‹ Principes de science des financesChapitre 97 sur 184 · LE TÉLÉPHONE · texte numérisé non relu

LE TÉLÉPHONE

fait à l'ombre du développement postal, comme la chose est déjà arrivée pour le service télégraphique. Ainsi, eu Allemagne par exemple, l'administration des postes et télégraphes de l'Empire a contribué d'une manière remarquable à répandre l'usage du téléphone à travers le public, grâce à rîntroduction de distributeurs automatiques, qui réussissent à éliminer les employés (1). La poste, le télégraphe, le téléphone (surtout quand ce dernier est hors des villes) sont des services qui se rattachent étroitement l'un à l'autre, qui ont pris et qui tendent à prendre la forme de monopoles. Ainsi^ en Suède, où le téléphone s'est multiplié davantage, les premières lignes furent généralement construites par des sociétés privées, mais elles furent postérieurement rachetées par rÉtat, qui possède maintenant le plus grand réseau téléphonique, bien qu'il y ait aussi des sociétés privées très importantes. Le développement des téléphones est tel qu'il existe à Budapest, depuis 1893, un journal téléphoné, journal qui tient ses abonnés au courant des événements du jour, moyennant communication du bureau central avec les abonnés, de 8 heures du matin à 11 heures du soir. Chaque rubrique arrive à heure fixe, sauf les renseignements de bourse et parlementaires, qui arrivent toutes les demi- heures. Au commencement de 1899, il y avait à peu près 7.000 abonnés à 3 fr. 75 par mois, et les abonnements n'étaient valables que pour quatre mois. Le service de la poste, du télégraphe, du téléphone sont, comme l'accroissement de la population et du commerce, destinés à une importance toujours plus grande, et là même où ce fait ne se produit pas actuellement, ils tendent à devenir services d'État.

1. Sur les téléphones. Cf. Meili, Das Telephonrecht, Leipzig, 1885; — PiPCA, UeUltHcità nel diritlo. Milan, 1900;— L. Rava, Il telefono nella legislazione italiana, etc. La législation des téléphones est encore très peu fixée en Italie et ses formes actuelles ne sont pas souvent d*accord, ou du moios, elles mettent obstacle à un plus grand développement.

Page 1