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ces et seloû ses convenances. Peut-être son action, toute bienveillante au début, ramènera-t-elle à mettre des troupes sur pied, et se transformera-t-elle en action militaire. L'intervention amicale peut ainsi devenir hostile ; les moyens de persuasion feront place alors aux moyens de contrainte (1).
L'intervention s'exerce, soit pour empêcher une guerre d'éclater, soit pour rétablir la paix, et c'esl \h peut-être le cas le plus important^).
On a voulu statuer un devoir général d'intervention en vue de maintenir ou de rétablir la paix, lequel incomberait, soit à tous les États de la Société des nations en vertu de la communauté internationale, soit aux États qui, dans le différend, sont impartiaux et neutres et veulent le rester, en suite du fait que les neutres sont amis des deux parties. On reconnaîtrait ainsi une neutralité volontaire existant même avant qu'il y ait guerre, ce qui est en désaccord avec la nature de la neutralité.
Par le fait, on pense surtout aux États à neutralité permanente. Pareille obligation d'intervention, générale et indépendante de stipulalions spéciales, n'est pas reconnue par le droit des gens actuel, fort heureusement pour les neutres, auxquels elle ferait une situation aussi périlleuse qu'onéreuse (3). Tout au plus pourrait-on, dans un cas donné, la classer parmi les devoirs moraux d'assistance, les offices d'humanité, mentionnés au commencement de cet ouvrage (4).
L'intervention amicale était appelée autrefois intetyosilio oupacifica- ! tio. Le pape était le pacificateur par excellence.