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DES GOUVERNEMENTS MIXTES

de gouvernement. Toutes les autres au contraire ne s(mt justes que relativement, c'est-à-dire qu'autant qu*elles sont voulues de tous les intéressés. Mais il ne faut rien moins que cette volonté, exprimée ou tacite, pour que l'injustice matérielle qu'elles contiennent cesse d'en être une. Or ce consentement n'est jamais donné qu'au nom de la nécessité, de la part de ceux qui connaissent leur intérêt et leur droit. Quant à ceux qui les ignorent, il est certain qu'ils penseraient comme ceux qui les connaissent s'ils étaient plus éclairés.

Sismondi pense que les nations qui s'élèvent progressivement à la liberté doivent demander à leurs souverains que la représentation nationale soit le grand conseil de la nation^ le conseil qui, plus tôt ou plus tard, doit tout connaître et opiner sur toutes choses. Les peuples, après tout, ne peuvent compter sur aucune autre garantie que sur cette inspection nationale, sur cette publicité. . . Ce n'est pas sans cause que les monarques redoutent la publicité, car de souverains elle les fait descendre au rang de fonctionnaires. Des droits communaux étendus, une publicité complète dans les tribunaux, l'organisation militaire des citoyens, l'abolition de toute censure préalable pour les livres, la publicité des débats de l'assemblée nationale sont aussi des droits à réclamer de tout peuple qui aspire au bienfait de la liberté.

Cet auteur pense que tout progrès révolutionnaire vers la liberté doit, chez un peuple homogène comme la France et qui possède une grande capitale où toute la vie du pays se centralise, aboutir à la démocratie

d'une grande ville, c'est-à-dire à une fausse liberté et i une fausse souveraineté. Si au contraire une nation est composée d'éléments dissemblables, la liberté doit aboutir à un gouvernement fédératif. D reconnaît que cette dernière forme de gouvernement est la moins propre à une guerre offensive, mais qu'elle est la plus avantageuse pour une guerre défensive. Il y a sans doute plusieurs exemples du contraire, mais c'est que les liens de la fédération s'étaient relâchés. La tendance à ce relâchement est dans la nature des choses. Il ne faut donc pas trop s'effrayer d'une forte unité nationale.

De la meilleure forme de gowernement.

SOMMAIRE

Si toutes les formes de gouvemement se valent absolument^ on si Tune d'elles peut servir d*idéal. — Application à la société française.

De ce cpi'il n'y a de meilleur pour un peuple, en fait de gouvemement, que ce qui est le plus appropriée son état et à ses besoins actuels, on a conclu fort mal à propos que toutes les formes de gouvernement n'auraient qu'une bonté relative, et qu'elles sont à peu près toutes également bonnes et également mauvaises. On ne fait pas attention qu'au point de vue dés principes, ou en matière scientifique et idéale, elles doivent être jugées d'après la nature essentielle de l'homme et d'après sa destinée, sauf, dans l'applica-

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