‹ Principes de science des financesChapitre 147 sur 184 · III. Lalcooi · texte numérisé non relu

III. Lalcooi

175. Le monopole de Talcool existe en Su certaines limites, en Russie, en Hollande; il : dans d'autres pays, vivement préconisé en Fri but financier comme dans un but social. En Ri pots sur les spiritueux sont la base même du Hollande, ils rendent un peu moins que tous le ciers, l'impôt personnel et l'impôt sur le pa

1. Recette brute eo 1901 : 414.733.483 francs ; recette oc! C'est un monopole gigantesque et même le plus grand cal de l'Europe. — En 1815, la recette brute n'était qu En 1899, elle était montée à 334.079.367.

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semble. Le régime auquel sont soumis les spiritueux diffère beaucoup selon les pays : monopole, impôt de fabrication, de consommation, etc.

Jusqu'à un temps assez rapproché, l'alcool se tirait presque exclusivement du produit de la distillation du vin. C'était l'alcool éthylique des chimistes, sous sa forme primitive. Maintenant, tout est changé. L'alcool, on le sait, se tire actuellement des moûts sucrés, dont le sucre est transformé par la fermentation. On le lire principalement des fruits, de la betterave, de la mélasse, de la canne à sucre, etc., qui renferment du sucre fermentescible à l'état naturel. On le tire encore d'autres matières, comme les grains, les pommes de terre elles patates^ le maïs, le riz, etc., qui renferment des matières amylacées (amidon, fécule), qu'il faut transformer en sucre fermentescible, avant de les soumettre à la fermentation alcoolique. C'est seulement en partie, en faible partie, que le liquide se tire maintenant du vin : l'eau-de-vie proprement dite (1).

La consommation de l'alcool s'est accrue et s'accroit encore chaque jour, de façon à préoccuper les esprits. Certains pays, comme la France et la Belgique, etc., sont menacés par l'alcoolisme ; c'est un de leurs plus grands périls. C'est pour eux un véritable ûéau, qui abrutit et dégrade beaucoup de gens. Certaines villes de France font une énorme consommation d'alcool. Au Havre, elle était, en 1900, de 17,54 litres par habitant; à Rouen, de 16,64; à Cherbourg, de 15,48 ; à Caen, de 13,69 ; à Amiens, de 12,70; à Brest, de 11,17, etc. (2), chiffres énormes et qui sont une menace redoutable pour l'avenir. En Italie, ce terrible mal de l'alcoolisme est rare, par suite de la douceur du cli-

1. La France, en 1876, tirait du vin 545. 994 hectolitres d'alcool; en 1893, on en tirait à ]»eine 61.202, et cependant la production totale était passée de 1.709.175 hectolitres à 2.165.448. La même chose est arrivée partout, plus ou moins.

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