‹ Principes de science des financesChapitre 13 sur 184 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

fermeture des expIuitatioQs les moins importantes; les grands industriels seuls survivent (1).

Commen t se pourrait-il que Taugmentation des impôts développât la richesse, puisqu^il est avéré qu*une réduction d'impôtsia développe de son côté?De 1900 à 1901, après le dégrèvement des droits sur les boissons hygiéniques, la consommation taxée du vin passe de 35.386.986 à 43.411.472 hectolitres, soit une augmentation de 22.67 0/0; de 1880 à 1882, après la réduction du droit sur le sucre, la consommation intérieure de cette denrée passe de 317.710.335 à 404.191.062 kilogr. La circulatien des lettres, après le 'dégrèvement de 1877, s'accroît en dix ans de 59 0/0.

L'étude de la science financière est donc de nature à détruire, en économie politique, bien des idées erronées, loin de les détruire^ elle se les approprierait, si elle restait envisagée comme une branche de Téconomie politique.

Elle aurait, d'ailleurs, autant de droit h être regardée comme une branche de la morale. La morale a souvent plus de part dans l'étude des problèmes financiers que réconomie politique. N'est-ce pas sous Tinfluence des progrès de la morale que les États modernes ont reconnu le caractère obligatoire des engagements contractés par eux vis-à-vis de leurs préteurs? On a vu plus haut que la banqueroute^ sous l'ancien régime, était regardée comme légitime. Les idées changèrent brusquement avec la Révolution, sous l'influence de la justice et de la morale, et quand Necker proclama que la nation ne devait pas faire banqueroute, on lui reprocha le temps qu*il avait passé à le dire ; car « c'était faire injure à la nation de croire que cela avait besoin de preuve )) (2). Le principe de l'égalité en matière d^impôt est lui aussi exclusive-

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