Cf. EiNADDi, La rendila mineraria, dans B, d, E
l'impôt sur le revenu des terrains BATIS 446
vement minime, cet impôt devait se joindre et se confondre avec l'impôt foncier. En France et en Italie (à une époque récente en France, pas très éloignée en Italie), l'impôt foncier et l'impôt sur le revenu des propriétés bâties ne faisaient qu'un.
Mais le mouvement si important de la population vers les grandes villes — mouvement qui constitue presque un fait nouveau dans les temps modernes, du moins considéré dans son étendue — est sans précédent à travers l'histoire. Il suffira de dire qu'au xvi® siècle, Naples, que tant d'autres villes de l'Europe ont dépassée aujourd'hui par le nombre de leurs habitants, en était la seconde ville et venait immédiatement après Paris (1). Les formes industrielles contemporaines ont entraîné en grande partie le progrès de l urbanismey le continuel accroissement de courants d'émigration vers la ville. Au commencement du xix® siècle, les centres de population ayant plus de 8.000 habitants renfermaient à peine les 4 centièmes de la population des États-Unis ; en 1850, ils en renfermaient déjà les 12 centièmes et demi, et en 1890, ils étaient arrivés à 29,2 p. 0/0. Le recensement de 1900 grossit notablement cette proportion. Les États-Unis étaient encore, il y a peu d'années, un pays où dominait l'agriculture; dans les pays européens, de formation industrielle moins récente, Témigration des populations a été bien plus considérable.
L'Angleterre d'abord. C'est elle, parmi les grandes nations, où la population des villes prédomine davantage et nous présente actuellement, cas unique dans l'histoire, les sept dixièmes de la population du royaume. En Allemagne, les villes qui renfermaient, en 1871, à peine 35,1 0/0 de la population de lempire ont passé à 46,0 en 1890. En Autriche s'est produite, de 1843 à 1890, une augmentation de 18,9 à 33,5 0/0; en France, de 1843 à 1891, les chiffres ont monté de 24,4 à 37,4 0/0. Il en est de même en Italie, où le