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compris de tous, nous nous conformons à l'usage vulgaire, en combinant ces éléments par sommes et différences, là où il faudrait rigoureusement Ane produits et quotients ;si du reste on veut garder l'exactitude des termes scientifiques, il suffit de concevoir les signes employés comme représentant les logarithmes d'expressions numériques au lieu de ces expressions elles-mêmes.

52. Le Tableau III indique la nature de chaque intervalle dans la disposition considérée comme principale, la plus étroite sauf pour l'octave et la quinte. Les expressions de leurs réciproques, les renversements, s'en déduiraient aisément ; nous les négligeons pour abréger; ils comporteraient évidemment, en dehors de celle de justesse qui demeure, des qualifications de sens opposés à celles de leurs complémentaires : à maxime, fort, faible, correspondraient minime, faible, fort.

Nous négligeons également les intervalles où entrent des degrés sous-primaires, qui ne donnent pas lieu, du reste, à des espèces différentes, et aussi les intervalles altérés autres que le demi-ton chromatique.

53. Le Tableau III bis complète le Tableau III en indiquant la manière dont se conçoit en fait la production des intervalles qui y sont contenus, et en distinguant ceux qui ne paraissent pas susceptibles d'une émission mélodique (par une seule voix).

54. Le tout conformément aux principes de l'intonation vocale établis aux preuves du système intégral (103 et s.).

En simultanéité, remarquons-le dès maintenant, la contiiu/ence particulière (différente de la contingence des dissonances proprement dites) des intervalles non purement primaires doit être extrême et, hors le cas d'une grande brièveté, appeler de promptes flexions 131 et s , 146).

Expression juste ou approximative des Intervalles esthétiques

55. Nous connaissions déjà les intervalles parfaitement consonants, octave, quinte juste, tierce majeure juste, tierce mineure forte. Même en considérant des simultanéités, le mot dissonant, appliqué parfois (Gevaert, Musique de l'Antiquité) aux intervalles qui en diffèrent d'un comma, tout en appartenant au même système intégral, paraît très contestable. Par suite de la faculté de notre sens auditif de percevoir un rapport esthétique à travers une expression suffisamment approchée {même quelconque) pour en être représentative, l'appellation de consonance approximative serait plus justifiée. Ces variations minimes n'impliquent pas, du reste, de doubles dénominations, pas plus pour les vraies dissonances de contact que pour les consonances, représentant simplement les oscillations d une fonction unique.

56. La tierce mineure faible offre seule un caractère spécial; tout en pouvant, surtout en contact avec un troisième son, être l'approximation de la tierce mineure forte, elle parait, lorsqu'elle est isolée, ou partie intégrante de certains accords, tels que les septième et neuvième de dominante (110, 132, 133), susceptible, en raison de sa place dans le système primaire, d'une existence formelle comme consonance, ne semblant, tant que la condition se maintient, nullement blesser l'oreille ni appeler une flexion en durée longue, comme la tierce majeure forte, par exemple (16).

Accords Parfaits dans le Système Intégral

Accord parfait Majeur

l ui ( sol r ré

57. Parmi les composantes des trois accords parfaits majeurs j— /," S ^', < 1"

\ fa \ ut \ sol

les médiantes sont seules subordonnées et les deux autres termes maîtres, car on peut considérer ici comme tel même le ré, dont du moins l'oscillation inférieure n'aura en général aucune raison d'être en contact avec le sol et le si; ou peut cependant en concevoir la possibilité.

Etant donné que, comme nous le verrons, les intonations d'une même note oscillante, provenant de mouvements de sens opposés, sont différentes, la variabilité des médiantes correspond très bien à la règle, certes non acceptable absolument, mais en somme assez légitime, en style vocal scolastique, de doubler le moins possible la tierce des fondamentales, les doublements devant s'appliquer plutôt aux degrés appelés par les harmonistes bonnes notes de la série, c'est-à-dire ici fa, ut, sol (Reber, §§ 33 à35î (132, 211).

Cette recommandation est surtout propre aux accords majeurs, et Reber le reconnaît implicitement en parlant (§34) du bon effet du doublement, dans l'accord du 6e degré (ici la), de la tierce ut.

Accord parfait Mineur

( mi | la | si

58. C'est qu'en effet dans les accords mineurs ] do , fa , sol , ce sont au contraire les

[ la ( ré ( mi

termes médians qui sont maîtres et les deux autres subordonnés.

La simultanéité mineure peut donc se présenter sous quatre formes, au lieu de deux en majeur.

Exemples

Tierce majeure forte

la

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