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RÉSUMÉ DE LA TROISIÈME PARTIE

Artifices extérieurs à l'harmonie schématique

588. \j arpège, origine de la considération fragmentaire, qui n'en est qu'un cas, est une approximation de réalisation doublant ou remplaçant la simultanéité par des émissions successives rapprochées.

589. L approximation de mouvement forme un procédé unique, appelé relard ou anticipation, selon ses conditions de rythme. Il consiste à apprécier comme simultanéité deux fragments de la même expression harmonique dont les attaques successives sont séparées par un temps très bref.

590. La théorie exposée sur Y ornement est en grande partie nouvelle : il convenait de préciser la distinction entre le fait harmonique et le fait ornemental, qui n'avait jamais été définie nettement. Pour nous, Yornement est une véritable considération extensive qui suppose une dissonance non résolue harmoniquement, mais est inexistante aux moments où elle n'est pas nécessaire. Il est donc impropre d'y voir une note étrangère à l'accord. De plus l'ornement constitue un mouvement mélodique qui a une énorme importance sur la détermination tonale.

En fait, c'est une note voisine substituant brièvement sa conjointe note réelle avant de se résoudre sur elle; mais pour que la considération ornementale existe, il faut que la note ornée soit redoublée dans une autre partie à l'état simple ou même autrement ornée.

A la différence du fait harmonique, de durée quelconque, le fait ornemental est nécessairement bref.

Vappoggiature, la broderie, les notes de passage ne sont que des cas particuliers de l'ornement.

L'ornement peut être altéré. Il a une véritable résolution mais extra-harmonique ; cette résolution peut, comme celles qui sont harmoniques, être fragmentaire, implicite, retardée par une note réelle intermédiaire, et même sous-entendue .

Toute note peut recevoir l'ornement, sauf peut-être théoriquement l'ornement lui-même.

Les variétés de l'ornement sont Yappoggiature, attaquée directement avant la note réelle, la broderie, précédée et suivie de la même note réelle, la note de passage, précédée d'une de ses conjointes et suivie de l'autre, note réelle.

L'ornement d'une seule note peut être double, puisqu'elle a deux conjointes.

Ces procédés peuvent se mélanger pour former certains agréments comme le trille, à propos duquel on peut regretter le défaut de signe pour le trille inférieur, qui pourrait aussi se combiner avec le trille supérieur pour une même note réelle.

L'ornement peut être multiple ou polyphone, quand plusieurs notes simultanées le reçoivent, ce qui produit dans l'harmonie schématique une sorte d'harmonie brève, dont les conditions d'écriture, en ce qui la concerne, sont les mêmes.

A propos des notes de passage, la question de la superposition de gammes ou fragments de gammes aune expression harmonique, déjà entamée plus haut, a été encore étudiée particulièrement. On a cru pouvoir poser ce principe qu'une note altérée dans l'harmonie ne pouvait être employée à l'état naturel dans le linéament mélodique conjoint que quand le sens de celui-ci était contraire au sens de l'altération.

A la limite et dans la brièveté, on a admis la possibilité, entre deux notes réelles, de degrés ornementaux inclassables et de hasard, assimilables au port de voix contenant l'infinité des sons intermédiaires.

Enfin, cette matière s'est terminée par l'examen de quelques cas appelés par certains théoriciens notes échappées et qui, en somme, s'analysent par les considérations extensives harmoniques où ornementales déjà connues.

DEUXIÈME SECTION

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