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cuUure, le besoin de plus en plus grand de capitaux hâtent celle disparition. Certes, de très grandes propriétés se sont formées et se forment du fait de richesses urbaines et de richesses mobilières; mais leur durée n'est pas d'ordinaire très grande. D'autre part, la baisse continue du taux de l'intérêt ne menace pas peu l'existence des classes moyennes.
La disparition de petites entrepriseâ, même dâiîâ le piâsé, n'a pas toujours signifié diminution des reVéflKs Moyens. Bien des fois, surtout dans des pays comme l'Angleterre, celui qui renonçait à travailler pour son propre comple,' apportait ses capitaux et son activité personnelle à la grande entreprise. L'apparence était plus modeste, puisqu'il renonçait à son individualité, mais très probablement Il acquérait, dans la répartition des revenus, un rantr plus élevé (1). '^^
Les classes moyennes ont eu longtemps, sous le régime de plus en plus bureaucratique des sociétés modernes, certains monopoles défait; l'instruction elle-même a été longtemps un monopole et aussi les charges publiques. Maîs tout cela tend de plus en plus à disparaître. 11 existe encore quelques professions, prétendues libérales, dans lesquelles certains réussissent à réaliser de grands profits Mais le développement des qualités moyennes parmi la foule rend ces distinctions de plus en plus rares. Dans le» charges publiques elles-mêmes, les rémunérations deviennent de plus en plus minces : ordinairement, les appointements de ceux qui occupent les plus grandes charges sont très peu élevés; les démocraties, où prédominent souvent 1 envie et la jalousie, tendent à les réduire à l'excès Les ministres de certains pays, comme l'Italie, pntdes trai-
peaSe'ïurtr«vlHr7''* anslocralie de porteurs de lilre.. m«s ua peuple qui travaille, économise .. NsmABCK. dans B. /> P c'-it il' thèse apolog ligue de la société actuelle; ell n'est pasé.ac^e masU ^st vrai que les revenus moyen, augmentent parlour
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tements iavraisemblables tant ils sont modestes. Les plus hautes charges de Tadministration civile n'ont pas au-dessus de 9.000 lire de rétribution. Il n'existe pas, en Italie, 50 fonctionnaires qui émargent de 9.000 à 15.000 lire; aucun n'en touche plus de 15.000 (1).
Macaulay raconte que, jusqu'au xvtp siècle, le premier chancelier d'Angleterre ne touchait pas moins, comme émoluments de' toutes sortes, de 40 000 livres sterling, c'est-àdire un million de francs à l'année. La monnaie valait alors entre deux fois et demie et trois fois plus qu'aujourd'hui I Les ministres de Napoléon avaient 120.000 francs : trois d'entre eux étaient payés, pour le moins, autant que tous les ministres actuels et sous-secrétaires d'Ktat italiens réunis. Ajoutons que Napoléon avait l'habitude d'allouer de larges gratifications à ses ministres, qui ne se faisaient pas prier pour les accepter (2). Retranchons la haute magistrature anglaise, qui fait désormais exception ; nulle part, en Europe, l'administration publique n'a plus de rémunérations élevées : dans certains. pays, en un demi-siècle, les traitements sont restés à peu près les mêmes, tandis que les exigences de la vie ont beaucoup augmenté (3).
Or, tandis qu'il y a presque dans tous les pays une hausse notable des salaires, tandis que partout augmente la richesse commune et indivise, et que le domaine public devient de plus en plus important, tandis que s'accentue pour le taux de l'intérêt une tendance à diminuer, on ne peut lire, sans sourire, les prévisions qui ont été faites, il y
i. Les traitements les plus élevés sont demeurés, pendant 42 an?, presque sans variations, en Italie; au contraire, les prix ont considérablement augmenté.