LE TÉLÉGRAPHE
pie, est reliée à rAmétique du Nord par 10 câbles, qui appartiennent tous à des sociétés particulières, principalement anglaises et américaines. Les télégraphes internationaux sont donc, en général, exploités par des sociétés privées ; les télégraphes intérieurs par TÉtat.
Les tarifs télégraphiques, après avoir été proportionnels et gradués, sont devenus uniformes à Tintérieur de chaque pays; mais ce fait s'est produit bien plus lentement que pour la poste, A Tintérieur de chaque pays, pour plus de rapidité chez l'une et chez Tautre, les administrations des télégraphes et des postes sont généralement réunies ; et même, dans quelques pays, le personnel est le même ou à peu près, et les règlement communs.
Toutes ces considérations sont valables pour le télégraphe, tel qu'il a été employé jusqu'ici. Mais les récentes découvertes au sujet du télégraphe sans fil, dues surtout aux recherches théoriques de Hertz et aux applications géniales de Marconi^ viennent changer notablement tout ce qui s'est fait jusqu'à, présent. Il est très probable que, par suite de ces découvertes, le télégraphe n'aura plus, à l'avenir, les mêmes règlements que maintenant, que les particuliers pourront communiquer entre eux, même à de grandes distances, sans avoir besoin de recourir ni à l'État, ni à aucune administration privée (1). Mais, même dans ce cas, c'est l'État qui exploitera le télégraphe pour la grande masse du public.
Comme pour la poste, il existe à Berne un Bureau international des administrations télégraphiques ^ établi en 1868, après la conférence internationale de Berne. Cet office fonctionne depuisl869 : les fonds nécessaires pour son fonctionnement sont avancés par la Confédération suisse et remboursés ensuite parles administrations des États adhérents, au-nombre de 46, avec un territoire de 61.096.471 kilomètres
i. Certains gouveraements ODt déjà déclaré que les communications radio-télégraphiques devraient ôlre régies par un monopole.