EFFETS DES ANESTHÉSIQUES BT DE NARCOTIQUES
J'ai omis dans le texte, mais je ne puis m'empécher d'ajouter ici certaines conclusions concernant les effets des anesthésiques et des narcotiques, auxquelles j'ai été conduit en cherchant une explication des anomalies que ces effets présentent.
On suppose communément que ces agents ont des relations spéciales avec les tissus nerveux plutôt qu'avec les autres tissus, et en raison des différents effets qu'ils produisent, on croit même que quelques-uns d'entre eux ont des affinités préférées pour la matière qui compose certains centres nerveux plutôt que pour celle qui compose les autres. Cette dernière supposition, qui n'est garantie par rien, si ce n'est qu'elle rend certains faits intelligibles, doit être poussée bien plus loin pour rendre compte de tous les faits. Gomme le même anesthésique n'agit pas de la même manière sur tout le monde, mais affecte ici plus vivement un centre, et là plus vivement un autre, il faut supposer que les compositions chimiques de ces centres sont dans de tels cas interférées, — et que si un homme ivre devient morose tandis qu'un autre devient tendre, les différentes parties des hémisphères cérébraux ont échangé leurs compositions chimiques les unes pour les autres. Et ce n'est pas encore la plus grande difficulté. Car, puisque, dans le même individu, la même quantité du même anesthésique produit des effets tout à fait différents suivant les différents états de la circulation, l'hypothèse exige que nous supposions des changements nouveaux et d'heure en heure de l'un à l'autre des centres nerveux quant à leur composition chimique.
Si, rejetant une hypothèse gratuite qui laisse un grand nombre
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SYNTHKSE GÉNÉRALE. — [aPPKXDICK.)
détails inexpliqués, nous en trouvons une qui n'a rtra de gntuit et rend les faits inlelligibles, aussi bien dans leur HéUil ^ dans leur généralité, le ctioix que nous devrons faire esinltt deux ne sera pas douteux. Etant donnée cette vérité fiainU: que les substances diverses qui affectent le système nermi, — les alcalis végétaux, lesalcoolset leséibers, le protoxyde ifmir. l'ammoniaque, l'arsenic, les acides minéraux, etc., — soolifei substances qui produisent des changements dans les mxtièrtt albumineuses, considérons comment leurs effets respectilsMnot modifiés par les difTérentes conditions sous lesquelles eHetip- : ronl. Les agents ayant des affinités énergiques pour les i composant des tissus et des lluides, donnés en petite» q pour éviter la destruction des membranes, ne peuvent qw à cilement atteindre le système ner\'eux il l'étal pur i leanAn respectifs ne peu vent être obtenus que par l'emploi des cwapOK* qu'ils concourent h former. Les effets les plus remarqûUn seront opérés pur ces agents, qui, tout en produisant des diugements moléculaires dans les substances alburoineutcf, n'uni pas pour ces substances ou pour leurs éléments desafrinil^d'at (elle énergie qu'ils soient arrêtés dans leur route vers le tjsUmt nerveux. Les aneslhésîques et les narcotiques peuvent p■rfa■t^ ment être considérés comme remplissant ces coodittou. Cdi posé, demandons-nous quelles seront les influenres de UOê» substances pénétrant, sans distinction de tissu, dans te fiOifi vivant et agissant indistinctement sur tous ces tissus. Si m tmpuscule sanguin, ou une cellule biliaire, oa une parlkaladl membrane m uqueuse est affectée soit par l'éther, KoitparrapÎHi et modifiée d'une manière isomérique ou autrement, la fétol*tion moléculaire n'exercera que peu ou pointd'efTet sur kearj» tout entier, en l'absence d'un canal par où l'ébninleiDenl |w«t être transmis. Mais, si l'éther ou l'opium affecte une moUcak d'un corpuscule nerveux, la ligne de molécules ft l'étal it ehaagement isomérique liées au corpuscule nerveux, portera l'ébiaBlemenl à quelque place éloignée, d'où par diffusioa il mn communiqué it l'ensemble du système nerveux. C'est^-diK fw I nous n'avons pas besoin de supposer que les aoeathétiqoci <■• les narcotiques ont plus d'afllnilé pour la substance proUiiiwik corpuscuU^ nerveux ou de la Hbre nerveuse que pour lesaiilm formes de substance protéique avec lesquelles ils enlrf'nteoeH- I effet est peut-être compris comme n