‹ Principes du système musical et de l'harmonie théorique et appliquéeChapitre 92 sur 125 · RÉ · texte numérisé non relu

RÉ

Réciproquement, la tonalité affirmée par une pédale donnée peut nécessairement carier pendant sa durée et il est facile de déterminer les conditions et les limites de cette variation. Soit un nt pédale, on peut concevoir :

Ut pédale de tonique dans les tonalités

Appartenant respectivement aux séries

Et ut pédale de dominante dans les tonalités. Appartenant respectivement aux séries

La loi résultant de cet exposé, conséquence remarquable de la pluralité des tonalités dans chaque série, peut être très simplement formulée ainsi :

On peut faire entendre, simultanément à une pédale donnée, toutes les harmonies diatoniques ou altérées appartenant aux séries qui comportent cette pédale comme degré diatonique, à l'exclusion de toutes autres harmonies.

En d'autres termes, si l'on suppose ut pédale, on peut, pendant sa durée, moduler dans les séries SOL, UT, FA, SI •?, MI j>, LA j?, RÉ j? (et, si l'on veut, enharmoniquement, UT g), à l'exclusion de toute autre série. Dans la série SOL, ut peut être seulement pédale de tonique, et dans la série RÉ[?, seulement pédale de dominante ; dans les cinq autres, il peut également être pédale de tonique ou de dominante.

Sur une double pédale telle que j '^ , on peut évidemment moduler dans les mêmes

séries que sur une pédale simple d'ut, sauf dans la série ré [? qui comporte un sol |>.

Le Tableau général des parentés de séries indique nettement les modulations admissibles sur une pédale donnée : ce sont les transitions aux séries correspondantes aux gammes de toniques communes portées dans la même ligne horizontale, en y ajoutant la série suivante à droite, à cause du cas où la considération de pédale de dominante est seule possible, comme l'indiquent les flèches obliques à droite.

Suivant la tonalité régnante au moment de l'attaque de la pédale, la modulation aura plus ou moins de cas de se produire dans les séries augmentant en bémols ou en dièses. Et même elle ne serait possible du ton IV que vers les bémols, du ton III que vers les dièses. En partant du ton II, il y a égalité à droite et à gauche.

Ce qui est prouvé pour chaque tonalité principale l'est évidemment pour les autres. Rien de blessant dans ces successions, pas plus qu'avec des successions analogues dans la direction inverse, malgré l'effort plus grand naturellement en ce sens.

^ttài^èùHHïiiiiità

Si l'on essaie de pousser la première progression à la série SOL [?, l'effet devient de suite détestable.

'kiSïll

L'effet serait mauvais dès qu'on arrive à la série RÉ I?, en supposant la double

... v sol pédale, u(.

Dans le sens des dièses, au premier abord, l'exclusion de la série RE, la plus rapprochée, paraît trop sévère, en a par exemple.

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Mais c'est qu'alors la considération altération pour /// ï s'impose : il en serait autrement avec un mouvement inverse de l'ut z comme en b.

Ce n'est pas en effet l'accident plus ou moins éloigné, mais la fonction simplement altératiie ou nettement modulative de la note accidentée qui importe ici (430, 474i.

Les successions suivantes sont parfaitement admissibles :

w^to^

DEUXIÈME SECTION

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