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PARENTÉ DE CHAQUE TON AVEC LES AUTRES

1er DEGRÉ

2e DEGHK

ni

Fa IV Sol V La VI Mi III

Ré II

La VI

Ut I Fa IV Ré II Mi III

Sol V

Fa IV

Ct I Ré II La VI

Sol V Mi III

Sol V

UtI Mi III Ré II

Fa IV La VI

Ré II

Fa IV La VI Sol V

UtI Mi III

Mi III

Sol V Ut I La VI

Fa IV Ré II

En raison de leur position centrale, conforme au principe de génération des sons musicaux, les tons I et VI ont seuls quatre parentés de premier degré.

Parentés entre tonalités de séries différentes et entre séries

466. Le tableau suivant indique l'idée que nous nous faisons de la parenté de tonalités par tonique commune, liée elle-même à la parenté des séries entre elles.

Parentés des séries entre elles suivant la distance

Parentés de toniques communes. .

Séries auxquelles appartiennent les tonalités indiquées

SI

Mi IV

MI

LA

RÉ

SOL

UT

su,

MIj,

Fa II

LA^ Fa VI

RÉ1, Falll

Fa IV

Fal

Fa Y

Ut IV

Ut 1

utv

Ut 11

Ut VI

Ut III

Sol IV

Soit

Sol V

SollI

Sol VI

Sol III

Ré IV

Ré 1

lié V

Ré II

RéVI

Ré 111

La IV

Lai

La Y

La 11

La VI

Lalll

Mil

Mi V

Mi 11

Mi VI

SOL7

Parentés de séries communes.

La parenté de tonique commune, pour chaque ton de la série UT, est figurée dans les lignes horizontales. On voit que cette relation a lieu plus souvent dans le sens des bémols pour les tons majeurs, et dans le sens des dièses pour les tons mineurs.

La parenté des autres tonalités se déduit, par exemple d'Ut I à Sol I, de la manière suivante :

UtI Ut IV -<- Ut 1

{ ou { , donc dans certains cas de deux manières.

Sol I -*- Sol V Sol I

Il peut paraitre singulier, avec les habitudes reçues, que Sol I ait avec Ut I une parenté de deuxième degré ; pourtant, si l'on y réfléchit, elle ne peut être aussi rapprochée que celle de Sol V de même série. Ensuite il ne faudrait pas, en comptant simplement la distance matérielle, croire que la parenté de Sol I puisse être assimilée à celle de Ut II. En réalité, il s'agit de deux pôles différents entre lesquels il n'y a pas à proprement parler de commune mesure.

En somme, c'est avec les séries entières verticales voisines que la parenté s'apprécie

pour une tonalité donnée, mais plus particulièrement avec les relatives horizontales des plus intimes de la même série, par exemple Ut I avec Ut IV et Ut V, Fa I, Sol I et Sol II, La II et La III.

Si l'on veut préciser, par exemple apprécier la parenté d'Ut I à La I, il semble logique d'estimer d'abord la parenté verticale de môme série, d'Ut I à La VI, soit : . . . 1 degré et ensuite la parenté horizontale de tonique commune de La VI à La I, soit : 3 degrés

Total 4 degrés

On peut encore concevoir, pour une tonalité donnée, une parenté avec toutes les séries où la tonique considérée figure à l'état de degré diatonique naturel.

La même considération appliquée à la dominante élargirait la parenté d'un degré à droite ; et, pour les autres notes, elle arriverait à l'étendre à la totalité des séries indiquées au Tableau .

Ci-après, en parlant de la modulation sur les pédales, nous trouverons l'application des deux premiers cas.

467. Enfin le degré de parenté des séries entre elles résulte évidemment de la différence d'armure, donc de la distance constatée à la ligne supérieure du Tableau, qui peut naturellement s'étendre plus loin à droite et à gauche.

Reicha (p. 59) affirme « qu'il est plus facile (ou plutôt naturel) de moduler dans les tons augmentant en bémols » ; c'est vrai pour les tons majeurs, mais pour les tons mineurs, c'est l'inverse qui est exact. On objectera peut-être que la sensation contraire existera pour le retour au ton principal ; mais, esthétiquement, ce retour paraîtra toujours naturel, comme répondant au besoin d'unité.

La pratique usuelle du mode mineur mixte moderne confirme, par de continuels emprunts aux modes majeurs de tonique commune, l'importance de la parenté dont nous croyons avoir établi la réalité. Il en est de même, quoique dans une proportion un peu moindre, pour le mode majeur par rapport aux modes mineurs de tonique commune.

Harmonie modulante sur les Pédales

468. Les considérations précédentes nous amènent à anticiper quelque peu en examinant de suite la question de modulation sur les pédales, qui jusqu'ici semble n'avoir guère été abordée à fond et qui est essentiellement liée à la parenté des tonalités.

En vertu du principe d'unité tonale, la pédale, pas plus que toute autre composante d'une simultanéité de sons, n'est exempte de l'obligation de pouvoir être considérée comme appartenant à une même série diatonique (197).

Mais, si cette condition est nécessaire, elle est également suffisante, et toute note susceptible de faire partie de la même série qu'une simultanéité d'autres sons peut jouer le rôle de pédale vis-à-vis de cette agrégation. Il suffirait de remarquer qu'on peut concevoir des agrégations de sept sons comportant tous les degrés d'une série; et, remarquons-le ace sujet, il est impropre de dire que la pédale peut être étrangère à l'harmonie concomitante; en réalité elle doit au contraire en faire partie toujours, en cessant seulement, par une fiction particulière, d'y remplir une fonction dissonante.

D'où les conséquences suivantes :

Tout degré d'une série, sauf le quatrième et le septième, peut être à volonté pédale de tonique ou de dominante en simultanéité avec des harmonies de cette série. Le quatrième degré peut seulement être pédale de tonique, et le septième pédale de dominante, à cause des relations de triton ou de quinte diminuée existant entre eux. La quinte diminuée ne saurait donc, pas plus du reste que tout intervalle autre que la quinte ou la quarte justes, constituer une double pédale (385 et s.).

Ut IV

Utl

Ut Y

m ii

Ut VI

Ut III

SOL

UT

FA

si>

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