lre espèce de G1 sol
ut
fa
Même historiquement (et cette considération est de second ordre), c'est une simple hypothèse, quoique plausible, si l'on veut, que de prétendre ces échelles antérieures à la gamme complète. Les Chinois, chez qui elles sont populaires, en connaissent néanmoins un grand nombre d'autres, y compris l'échelle totale, depuis les temps les plus reculés (Ad. de la Fage, Histoire Générale de la Musique. . . T. I, p. 125). Au même point de vue, oserait-on reconnaître à l'échelle de trois sons attribuée à la lyre de Mercure, comme susceptible d'être issue de la progression triple, une existence plus réelle qu'à celle qui, formée des trois termes de l'accord majeur, a dû apparaître dès la plus haute antiquité dans les harmoniques praticables des instruments à embouchure les plus primitifs?
Il est intéressant d'appliquer une remarque déjà faite et non mentionnée par Gevaert en ce qui concerne le cas actuel. C'est que les mêmes échelles peuvent se transposer sur des degrés différents avec changement de tonique mais non d'intervalles dans la même série, puisqu'il suffit de supprimer deux degrés ayant des conjoints par demi-ton, ce qui peut se faire de trois manières.
mi et si
fa sol la ut ré
sol la ut ré fa
ut ré fa sol la
ré fa sol la nt
fa et si
ut ré mi sol la
ré mi sol la ut
sol la do ré mi
la ut ré mi sol
ut et fa
sol la si ré mi
la si ré mi sol
ré mi sol la si
mi sol la si ré
[La première note de chaque groupe toujours supposée tonique. )
Les trois échelles superposées sont identiques. On a comme nombre de combinaisons possibles 2 sur ut, 3 sur ré, \ sur mi, \ sur fa, 3 sur sol, 2 sur la.
Évidemment l'intervalle de tierce mineure ne comporte jamais de son intermédiaire.
La triple relation de quinte existe dans la plupart des autres cas et parfois la double.
En H du tableau IV, on peut voir les six combinaisons possibles d'échelles hexaphones par la suppression d'un seul degré. H1 comporte cinq relations de quinte juste et tous les autres cas quatre.
178. Il faut bien reconnaître que les échelles incomplètes, tout en pouvant parfois trouver en elles mêmes une harmonie suffisante, ont surtout un intérêt mélodique, et à ce point de vue peuvent conserver leur caractère, lorsqu'il est bien accusé, même avec des harmonies comportant la totalité des degrés.
179. On conçoit maintenant aisément comment les compositeurs, indépendamment du folk-lore positif, peuvent se créer volontairement des sortes d'exotismes artificiels susceptibles d'apporter de la variété à l'œuvre musicale.
Echelles Altérées
180. Les gammes altérées n'ont pas à vrai dire d'existence propre; elles ne sont que le produit de l'altération d'un ou plusieurs degrés substitués aux mêmes degrés naturels ; elles peuvent fort bien, comme l'exemple suivant, ne contenir que des intervalles de ton et demi-ton entre degrés conjoints, mais se reconnaissent au premier coup d'œil, même en ce
cas, par la constatation entre deux degrés du rapport de quinte augmentée ou son renversement la quarte diminuée, inexistants dans une échelle naturelle.
.Mi III (Série UT| : ut altéré par ï Mi IV (Série SOL) : fa s altéré par fl
Quinte augmentée Quinte augmentée
Si, comme dans cet exemple, une gamme montante altérée se reproduit exactement en descendant, l'analyse doit révéler des tonalités différentes dans les deux sens, puisque la signification d'un même terme ne peut rester la même. Ainsi Yut$ descendant au si est nécessairement diatonique, tandis que, montant au ré, il constituai I simplement une altération.
181. On ne peut vraiment donner le nom de gammes altérées qu'à celles dont la tonalité est constante pour une succession complète dans un même sens.
Série L'T I Série MI ou SI Mi I
fragment déterminé par fa si \ fragment Altération du fa s par S)
-ir
t* fl* * jgEg
En montant, fa suivi de so/q ou 5 est nécessairement diatonique ; le soin ne peut être qu'altération de sol naturel; la et si sont forcément diatoniques; ce dernier en particulier suivi iïnt% ne peut en effet être altération de si\?. Or fa et si diatoniques n'existent à la fois qu'en série UT, dans laquelle ut§ pourrait être simple altération s'il se résolvait sur le ré ; mais le mouvement utï-réï impossible en série UT s implique un changement de série ou modulation certaine. Nous considérons en effet comme inadmissible dans une même série ce chevauchement mélodique de deux degrés altérés l'un sur l'autre (184).
11 n'y a vraiment pas ici une gamme, mais une expression mélodique modulante.
En descendant, l'analyse par la seule série MI est au contraire la plus naturelle, avec abaissement du fa g au fa s.
Dans la bizarre gamme turque, malgré la multiplicité des altérations, l'analyse est facile dans les deux sens pour des gammes complètes, quoique des interprétations fragmentaires puissent différer, comme il arrive souvent.
o i xn La III Lai c i i
Sol III | 1! 1 Sol I
i ■ " mm
Ré III Ré I
(Les notes d'altération à leur état naturel sont entre parenthèses.)
182. Sous les réserves qu'impose l'ignorance des conditions pratiques d'emploi du
genre chromatique des Grecs iGevaert, Mus. Ant.,L. IV, Ch. 4, §2), il pourrait s'analyser
ainsi :
Série UT, abaissement de sol et ré.
En écrivant dans leur ordre tous les termes de cette gamme, nous ne prétendons pas affirmer que les Anciens auraient admis cette succession comme mélodique, avec les intonations de seconde augmentée qu'elle contient.
183. Les gammes mineures, soi-disant non modulantes, présentées dans renseignement actuel comme des tonalités spéciales, ne sont que des échelles altérées comme toutes
les autres analogues, dont les expressions ascendante et descendante, lorsqu'elles se reproduisent exactement, appartiennent nécessairement à des séries différentes.
i'c FORME
La VI (Série UT) sol haussé
La I (Série LA) fa i et vti abaissés
La VI (Série UTi sol haussé eu montant seulement
TT
d'après l'usage (modulation)
SUIS Iiili r
l.a II (Série SOL) La VI (Série UT) sol haussé sans altération
2e FORME
La II (Série SOL) toi haussé en montant
La II (Série SOL) La I (Série LA) snl haussé nli abaissé
»frK>^,
j^j^BE
«tt*K»H
Sï
d'après l'usage (modulation) sans moduler autre forme régulière modulante
On peut concevoir d'autres gammes mineures avec des altérations différentes.
La VI 'Série UT1 : ré haussé Série UT fragment, de série Ml: uli abaissé
~ir
Tf~
En supposant à la descente le /v;q, la tonalité resterait la même qu'en montant. Les gammes mineures n'ont du reste nullement le privilège du procédé altératif également applicable aux modes majeurs.
Sol V
(Série UT) haussé
Sol IV (Série RK) fa i abaissé
Sol VI (Série SI [,)
si i, haussé
Sol V (Série L'T) Bit abaissé
9 • mi
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fn\ tr% m w