LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE ET LES MODES D'IMPOSITION
sements, dont on ne peut exiger ce qu'ils ne pouvaient donner il y a un demi-siècle,(1).
La Norvège n'offre pas une situation très différente. Selon des recherches faites avec soin, le revenu national de la Norvège s'élevait, en 1898, à 700 millions de couronnes, c'est-à-dire, la population étant donnée, à 326 couronnes par habitant. Or, d'après les données de la statistique norvégienne, 87 0/0 des contribuables avaient un revenu infé- ' rieur à 700 couronnes et seulement 0,2 0/0, un revenu supérieur à 10.000(2). L'impôt national sur le revenu, pour l'exercice 1899-1900, confirme ces résultats (3).
La Hollande n'a pas eu, elle non plus, dans le siècle écoulé, de profondes révolutions ni d'émeutes notables pour cause politique; la répartition de la richesse n'y parait pas très différente. Sur une population d'un peu
1. D'après les recensements suédois de 1805, de 1840, de 1855, la situation de la population était la suivante :
Familles: 1805 1840 1855
a) possédant plus que le nécessaire. 2,96 O/o 9,35 O/o 13,75 O/q
b) possédant le nécessaire .... 25,74 » 62,74 » 67,05 »
c) possédant plus ou moins en-des-
sous du nécessaire 54,81 » 22,28 » 15,93 »
d) dans une pauvreté complète . . 16,49 » 5,63 » 3,27 »
Totaux 100,00 100,00 100,01
Cf. Suède, V. i. p. 129.