‹ Principes du droit des gensChapitre 103 sur 242 · III. Guerre continentale , guerre maritime · texte numérisé non relu

III. Guerre continentale , guerre maritime

Une seule division des guerres est importante en droit, c'est celle en guerre sur terre et guerre sur mer. Les règles de chacune de ces espèces sont différentes, en partie. La guerre maritime est caractérisée par des rigueurs auxquel!es«on a renoncé dans la guerre continentale. Le théâtre en est autre : ce n'est pas seulement le territoire maritime de chacun des belligérants, c'est encore et surtout la haute mer, qui n'appartient à aucun État. Autre est aussi le principal instrument de combat, autres sont les forces qui se trouvent en présence ; autres les moyens dont les belligérants peuvent user. La guerre maritime est restée barbare au point de vue de la propriété des particuliers, qui est en butte aux attaques de l'ennemi comme celle de l'État.

Il n'y a pas sur mer, comme il y a sur terre, des territoires, pays, villes, forts que l'ennemi puisse prendre et occuper ; d'où la nécessité pour lui de s'en tenir h ce qu'il peut saisir et ruiner, aux navires marchands de l'ennemi, à son commerce. Une civilisation relative de la guerre continentale a été possible parce que, sur terre, plusieurs puissances se tenaient et se tiennent en échec mutuellement. Il n'en a pas été de même sur mer. Les puissances maritimes sont en petit nombre ; elles font ce qu'elles veulent. Généralement même, une seule puissance a été prépondérante sur mer ; elle a pu étendre ses prétentions, sans résistance efficace des autres. '

« La guerre maritime consiste à détruire les flottes ennemies, les ouvrages de fortifications, les arsenaux, et établissements maritimes et

(1) Ci-après, 1T7, III.

(2) Geffcken, au tome IV du

Manuel de Holtzendorff, § 121,

militaires qui se trouvent sur le territoire de l'adversaire, à opérer des débarquements, à défendre et à protéger les côtes nationales. Elle a aussi pour objet de détruire le commerce maritime de la nation ennemie. Son but est l'abaissement de la puissance navale de l'adversaire au sens le plus étendu du mot (1) ».

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