IV. Conditions requises pour la validité du compromis
Le compromis, pour être valable, doit réaliser les diverses conditions requises pour la validité des conventions en général (1). Ceci concerne en particulier son objet, c'est-à-dire le litige. Il est évident que deux États ne sauraient compromettre efficacement sur des point où des Etats tiers seraient directement et juridiquement intéressés. Des litiges de toute espèce peuvent d'ailleurs faire l'objet d'un compromis. Si, par exemple, deux États s'accordaient pour soumettre a un tribunal arbitral une question politique, ils seraient certes bien libres de le faire. C'est cependant ici le lieu de constater qu'en règle générale l'arbitrage n'est un moyen approprié que pour la solution des contestations juridiques, et que Ton n'y saurait recourir utilement pour les conflits de nature politique. « Les questions politiques, de nature complexe, où des questions de nationalité,d'$galité de droits, de suprématie constituent soit le fond même, soit la cause latente, mais réelle, du différend, ces contestations, disonsnous, qui par leur nature même sont moins des questions de droit que des questions de puissance, se soustrairont toujours à ce mode
(1) Ci-dessus, § 49.