‹ Principes du droit publicChapitre 30 sur 67 · DU PREMIER ÉTAT CIVIL · texte numérisé non relu

DU PREMIER ÉTAT CIVIL

Usantes. Ainsi, par exemple, on ne peut semer, récolter, soigner son bétail pour Tannée entière en un seul jour. Toutes les fois donc qu'une entreprise a un but privé (individuel ou de famille), Fassociation pour le travail ne peut avoir lieu sur une bien grande échelle. Cette association en grand n'est possible que pour m but général vraiment commun . Mais entre l'association dans un butpnt;^ ou domestique et une association ncUionale, il y a l'association communale. Il y a même autant d'espèces d'associations possibles à but commun que d'espèces de degrés de communautés, depuis l'intérêt commun à deux personnes seulement jusqu'à l'intérêt commun à tous les hommes, à l'humanité.

Quelle que soit l'étendue de la communauté, il faudra toujours, pour qu'elle soit une, c'est-à-dire pour qu'elle existe, que ceux qui la composent soient unis par des lois justes, et maintenus dans cette union par un pouvoir légitime.

n y a donc, dans toute communauté, deux choses à distinguer : 1^ une règle qui doit être juste ; 2* un pouvoir légitime qui la fasse respecter. Mais d'où viendra cette règle, à quelle condition sera-t-elie juste, et pourquoi doit-elle l'être? D'où viendra ce pouvoir, et quelle sera la condition de sa légitimité ? Cest là ce qu'il faut examiner.

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