‹ Principes du droit publicChapitre 14 sur 67 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

mouarcbique, et si le motif de la préférence donnée, on sait comment, à cette seconde forme gouvernementale, n'a pas été le principe même de nos épouvantables calamités!

Le futur empereur a des <x principes entièrement républicains j> ; il ne sera pourtant point pour une constitution républicaine , parce qu'il pense que « la forme monarchique conviendrait mieux à la France, en ce qu'elle donnerait plus de tranquillité, de force et de liberté. » — Et pourquoi tant de force est-elle estimée nécessaire ? Ne serait-ce point qu'au fond de cette âme qui se croit des sentiments républicains, il y a une ambition monarchique qui devait perdre la monarchie et le monarque ? Une malheureuse convoitise d'agrandissement, le rêve de ces limites naturelles des bords du Rhin, une dynastie à consolider contre des prétentions du même ordre, en vengeant la défaite du premier fondateur de cette dynastie, en flattant l'amourpropre national, et tout cela sans se mettre assez en peine de la justice ou de l'injustice de l'entreprise : voilà ce que nous croyons lire entre les lignes suivantes : a Si le Rhin était une mer, si la vertu était toujours le seul mobile, si le mérite parvenait seul au pouvoir, alors je voudrais une république pure et simple. Mais entourés comme nous le sommes d'ennemis redoutables qui ont à leurs ordres des milliers de soldats qui peuvent renouveler chez nous l'irruption des barbares, je crois que la république ne pourrait repousser l'invasion étrangère et comprimer les troubles civils, qu'en ayant recours aux moyens de rigueur, qui nuisent à la liberté. Quant à la vertu et

Page 1