‹ Principes du christianism unitaireChapitre 7 sur 27 · XX · texte numérisé non relu

XX

moindre en Angleterre qu'en Amérique. Il nous donne aussi un tableau approximatif des nombreuses sectes religieuses qui existaient en 4836 aux États-Unis ; et là nous rencontrons des Méthodistes épiscopaux et autres, des Baptistes de différentes catégories, des Preshytériens de nuances diverses, des Congrégationalistes, des Luthériens, des Épiscopaliens, des Quakers, des Catholiques, des Juifs, des Universalistes, des Unitaires (au nombre de 200,000), etc. Quelques diverses que soient les opinions religieuses, elles sont sûres d’y trouver satisfaction. Nous savons bien que cette grande variété déplaît à certains

esprits, imbus à leur insu ou non de préjugés sucés avec le =

lait. Il est un grand mot qu'on invoque souvent, sans se rendre compte de l'influence pernicieuse qu’il peut exercer, un grand mot que le Catholieisme surtout revendique comme constituant un de ses caractères les plus essentiels, c'est l'unité. Pour beaucoup d'esprits l'unité en matière de religion est le but qu'il faut atteindre; et ils croient la trouver dans le catholicisme. Mais cette unité, faussement comprise, n’est qu'’illusion, cette unité factice, vous ne pouvez l'obtenir qu’en chargeant de chaînes l'esprit humain; cette unité mène droit à l'exclusion, à l’excommunication, à la persécution, à l’inquisition, à toutes les formes imaginables du plus lourd des despotismes, le despotisme soi-disant religieux. Voyez l'histoire du catholicisme et dites-nous après cela comment on arrive à cette étroite unité, comment on la maintient, en supposant qu’elle ait jamais existé. Est-ce dans les premiers temps du christianisme, alors que les hérésies se succédaient aux hérésies ? On condamnait les hérésies, cela est vrai, on prononçait anathème contre les hérétiques, on faisait même plus, on constituait le dogme en étouffant dans le sang la voix de ceux qui protestaient. Plus tard, on fit de même avec les Albigeois, avec les Vaudois, avec les Lol-

sx

Page 1