limité virtuellement à la cavité dans laquelle elle Hotte. Et en entendant le terme dans ce sens restreint, nous verrons que les organismes supérieurs habitent les milieux les plus variables.

Ainsi, It considérer cela en masse, les degrés les plus bas de ta vie se trouvent dans la mer, et c'est là qu'est le milieu le plus simple, Les animaux marins ne sont pas affectés paruneaus» grande multîpVicWè Aa toem^Pnç,p,s et séquences ex ternes que If s

animaux terrestres. Ayant à peu près le même poids spécifique que le milieu environnant, ils n*ont pas à lutter contre ces diverses actions mécaniques auxquelles les mammifères et les oiseaux sont exposés dans leurs mouvements sur la terre ou à travers les airs. Le zoophyte enraciné à une pierre, l'acalèphe qui flotte passivement sur un courant, n*ont pas besoin de subir des changements internes comme ceux que produisent sur la chenille les divers effets de la gravitation, pendant qu'elle se traîne sur ou sous les feuilles. De plus, ce milieu primitif, — ce milieu auquel appartenaient les plus anciennes formes de la vie connues des géologues, — n'est approprié à aucune de ces altérations marquées de température que l'air subit. Ni le jour ni la nuit ne produisent en lui des modiûcations appréciables, et il n'est que peu affecté par les saisons. Ainsi, la faune qu'il contient ne montre point de correspondances marquées, semblables à celles par lesquelles les animaux à respiration aérienne contre-balancent les changements thermiques. De plus, pour ce qui concerne l'acquisition de la nourriture, les conditions sont des plus simples. Aux races inférieures d'animaux qui habitent l'eau, comme aux plantes qui habitent l'air, la nourriture arrive d'elle-même. Le même courant qui porte l'oxygène à l'huttre, lui porte aussi les organismes microscopiques dont elle vit; la matière désintégrante et la mttière à intégrer coexistent dans le rapport le plus simple. Mais il en est autrement pour les animaux terrestres. L'oxygène est partout, noais ce qui doit en neutraliser l'action n'est pas partout; il faut le chercher, et les conditions sous lesquelles on peut l'obtenir sont plus ou moins complexes. Il en est de même pour le fluide, par le moyen duquel seul les actions vitales peuvent se continuer. Pour les animaux marins, l'eau est toujours présente ; le plus grossier d'entre eux l'absorbe passivement; mais pour la plupart des animaux qui vivent sur la terre et dans l'air, l'eau ne leur profite qu'après qu'ils ont subi ces changements nerveux qui constituent la perception, et ces changements musculaires qui produisent l'acte de boire. On pourrait continuer de mêm« le parallèle relativement aux variations électriques et hygrométriques, et à ce grand nombre de phénomènes optiques et acoustiques qui entourent la vie terrestre. Et si, partant des amphibies pour remonter plus haut, nous considérons que le milien environnant, pratiquement considéré, croit en étendue et en complexité; — si nous observons de plus comment l'hétérogénéité

l'ia SYNTHÈSE GÉXÉRALE. — (iPPENDICE.)

croissante que le temps a produite dans la faune et la flore du globe, a compliqué elle-ioéme progressivcmeot le milieu de cliaque espace d'organisme, — nous pourrons Qnir en montrant que lu même vérité générale se maniTesta dans l'histoire de la race humaine. En eifet, elle a avancé en civilisation ea même temps qu'elle a avancé des exigences peu variées de la zone torride aux eiigences plus variées de la mne tempérée ; ses principaux progrès ont eu lieu dans des régions qui offrent une géographie physique compliquée, et dans le cours de son progrès, elle a ajouté au milieu physique un milieu social qui a été croissant toujours en complexité. Ainsi, en négligeant les détails, il est clair que, tout compte fait, ces rapports dans le milieu environnant, auxquels les rapports dans l'organisme doivent correspondre, croissent eux-mêmes en nombre et en complexité k mesure que la vie revfit une forme plus haute. ' Pour rendre encore plus clair ce fait: que le degré dévie varie comme le degré <\e correspondance, je puis montrer ici qge toutes ces autres qualifications, qui ont été introduites successivement quand nous cherchions à distinguer les changements vitaux des changements non vitaux, sont toutes impliquées dans cette dernière qualification ; — leur correspondance avec des coexistences et séquences externes; et de plus, que la particularité contenue dans chacune de ces qualifications (par exemple, que plus la vie fsl élevée, plus elle est complète], est impliquée dans la particularité analogue de notre dernière qualitication : — que la vie est élevée à proporlion que la correspondance est grande. Pour descendre au détail ; — nous avons vu que k^s organismes vivants sont caractérisés par des changements successifs, que plus la vie grandit, plus les changemi'jtts successifs deviennent nom- ■ breux. Eh bien, le milieu environnant est plein de changements SUCeessifs, à la fois de position et de relation ; et plus la correspondance est complète, plus grand doit être le nombre des changements successifs qu'un organisme manifeste. Nous avons vu que la vie présente des changements simultanés et que, plus elle est élevée, plus le nombre en est grand. Eh bien, outre les phénomènes infinis de coexistence, il y a souvent de nombreux changements qui se produisent au même moment dans le milieu environnant ; et de là un accroissement dans la correspondance présuppose un déploiement croissant de changements simultanés dans l'orgaiiisme. VV en est de raûnie pour l'hétérogénéité des

changements : dans le milieu environnant, les rapports sont d'espèce très-variée, et, par suite, comme les actions organiques entrent de plus en plus en correspondance avec eux, elles doivent devenir aussi d'espèce très-variée. Il en est de même aussi pour la détermination des combinaisons : car, quoique les corps inorganiques, qui composent le plus souvent leur milieu, ne présentent pas de changements d'une combinaison définie, ce(>endant ils présentent des propriétés d'une combinaison déterminée ; et, quoique les faibles changements météorologiques dans le milieu environnant ne montrent pas beaucoup de détermination dans les combinaisons, cependant ceux qui résultent du jour et de la nuit ou des saisons le font. Ajoutez à cela que, comme le milieu de chaque organisme comprend tous ces autres organismes qui existent dans sa sphère de vie; comme les changements les plus importants et les plus nombreux dans le milieu propre à chaque animal, sont les changements manifestés par d'autres animaux qui sont sa proie ou ses ennemis; et comme ces changements sont combinés d'une manière plus ou moins définie, il en résulte que cette détermination dans la combinaison est une caractéristique générale des changements externes auxquels les changements internes ont à correspondre. De là un accroissement de correspondance implique un accroissement dans la détermination des combinaisons. Et ainsi, il est manifeste que, dans tout son développement, la correspondance des rapports internes avec les rapports externes est la chose essentielle, et que tous les rapports spéciaux des relations internes ne sont que les résultats collatéraux de cette correspondance.

Pour apporter la preuve peut-être la plus simple et la plus concluante que le degré de vie varie comme le degré de correspondance, il ne nous reste qu'à montrer qu'une parfaite correspondance serait une vie parfaite. S'il n'y avait dans e milieu environnant que des changements tels que l'organisme eût des changements adaptés pour leur correspondre, et si l'efficacité de cette correspondance ne défaillait jamais, il se produirait une éternelle existence et une éternelle connaissance. La mort par dépérissement naturel se produit parce que, dans la vieillesse, le rapport entre les actions intégrantes et désintégrantes qui se produisent dans l'organisme, cesse graduellement d'être en correspondance avec le rapport entre l'oxygène et la nourriture dans le milieu environnant; et il arrive que les actions

SYNTHÈSE GftNftRALB. — (APPENDICE.)

désinlégrnntcs prennent lant l'avance, que l'organisme derient impropre à agir. La mort par maladie se produit, soit quand l'organisme a quelque insuffisance congénitale dans son pouvoir de balancer des actions ordinaires externes par des actions ordinaires internes, ou lorsque s'est produite quelque action externe eslraord inaire à laquelle ne correspond aucune actioa interne. La mort par accident implique quelques changements mécaniques voisins dont les antécédents ont été, ou inaperçus par manque d'attention, ou si compliqués que leurs conséquences ne pouvuienl élrc prévues. Dans chacun de ces cas, il y a un détaut d'ajustement des relations dans l'organisme aux relations dans le milieu environnant. Évidemment, s'il y avait dans l'organisme des actions ou actes correspondant à chaque coexistence ou séquence externe qui l'a affecté à un degré quelconque alors les changements simultanés seraient indéfiniment nombreux et complexes, et les changements successifs seraient sans tîn; — la correspondance serait la plus grande, et la vie la plus haute qu'on puisse concevoir à la fois en degré et en durée.

Et maintenant nous pouvons aborder convenablement l'élude de l'évolution graduelle de cette correspondance, considérée dans son progrès, des types les plus bas aux types les ptoi élevés de la vie. Ces formes plus complexes, qui constituent l'objet de la psychologie, ne peuvent être comprises d'une manière adéquate, sans une étude préalable de ces formes simples qui constituent la vie dans ses phases où manque l'intelligence. Ces deux classes de rapports vitaux étant déterminées d'une manière fondamentale par des rapports dans le milieu environnant, et l'une des classes sortant insensiblement de la seconde, comme nous le verrous, nous devons prendre une Tue générale de l'entière série des faits, avant d'essayer d'interpréter la dernière partie de la série.

Et même, dans la poursuite de cette recherche préparatoire, nous trouverons qu'il est nécessaire de ranger les phénomènes en groupes. Quoiqu'ils soient en réalité invisibles, leur multiplicité, leur variété, leur complication, sont telles qu'on ne peut vraiment les examiner d'un point de vue unique, mais il faut I» étudier sous une succession d'aspects divers.

Je dois de plus dire par avance que quelques-uns des exemples et affirmations secondaires qui servent h éclaircir le sujet général, ne doivent pasAUe entendus dans un sens trop strict. Les phéno-

mènes de la vie sont si compliqués, et leurs modifications, quand les conditions se modifient, si variées; que, pour établir dûment chaque exemple de l'application de quelque principe universel, il y a des préliminaires et réserves nécessaires qui se rapportent à chaque cas particulier, et les énoncer pour chaque exemple, ce serait à tort embarrasser la question. Plutôt que de le faire, j*aime mieux laisser ceux qui ont une connaissance critique des faits reconnaître par eux-mêmes les imperfections accidentelles de raffirmatioUi et voir, comme je pense qu'ils le feront, qu'elles ne militent par contre la vérité essentielle de la proposition à établir. J*ajouterai que, tandis qu'il y a plusieurs exemples où, pour ne pas brouiller la question, j'ai omis de propos délibéré certaines réserves qu*il est facile d'ajouter, il se peut qu'il y en ait d'autres où j'ai commis des erreurs par mégarde. Mes connaissances en physiologie sont simplement celles d'un aipateur ; et dans une science aussi étendue, dont les progrès sont maintenant si rapides, il n'y a que ceux qui y consacrent tout leur temps qui peuvent être sûrs de toutes leurs affirmations. Mais on trouvera que la vérité des doctrines énoncées est complètement indépendante des erreurs de détail, 8*il y en a ^

* Pour la Mile, voir le ebap. ii de la 3* partie.

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