RI. * R.I
En a,[\e premier ut, abaissement de la tierce ut% en Lal, se résout régulièrement avec retour en La VI ou La IL C'est tellement vrai qu'en a', avec le deuxième ut diésé, la sensation est bien moins modulante qu'en a, où pourtant lut ne comporte qu'une forme.
' 'rfi " i paraît d'abord impossible dans
ta suffisent à les justifier
En b et c, la superposition des successions \ M}
aucune gamme: mais les résolutions implicites utq — si et soin sans faire intervenir la considération enharmonique.
En d, l'explication serait la môme, quoique plus délicate, puisqu'il faut supposer le sous-entendu d'un complément d'harmonie, mais qui ne peut guère être autre qu'en b on r, et que le sens musical admet parfaitement.
Rôle modulatif de l'accord de septième diminuée
479. A titre d'exemple nous nous bornons à celui-ci), c'est ici le lieu de reparler de cet accord, déjà signalé comme puissant agent de modulation même naturelle, d'abord sans enharmonie, parce que, en particulier, son action pour relier les modalités différentes de tonique commune est remarquable, et plus puissante que celle de la septième dominante, qui fait supposer toujours de préférence le ton I où elle est diatonique, tandis que, pour les autres tons de même série, elle implique forcément une ou plusieurs altérations. Au contraire, l'accord de septième diminuée est toujours un accord altéré 444).
Sa formation la plus simple, par une seule altération, comporte deux cas, haussement du sol abaissement du lu.
i f» il î *• lia
Les résolutions indiquées ici, non pas les seules possibles, mais très naturelles, indiquent que cet accord, pris isolément, a une tendance égale vers un accord majeur ou mineur de même tonique, que démontre la transposition en c de b à la tierce mineure inférieure. De plus, la septième diminuée, exigeant une double altération pour se constituer avec résolution semblable sur les autres accords majeurs et mineurs de la série (444), fait supposer de préférence dans son accord résolutif l'accord Ionique d'un des deux tons I ou VI.
Il faut" donc remarquer que, loin d'être propre au mode mineur, comme l'enseignent les théories courantes, cet accord a une fonction égale dans les modes majeur et mineur de même tonique, et y est, dans les uns comme dans les autres, le résultat d'altérations de même importance, de sens contraires en opposant les tons I— VI, IV— III, de mêmes sens pour V— II.
L'étude de quelques expressions appoggiaturales, quoique très susceptibles de se formuler autrement qu'ornementalement, volontiers antécédentes à l'accord de septième diminuée, va compléter la théorie esquissée tout à l'heure.
Lan
En d, par suite de la double interprétation possible, les résolutions majeure ou mineure sont aussi naturelles l'une que l'autre.
En e, la résolution mineure est la plus attendue.
En f, c'est la résolution majeure, par suite du mouvement sol s - fa t.
En ff, c'est la mineure, par suite des mouvements fa - sols - fa.
En h, c'est la résolution mineure, la superposition des mouvements \ Sf°n» ~ (!/5 {
n'étant possible que dans une tonalité où fai et sol sont diatoniques, soit LA II, le sols et le fa it sont ensuite des degrés altérés ordinaires.
i nous paraît inadmissible, la superposition j A" / a l correspondant à des mou-
vements impossibles dans une môme série et inanalysables par aucune considération extensive (473. 529).
On peut chercher la confirmation de celte analyse dans la supposition d'une pédale ut sous les exemples ci-dessus avec la résolution, bien entendu, sur l'accord mineur. En d, e,y et h, rien d'anormal, l'ut appartenant diatoniquement aux tons indiqués. En /", au contraire, malgré l'analogie avec d, le mouvement sol# à fa$ suffit à produire une sensation de dureté presque insupportable, quoique peut-être on puisse trouver une lointaine justification enharmonique Mais avec une double pédale ) „/ , l'incohérence serait complète. Elle le serait
encore plus dans les deux cas avec i.
Le rôle de l'accord de septième diminuée est loin de se terminer ici : nous en reparlerons quand il sera question d'homophonie et d'enharmonie : son congénère, l'accord de quinte augmentée, y jouera un grand rôle aussi, qui jusqu'ici doit être considéré plus comme altératif que modulant (495).
Marches modulantes
480. Une marche diatonique résulte du mouvement régulier dans le même sens d'un modèle composé d'accords semblables en tant que types, mais non identiques comme espèces, puisque les intervalles diatoniques de même nom présentent entre eux des inégalités. Les altérations n'y peuvent parfois apporter une similitude artificielle absolue que pour des fragments limités d'une période complète.
Schéma des six premiers accords sans altérations.
? EgBjgS y i * » » | j
A partir des deux derniers accords, il est évident que la continuation de la progression n'est plus analysable uniquement par altération, par suite du mouvement si |? à la [?.
Les marches modulantes présentent au contraire indéfiniment dans la nature de leurs mouvements et intervalles successifs une identité complote.
lis.
iiii'iitf'l'îfî'l'ïi
g i7s\,i^jl~
mÊSm
-—etc.
etc.
481. On écrit souvent sous forme de fausses marches modulantes les progressions chromatiques d'homophones d'accords de septième dominante (ou renversements).
Par demi-ton
L'écriture par une suite d'accords de même position exigerait la considération enharmonique. Cf. 451.
Par tout autre intervalle, de véritables marches de septièmes dominantes sont possibles.
Par ton
ta
etc.
Par tierce* mineures ou majeures, l'extrême divergence en rend l'emploi difficile, au moins par un seul mouvement.
Sans marche, avec 2 , ■*• notes communes à '.\}+\,+. cbaqae mouvement.
Par tierce mineure
* M.<po.p+. cnaque mouvemei
Par tierce majeur
•#ffft
etc.
effet.
La marche par quarte inférieure, moins usitée que celle par quinte, est d'un excellent
a a g fi
Il ne peut être question, on le conçoit, de marches de ce genre par mouvements augmentés ou diminués, à moins de considération enharmonique.
482. Une marche modulante est nécessairement divergente à l'infini, jusqu'à ce qu'on juge à propos de l'interrompre, puisqu'elle ne peut (en dehors de la considération enharmonique) jamais rejoindre la tonalité primitive. En effet, si le second membre de la progression augmente en dièses ou en bémols relativement au premier, le troisième agira de même visà-vis du deuxième, en raison de l'identité d'intervalles, et ainsi de suite à l'infini.
La dénomination de modulantes convergentes, attribuée par Barbereau à des marches telles que celles-ci, ne nous paraît nullement justifiée (vol. I, § 187).
Modulation passagère
ou résolution d'altération retardée.
'li'li'MutiiiHjiiig-iiljtSiJtdtil 1
Js=S*
»a»t. ~te !g f M
Waibi
gifapgl i 11 | =
Modulation
interrompant la marche.
Écriture normale des 4 derniers accords en marche non modulante.
Nous ne pouvons voir là que des progressions diatoniques affectées d'altérations diverses de hasard (car on y pourrait ajouter toutes celles indiquées entre parenthèses), et mêlées arbitrairement des quelques modulations passagères signalées. Pour le troisième exemple, le sify n'a pas de raison d'être et remplace le la 8, seul à sa place, si l'on veut maintenir la progression ; il est vrai qu'alors le si'q sera émis deux fois : mais c'est la conséquence de la constitution même de l'échelle diatonique.
TROISIÈME SECTION
HOMOPHONIE ET ENHARMONIE