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De l'intervention amicale, en général

Lorsqu'un conflit s'est élevé entre deux puissances, toute puissance tierce, il défaut d'obligations conventionnelles particulières, a le droit évident de prendre parti contre l'une et pour l'autre, de s'allier avec celle ci, de l'aider diplomatiquement comme elle peut l'aider militairement.

Cette intervention est parfaitement légitime, k la différence de l'intervention dans les affaires intérieures des États, qui est, en principe et sauf un très petit nombre de cas, injuste (2).

L'État intervenant s'ingère dans le litige et dans les affaires qui s'y rattachent. Il le fait, soit k la demande de l'une des parties ou des deux, soit en vertu d'un engagement qu'il a pris, soit même uniquement dans son propre intérêt, afin d'empêcher ou d'arrêter une guerre qui lui serait ou lui est préjudiciable, ou parce que le différend même lui cause un dommage, soit enfin dans le pur intérêt de la paix et par amitié pour les adversaires ou pour l'un d'eux. Il agira d'une façon plus ou moins énergique, selon les circonstan-

(1) Bulmerincq, Manuel de Holtzendorff, t. IV, § 516.— Geffcken, même tome, § 38-41 . — Martens, t. I,§16; t. II, §103-104; t. III,

§103.— Pradier-Foderé,t. VI, 2587- (2) Ci-dessus, § 31 .

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