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PRÉFACE. XXV

aa mérite, on voit souvent dans une répuUique qu'ils ne peuvent atteindre qu'un certain degré : ou l'ambition les corrompt ou la jalousie les perd. C'est ainsi que les génies transcendants sont souvent écartés par la défiance qu'ils inspirent, et Tintrigae alors triomphe du mérite qui pouvait illustrer la patrie. »

n fallait pourtant rassurer au dedans un libéralisme prompt à s'émouvoir, et au dehors des inquiétudes toujours prêtes à s'éveiller. Voici le topique : « Je voudrais un gouvernement qui procurât tous les avantages de la république, sans entraîner les mêmes inconvénients ; en un mot, un gouvernement qui fût fort sans despotisme, libre sans anarchie, indépendant sans conquêtes. »

Voilà certes un idéal irréprochable. Mais encore faut-il un moyen de le réaliser. Comment par exemple avmr la liberté sans l'anarchie, et la force gouvernementale sans le despotisme ? C'est ce qu'on va nous dire : « L'harmonie entre les gouvernants et les gou« vemés ne peut exister que de deux manières : lorsque le^ peuple se laisse gouverner par la volonté d'un seul, ou lorsque le chef gouverne d'après la volonté de tous. Dans le premier cas, c'est le despotisme ; dans le second, c'est la liberté. La tranquillité de l'un est le silence des tombeaux ; la tranquillité de l'autre est la sérénité d'un ciel pur. » — En fait, quelle a été la situation politique de la France, et n'y aurait-il pas une troisième position, qui aurait été la sienne, celle de l'apparence d'un gouvernement libéral et de la réalité d'un gouvernement despotique? Au lecteur

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