Commerce spécial de rAIlemagne, ea milliers de mark
Importations. Exportations.
Cf. entre d'innombrables publications : W. Lotz, Le idée délia poli^ tiea commerciale Ledesca dans B. d'E,, IV* série.
que les échanges extérieurs ne représentent qu'une petite fraction des échanges intérieurs (1).
Après de nombreux changements survenus entre 1791 et 1857, avec prédominance, tantôt d'une politique libérale, tantôt d'une politique protectionniste, laFrance était encore, à la veille de 1860, dans sa phase protectionniste. Le 23 janvier 1860 commença, par le traité avec l'Angleterre, le régime dû, pour une part, aux efforts de Cobden et de Gladstone, pour l'autre, à Chevalier et à Rouher, et la politique libérale que la France a longtemps suivie. Ce traité n'était pas, comme on l'a dit, le libre échange ; mais au lieu de la prohibition, à l'entrée,;desmarchandisesanglaises^ il établissait des taxes, qui ne pouvaient dépasser 30 0/0, at/va/orem. Les conventions définitives, du 12 octobre et du 16 novembre 1860, réduisirent encore beaucoup de taxes et révolutionnèrent toute la politique douanière de la France, et même, plus que celle de la France, la politique douanière de toute l'Europe, qui se hâta d'imiter, du moins en grande partie, l'exemple de la France et de l'Angleterre. La France avait fondé, dès 1860, la plupart de ses principales industries : elle put trouver de faciles débouchés en Italie et dans les pays où sa politique rencontrait les plus vives sympathies et où les accords commerciaux en étaient facilités. La France réussit aisément à conclure un grand nombre de conventions favorables; et pourtant le courant protectionniste se manifesta tout à coup. Le régime du libre échange, de plus en plus modéré, a duré vingt ans, de 1861 à 1880. Le tarif général du 7 mai 1881 fut ingénuement, dans quelques cas exagérément, protectionniste. La France est, en même temps,
1. A cause, sans doute, de son énorme étendue et des circonstances intérieures où elle se trouve, la Russie ne fait qu'un commerce international peu considérable. En 1900, les exportations ont été de 716.417.945 roubles, sur lesquelles 84 0/0 d'exportations agricoles. Les importations ont été de 626.374.878 roubles. En 1901, les importations et les exportations ont été respectivement de 593 et 761 millions de roubles.
un grand ^ays agricole à petite propriété et un grand paya industriel. Protectionnisme agricole et protectionnisme industriel se sont aidés l'un Tautre trop souvent, et ont rendu possibles des excès qui ûe sont pas sans nuire. Dans ces dernières années, le protectionnisme de la république s'est adouci, mais non d'une manière bien évidente (1).
L'Italie n'a pas échappé aux tendances générales de la politique douanière dé ces trente dernières années. Avant 1860, le Piémont, le Royaume des Deux-Siciles, les États de l'Église, etc., avaient des règlements douaniers très différents. Mais de ceux-ci et de la situation commerciale de chacun des anciens États, ce n'est pas le moment de nous occuper. Nous nous contenterons de dire que le Piémont avait, grâce à Cavour, adouci son vieux protectionnisme et inauguré, dès 1854, une politique libérale; si bien que quand le nouveau royaume prit naissance et que le Piémont vainqueur en fut l'âme et le centre, la politique douanière prit une direction libérale. En 1860 fut conclu le célèbre traité entre l'Angleterre et la France; l'Italie entra rapidement dans le système libéral. Le traité entre l'Italie et la France, conclu le 19 janvier 1863, fut conforme à cette idée que l'Italie, pays producteur et exportateur de matières premières agricoles, devait surtout importer des produits manufacturés en France. Ce fut un traité très libéral, le ministre Manna l'appelait carrément : Vextréme limite des