‹ Principes de science des financesChapitre 23 sur 184 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

dispositions, quel est l'intérêt des législateurs à suivre les principes de la science financière, en quoi ces principes peuvent varier suivant les circonstances et quels inconvénients résultent de leur inobservation. En un mot, le champ d*étude est, dans les deux cas, le même ; et cela suffit à prouver que les deux sciences n'en font qu'une, qui est séparée de toutes les autres sciences. .

On éprouve, d'ailleurs, le même embarras à classer la législation financière, considérée comme indépendante de la science financière^ que la science financière ellemême. L*idée la plus naturelle, celle qui est suivie par les rares livres où Ton trouve la question examinée (1), et qu'adoptent implicitement les traités de droit administratif, est que la législation financière fait partie du droit administratif. Il est cependant incontestable que parmi les questions qu'elle aborde, beaucoup, — comme toutes celles qui se rattachent au budget, ou qui mettent en conflit un État avec un autre État, -^ se lient à d'autres fractions du droit public, et que plusieurs mêmes sont étrangères au droit public : les rapports de l'État avec ses prêteurs envisagent TËtat comme un débiteur, et sont étudiés au point de vue du droit privé; les relations contractuelles provenant du domaine industriel sont également de droit privé (2). On est donc dans le vrai en distinguant la législation financière des autres branches du droit, et en la confondant, avec la science financière, dans une discipline unique.

C'est peut-être enfin la conception économique de la science financière qui explique pourquoi les quatre maximes d'Adam Smith ont été posées, et ont obtenu une si grande fortune. Il n'est pas besoin de rappeler

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