‹ Principes du système musical et de l'harmonie théorique et appliquéeChapitre 111 sur 125 · HARMONIE SIMPLE · texte numérisé non relu

HARMONIE SIMPLE

568. Pour ne pas froisser les habitudes reçues, nous avons accepté avec réserves la dénomination d' 'intervalles, quoiqu'elle soit trompeuse pour l'élevé inexpérimenté à qui elle peut faire croire que Y agrégation de deux sons ne serait pas un accord : nous avons été plus loin, ayant démontré que môme la considération d'agrégation d'un son, d'identité, s'imposait harmoniquement.

Après avoir étudié le caractère de chacun des intervalles et des accords simples et leurs successions élémentaires, synthétisées notamment dans les marches, nous avons protesté contre l'exclusion presque absolue, sauf dans une ou deux formules, de la quarte au grave, tandis qu'elle est susceptible, en une foule de cas, d'autres emplois très acceptables, même en successions d'accords semblables.

569. L'application de l'harmonie simple aux six gammes diatoniques naturelles nous a amené à énoncer sur les cadences une théorie nouvelle consistant à fonder la tonalité sur les déterminations d'une tonique et d'une série, la première condition devant être remplie par le mouvement ù la basse de quinte descendante ou de quarte ascendante d'une dominante sur une tunique, la seconde par la présence, dans la formule, des deux termes unis ou séparés de l'intervalle diatonique de quinte diminuée, unique, donc caractéristique dans chaque série.

Ces conditions nous paraissent suffisantes, sans qu'il soit nécessaire que la dominante porte un accord simple à la première position, quoique ce cas soit naturellement très justifié dans sa plus grande fréquence.

Nous avons dû protester contre les théories trop exclusives sur la spécialisation des degrés.

L'application de l'harmonie simple aux gammes naturelles a ensuite fait l'objet de quelques observations et exemples.

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