‹ Principes élémentaires de chimie philosophique, avec des applications générales de la doctrine des proportions déterminéesChapitre 13 sur 21 · DES SELS · texte numérisé non relu

DES SELS

On peut appeler sel toute combinaison entx’e deux corps brûlés; on ne peut appeler ainsi les combinaisons entre un corps réduit et un corps oxidé, à moins que ce dernier ne pût transmettre de l’oxigène au premier. Ainsi, des oxides avec des acides, et des oxides entr’eux, forment des sels; des acides avec des acides restent acides. Les combustibles acidifiables , bien que des acides secs unis à de l’iiydrogène, ne peuvent être considérés que comme des oxides; et les comburans acidifiables, composés d’acides secs et d’oxigène , sont des acides oxigénés; mais leurs acides secs, combinés avec des métaux, sans leur oxigène, sont au contraire, des oxides, et si on voulait les nommer, ce seraient des oxioxides. Dans la composition d’un sel, l’un des constituans, s’il n’est pas acide, fait toujours fonction d’un tel corps, et l’autre, toujours fonction d’oxide; car c’est de la différence de combustibilité que- dépend la combinaison : deux coi’ps qui ne trouvent pas à déplacer du calorique l’un d’avec l’autre, manquent de motif comme de moyen de s’unir.

Les sels sont, ou simples ou doubles, ou triples, ou encore plus composés; les sels à acides de combustibles ont toujours pour élémens, de l’acide sec, de 1 oxide et de l’eau : les acides secs des combustibles adhèrent inamoviblemcnt à leur hydrogène, et ne s en séparent en échange contre aucun autre corps. A laison de leur propriété de se convertir en acides, on peut les considérer comme des sousacides. Les sels à acides de comburans, à l’exception de ceux à

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base d ammoniaque , n’ont pour élémens que de l’acide sec et de l’oxide; l’oxigène ne fait pas tellement partie de la constitution de ces comburans qu’il ne peut en etre séparé; aussi ces corps cèdent-ils ce principe en échange de tout autre corps, hors d’hydrogène; ils le cèdent en échange d’eau, en échange d’oxides, et ils le livrent en partage à de l’hydrogène, à des métaux et à des combustibles acidifiables; ce qui est comme s’ils l’échangeaient contre de ces corps oxidés; ils le cèdent anssi en échange contre des acides de combustibles, et alors encore, ils adhèrent à l’oxigène de ces corps; de sorte qu’ils ne font que changer d’oxigène et qu’ils sont comme s’ils ne perdaient pas de ce principe. Ce n’est qu’en s’unissant par leurs acides secs à des métaux réduits qu’ils renoncent entièrement à leur oxigène; et alors ce sont des oxides et non des sels qui sont produits; l’un deux, l’acide fluorique sec, en formant ces combinaisons, renonce à de l’oxigène sous forme d’eau.

Lorsqu’un acide de combustible détermine l’oxidation d’un métal par l’eau, c’est aux dépens d’eau étrangère qu’il le fait; celle dont il est en possession par suite de l’oxigénalion de son hydrogène, n’y prend aucune part ; est- ce au contraire l’acide d’un comburant qui détermine cet effet, c’est son eau propre ou celle qu’il possède en vertu de l’hydrogénation de son oxigène, qui le fait; et une proportion de cette eau, ou une proportion de l’acide sec en coliérence avec l’eau, prend la place d’une proportion de l’hydrogène du métal.

Le sels dont la (fualité combustible est assez différente pour donner lieu à un déplacement de calorique, se combinent entr’eux; et elle est toujours assez

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an J

différente entre les sels des deux oxides d’un même métal pour déterminer cette combinaison. Le sulfate et le muriale de fer se combinent ensemble avec la plus grande facilité, et ne peuvent meme que difficilement être obtenus seuls. Le nitrate et le sulfate de mercure se forment toujours en double , et le muriate du même métal que l’on prépare par la voie humide, à moins de précautions particulières, est toujours un sel à oxidulo-oxide.

Quand un sel se forme, si ce n est avec un acide de combustible, on peut concevoir que 1 oxide prend près de l’acide sec la place de 1 eau 5 alois c’est un sel sec hydraté par sa propre eau. Les sels à acides de comburans sont des sels secs non hydratés ou anhydres. Que l’acide sec se joint ainsi à l’oxide, cela se prouve par les sels à acides végétaux qui, étant dissous dans l’eau, se transforment au bout d’un temps plus ou moins long , et quelquesuns, tels que les acétates, au bout d’un temps trèscourt, en carbonates, ce qui ne se ferait pas aussi aisément si d’avance l’oxide ii’était en possession de l’acide carbonique sec. D’ailleurs, serait-il étonnant que cette jonction se trouvât chez les acides, tandis quelle existe chez les radicaux des mêmes corps; car les sulfures et les phosphures à oxides sont évidemment ainsi joints, et encore plus évidemment, les mêmes combinaisons à métaux réduits. Sans cet engagement immédiat avec l’acide, il n’y aurait point de proportionnement, lequel ne peut s’établir qu’entre un acide sec et un oxide ou un corps réduit, ou entre un oxide et un oxide , et toujours d’oxigène à oxigène ou d’oxigène à corps réduit , et pour la saturation de l’oxigène à défaut de calorique.

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Les sulfures, les phosphurcs, les prussures et les selenures a oxides, ne se partageraient pas si aisément avec i eau en sels à acide ou à sousacide de leurs combustibles et en leurs combustibles hydrogénés ,

. SI , avant l’adjonction de l’eau , l’oxide et *l’acide sec n étaient déjà unis.

On rapporte une exception au proportionnemenf entre les deux oxigènes de l’acide sec et de l’oxide, dans les sels de glucine et d’yttrie , vis-à-vis des ceux à acide fluorique. On s’est assuré que les fluates de | potasse et de soude sont décomposés par les muriates neutres de glucine et d’yttrie , en fluates neutres de j ces terres et en la moitié de l’alcali rnis hors d’engagement; cela supposerait dans l’acide fluorique une capacité saturante double pour les alcalis, ou dans les terres, une capacité saturante double pour l’acide fluorique; ce qui l’un et l’autre est contraire aux lois de la composition des sels; et l’on doit croire que ce ■ que 1 on regarde comme des muriates neutres de glucine et d’yttrie sont des sousmuriates, dont rien ne j peut constater l’excès de terre, celle-ci ne réagissant j physiquement sur aucun corps; et il ne serait pas déraisonnable de dire qu’elle ne réagit pas sur l’acide de ses sels, dès l’inslanl qu’on admet qu’elle ne peut en être saturée en neutralité. On sait que les terres faibles, et les deux nommées sont de ce nombre, ne sont pas j)lus volontiers, saturées par de l’acide que par 1 eau , laquelle est même plus adaptée à la faiblesse de leur complexion comme combustibles, et si l’acide muriatique ou autres acides les saturent ])ar l’une moitié, et 1 eau par 1 autre Jiioilté, il peut faoileiueut en résulter des sels que l’on regardera comme neutres, qui seront solubles, mais qui seront à double satu-

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xanl, eau et acide. Le sulfate de glucine sé sursature de terre en deux rapports, et se soussature de glucine en un rapport; dans la première sursaturation, l’acide est avec trois proportions de terre, dans la seconde, avec deux proportions, et dans la sbussaturation elle est avec deux proportions d’acide; je dis ceci dans la supposition que le nombre de l’oxide de glucin soit 23. Que les terres dont il s’agit, se saturent en neutralité avec l’acide fluorique qui sature ainsi, et seul sature ainsi, la silice, cela ne présente rien de particulier; mais l’on trouvera pai'ticulier et très-confirmalif de mon explication, que ce soit précisément la moitié de la capacité qui est en défaut pour les terres, et ainsi en excès pour les alcalis.

Lorsque par un métal réduit fort on décompose le sel dissous dun métal faible, on doit concevoir, et il ny a pas d autre idée à former, que de l’hydrogèncj déplacé d’avec le premier métal par de l’eau ayant en charge l’équivalent du calorique que ce liquide a déposé en se combinant avec le métal, se substitue, près du second, à une pareille quantité d’eau et en même temps à 1 acide. Piendons ceci plus clair par un exemple. Une proportion, supposons, de plomb, 100, est oxidée dans une proportion de son hydrogène, I, par une proportion d’oxigène, 7, 5, et, par conséquent, dans le rapport de l’eau; cette eau va se joindre à la matière inerte du métal et devient, par conséquent, surcombinée de tout l’hydrogène dont cette matière est elle- même surcombinée, moins la proportion qm est oxidée en eau; ou, si l’on veut, la proportion d’oxigène est surcombinée de tout l’hydrogène du métal. Le poids du plomb augmente par là de 7, J. Sature-t-on les 107, 5 de son oxide par

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une proportion, 49, 5, d’açide acétique, il se formera une proportion, 1 57, d’acétate de plomb. Dissouton cet acétate dans 10 ou 12 parties, suivant qu’il est cristallisé ou effleuri, d’eau, et suspend-on dans la solution, un morceau de zinc; des parties successives d’une proportion d’eau prendront près du zinc la place dune proportion d’hydrogène, lequel hydrogène, amenant le calorique que l’hydrogène du zinc déplace d’avec l’eau, va, près de l’oxide de plomb, se substituer à une proportion d’eau, que l’acide suit, à la- ^ quelle il était adhérent, et avec l’oxigène de laquelle, j à coup sùr, il était proportionné. Le plomb ainsi recomposé et ayant le mouvement de ses parties plus libre que s’il était fondu, se cristallise, et la proportion d’acide acétique, échangeant sa proportion d’eau, 8,5, contre la proportion d’oxide de zinc, 40, 5, forme une proportion d’acétate de ce métal.

Et ce qui arrive ici a lieu dans la plupart des décompositions par des corps réduits ou par des corps surcombinés d’hydrogène; et lorsque des acides de combnrans décomposent des sels à acides de combustibles, au lieu de dire que l’hydrogène de ces acides réduit le métal, on pourrait dire que l’acide indécomposé se substitue à l’autre acide et en même temps à l’oxigène de l’oxide , formé en eau avec de l’hydrogène du métal.

Pour composer les sels, il s’agit simplement d’unir, dans leurs nombres respectifs, des acides avec des oxides. Prenons pour exemple d’une pareille union , l’acide nitrique avec l’oxide de son radical, ou une proportioir de nitrate d’ammoniaque : une proportion d’azote, i3, 5, avec cinq proportions d’oxigène, 87,

5, forment l’acide nitrique, dont le nombre est 5i;

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Cl une proportion d’azote , i3 , 5, avec trois proportions d’hydrogène, 3 , forment l’ammoniaque, dont le nombre est i6, 5; et proportions égales d’acide nitx’ique et d’ammoniaque, 5i et i6 , 5, se saturent en nitrate neutre : on voit que i3, 5 d azote convertis en acide, et i3, 5 , d’azote convertis en oxide, se mettent ensemble en rapport; ce qui prouve que c’est entre les oxigènes des deux acides secs que s établit le proportionnement.

Décompose-t-on au feu le nitrate d’ammoniaque , les trois proportions d’hydrogène de 1 alcali se combinent avec trois des cinq proportions de l’oxlgène de l’acide et forment trois proportions, 25, 5 d’eau, et les deux proportions restantes de l’oxigène se joignent aux deux proportions d’azote , et en font deux proportions d’oxide de ce combustible , composées chacune d’une proportion d’azote et d’une proportion d’oxigene, et ayant pour nombre 21, ensemble, 42 d’oxide gazeux d’azote.

Veut-on saturer d’ammoniaque le second acide de l’azote, qui est l’acide nitreux , composé d’une proportion d’azote et de quatre proportions au lieu de cinq proportions , d’oxigène, nombre, 53, 5, on obtient également un sel neutre, mais dont la décomposition au feu ne donne qu’une seule proportion , 21, d’oxide d’azote, et à la place de la seconde proportion de cet oxide, une proportion d’azote inoxidé; puis les trois proportions ordinaires d’eau.

L’acide hypo-nltreux , ou le composé acide de trois proportions d’oxigène avec une proportion d’azote , se sature en proportions égales avec l’ammoniaque; mais ce sel n’a qu’une existence fugace, étant composé des élémens de l’eau dans le rapport de ce liquide, et d’azote; 3 d’hydrogène et 22, 5 d’oxigène

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forment 25, 5 d’eau, et 27 d’azote sont mis en liberté : d'où il suit que lorsqu’on a cru obtenir ce sel cristallisé, c’est l’hyponitrite qu’on a eu; cela est SI vrai , que le vrai nitrite d’ammoniaque ne peut etre fait que par l’intermède de l’eau dans laquelle un peu du dernier sel est dissous.

De meme que 16, 5 d’ammoniaque, contenant i3,

5 d’azote et 9 de métal, oxidé par 7, 5 d’oxigène, saturent 5i d’acide nitrique, tous les autres métaux saturent également , par les nombres de leurs oxides 1 ou par leurs nombres propres plus 7 , 5 d’oxigène, I la même quantité, 5i, du même acide nitrique et de tous les autres acides de l’azote, car l’addition de l’oxigène, pas plus que sa soustraction, ne change rien à la capacité de saturation des acides , le proportionneraent, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, s’établissant entre l’oxigène de l’acide see des combustibles et des comburans acidifiables et l’oxigène de 1 oxide. Dans les nitrates, soit d’ammoniaque, soit d autres oxides, ce proportionnement est en des rapports égaux , puisque des proportions égales d’azote, l’une oxigénée en acide et l’autre hydrogénée en alcali, se saturent en neutre dans ces sels, et que 1 acide qui résulte de cette proportion d’azote sature de même tous les oxides dont le contenu en oxigène est égal au sien; et l’ammoniaque, de son coté , sature en neutralité , des rapports des autres acides qui sont saturés par des oxides contenant la même quantité d’oxigène qu’elle.

La resolution d’un nitrate en ses derniers éléraens donne une proportion de métal, une proportion de combustible de 1 azote , et sept proportions d’oxigène; g à'ammoniacum , 6 de combustible de l’azote et 52, 5 d’oxigène forment le nitrate d’ammoniaque;

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si dans la décomposition de ce sel, 7, 5 d’oxigène se joignaient au combustible pour reproduire l’azote, et autant à Y ammoniaciim , pour oxider ce métal, et si, comme cela est, 22, 5 d’oxigène se combinaient avec les 3 d’hydrogène de cet oxide pour former 25 , 5 d’eau, alors il resterait i5 d’oxigène qui, avec les 27 de l’azote, donneraient 42 d’oxide gazeux de ce combustible, et c’est précisément ce qui arrive, comme nous venons de l’avoir vu. Déjà PJchter , d’après la capacité de saturation de l’ammoniaque , avait conclu que dans 100 parties de cet alcali devaient être contenus 47 d’oxigène; dans 99 parties se trouvent 45 d oxlgène et 54 de métal, ce qui n’est presque pas différent.

Le sulfate de zinc consiste en une proportion, 40, 5 , d’oxide de ce métal et une proportion , 87 , 5 , d’acide sulfurique ; les 7 , 5 d’oxigène dans l’oxide de zinc se proportionnent avec 7 , 5 d’oxigène dans 1 acide sec du soufre; et ce sel, en dernière analyse, a pour elémens, 33 de zinc métallique, 7,5 de combustible réduit du soufi’e et 37 , 5 d’oxigène. Le sulfite de zinc a 7, 5 d’oxigène de moins. Le sulfate de lithe, d après la synthèse de Vauquelin, consiste en 17 d alcali et 37 , 5 d’acide sulfurique.

Le sulfate de fer à oxidule est composé d’une proportion, 25, de métal, d’une proportion, 7, 5, d’oxigène et d’une proportion, 37, 5, d’acide sulfurique; €t le sulfate à oxide consiste en une proportion, 25, de fer, deux proportions , i5 , d’oxigène et deux proportions, 75, d’acide sulfurique; ce qui fait deux proportions de sel, car une proportion de sulfate de fer a oxide ne peut contenir qué 12, 5 de métal. Le sulfate a oxidulo- oxide a pour élémens , 25

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de fer , ii , 7^ d’oxigène et 56 d’acide sulfurique.

Les sulfates sousacidinule et acldinule de potasse ont en surrapport une demie ou une entière proportion d’acide sulfurique.

Une proportion et demie d’acide pliosplioreux, i5 de phosphore et ii, o6 d’oxigène, et contenant seulement une proportion d’acide sec, avec une proportion d’oxide de sodium , ag , 5 , forment du phosphite de cet oxide, dont le nombre est 55, 76.

Le phosphate de soude consiste en 29, 5 d’oxide de sodium, i5 de phosphore et 18, 75 d’oxigène, une proportion d’acide phosphorique se composant d’une proportion, 10, de phosphore avec cinq troisièmes proportions, 12, 5, d’oxigène; et l’acide phosphorique sature par une proportion et demie de sa matière.

Les carbonates résultent de deux proportions d’acide carbonique, 42, (12 de carbone et 3o d’oxigène ) avec une proportion d’oxide. Ils forment volontiers des soussels , dans lesquels une seule proportion d’acide, 21, est engagée avec une proportion d’oxide; 42 d’acide carbonique avec 45 d’oxide de constituent le carbonate. neutre dépotasse, et 22 d’acide avec 45 d’oxide, le souscarbonate. Ces 42 d’acide carbonique ne contiennent qu’une proportion, 8, d’acide sec.

Le carbonite d’ammoniaque a pour constituans, 34, 5 d’acide carboneux et 16, 5 d’ammoniaque. Si i3 5 d’oxide de carbone étaient soustraits à ce sel, il serait converti en souscarbonate, 21 d’acide carbonique et 16, 5 d’ammoniaque; et la perte de 7, 5 d’oxigène le résoudrait en cet alcali et en oxide de

carbone; ainsi que les carbonates, les borates sont

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\ très-disposés ii s’établir en soussels ; ce qui fait que ; leur acide sature par deux proportions de sa matière. Il Les sousphospliates se surcombinent le plus fréquera- !j ment d’une demie proportion au lieu d’une propor-

Stion entière d’oxide, parce que c’est par une proportion et demie que leur acide sature : le calcul I donne à leur composition, 55 d’acide sur une pro- É portion d’oxide.

1 Les borates neutres, qui n’ont pas encore été très-

! exactement analysés, paraissent composés d’une proportion, no, d’acide avec une jiroportion d’oxide.

!Le sousborate de soude , borax natif, a pour cons- ^lituans, une proportion d’acide borique, 55, dans laquelle , toutefois , n’est contenue qu’une demie proi; portion d’acide sèc , et une proportion, 29, 5 , d’oxide i de sodium. Je fonde ceci sur ce qu’une quantité d’acide qui contient une proportion entière d’acide sec, I] dans laquelle proportion- entière se trouvent 7 , 5 i d’oxigène, doit nécessairement saturer en neutre une I quantité d oxide dans laquelle se trouvent 7, 5 du I meme principe, car ce n’est qu’entre des quantités I égales d’oxigène que, dans la formation des sels, s’é- . tablissent les rapports, ainsi que nous l’avons déjà I plusieurs fois dit, et cpic nous ne saurions assez le || répéter. M. Berzelius dit que le borax exige la moi- J tié de son poids d acide pour devenir neutre.

Les sels entre oxides se forment de différentes ma- 1 niercs et en différens raj)ports. Ce sont tantôt des J oxides avec des oxidules, et tantôt des suroxides avec I des oxides du meme métal ou de métaux différens : j ils sont, ou saturés, ou soussaturcs , ou sursaturés ; i 1 un des oxides fait toujours indispensablement fonc- 1 tion d acide, l’autre, fonction d’oxide j et le rapport

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entre les deux oxîgènes est toujours défini; le plusi souvent il s’établit entre les oxigènes des deux oxi— dules , celui de l’oxide devenant surcombiné ; mais? quelquefois aussi, une proportion d’oxide et une pro-portion d’oxidule se combinent entr’eux; ce sont surtout les oxides de mercure et de fer qui les con-tractent, et les doubles sels de ces métaux se trouvent le plus souvent dans ce rapport, s’entend que* proportions égales de sel à oxide et de sel à oxidule sont combinées ensemble. Vogel de Bareutb ai trouvé des degrés d’oxldation du fer dans lesquels ,7,, 5 d’oxigène étaient unis à 18, 75 de métal; ce quiij était bien dans ce l'apport.

L’acide oxalique, comme nous l’avons déjà vu, sa-ture par ses proportions naturelles : une proportion’ d’oxide, supposons de potasse, et alors 4^, est miser en neutralité par une proportion d’acide, 34, 5; cetter proportion consiste en une proportion d’acide carbo-nique et une proportion d’oxide de carbone, et contient une proportion d’acide carbonique sec.

Dans le suroxalate , quatre proportions de carbone* à l’état d’acide carboneux saturent une proportion de ■ potasse : 69 et 45; en enlevant à ce sursel la moitié* de son oxide à l’aide de l’acide muriatique ou de l’acide nitrique, la moitié restante se constitue en double sursaturation , et consiste alors en une proportion* de potasse, 45, et quatre proportions d’acide oxalique,. i38. Si ce sel se formait lorsqu’une proportion de* muriate ou de nitrate de potasse est traitée par deuxi proportions d’acide oxalique, une demie proportion*, de l’acide des sels cédant sa place, près d’une demie proportion de potasse, à quatre demies proportionsd’acide oxalique, alors le pbénomène de la formation

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! de l’hypersuroxalate ne pourrait être expliqué que j dans le sens de Berlhollet, car l’attraction des masses s’exercerait ici par le comburant, et, par conséquent, dans le sens de la plus faible affinité.

L’acide oxalique qui, dans sa combinaison avec l’eau, réagit par une si forte acidité physique, en perdant cette eau pour devenir de l’acide carboneux, ne perd rien de sa çapacité de saturation; ce qui prouve que réagir comme un fort acide sur l’organe du goût et sur la couleur bleue des plantes, n’est pas synonvme de jouir d’une forte capacité de saturation. Au feu, les oxalates à oxides faibles se résolvent avec détonation, en acide carbonique et en métal réduit; et il suffit qu un acide avide d’eau enlève ce liquide à l’acide oxalique , pour que le partage de l’acide carboneux en acide carbonique et oxide de carbone ait lieu.

L analogie dans la maniéré de se comporter avec le suroxide de manganèse, entre l’acide oxalique et les radicaux acidifiés par l’hydrogène, consiste, suivant nous, en ce que les uns et les autres enlèvent, par une partie de leur substance, à ce suroxide, sou excès d’oxigène pour, par une autre partie, pouvoir s’y combiner; avec la différence que les uns emploient à cet enlèvement leur acide sec, et les autres, leur hydrogène, et que l’acide oxalique y emploie son oxide de carbone.

Les tartrates sont composés d’une ou de deux proportions d’acide avec une proportion d’oxide; 71 ou 142, et 45, si c’est de la potasse; nombre du tartrate neutre,! 16, et du surtartrate, 187. L’acide tartanque est composé , en élémens prochains , de trois proportions d’acide carbonique et de deux proportions a hydrogéné carboné : 63 et 8, et en élémens éloi-

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gnés, de quatre proportions, 24, de carbone, de six proportions, 45, d’oxigène,. et de deux proportions 2, d’hydrogène. Comme l’alcohol consiste en six proportions d’hydrogène carboné, 6 d’hydrogène et 18 de carbone, et en une proportion d’acide carbonique, 6 de carboné et i5 d’oxigène, en décomposant entièrement les uns par les autres les élémens prochains de ces deux corps, comme il y a en tout huit proportions de carbone, huit proportions d’oxigène et huit proportions d’hydrogène,' on obtiendrait en carbone et en eau libres, de chaque huit proportions, et en ces deux corps réunis, h'uit proportions de carbone organisé ou sucre, décomposable au feu et par les acides avides d’eau, en huit proportions de ce liquide et huit proportions de carbone 5 de sorte qu’en répar— tissant les élémens du sucre de manière à avoir autant de proportions doubles d’hydrogène carboné, et simples, d acide carbonique, et en distribuant ces produits de la sorte que d'un côté il y ait six proportions d’hydrogène carboné avec une proportion d’acide carbonique, et de l’autre côté, trois proportions du même acide avec deux proportions d’hydrogène carboné , on aurait une proportion d’alcohol et une proportion d’acide tartarique, et si l’on peut considérer l’alcohol et l’acide tartarique comme préexistans dans le suc du raisin, alors on doit penser que le sucre a pour principes hypo-prochains , l’alcohol et l’acide tartarique; et la forme cristalline, la sapidité et la solubilité, ou le caractère salin , du sucre n’aurait plus rien cpii dût surprendre, puisque, dans le fait, ce serait un sel.

Une proportion d’acide tartarique ayant trois proportions d’acide carbonique, a déjà une proportion de cet acide au-dessus du nécessaire pour saturer une

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• jîroportion d’oxide, et comme cependant il ne se monre pas d’acide en excès, on doit concevoir que celte f roisième proportion est saturée par deux proportions 5 r l’hydrogène carboné, lesquelles , contenons une proj)ortiou de carbone, sont précisément calculées pour ette saturation.

Une proportion de surtartrate de potasse, 187, avec me proportion de soude, 29, 5, forme le tartrate de y>otasse et de soude, ou sel de Seignette, nombre 216, |i ; avec 16, 5 d’ammoniaque, le tartrate de potasse iVt d’ammoniaque , et ainsi de suite.

1 Lorsque dans une solution suffisamment rapprochée i e tartrate neutre de potasse, on instille d’une solu- ,ion, aussi rapprochée, d’acide tartarique, il se préil Ipite du tartrate acidinule, dont la formation est déluermiriée par la différence de solubilité des deux sels. s|^ est ainsi que lorsqu une solution d’oialate neutre de 1 Otasse est concentrée par l’évaporation, en vertu de ^elte même différence de solubilité, le sel se partage In deux : du suroxalate se précipite, et du sousoxatfile reste dissous.

Une proportion d’acide aeétique, composée d’une

n’oportion et demie, 3i, 5, d’acide carbonique, de eux proportions, 14, de carbone hydrogéné et d’une iroportion, 4, d’hydrogène carboné, et dont le nomjre est, par conséquent, 49, 5, avec une proportion, (9, 5, de soude, forme l’acétate neutre de cet alcali, avec une proportion^ 16, 5, d’ammoniaque, le berne sel neutre de celui-ci. 107, 5 d’oxide de plomb |t 49, 5 d’acide acétique forment le Sucre de saturue, lui est aussi de l’acétate neutre; mais 49, 5 d’acide îcétique avec 2i5 d’oxide de plomb , forment du sousjcetate, dit extrait de saturne , et avec 822, 5 da

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même- oxide, de l’hjposousacétate. Dans ces sels, im demie proportion d’acide inanquerail à la saluraticvj de l’oxide, si c’était par l’acide carbonique qu’elle d.( vrait être faite; mais en transférant la demie prci portion de carbone de la proportion d’hydrogène caîi boné à la demie proportion d’acide carbonique, alo il en résulte une proportion entière d’oxide de ca;-i bone, laquelle, unie à la proportion restante d’acict carbonique , forme deux proportions d'acide carboneun renfermant une proportion d’acide carbonique sec, précisément de quoi saturer une proportion d’oxidi la proportion d’hydrogène détachée d’avec la propoj tlon d’hydrogène carboné, en passant à la proportic? de carbone hydrogéné , forme deux proportions d’h; ; drogène carboné dont la surcombinaison aux den proportions d’acide carboneux, constitue la différen-i entre l’acide acétique et l’acide oxalique.

D’après une synthèse récente, l’urate sature de p tasse est composé de 72 d’acide urique et de ; d’oxide de potassium. Cela serait une saturation p. deux proportions d’acide , car le nombre de l’aci' est 36; i3, 5 d’azote, 12 de carbone, 2 d’hydrogèet 8, 5 d’eau, égal à de l’hydrogène prussuré plus uu proportion d’hydrogène et une proportion d’eau. (■: acide , comme on volt , peut , par un transfert de . élémens, être converti en 16, 5 d’ammoniaque, .11 5 d’oxide de carbone et 6 de carbone désengagé. C> aussi l’ammoniaque que dans son changement de coî position, on en retire en plus grande quantité. S.s la présence de l’eau, que l’on peut supposer hydra< ce sel, ce serait un hydracide. Lorsque son hydrogt.< est plus ou moins saturé d’oxigène, c’est du radu prussiqne ou de l’hydrogène prussuré qui est produ

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Si , dans l’hydrate d’acide oxalique , ou transporte fictivement l’oxigène de l’eau à l’acide , on fait du tout de l’acide carbonique surcombiné d’hydrogène et considéi’ablement fortifie dans son acidité par ce principe^ les oxides peuvent être censes trünsmettie leur oxigène à l’acide carboneux pour de même le former en acide carbonique, dans lequel alors le métal réduit développerait le caractère de la salinité; et les oxalates anhydres seraient des combinaisons d acide carbonique et de métaux réduits. On peut dire la même chose des sulfites, dont l’acide avec l’oxigène des oxides formerait de l’acide sulfurique en combinaison avec des métaux réduits; et les sulfates pourraient, d’après une manière analogue de voir, être considérés comme consistans en métaux réduits et en acide sulfurique oxigéné : les nitrates et les carbonates de même; les nitrites pourraient ainsi être des combinaisons d’acide nitrique avec des métaux réduits et proprement des nitrures de pareils métaux : les hyponitrites seraient de l’acide nitreux et des métaux réduits; les muriates suroxigénés seraient de l’acide avec sept proportions d’oxigène , et des métaux réduits; les muriates hypersuroxigénés, de l’acide avec neuf proportions d’oxigène, et des métaux réduits ; et l’eau , en hydratant ou dissolvant ces combinaisons, devrait les décomposer et se décomposer elle-même, l’oxigène rc*composant l’oxide et l’hydrogène désoxigénant ousousacidant l’acide, et de la même manière que l’on suppose que cela se fait pour les muriates, les iodates ef les fluates secs. ,,

Si le carbone ne saturait pas deux proportions de sa matière , l’adjonction de l’oxigène d’une proportion d eau ou d’une proportion d’oxide à l’acide oxalique, ne le formerait pas en acide cai'bonique , et cet acide

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ne pourrait être réputé former un Eydracide, ni s< sels, des oxalures de métaux réduits; mais une pn portion d’oxigène jointe à trois proportions du mémn principe, dans deux proportions de carbone, ce qi 1 constitue' l’acide oxalique, forme une proportion d’î, eide carbonique, et une proportion d’hydrogène ou d métal réduit ajouté à cet acide , le convertirait e acide bydroxalique et en oxalures ou ce que non. nommons hydrates d’acide carboneux et carbonitei: Nous disons simplement que l’acide carboneux, comme les acides nitrique, sulfurique, et muriatique suir oxigéné et liypersuroxigéné , ne peuvent se maintf nir en combinaison sans une proportion d’oxigèn sous forme d’eau ou d’oxide; que les oxides prennen pros de cet acide la place de l’eau; que lorsqu’ui.: oxalate se résout en acide carbonique et en métal ré duit, l’oxigène de celui-ci se joint à l’acide carbo> neux; et que quand la resoluÿou a lieu en acide carr bonique et oxide de carbone, le métal restant oxidé. alors l’acide carboneux se résout en ses élémens qu: sont cet acide et cet oxide, et dont l’union pourraiii être considérée comme un carbonate de carbone s> deux proportions d’acide étaient engagées avec unc; proportion d’oxide; et les oxalures ou carbonates i. métaux réduits ne sont pour nous que des carbonr tes à métaux oxidés. Dans,les oxalates, les deux pro portions de carbone concourent à la saturation; et h nombre de l’oxalate déshydraté de potasse est 7g, 5 12 de carbone, 22, 5 d’oxigène et 45 d’oxide de: potassium-, ainsi, c’est comme sousacide saturant pai la totalité de son acide sec que le carbone est contenu dans ce sel.

La propriété des oxalates anhydres de détonner

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I par eux-mêmes, que Bergman avait déjà reconnue, * et qui est commune au mercure fulminant de Howard , dépend quelquefois de l’expansion subite des deux gaz conslituans l’acide oxalique , à la fois, mais j)lus souvent de l’expansion de l’acide carbonique seul. Lorsqu’un métal n’est pas assez fort pour disputer l’oxigène à l’oxide de carbone, alors c’est l’acide car- ! bonique seul qui est gazifié , et l’explosion est plus 3 intense malgré que ce gaz ait moins de ressort que le I gaz oxide de carbone j mais sa plus grande intensité :i explosive vient de ce qu’il est actuellement formé. I Lorsque l’oxide est de nature à non-seulement dispu- I 1er l’oxigène à l’oxide de carbone , mais aussi à retenir

il acide carbonique malgré les efforts du feu, aloi’s de 1 oxide de carbone seul sc*dégage et du souscarbonate est formé; ce sont les oxides très-solubles [I qui sont dans ce cas. La réaction de l’eau de chlore I sur les oxalates, les réduit en rauriates, et fait dégager M de l’acide carbonique. Par la réaction du suroxide de Il manganèse sur l’acide oxalique, il se produit de l’a- : cide carbonique et de l’oxalale de manganèse; ceux ; qui sont disposés à voir dans l’acide oxalique de l’acide carbonique hydrogéné, peuvent concevoir que )! l’hydrogène avec le suroxigène forme de l’eau et que l’acide carbonique devient libre, chassé de l’oxide par 1 acide indécomposé. L’acide sulfurique concentré en : s’emparant de l’eau de l’acide oxalique déjà séparé I' des oxides ou actuellement, s’en ‘séparant, le résout I enseselémens immédiats, l’acide carbonique et l’oxide ' Dans ces mêmes vues et ainsi que nous

^ avons déjà dit, les alcalis et les terres solubles peu- - vent etre considérés comme des sousoxidés qui de- I viennent seulement oxides par leur jonction avec l’oxi-

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gène de l’eau qui les forme en hydrates, et l’hydrogène du meme liquide comme développant leur alcalinité; et lorsqu’une terre non alcaline se combine à un alcali, alors l’oxigène de la terre serait censé passer à l’alcali et le métal de la terre servir de corps développant; et dans l’union des oxides avec les acides, on peut concevoir que l’oxigène des premiers corps est transmis aux seconds, et que la siarcombinaison du métal réduit développe la salinité. Il est vrai que dans cette manière de voir, les sels ne seraient plus des sels mais des acidures de métaux réduits.

Ce mode toutefois donnerait un motif de plus au proportionnement entre les deux oxigènes dans les combinaisons secondaires , et ce serait alors à compléter * l’acidification de l’acide que l’oxigène de l’oxide serait destiné; et le métal lui-même aurait son emploi, puisque dans la formation des sels, il servirait à développer la salinité , comme dans la formation des acides et des alcalis, l’hydrogène sert à développer, et l’acidité, et l’alcalinité.

Si l’acide prussique s’hydratait, on pourrait dire que la proportion d’oxigène de l’eau forme avec le radical prussique, un comburant oxide que l’hydrogéne développe dans son acidité, et l’on peut encore dire qu’il forme un pareil composé avec l’oxigène des oxides , et que , dans leur salinité , les hydroprussures sont développés par des métaux réduits.

Bien ne s’oppose à ce que les acides des combustibles, comme ceux des comburans , par la surcorabinaison d’une proportion d’oxigène à une proportion de leur substance, ne soient voilés dans leur acidité, et ne deviennent, comme le chlore et l’iode, acidifia-

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blés par l’hydrogène et salifiables par les métaux réduits.

Il peut y avoir des circonstances dans la décomposition de l’oxalate d’ammoniaque par le feu, dans lesquelles , d’une proportion de ce sel on n’obtiendrait que deux proportions, 12, de carbone, une proportion, i3, 5, d’azote (ces deux corps peut-être unis sous la forme d’une proportion de radical pi’ussique dont ils constituent les élémens, a5, 5,), et trois proportions, a5, 5 , d’eau, 22, 5 d’oxigène et 3 d’hydrogène; du moins cet oxalate contient-il les constituans de ces produits.

Méie-t-on une solution d’oxalate d’ammoniaque avec une solution de seeond muriate de mercure, il ne se fait point de réaction; cependant, en présence du J soleil, le second oxigène du métal passe à l’oxide de carbone , il se dégage de l’acide carbonique et il se forme visiblement du premier muriate de mercure; de l’acide carbonique se combine sans doute avec de l’acide muriatique sec, et peut être de l’oxide de car^ bone avec du chlore , l’acide carbonique qui se dégage étant celui qui préexistait ou dans lequel peut se résoudre l’acide oxalique; et l’ammoniaque doit se combiner avec le double acide. Ce mélange, fait à proportions égales des deux sels, 254 et 34, 5, doit pouvoir produire une demie proportion de premier muriate de mercure, iii, une proportion de carbonaio -muriate d’ammoniaque, 4g, 75, et une demie proportion, 21, d’acide carbonique. Ce sont la les élémens des deux sels, savoir : g5 de mercure et 32 de chlore pour l’un, et 12 de carbone et 22, 5 d oxigène ou 21 d’acide carbonique , et 12, 5 d oxide de carbone avec 16, 5 d’ammoniaque, pour

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1 autre. On dirait ici et dans la composition directe de l’acide carbonicomuriatique , que, pour sa combinaison avec l’oxide de carbone, le chlore a un défaut de lumière, ou un excès de calorique qui ne peut se séparer que sous la forme d’électricité. On voit toujours que dans chaque composé se trouvent les élémens d’un grand nombre d’autres composés, A un feu brusque, l’acide oxalique est résous pour une proportion et demie de carbone, 9, en 3, 5 d acide carbonique , et dans une demie proportion de carbone , 3 , il est régénéré en ce combustible. Par l’acide sulfurique, il est déshydraté, et alors il peut en partie se sublimer à l’état anhydre et en partie rester twi à l’acide sulfurique sans se décomposer; les alcalis, apres s’étre entièrement substitués à l’eau de l’acide oxalique, laissent encore, au feu, dégager son oxide de carbone, et restent combinés avec l’acide carbonique à l’état de souscarbonates. L’oxalate de baryte , dont la terre aime à être constituée en carbonate neutre, ne se substitue point à l’eau de l’acide oxalique : aussi la décomposition de ce sel', à l’aide de la chaleur, est-elle totalement différente et semblable à celle de la plupart des autres corps végétaux; ce qui doit faire présumer que l’eau y est en organisation et non en hydratation , et que l’énergie physique de l’acide oxalique dépend de l’adjonction de l’hydrogène de l’eau à celui du carbone; ce qui fait de celui-ci un combustible différent, mais dont l’hydrogène primitif n’est toutefois saturé d’oxigène qu’aux trois quarts de l’eau ^ et l’hydrogène total, qu’aux quatre cinquièmes du même liquide. Avec les oxides forts, la même chose arrive qu’avec les alcalis , à cela près qu’il ne reste que

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de l’oxlde et pas du souscarbonate, l’acide carbonique aussi bien que l’oxide de carbone se dégageant; '•'èt avec les oxides faibles, le sel se résout entièrement en acide carbonique et en métal réduit : il n’y a que les oxides d’une force intermédiaire qui se substituent à l’eau de l’acide oxalique. Quand on conçoit que cette eau provient de l’hydrogène de l’acide avec l’oxigène de l’oxide, et alors on doit aussi concevoir que l’hydrate d’acide oxalique est de l’acide carbonique hydrogéné , les oxalates anhydres sont des combinaisons d’acide carbonique avec des métaux réduits, et proprement de cet acide prés duquel de tels métaux ont pris la place de l’hydrogène saturé en eau par leur oxigène.

Proportions égales d’ammoniaque et d’hydrogène sulfuré, i6, 5 et i6, forment l’hydrosulfure de cet alcali : nombre 3a, 5; avec une proportion d’hydrogené de moins, c est du sulfure d’ammoniaque qu’on obtient, et avec une proportion de soufre de plus, du sulfure hyd-rogéné ou hydrosulfure sulfuré qui échange i5 de soufre contre i2 , '^5 de cyanogène.

Une proportion d’hydrogène , et deux proportions de soufre, 3o, forment le soufre hydrogéné, que Doebcreiner nomme acide hydrothioneux , et qui pourrait prendre le nom plus simple d’acide thioneux, en se combinant avec une proportion de potasse, 45, d donne naissance à un sel qui est le sulfure hydrogéné ou l’hydrosulfure sulfuré de potasse, et' dont le nombre est 76.

Une proportion de chaux, 27, 5, avec une proportion de soufre hydrogéné, 3i, suivant M. Buchner, forme un ihionile , qui se cristallise. La formation comme la cristallisation de ce composé sont egalement neuves.

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'■i'ÿG

Les hydrosulfures sont évidemment composés d’ûné proportion d’oxide, 45, si c’est encore de la potasse, d’une proportion d’acide sulfurique sec , contenue dans une proportion de soufre, et de quatre proportions d’hydrogène , 4 j dont trois apparlenans au soufre et une à l’hydrogène sulfuré.

Je n’ai point parlé des sulfites parce qu’avec une proportion d’oxigène de moins, ils sont de la même catégorie que les sulfates ; ils répondent , avec deux proportions d’oxigène , à ce que sont les hydrosulfures avec une proportion d’hydrogène; mais des composés de ce sel , qui sont les sulfites sulfurés , sont aux sulfures hydrogénés ce que les sulfites sont aux hydrosulfures. Une proportion d’oxide, supposons de potassium, 45, avec une proportion d’acide sulfureux, 3o, consistant en une proportion de soufre, i5, et deux proportions d’oxigène , aussi i5, forment une proportion de sulfite, 75 , lequel se surcombine d’une nouvelle proportion de soufre, i5, et forme alors un oxide de soufre uni à un oxide de métal; on a nommé ce sel hyposulfite; si les combinaisons de l’hydrogène étaient nommées hydrides comme celles de l’oxlgène sont nommées oxides, alors les unes pourraient être des hydrides, et les autres, des oxides de soufre; les sulfites sulfurés se cristallisent aussi régulièrement qu’aucun autre sel. Les métaux forts à oxides non solubles , dans leur réaction sur l’acide sulfurique, qu’ils décomposent en partie, forment aussi des sulfites sulfurés. Il semble que les mêmes sels peuvent se former en sulfito-sulfures en échangeant une demie proportion d’acide sulfureux contre une demie proportion de soufre.

Les hypophosphites et les phosphito-phosphures ont

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une composition analogue, i5 de phosphore et ii , aS d’oxigène pour faire l’acide des premiers sels et 1 5 de phosphore de plus pour faire celui des seconds ; puis une proportion d’oxide,/, 5, si c’est celui de potassium, ce qui, pour les seconds, fait en tout trois proportions, 3o, de phosphore, une proportion et demie, 11,25, d’oxigène et une proportion, 45, de potasse, nombre 86, 25j et ce sel, apres sa saturation, avec l’oxigène , forme du surphosphale. On ne sait si le phosphore a des composés qui répondent aux divers degrés d’acidinulation de ses sels. Les phosphites phosphurés, comme les sulfites sulfurés, ne sont pas ce que l’on pourrait nommer des phosphides et des sulfides pour désigner l’état oxidé des combustibles dans ces combinaisons; mais des surphosphides et des sursulfides, comparables aux surphosphures et sursulfures, les uns existans par trois proportions de phosphore, et les autres , par deux proportions de soufre, au lieu d’une et demie et d’une proportion; ce sont des sursels au lieu d^ simples sels.

Dans ces sursels, on peut concevoir que tout l’acide adhère à tout l’oxide; et lors même que le sursel est hydraté, on ne peut le considérer comme consistant en du phosphate et de l’hydrate , mais en du surphosphate entier, hydraté sur toute sa masse; car si cela n’était ainsi, pourquoi les sels acidinules ne se combineraient-ils pas, par leur acide libre, avec tous les autres oxides , et sur-tout les sels oxidinules, par leur oxide libre, avec tous les autres acides.

Proportions égales d’acide prussique et d’oxide forment les prussiates. Ce nom leur convient si l’on adopte celui de thionates; sinon, ce doivent être des liydroprussures formés d’hydrogène prussuré et d’oxi-

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de , comme ce que l’on nomme cyanures , doivent, dans tous les cas, être des cyanures ou des prussures ; prus* sures, lorsqu’ils sont à métaux réduits, et oxiprussures lorsqu’ils sont à métaux oxidésj ceux-ci, comme es sulfures, mais pas les sélénures, ne peuvent exister qu a sec. La proportion d’azote est suffisante pour saturer par son acide sec, une proportion d’oxide ou de métal , et les deux proportions de carbone déplacées, sans doute, dans plus ou moins d’eau’ sont surcombinées à l’azote , sans hydrogène si le’ métal est réduit, ou oxidé et sec, et avec une proportion d’hydrogène, s’il est oxidé. Ces deux proportions de carbone, contenans une proportion d’acide sec, sont egalement suffisantes pour saturer, par leur acide sec, l’oxide ou le métal; c’est pour cela que lorsque sans eau et avec de l’oxigène , on acidifie au complet un prussure, il se forme des proportions égales d’acide nitrique et carbonique, ensemble deux proportions, avec une proportion seulement d’oxide, ce qui rend une proportion d’acide en excès. Dix proportions d’oxigène jointes à une proportion de prussure de ym/awiWiz , donnent une proportion de nitrate

de ce métal et une proportion d’acide carbonique libre.

Un oxqirussure, supposons de potasse, consiste donc en une proportion d’azote, i3, 5, deux proportions de carbone, 12, une proportion d’oxigène,

5, et une proportion de potassium , 87, 5; nombie, 70, 5; avec l’addition d’une proportion d’hydrogène , ce serait de l’hydroprussure , dont le nombre est 71 , 5. Lorsque de l’hydroprussure à oxide fort est traité au feu, sa proportion d’hydrogène se sépare, et de l’oxiprussure est régénéré. L’oxide est-

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il faible, riiydrogène, au lieu de sc^séparer, se combine avec la proportion d’oxigène, 7, 5, de l’oxide, forme une proportion d’eau, 8, 5, et l’hydroprussure devient du prussure à métal réduit.

Les prussures a métaux forts et réduits, en se transformant par l’eau en hydroprussures, ne font, comme les sulfures aux mêmes métaux, que partager les élémens d’une proportion de ce liquide entre leur radical et leur métal , le premier prenant l’hydrogène et le second , l’oxigène. Il sera dit plus bas comment se fait ce partage, dans lequel de l’acide carbonique et de l’ammoniaque sont formés à côté de l’hydrogène prussure.

On ne perdra pas de vue que le radical prussique, dans ses rapports avec les oxides et les métaux, lesquels rapports s’établissent entre l’acide scc et la base salifiable , consiste en proportions égales d azote et de carbone; mais dans le rapport de ses élémens avec I oxigène , en une proportion d’azote et deux proportions de carbone.

Le prussure de potassium est formé d’une proportion de radical prussique , aô, 5, et d’une proportion de potassium ^Z'-j ^ 5; celui de mercure, d’une pi’opoition du meme radical et d’une demie proportion de mercure, p5; ce qui prouve que ce prussure est dans le rappo'rt de l’oxide de son métal.

Dans les prussures à métaux réduits, quelle que soit la nature de ceux-ci, le radical prussique adhère à une proportion de l’hydrogène du métal, et peut, dans cette adhérence et sans se séparer de cet hydrogène, etre substitué, soit par une proportion d’eau, comme nous venons de le voir, soit par une proportion d acide muriatique ou par une proportion d’hy-

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drogène sulfuré, lesquelles, près du métal soustrait dans une proportion d’hydrogène, prennent la place d’une proportion d’hydrogène prussuréi

Lorsque par l’eau, des oxiprussures sont décomposés, la même chose a lieu que dans les oxisulfures ; l’eau qui ne peut déplacer de l’hydrogène d’avec le métal, ce principe s’y trouvant oxidé, le déplace d’avec la moitié du carbone , qu’il transforme en acide carbonique; un quart de cet hydrogène reste uni à la moitié du radical prussique pour former de l’hydrogène prussuré, et les trois autres quarts dp même principe se combinent avec la moitié de l’azote, séparée d’avec le carbone, pour former de l’ammoniaque; en proportions numériques, une proportion, i3, 5, d’azote et deux proportions, 12, de carbone, formant le radical prussique, 25, 5, qui , par deux proportions d’eau, 17, (1 5 d’oxigène et 2 d’hydrogène), sont décomposées en une demie proportion, 12,75, de radical prussique, se retirant avec une demie proportion d’hydrogène sous forme d’hydrogène prussuré, i3, ^5, et la proportion restante, 6, de carbone, avec la totalité, consistant en deux proportions, i5, d’oxigène, forme une proportion, 21, d’acide carbonique , la proportion et demie d’hydrogène , i , 5 convertissant en une demie proportion d’ammoniaque, 8, 25 , la demie proportion, 6, y 5* d’azote séparée d’avec le carbone dans la demie proportion de radical prussique : ici, on ne pensera pas que l’alcali est réduit pour former d’avance l’acide carbonique, comme on pense qu’il l’est dans les sulfures pour former d’avance l’acide sulfurique.

Les oxiprussures dissous se trouvent, sans doute, dès le principe, des carbonato-liydroprussures , et

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n’auendent pas pour les devenir que des acides les décomposent. Ils seraient en cela trop différents des oxisulfures dissous, avec lesquels ils ont d’ailleurs les plus grands rapports. C’est sous la forme de souscarbonate de potasse et d ammoniaque, uni à delliydroprussure de potasse, qu’ils se trouvent dans cette solution, d’avec laquelle les acides séparent les deux saliAans , les deux salifies restans avec eux en engagement. Une demie proportion de potasse et une demie proportion d’ammoniaque, saturés en souscarbonate par une proportion d’acide carbonique, d’un coté, et une demie proportion de potasse saturée par une demie proportion d’hydrogène pi’ussuré, de 1 autre coté, forment le sel dissous. L’alcali colorant de Prusse , qui est de l’oxiprussure , éprouve ce changement de composition par son contact avec l’eau. Dans la maniéré de voir contraire, il faudrait aussi dire que l’hydrogène sulfuré ne se forme qu’au moment où les sulfures dissous sont décomposés par les acides; mais, ni les uns , ni les autres ne sont solubles à l’état non hydrogéné.

Si l’on n’admeitait l’existence des acides secs dans les combustibles acidifiables, on serait réduit, pour expliquer comment le prussure de potassium réagit comme un alcali, de supposer que, par sa surcombinaison au carbone, il développé la qualité alcaline dans l’azote, et que c’est de l’ammoniaque formée par deux proportions de carbone et une proportion de potassium, égal à trois proportions des deux, au lien de l’être par trois proportions de l’hydrogène seul, qui est produite. Le soushydroprussure de mercure est également alcalin ; celui-ci consiste en deux proportions d’oxide de mercure, 2o5, et en une propor-

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tion d’hydrogène prussuré , ^5 , 5; nombre 23, 5.

L’hydroprussure d’ammoniaque doit consister en proportions égales de ses constituans, 16, 5 d’ammoniaque avec 26, 5 d’hydrogène prussuré égal, à 43.

Le sulfuroprussure hydrogéné se compose d’une proportion d’hydrogène prussuré, 26, 5, avec deux proportions de soufre; nombre 41, 5, qui se combinant avec une proportion d’un oxide, supposons de baryte, 72 , 5 , et une proportion d’eau , 8 , 5, forme du sulfuroprussure hydrogéné de baryte.

Le soufre est ici sursulfurant pour les hydroprussures

comme serait surprussurant une nouvelle proportion' de radical prussique, et comme, dans les composés dits prussiates de fer et d’alcali, est surferrurante une proportion d’oxidule de fer. Porrelt pense que dans le sulfuroprussure hydrogéné libre, il se trouve six proportions de soufre , 45 , avec une proportion d hydrogène prussuré, 26, 5; si cela était, ce corps contiendrait les élémens de beaucoup d’antres corps-

Le composé qui résulte de la combinaison entre une mesure de radical prussique et une mesure et demie d’hydrogène, existe par une proportion et demie de soufre, 22 , 5 , une proportion de radical prussique, 25, 5, et deux et demie proportions d’hydrogène, 2, 5; nombre, 5o, 5. Il a, par conséquent, trois proportions de soufre de moins et une proportion et demie d’hydrogène de plus que le composé de Porrelt , lequel avec deux proportions d’oxide serait résous en une proportion de hypersnrsulfure et en une proportion d’hydroprussure; et s’il est vrai que dans la formation de ses sels, le composé de Poprett prend ces deux proportions d’oxide, alors on peut le considérer comme

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consistant en proportions égales d’iiypersursulfure et d’hydrosulfure.

Proportions égales de radical prussique et de chlore forment Je radical prussique chloruré, aS, 5 de radical et 3a de chlore, 12 de carbone, i3, 5 d’azote^ 7, 5 d’oxigène et 24, 5 d’acide muriatique sec s’unissant ensemble. Lorsque les sels de cet acide sont décomposés par d’autres acides, trois proportions jl’eau, 25, 5, se substituent à trois proportions d’hydrogène des deux proportions de carbone, lesquelles , restans adhérentes à l’azote, forment une proportion d’ammoniaque, tandis que l’eau avec une proportion et demie d’acide carbonique sec forme une proportion et demie d’acide carbonique ordinaire; une quatrième proportion d’eau se substitue à l’oxigène du chlore pour former une proportion, 33, d’acide muriatique , lequel oxigene , avec la demie proportion restante de carbone , forme également une demie proportion d’acide carbonique; produit total, deux proj)oi lions, 42, d acide carbonique, une proportion, 16, 5, d’ammoniaque, pouvant avec l’acide se saturer en neutre, et une proportion, 33 , d’acide muriati-

que , pouvant de même par l’ammoniaque être saturée en neutre; et cet acide l’est lorsc[ue l’acide décomposant est assez fort pour le disputer à l’alcali du sel. .

On connaît encore peu les sels du radical prussique suroxigéné, lequel , d’après Doebereiner, résulte d une proportion de radical prussique avec cinq proportions d’oxigène, 25, 5 et 37, 5, ensemble 63. Comme 20, 5 de radical prussique contiennent une proportion d azote, si les cinq proportions d’oxigène étaient unies à ce combustible, il en résulterait de l’acide ni-

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trique, lequel acide, étant engagé avec les deux proportions de carbone , formerait un sel que cinq proportions d’oxide de mercure convertiraient en une proportion de nitrate , et en deux proportions d’acide carbonique capables seulement de saturer comme une proportion, et qui, par conséquent, avec une proportion du même oxide de mercure, formerait le carbonate de Driessen, quatre proportions de métal se réduisant. Les sels, à base d’alcali fixe, de ce composé détonnent avec violence par la chaleur et par le choc. On peut aussi en transportant fictivement deux proportions d’oxigène sur deux proportions de carbone, considérer l’amer de Welther comme consistant en une proportion d’acide nitreux, i3, 5 d’azote et 22 , 5 d’oxigène, et en deux proportions d’oxide de carbone, 27. Si ce corps était ainsi composé, parties égales d’oxigène dans les acides secs, nitrique et carbonique, seraient encore en rapport, comme elles le sont dans le radical prussique.

Lorsqu’on considère les prussures hydrogénés et les hydroprussures non solubles, comme étant unis dans leurs élémens de l’eau, alors ces corps deviennent des prussures hydratés à métaux réduits. Il n’est pas bien concevable comment des corps sans oxigène pourraient être surcombinés d’eau. Le bleu de Prusse est un composé de proportions égales d'hydi’oprussure de fer à oxidule et d’oxide du même métal, dans lequel l’oxide remplace l’alcali du sel hydroprussurique : il devrait, dans l’hypothèse de son hydratation, consister en une proportion de prussure de fer réduit et une proportion d’oxide du même métal, 2 5, 5 de radical prussique, 25 de fer réduit, et 20 ou 40 de fer oxidé, avec une proportion d’eau. L’osigène,

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est, dans peu d’oxides, assez pourvu de calorique pour former de l’eau, et ce n’est que par le concours du feu que cette formation peut avoir lieu.

L’expérience où, à froid, l’hydrogène prussuré, en mélange avec de l’hydrogène simple, est réputé réduire, par son hydrogène propre, l’oxide de mercure, ne prouve pas cette réduction : elle est plutôt faite par l’hydrogène simple; et comme un métal réduit ne saurait avec de l’hydrogène prussuré, ni avec aucun autre développement d’acide, entrer en combinaison, le mercure, favorisé par le calorique qui se dégage, et luimême divisé et disposé à l’engagement par sa sortie actuelle de combinaison, peut déplacer l’hydrogène d’avec le radical prusslque et s’engager avec ce radical en prussuré à métal réduit. Les élémens de l’eau dans les proportions de ce liquide, se trouvent dans ces composés, mais ils ne sont pas unis. La plupart des oxides forts se substituent, avec le secours de la chaleur, à l’hydrogène du radical prussique. Dans toute combinaison, on remarque un acheminement vers une autre combinaison, et les rapports s’établissent comme si la première combinaison avait pour objet la seconde; et, s’il y a des élémens pour unetroisième, comme si la seconde avait cette troisième pour objet.

On peut se permettre de croire que le prussiate de mercure est constitué tel que jusqu’ici on l’a prétendu. Que voit-on dans son desséchemént au feu, avant sa décomposition, si ce n’est l’hydrogène de l’hydrogène prussuré, qui s’unit à l’oxigène de l’oxide , et le métal qui se libère à mesure que le radical prussique le quitte? Cette vue explique mieux comment l’acide muriatique en dégage de l’hydrogène prussuré, et

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comment le fer, disposé par le concours d’un acide le résout en mercure réduit et en hydrogène prussuré;’ et cela rend aussi mieux raison de sa solubilité dans 1 eau et de sa cristallisabilité. La potasse s'y unit comme a 1 hydroprussure de fer à oxidule; une proportion de mercure, g5, avec une proportion d’oxigène, 7, 5, et une proportion d’hydrogène prussuré, 26, 5, doivent le composer; nombre 12g.

Si, comme on le pense , le prussuré de mercure était anoxideux en se surcombinant d’oxide pour devenir alcalin, ce serait à oxidule qu’il deviendrait, sel qui n’a point d’existence puisque les sels mercuriels a oxidule que , par de l’hydrogène prussuré ou par un hydroprussure, on décompose, au Heu de procurer ce sel, procurent celui à oxide et donnent du mercure réduit. Si c’était vraiment à oxidule que se forme le prussuré auquel on ajoute de l’oxide, ce serait une marche inverse que suivrait ce procédé, car c’est toujours du mercure réduit libre qu’on ajoute à du mercure oxidé engagé, quand on veut se procurer un sel à sousoxide de ce métal, tandis qu’ici ce serait du meicure oxide libre qu’on ajouterait à du mercure réduit engagé : et c’est , dans tous les cas, un fait déjà singulier que cette possibilité d’adjonction immédiate d un oxide a un sel, mais qui a son analogue dans 1 adjonction de l’oxide de mercure au muriate anoxideux du même métal, d’où résulte du mercure doux. Si le prussuré de mercure n’était pas à oxide, le muriate d’étain à oxidule et l’hydrogène sulfuré seraient-ils si prompts à le décomposer en prussuré detain, le premier, et en hvdrogène sulfoprussuré , le second , du mercure étant réduit par les deux?

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