C. F. Ferraris, daxiR E. S
2. GiDB note dans sa conférence sur l'École nouvelle : « De 1870 à 1890 on ne compte pas moins de 220 lois ou projets de lois (acts ou bills) pour s'occuper des logements, de Talimentation, du transport, de rédncation... » Mais c'est surtout depuis 1890 qu'est survenu dans Tesprit public le plus grand changement ».
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l'action écOxNOMIque de l'état 33
sur les pauvres, bonnes ou mauvaises, ont été appliquées avec une rigueur dont il n'existe pas d'exemple sur le continent. En matière industrielle, la protection des travailleurs est assurée par des formalités détaillées. Le paiement des salaires est sujet à une réglementation qui ne se rencontre nulle part ailleurs. En matière d'industrie et de commerce, les progrès de la législation deviennent, à leur tour, de plus en plus considérables. Dunoyer signalait, dès 4855, la nouvelle tendance et s'en plaignait comme d'une profonde modification à l'esprit individualiste anglais. Spencer ne fait que s'en plaindre à son tour. Qu'importe? Ces restrictions, imposées à la liberté individuelle en vue du développement de l'ensemble, c'est-à-dire par TefFet de la solidarité, ne se manifestent elles pas, et précisément dans leur généralité, comme nécessaires?
Sans nier que la liberté individuelle doive être considérée comme la base de tout futur développement de l'bumanité, il faut reconnaître que chacun doit s'arrêter où la liberté tend à dégénérer; là où la liberté se transforme en absolutisme individuel, elle doit être réglée.
On ne peut nier, d'autre part, que le plus grand développement de la production coïncide très souvent avec le maximum de liberté individuelle; mais, outre que pousser la production à une limite maximum n'est pas le seul but de l'humanité, il peut au contraire arriver, dans le système individualiste, et il arrive que, par l'effet de la liberté, la production s'impose des limites. Il y en a un exemple remarquable dans le cas des nombreux syndicats qui ont précisément pour seul but de limiter la production. Sans doute, le contrat de travail doit être libre; mais justement pour cette raison qu'il doit être permis aux coalitions ouvrières de vendre leur travail conjointement, aux conditions qu'ils croient les plus avantageuses, il faut, par des règles d'arbitrage, empêcher ou atténuer des luttes (non plus individuelles, mais d'individus très nombreux contre les organi-
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