‹ Principes du christianism unitaireChapitre 10 sur 27 · IN · texte numérisé non relu

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rédemption, à l'éternité des peines, il ne peut en être question dans cette doctrine. Il est vrai que Channing accepte l'autorité de la Bible, admet des révélations successives, regarde celle de Jésus comme la plus parfaite, croit à l'authenticité de l'Évangile et aux miracles; mais la révélation, pour lui, ne peut être en opposition avec la raison, et la Bible doit être interprétée au moyen des lumières de la raison.

On le voit, dans la plupart de ces points de doctrine, le plus grand accord règne entre l’unitarianisme et la philosophie. Sur quelques-uns seulement il peut y avoir divergence. Les idées de révélations, de missions surnaturelles, de livres sacrés, de miracles, n’exercent plus aujourd’hui le même prestige que jadis. Tout homme qui a découvert et .propagé dans le monde de grandes vérités et qui les a réalisées, peut à juste titre être regardé comme un révélateur, comme ayant reçu une mission divine. Et il n’est pas nécessaire pour accroître son importance de l'entourer d’une auréole factice ; le plus souvent, en voulant l'élever ainsi, on ne fait que le rabaisser, on lui enlève sa libre spontanéité, sa personnalité, pour le réduire à l’état d’instrument et de machine, obéissant à des influences extérieures et perdant ainsi tout ce qu’il y a de plus noble et de plus généreux dans la nature humaine. Quant à l'autorité des livres sacrés, tels que l'Ancien et le Nouveau Testament, peut-elle résister à ces imménses travaux de critique et d’exégèse dont ils ont été l’objet, dans plusieurs pays et notamment en Allemagne, depuis Spinosa jusqu’à Strauss (1)? En supposant même qu’on ait été trop

(1). En Amérique on peut également citer des travaux de ce genre. Nous mentionnerons pour exemple un livre intitulé : Procedings ofthe Hartford Bible convention, 4852 , qui contient en quelque sorte les procès-verbaux d'une réunion de ministres du culte daus laquelle on avait traité des questions d’exégèse.

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