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PRÉFACE IX

pot comme devant avoir un but sociali comme devant aboutir à, un progrès économique, ce qui, dans les législations, se traduit par des manifestations de plus en plus fréquentes : impôts socialistes en Australie, patente des grands magasins en France, impôt sur les billets de banque en Allemagne, taxes personnelles destinées h forcer les indigènes au travail dans les contrées de l'Afrique, droits sur Talcool un peu partout, — sans compter les impôts sur les célibataires, et les atténuations d'impôts ou les primes au profit des familles nombreuses.

Il n'est pas niable non plus que certaines théories économiques ont inspiré certaines théories financières; rimpôt unique sur la terre, aussi bien chez les physiocrêtes que chez Henry George, est l'adaptation aux finances de deux doctrines économiques d'ailleurs très différentes Tune de Tautre. C'est en partie sur l'économie politique que s'appuient partisans et adversaires de l'impôt progressif sur le revenu; un grand nombre^ parmi les premiers, voient dans cet impôt un moyen de supprimer insensiblement la propriété individuelle^ qu'ils regardent comme étant économiquement mauvaise ; les seconds s'appuient sur la supériorité de la propriété individuelle et sur sa légitimité pour réprouver un impôt qui lui porte atteinte. La théorie de la monnaie a sur les impôts une influence que signalait déjà Hume (1) : l'impôt en nature, dont les inconvénients ne se discutent plus, est fatal dans les civilisations où la monnaie n'existe pas, et ne peut être totalement évité dans les pays et dans les périodes où la circulation métallique est faible.

Mais si l'économie politique influe sur la science financière, la réciproque n'est pas moins vraie et cette observation suffit peut-être à justifier l'existence de la science

1. Essais économiques^ dans la Collection des principaux économistes t. XIV, p. 39 et 8.

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