ûuestion
1) Voir pour plus de détails un mémoire que nous avons publié sur cette question dans les Annales des mines, t. III, 1863.
Si ^2 est le volume, après que la température est revenue k sa valeur initiale, on aura, d'après la loi de Mariotte,
Le travail restitué par le passage de l'air de la pression à la pression p^, sera égal à
Le rapport entre le travail dépensé et le travail restitué sera donc, en ayant égard à l'équation précédente, „ i
Soit n = Ç>, on trouve pour le rapport le nombre 1,684, ou 100 : 59^4^ c'est-à-dire que le travail restitué par la détente n'est que de 59,4 pour cent du travail dépensé dans la compression.
Bemarque. — On voit^ par là, combien se trompent les personnes qui croient possible d'accumuler ou d'emmagasiner du travail au moyen de l'air comprimé et de le transmettre ensuite intégralement h distance.
Au percement des Alpes la perte monte à plus de 40 pour cent, avec la pression de 6 atmosphères. Elle serait encore plus forte, si l'on poussait plus loin la compression.
A la vérité les choses ne se passent pas en pratique d'une manière identique à celle que nous
Exemple numérique.
avons supposée dans la question présente; mais le résultat est le même. En effet, au percement des Alpes, l'air est d'abord comprimé à G atmosphères; il est ensuite refoulé h pression constante dans les réservoirs. Il est admis ensuite, toujours à pression constante, dans les machines perforatrices où enfin il se détend à la pression atmosphérique. ' Le travail dépensé dans la compression est égal à
le travail dépensé pour refouler l'air dans les réservoirs est égal à
Lfe travail restitué dans la période d'admission de l'air dans les machines perforatrices est égal à
le travail restitué pendant la détente est égal h.
En additionnant les deux travaux consommés et en divisant par la somme des travaux restitués, il vient, comme ci-dessus, la quantité
en ayant égard à ce qu'on a