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L*ÉMISSION DES BILLETS DE BANQUE

De sont pas frappées dans tous les pays pour le compte des particuliers, puisque leur valeur n'est point celle que peut faire supposer le rapport établi entre elles et la véritable monnaie. Un sbelling est légalement 1/20 d'une livre sterling; mais l'argent qui y est contenu est bien inférieur àlamoitiéde ce qu'il devrait être. Ainsi, supposons qu'une pièce d'or française de 10 francs vaille proprement 10 francs, une pièce d'argent del franc contient non pas autant de mé* tal qu^elle l'indique, mais moins de la moitié. Et si elles circulent d'après le rapport indiqué légalement, c'est qu'en Angleterre, la monnaie d'argent n'est qu'une monnaie divisionnaire, et qu'en France, il existe une législation spéciale dérivée d'une législation internationale qui constitue ce qu'on appelle appelle l'Union Latine. Mais arrêtons-nous au premier cas, celui de la monnaie divisionnaire.

La monnaie divisionnaire, nous l'avons vu, a une fonction bien définie : celle de servir à faire les paiements peu importants. D'ordinaire, elle est en nickel ou en bronze (billon); mais elle pourrait aussi sans inconvénient être formée de métaux moins coûteux que le nickel. Il s'agit, en •réalité, d'une monnaie dont la valeur intrinsèque est ordinairement bien moindre que la nominale. La différence (et il est naturel qu'il en soit ainsi) est toute au bénéûce de l'État. Mais l'Élat ne doit pas abuser de ce bénéûce. Pour que la circulation de celte monnaie soit réglée automatiquement et non pas d'une manière arbitraire, il faut que l'État soit toujours disposé à la changer contre de l'or. Ainsi le disposent la loi allemande, la loi autrichienne et •d'autres encore.

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