‹ Principes du système musical et de l'harmonie théorique et appliquéeChapitre 71 sur 125 · DC · texte numérisé non relu

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400. Il en est de même de la prescription de donner à la préparation une durée au moins aussi longue que la suspension pour éviter la liaison boiteuse.

A vrai dire, de même qu'on peut, selon nous, omettre toute préparation comme dans

on pourrait donner une durée très brève à la préparatiou :

Sr

mais en ce cas la liaison est en général à éviter, à moins d'un effet spécial voulu par le coin positeur, en supposant, par exemple, un rythme analogue à celui du passage de Beethoven cité plus loin (509).

On connaît aussi la prédilection de Schumann pour les syncopes sans appui aux temps forts dans les autres- parties.

401 . Il n'a jamais été contesté que la préparation puisse être faite par une note en étal de dissonance.

Barhereau admet même (V. I § 292, c et d) comme préparation la septième prise ellemême sans préparation et par intervalles de seconde inférieure après la fondamentale d'un accord simple :

ÉÉSÉÉ

SX

ou encore la neuvième

«■ * xy

L'autre exemple qu'il cite appartient, selon nous, à un ordre d'idées différent {ornement ou, en durée longue, pédale).

6 ii-JJ

Il ne nous paraît pas douteux du reste que ces exemples sont en contradiction avec la théorie des préparations nécessaires.

402. D'une manière générale, une agrégation quelconque a toute liberté de se résoudre sur une agrégation soit simple, soit également ou plus dissonante, de même que la note sur laquelle s'opère la résolution peut, dans l'accord où elle se produit, être en dissonance comme en consonance avec les autres composantes.

Intervalles dissonants semblables consécutifs entre deux parties

403. Nous n'avons pas à revenir à ce sujet sur les relations d'identités et de quintes successives, ni sur la résolution rigoureuse dune dissonance sur une autre dissonance, impliquant, sinon toujours le mouvement contraire, du moins des positions de sens opposés.

404. Quant aux mouvements directs de septième sur septième ou de seconde sur seconde, qu'on rencontre souvent dans la pratique, ils exigent nécessairement pour leur justification des considérations extensives, à l'application desquelles aide souvent l'élégance propre au mouvement contraire dans d'autres parties, lorsqu'il y en a plus de deux, ce qui est le plus ordinaire.

On conçoit qu'il ne peut être tracé de règle absolue à cet égard. Contentons-nous d'analyser quelques exemples que nous regardons comme admissibles.

Schéma

Résolution implicite : mouvement contraire d'une autre partie.

Sché

ema

Considération fragmentaire favorisée] naturellement, pour les cas de disjonction, par les notes communes.

Schéma

i î 1 il ■ ?=•

Considération fragmentaire, la succession sol fa dans les deux premiers accords remplaçant la tenue de la simultanéité \fa ,

ou, si l'on veut, considération de rentrée du fa au deuxième accord avec sous-entendu de la tenue du sol.

Ce sont surtout les successions de septièmes par mouvement conjoint qui présentent le plus grand intérêt comme fréquence dans la pratique.

Schéma

!=fe=F?i^3^^3

Schéma R.I

Schéma

Schéma

^ff

ffT

=ff

ïlA

La considération de rentrée fictive d'une quatrième partie est ici une justification excellente de ces sortes de successions usitées depuis longtemps.

Dans le corps d'une harmonie, surtout avec mouvement contraire dans une autre partie,

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