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LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE ET LES UODES D'IMPOSITION

prix de l'argent était très élevé, et leur existence était facile. Quiconque possédait 100.000 francs en tirait, sans peine aucune, 7 ou 8000 francs par an. Maintenant, il est très difficile de tirer de la même somme 3 à 4000 francs et Ton ne pourra, d'ici peu, que très difficilement en touchera à 3000. Les titres déposés à la Banque de France, en 1857, re ndaient en moyenne 5,26 pour cent ; en 1896» ils rendaient à peine 3,33 (1). Les rentes des États les plus prospères oscillent vers 2,50 0/0, et 3 doit être regardé comme un 2 1/2 différé (2).

62. D'autre part encore, la concentration de Tindustrie et du commerce n'a pas eu, en Europe, ce développement qu'on affirmait devoir être inévitable. Les grandes entre* prises sont généralement constituées sous la forme anonyme, c'est-à-dire sous la propriété d'un très grand nom* bre de personnes; le développement croissant des entreprises électriques, la substitution de la force électrique à celle de la vapeur, nous réservent des formes industrielles très différentes de celles d'à présent. La possibilité d'avoir la force motrice à bon marché pour les petites comme pour les grandes entreprises, fera que les premières trouveront de nouvelles causes de développement.

La vapeur a été la plus grande cause de concentration in* dustrielle. Une machine à vapeur, pour petite qu'elle soit, ne peut arriver à fournir seulement un huitième ou un seizième de cheval de force, et les petites machines sont très coûteuses* Une machine d'un cheval donne la force motrice pour un prix de revient trois fois plus élevé, proportionnellement, qu'une machine de 15 chevaux, et celle-ci pour un prix

1. Dks Essars, dans J, 5., 1897. Suivant Cubysson {La crise durevenu) un portefeuille formé prudemment, ayant pour base des valeurs de toute sûreté, et des valeurs de second ordre pour rehausser la moyenne du revenu aurait rendu, d'après des calculs exacts, 5 0/0 en 1869 et 3, 16 0/0 en 1897. C'est une diminution de 1,84 0/0.

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