X:|XyiU PRÉFACE
s<Mi et de l'État; par une forte éducation nx>rale, économique et politique; enfin par une éducation militaire destinée en tout temps à prévenir ou à corriger la mollesse de nos mœurs, à rapprocher les conditions diverses, à les fondre au moyen de Fassistance , de Testime et de la fraternité mutuelles, à former enfin, tant que le désarmement ne sera pas universellement convenu et réalisé, une armée nationale4oute prête à défendre le sol menacé de la patrie. À ces conditions, la république peut s'établir et durer.
C'est là aussi ce qu'aurait de mieux à faire une royauté quelconque. La royauté en France, c'est Chateaubriand qui Ta dit^ n'a plus d'autre rôle à jouer que d'être la nourrice de la république. Mais quelle royauté comprendrait ainsi sa tâche ? La vieille monarchie ne pourrait jamais consentir à reconnaître et à recevoir le nourrisson ; la monarchie impériale essaierait peut-être encore de l'étouffer en le berçant, et la monarchie constitutionnelle n'aurait sans doute à lui donner qu'un lait toujours insuffisant et plus ou moins frelaté. Et pourtant le frêle enfant vit encore ; il est même si plein de vie qu'on peut assurer qu'il ne périra pas. Non, il ne périra pas, pas plus du moins que l'esprit libéral et égalitaire, que l'esprit laïque et démocratique. C'est ce verbe à lafois humain et divin , la raison en un mot, qu'il s'agit de consulter sincèrement, d'écouter avec docilité, et de suivre avec droiture et résolution. C'est seulement de cet esprit que la civilisation moderne peut dire : Nisi Domintis œdificaverit domum^ in vanurh lahoraverunt qui œdi^ ficanl eam.