III. — ÉCRITS DIVERS
Remarques sur le caractère et les écrits de John Milton (1826). Dans cet essai, Milton est envisagé comme poëte, comme théologien et comme homme. Ce sujet fournit à l’auteur l’occasion d'émettre des vues élevées sur la poésie, sur le style, sur la liberté morale, sur la religion, sur les ministres du culte, etc.
Remarques sur la vie et le caractère de Napoléon Bonaparte
(4827-1898), à l'occasion de la publication de la Vie de Napoléon, par Walter Scott. Channing y passe en revue les circonstances principales de la vie de Napoléon, et il conclut en lui refusant la grandeur morale et la grandeur intellectuelle, mais en reconnaissant en lui la grandeur de l’action ou de l’activité. La Revue brilannique de décembre 1835, dans un article traduit
de la North american Review, a donné la traduction de quelques passages de cet essai.
Remarques sur le curaclére et les écrits de Fénelon (1829). Dans cet écrit, Channing commence par signaler le fait de la pauvreté et de la sécheresse de la littérature religieuse, notamment dans l’Église anglicane, et il en attribue la cause à l’absence de liberté de penser; puis il passe à Fénelon, qu'il regarde comme un penseur, sinon profond, du moins original, et libre, quoique catholique ; il lui reproche cependant d’avoir trop mauvaise opinion de la nature humaine; il rend justice aux grands hommes sortis de l’Église catholique, tout en montrant peu de sympathie pour la papauté ; il admire le caractère de Fénelon, approuve certaines de ses idées sur Dieu, mais combat sa doctrine du renoncement de soi-même; il termine par d’intéressantes considérations sur l'alliance de la religion et de la littérature.
Trois écrits sur l'éducation, intitulés : Remarques sur l’éducation ; — Des devoirs des enfants ; — l'École du dimanche. 1] y a là des vues saines, comme dans tout ce que Channing a écrit. Amasser des connaissances dans l'esprit des enfants, est moins important, selon lui, que d'imprimer une bonne direction à tous les éléments de leur nature.
Remarques sur la littérature nationale. L'auteur commence par dire ce qu'il entend par littérature nationale; puis il parle de l'importance qu'il faut y attacher. Il convient qu’elle n’a pas encore atteint un grand développement aux États-Unis, et il en recherche les causes ; il examine la question de l'influence des littératures étrangères; il regarde le style comme une chose essentielle à cultiver, comme une manifestation de la puissance créatrice des écrivains ; il recherche les moyens de favoriser le développement d’une littérature nationale.
Il y à eu plusieurs éditions des œuvres de Channing. Luimême en a publié une, en 1836, à New-York, en 2 volumes. — Une autre édition a paru à Londres, £n 4851, en 2 vol. in-S$°; — une autre encore, à Glascow, en 14839.—L'édition dont nous nous sommes servi est celle de Boston, 1849, en 6 vol. pet. in-8°. C'est la onzième édition complète; elle est précédée d’une introduction très-intéressante , écrite par Channing lui-même, et datée du 48 avril 4841. — En 1849, on a imprimé à Londres un volume intitulé : Beautés de Chañning; c'est un recueil d'extraits de ses œuvres. — Un neveu le Channing a composé une biographie très-détaillée de son oncle. Cette vie a été réimprimée à Londres en 2 vol. On a également publié sa correspondance. — Le Nouveau Dictionnaire de la ‘conversation et la Nouvelle Biographie universelle contiennent quelques renseignements sur Channing. — Nous avons récemment inséré, dans a libre Recherche, dirigée par M. Pascal Duprat, Bruxelles, septembre 1855, un Essai sur les idées de Channing.