IT. — ÉCRITS SOCIAUX ET POLITIQUES
De la Culture de soi-même , ou de l'éducation personnelle (1838). Cet excellent discours a été traduit en français et publié à Bruxelles, en 4854. Nous en avons donné une courte analyse
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dans l’avant-propos qui précède cette traduction. Les quatre discours suivants, qui roulent sur le même ordre d'idées, ne sont pds moins remarquables :
- De l'élévation des classes laborieuses (4840); — De la tempérance (1837); — Du ministère pour les pauvres (1835), — De l’obligalion pour les municipalités de veiller à la santé morale de leurs membres, suivi de la Vie de J. Tuckermann (1841). — Ces cinq écrits ont été traduits en français et réunis en un volume, sous le titre d'OEuvres sociales de Channing; Paris, 4884. M. Éd. Laboulaye les a fait précéder d'un Essai sur la vie et les doctrines de Channing et d'une Introduction, qui contiennent une trèsbonne appréciation des travaux du ministre unitaire de Boston. M. Éd. Laboulaye peut se vanter d’avoir contribué largement à la propagation des nobles idées de Channing. Nous regardons comme un devoir de lui en témoigner publiquement ici notre gratitude.
De l'esclavage (1835) ; — Remarques sur la question de l’esclavage (1839), lettre à Jonathan Phillips, à propos d’un discours de Clay en faveur de l'esclavage ; — Sur l'annexion du Texas, lettre à Henri Clay (1837). — Ces trois écrits ont été traduits en français et publiés à Paris, en 1855, sous le titre d'OEuvres de Channing; de l'Esclavage. M. Éd. Laboulaye les a fait précéder d'une étude très-intéressante sur l'esclavage aux États-Unis. — Cette grave question a encore fait l’objet de plusieurs autres morceaux de Channing : Les abolitionistes ; — De l'émancipation (1840), à l’occasion de l'émancipation des esclaves dans les possessions anglaises des Indes occidentales; — Le devoir des États libres (4842), à propos d’un différend avec l'Angleterre, celle-ci ayant fait mettre en liberté des esclaves qui s'étaient rendus maîtres d’un brick américain, dont ils formaient, comme on disait, une partie de la cargaison ; — un Discours prononcé
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à Lenox, le 4er août 1842, deux mois avant sa mort, le jour anniversaire de l'émancipation des esclaves dans les possessions anglaises des Indes occidentales. — Il est presque inutile de dire que, dans tous ces écrits, Channing se montra l'adversaire le plus ardent de l'esclavage, en s’élevant aux considérations politiques les plus hautes, et non-seulement en en faisant une question de sentiment.
Des devoirs des citoyens dans les temps d’épreuve et de danger. Ce sont des extraits de sermons prononcés, en 1812, à l’oceasion d’une déclaration de guerre contre la Grande-Bretagne, et, en 4814, lorsqu'on appréhendait, à Boston, une invasion des forces anglaises. Channing y recommande le respect du gou-. vernement, l’obéissance aux lois, l'attachement aux institutions républicaines de l’Union, à la liberté de la presse ; il y rappelle les devoirs des citoyens envers leur patrie et envers leurs ennemis.
Trois discours Sur la guerre, prononcés, l’un en 1816, le deuxième, en 1835, le troisième, en 1838. Il y est question des malheurs et des crimes qu'entraîne la guerre, de ses causes, de ses remèdes, de l'honneur national, ete. |
Remarques sur les associations. L'action des associations sur les individus est bienfaisante , si elles leur communiquent le pouvoir d'agir par eux-mêmes, si elles fortifient l'énergie et la liberté intellectuelles et morales. Ce que Channing redoute donc dans les associations, c’est l’abdication de l'individualité. 11 passe en revue, dans cet article, certaines associations de bienfaisance, les sociétés de tempérance, les sociétés bibliques, les associations pour l’observance du sabbat ou du dimanche.
L'Union (1829). Channing y appelle l'attention sur l’importance de l'Union nationale des États-Unis, sur les malheurs qu'entraînerait une séparation, sur la nécessité, pour mainte-
nir l’Union, d’une administration nationale peu compliquée et impartiale, d’une magistrature judiciaire nationale digne et indépendante, ete. Il est également question, dans cet article, de la présidence et du parti fédéral.
L'Époque actuelle (1841). Notre époque est la résultante des époques antérieures: dans tous ses mouvements cependant, elle a une tendance à l’expansion, à la diffusion, à l’universalité, tandis que l'esprit d'exclusion, de restriction, de monopole prédominait dans les âges écoulés ; cette tendance de notre époque à l'universalité se manifeste ans la science, dans la littérature, dans les beaux-arts, dans l’éducation, dans la religion, dans l'industrie. Mais, d'autre part, le grand vice de notre époque, c’est la prédominance des intérêts matériels. — M. Salvador Morbange, dans une conférence donnée au Cercle des arts, à Bruxelles, pendant l'hiver 1854-1855, a exposé les idées de Channing , contenues dans ce beau discours.