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Que l’acide muriatique, et pas les autres acides,^ sépare l’hydrogène prussuré d’avec le mercure, celJ peut dépendre de. ce que, dans ce sel, les principes de l’eau sont trop prêts à être unis on eau pour qu’un acide puisse saisir l’oxide avant que cette union s’effectue; et comme avec le méial.réduit les acides ne peuvent se combiner, ils ne peuvent décomposer le prussuré réduit. D’ailleurs, l’affinité de l’hydrogène prussuré avec l’oxide de mercure est très-forte, et si forte , que l’hydroprussure de ce métal et de fer se produit par lui-mème de ses élémens. On doit donc croire que l’eau qui, au feu, se dégage d’avec le composé prussique de mercure anhydre, provient de 1 hydrogéné de l’acide et de l’oxigène de l’oxide et que ce n’est qu’après avoir subi cette décomposition que le prussuré de mercure , consistant en radical prussique et mercure réduit, est formé.
Dmt-on , dans le sel triple prussique de potasse et de fer, consulérer tout l’hydrogène prussuré comme étant um au fer et formant avec ce métal, un acide plus développé, ou est-ce de l'hydroprussure d’alcali prenant eu adjonction de l'oxidulc de ce métal? Une proporuon d’oxidnle de fer, 3a, 5, et une pr„i portton dhydrogène prussuré, u6, 5, semblent constituer le composé avec lequel se sature une uro portion d’alcah pour former le sel triple , ou une
rur:";, weu d:
russe. L liydro-prussure de potasse et de fer res semble beaucoup à l’iiydrosulfure sulfuré de potasse
. . ma. étant par de l’oxidule de fer ce que ceui-ci es. par du soufre; et le soufre fait pour les Ityaroprussures ce que fai, pour eux le même oxidiile
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de fer. On ne sait pas très-bien ce que ferait le radical prussique. L’amidon prend près de l’hydroprus— sure de fer à oxidule, la place de l’oxide de fer, et sans doute que beaucoup d’autres corps pourraient , au bleu de Prusse, faire subir la même décomposition.
L’hydroprussure d’ammoniaque et de fer, lequell est sous forme cristalline, n’a besoin que d’être échauffé, pour se partager en hydroprussure d’ammoniaque,, qui se dissipe, et en hydroprussure de fer à oxidule,, qui reste ; rien ne contrôle mieux l’analyse des hydroprussures d’alcali et de métaux, et de l’hydroferroprussure à oxide de fer, lequel est le bleu de Prusse.. Dans la formation de l’hydroprussure de potasse et de fer, une proportion d’alcali caustique enlève à une proportion de bleu de Prusse une proportion d’hydrogênee prussuré et coengage une proportion d’oxidule de fer., une proportion d’oxide de ce métal sortant de combinaison ; et le changement se fait comme si une pro^ portion d’alcali prenait la place de la proportion d< cet oxide : en précipitant par ces sels, des sels de fer à oxide, cet oxide prend de nouveau la place de 1 alcali, et le bleu de Prusse est régénéré.
Le radical formant l’hydrogène ferroprussuré est d( riiydroprussure de fer : une proportion d’hydrogènç, prussuré, 26, 5, et une proportion d’oxidule de fer,, 32, 5, paraissent former ce composé, qu’il suffit dé-chauffer pour en séparer la moitié de l’hydrogene prus:r suré et le conduire à l’état de soushydroprussure blanc Réagit-on sur ce soushydroprussure, tandis qu’il esM encore blanc, par le moyen du soushydroprussure de' potasse directement composé, ce sel le prend en sui'-combinaison, et le sel triple est de nouveau produit.'.
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On voit que l’iiydrogène prussuré préfère les oxides faibles aux oxides forts, l’oxidule de fer , aux alcalis l’amidon , à l’oxide de fer , les oxides de mercure et d’argent, à tous les antres oxides : c’est qu’il sature plutôt en qualité de combustible qu’en qualité de comburant; et s’il fallait nommer rigoureusement l’hydroprussure de mercure et autres composés semblables , ce serait mercuride, etc. , d’hydrogène prussuré que devrait etre leur nom, car ce n’est certainement pas le rôle de salifié mais bien celui de salifiant que l’oxide du métal joue dans ces sels; et si cela n’était pas, les oxides de mercure et d’argent enleveraient-ils l’hydrogène prussuré, non-seulement au fer, mais aux alcalis ?
Lorsqu’à une proportion, 102, d’hydroferro-prussure de potasse on ajoute une proportion d’acide si c’est de l’acide sulfurique, 37, 5, et si c’est de l’acide muriatique, 33, et qu’on échauffe , de l’hydrogène prussuré se volatilise, cl il se dépose du soushydroprussure de fer à oxidule. Pourquoi l’acide n’enlèvet-il que la potasse et non l’oxidule de fer à l’hydrogene prussuré.? La cause en est simple : c’est que la potasse y est engagée comme oxide et en déplacement de calorique, et le fer comme acide et déplacé dans le meme agent, par où celui-ci devient inapte à s’engager comme oxide, hors avec son oxide ou avec d’autres oxides moins forts que lui. L’hydrogène prussuré en passant du fer à l’alcali reprend son caractère d’acide, lequel d’ailleurs est si faible que même l’acide cai onique peut le déplacer jusqu’à l’état de sousse!
avec scs sels complets , ce qui le fixe en neutralité et fixe egalement ainsi. ,e carbona.e, en vertu de la double comlur a, son : et cest aussi pour sc fixer nue
liydroprussures neutres s’adjoignent de l’oxidule.
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de fer et du soufre, l’iiydrosulfure de fer à oxidule, dl( l’oxide, de l’amidon, etc.
L’hydrogène prussuré se proportionne pc»ut-être dif' féremment avec les oxides actifs qu’avec les oxide.; passifs, et cette circonstance d’un radical combustibliv qui s’engage, tantôt comme acide et tantôt commet; oxide, peut conduire à une détermination exacte do la quantité d’oxigène avec laquelle un acide sec dh combustible acidifiable, autre que l’azote, de qui celij est connu, se met en rapport avec l’oxigène des oxisdes pour former des sels; car, en agissant comme oxide , c’est toujours par une i3roportion donnée et connuts d’oxigène qu’il se met en relation.
Les liydroprussures doivent pouvoir se former en bydroprussures prussurés, soit par l’adjonction de ra-tdical prusslque, soit par la combustion, à l’air, d’umc partie de leur hydrogène; l’existence de pareils com posés , lesquels seraient analogues aux liydrosulfurei ; sulfurés, expliquerait seule comment l’oxigénation com. plète des bydroprussures donne un excès d’acide carbonique à la neutralisation de leurs alcalis.
Aboyons ce que dit pour éclaircir la doctrine dei: proportions déterminées, la formation d’un sel à acidh de comburant, et prenons, cette fois, pour exemple lil< muriate d’étain. Une proportion d’acide muriatique 33, est traitée avec une proportion, 55, d’étain : un proportion d’hydrogène se dégage, et une proportion 88, de muriate à oxidule est produite; laisse-t-on 1 muriate en provenu en contact avec l’air , une nou velle proportion d’oxigène se joint au sel : il se forra i deux proportions de muriate à oxide dont une devien surcombinée; 27, 5 de métal avec 7, 5 d’oxigène ei union avec 24, 5 d’acide sec, et autant de métal e
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d’oxigène en surcomblnaison : alors le sel est insoluf, ble; une proportion d ’oxidule, en prenant une seconde proportion d’oxigène, s’esl formée en deux proportions d oxide. Ajoute-t-on une seconde proportion d’acide nuriatique, une proportion d’eau se dépose et deux îroportions de muriate à oxide sont produites; une ; )roportion de ce muriate, en se combinant avec'trois proportions d’eau, s’hydrate et se cristallise.
Ajoute-t-on au muriate à oxidule avant qu’il ait pris de l’oxigène, une nouvelle proportion de chlore j 1 sera de même converti en deux proportions de mulate à oxide- et si le sel est sec, une inflammation ura heu; et il s’enflammera de même s’il est échauffé n contact avec l’air; et telle est l’affinité de ce sel
our se mettre à oxide, que pour le devenir il pousse ^ors de combinaison la moitié de son métal, lequel ors se cristallise, et qu’il enlève l’oxigène aux corps lescpiels il est très-fortement retenu.
En interprétant ces effets dans l’esprit de la nouvelle octrine du chlore, on doit dire que l’étain enlève ce Pmburant à l’hydrogène, ou qu’il décompose l’eauon ne peut dire que le premier, lorsque c’est avec î 1 acide muriatique gazeux qu’on fait la dissolution ^urquoi le muriate à oxidule ne continue-t-il pas enlever du chlore à l’hydrogène jusqu’à ce qu’il en saturé et qu’il soit devenu ce que nous appelons XI e, ui qui, pour se constituer ainsi, a tant de -voir sur l’oxigène .P C’est que le chlore n’est pas leve et que l’eau n’eal pas décomposée ; mais que .qmde, qui est daus le gaz acide muriatique, ne ti ns, que nous l’avous déjà dit, se subs, i.L qu’a é p.emiere proportion d’hydrogène, e, que la sepropoihon du même principe doit être oxidée
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par l’oxigène; et cela est si vrai qu’au milieu de U eide, le murlate à oxidule peut bien enlever l’oxigè à la moitié de sa base, mais pas à l’acide ni à l’ec . c’est pendant la cristallisation d’une partie du sel q; cet effet est déterminé pour une autre partie. On p< concevoir que l’acide gazeux, dans lequel l’eau ne p<t se séparer de l’acide sec qu’ après que celui-ci est esi gagé avec un oxide, se substitue, sans se décomp' ser, à l’hydrogène du métal. C’est ce qu’on peut p« ser de plus raisonnable de cet effet. D’après la mé i théorie, le sousmuriate d’étain est du chlore combji avec du métal réduit et surcombiné d’oxide.
Le muriate d’étain se forme très-souvent à oxidu oxide J on distingue ce sel par son caractère d’être décoraposable par l’eau et de donner, par sa prt' pitation à l’aide de l’oxide de zinc, un oxide que» acides ont de la peine à dissoudre, mais qui est sèment dissous par les alcalis.
L’iodate sec d’étain est complètement enlevé di; son acide sec par l’eau, et se partage en gaz de» acide et en hydrate d’oxide. Une proportion, 8, d’eau se met, près d’une proportion, iio, d’at iodique sec, à la place d’une proportion, 35, d’o>\ d’étain.
Les seconds murlates ou muriates à oxides se so composent presque tous, au feu, en une demie j portion de chlore et une demie proportion de prer i muriate ou muriate à oxidule. Une demie propor d’acide sec, 12 , 25 , et une demie proportion d’oxig. 3, 75, s’unissent ensemble et se retirent.
Les fluates anhydres sont composés d’une proj tion ,11, d’acide fluorique sec avec une propor li'oxide; 27, 5, de chaux, si c’est le fluate de c
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terre, ce qui représente 17, 5, de fluoré hypothétiquement admis, avec 20 àt calcium; 55 d’acide borique anhydre enlèvent, au feu, les ii d’acide fluorique aux 27, 5 de chaux et forment 66 d’acide borico-fluorique; une proportion de métal réduit opère le même enlèvement.
Nous dirons aussi quelque chose de la combinaison des acides oxigénés et suroxigénés avec les oxides. On a vu que le chloi’C n’a d’existence saline que dissoute; ainsi, ses engagemens avec les oxides ue sont proprement pas des sels; l’euchlore n’a pas même des engagemens constatés avec les oxides, mais les acides muriatique hyposuroxigéné , suroxigéné et hypersuroxigéné en ont qui sont bien connus. Quel que soit l’état d’oxigénation des acides dans ces sels, c’est toujours une proportion d’acide muriatique sec qui entre en saturation avec une proportion d’oxide, de même qu’une proportion de soufre réduit et une proportion du même combustible sousacldifié ou acidifié, soushydrogéné ou hydrogéné, se satui'e toujours par une proportion d’oxide, de manière à ce qu’en définitif, par la désoxigénation ou la déshydrogénation, une proportion de sulfure soit produite, et par l’oxigénation complète, une proportion de sulfate; et l’azote, quelle que soit sa combinaison avec de l’oxigène, sature toujours , par une proportion de son acide sec, une proportion d’oxide; c’est pour cela que des muriates suroxigénés, étant désoxigénés par le feu ou par des combustibles, restent des muriates neutres, composés d’une proportion d’acide avec une proportion d’oxide. L’acide muriatique soushydrogéné se combine avec les oxides, et il en résulte des sels dont la moitié peut être considérée comme du muriatc hydraté, et l’autre moitié, comme du rauriale oxi-
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gêné; 32, 5 de cet acide avec 45 d’oxide de pota sium forment ce sel, lequel, en perdant, à un fo îeu, son oxigène et son eau, devient du muriate secomposé alors de 24 , 5 seulement d’acide- avec 4 d oxide. Le muriate hyposuroxigéné de potasse a co derniers élémens surcombinés de quatre proportions! ^o, doxigene; le muriate suroxigéné aussi les même elemens,et six proportions, 45, d’oxigène; et le muriat bypersuroxigéné a deux proportions, i5, d’oxigène é plus. Comme les acides suroxigéné et hypersuroxigén. ne peuvent se maintenir en composition ni, par consé quent, se former , sans qu’une proportion d’eau fix\ leurs élémens , lorsqu’un muriate sur-ou hypersuroxi géné-se forme de ses coiïiposans prochains, une pri 1 portion d oxide se substitue à une proportion d’eau: et le muriate est encore sec : ceux qui conçoivent quj les acides de ces sels consistent en chlore rendu acid par de 1 hydrogène, doivent dire que cette eau résuit de la combinaison de l’oxîgène de l’oxide avec Thp drogène de 1 acide, et que le chlore oxlgéné se comi. bine avec le métal réduit : dans cette vue, l’acide sur oxigéné aurait pour élémens, une proportion, 24, 5) d’acide muriatique sec, sept proportions, 5a , 5, d’oxi gène, et une proportion, i, d’hydrogène; et l’acidr muriatique bypersuroxigéné aurait les mêmes corpiv avec deux proportions, i5, d’oxigène de plus; non ■ verrons à l’article des acides organisés, comment, ei ' transportant, en idée, les principes de ces corps de.; uns aux autres, on peut en faire toutes sortes décomposés; c’est ici le même cas.
L’acide iodique suroxigéné forme des sels comme l’acid'e muriatique suroxigéné; mais cet acide exislan ; sans eau, son hydrogène ne peut être réputé réduire
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les oxides, nï Itii-méme s’unir aux métaux réduits à moins de transporter la proportion d’oxigène du métal à l’acide et de la joindre aux cinq proportions du même principe dont il est déjà surcombiné, ce qui serait une proportion d’iode , six proportions d’oxigène et une proportion de métal réduit.
Dans ce sens, lorsqu’on veut unir de l’acidc muriatique suroxigéné à un métal réduit, et tel que serait le zinc, on peut supposer que l’eau d’une proportion • d’acide se substitue à une proportion de l’hydrogèno du métal, et que cet hydrogène, lequel ne se dégage pas, recompose de 1 eau avec une des proportions de l’oxigène surcombiné; il reste alors de l’acide soustrait dans une pi’oportion d’oxigène, ou avec cinq proportions de ce principe et avec une proportion de plus que pour former l’acide byposuroxigéné lequel n’a que quatre proportions d’oxigène. Cet acide, n’ayant pas de sel connu de zinc, une partie de l’oxide doit se constituer en muriate simple pour que l’autre partie, avec six proportions d’oxigène, puisse encore former du muriate suroxigéné. Si l’hydrogène n’était point
retenu, le méul entier serait constitué en muriate suroxigéné de zinc.
On peut supposer cette constitution à tous les corps qui contiennent de l’eau fortement combinée et qui soit essentielle à leur composition; et les oxides solubles , qui retiennent l’eau jusqu’à son déplacement par d’autres corps , peuvent être supposés des seconds 0x1 es alcahfies par l'hydrogène, une proportion de métal étant combinée avec deux proportions d’oxigèneet une proportion d’hydrogène de plus formerait les ly rates de potasse, de soude et de baryte; et les premiers comme les seconds oxides de ces corps, ne de-
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t^iendralent des alcalis ou des terres alcalines que par l’hydrogène, tout comme devient alcali, l’azote, avec néanmoins plus d’hydrogène.. Cette vue peut, au reste,, s’appuyer sur ce qu’une proportion du premier suroxide de ces corps, lequel serait ainsi le second oxide,, en y ajoutant une proportion d’hydrogène, devient alcali : seulement les hydrates d’oxides solubles qui, au feu, se défont de leur eau, dérangeraient un peuj ces spéculations. Ici, un acide, en se combinant avec, un second oxide alcalifié par l’hydrogène, ne s’engagelait pas encore avec un métal réduit, comme devraient' le faire les acides suroxigénés, mais avec un métal au> premier degré d’oxidation ; il ne ferait qu’échangerr contre un acide, son second oxigène et sou hydrogène , lesquels alors se réuniraient en eau.
De même, de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique, assures dans leur existence liquide, et proprement d’acide, par une proportion d’eau en raison d’une> proportion de vapeur sulfurique et de vapeur nitrique , seraient des hydracides ou des suroxides de soufre et d’azote, acidifiés par de l’hydrogène; et l’acide sulfurique, au lieu de se composer d’une proportion,. i5, de soufre avec trois proportions, 22, 5, d’oxigène,, se composerait d’une proportion de ce radical avec quatre proportions, 3o, d’oxigène; et l’acide nitrique se composerait d’une proportion, i3, 5, d’azote avec six proportions, 45, d’oxigène, formant des quatrièmes et des sixièmes oxides, auxquels une proportion, I, d’hydrogène devrait se joindre pour les acidifier. Des oxides, en prenant la place de la dernière proportion d’oxigène et de la proportion d’hydrogène, sépareraient ceux-ci sous la forme d’eau, et s’uniraient au troisième oxide de soufre et au cinquième oxide
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d’azote, et seraient ainsi dispensés d’éteindre l’acidité, puisque celle-ci n’existerait plus après la retraite de l’hydrogène avec la dernière proportion d’oxigène De I liydiogene sulfure, compose dune jîroporlion i5, de soufre et d’une proportion, i, d’hydrogène^ recevant quatre proportions, 3o, d’oxigène, formerait précisément de 1 acide sulfurique, constitué comme cidessusj mais une proportion d’ammoniaque ne pourrait former de 1 acide nitrique avec moins de huit proportions d’oxigène, et alors il y aurait en excès deux proportions d’eau.
Cependant le chlore et l’iode devraient bien encore alors être des oxides et aussi le soufre, puisque l’hydrogène les acidifie, et ce que l’on appelle acide chlolique et acide oxichlorique, ou acide muriatique suroxigéné et acide muriatique hyper-suroxigéné, seraient ■ des cinquième et septième oxides de chlore et cinquième oxide d’iode, que, sur une proportion de leur substance, (69, 5, et 84, 5, pour le chlore, et i55 pour l’iode), une proportion d'hydrogène, i, acidifierait; 24, 5 d’acide muriatique scc, et 52, 5; puis 67, 5 d’oxigène et no d’acide iodique sec et 5a, 5 doxigène, et avec tous, i d’hydrogène; et une proportion d’oxide, en prenant la place de la proportion d’hydrogène se retirant avec une proportion d’oxigène, formerait des combinaisons avec les cinquièmes et le septième oxides des mêmes radicaux, lesquels seraient les chlorates, iodates, et oxichlorates (muriates et iodates suroxigéné et hyper-suroxigéné ). Par sixième, uitiemc, etc., oxides, nous entendons leur combinaison avec une sixième, huitième, etc. , proportion d’oxig ene, sans nous soucier si les oxides inférieurs à ces nombres existent ou non. TJne propoilioii d’hydro-
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gènes chlorés on iodé ( acides muriatique et iodique ) , qui poiirraient s’adjoindre , le premier, six et huit, et le second, six proportions d’oxigène, se convertiraient en acides muriatique suroxigéné et hyper-suroxigéné et en acide iodique suroxigéné , hydratés par proportion égale d’eau.
II y a toutefois cette différence entre l’hydrogénation alcaline et celle acide, que la première demande, pour se former, autant des proportions d’hydrogène qu’il y a des proportions de suroxigéné, et que la seconde, quelles que soient les proportions de ce dernier, se contente d’une pi’oportion du premier; c’*est ainsi que les seconds suroxides des métaux à oxides alcalifiahles demandent deux proportions d’hydrogène pour rendre amovible une proportion d’eau, et que l’azote demande trois proportions d’hydrogène sans rendre amovible aucune partie d’eau; ce qui devrait alors faire supposer que ce l’adical a trois degrés de suroxidation dont il retiendrait toute l’eau.
C’est à la faveur d’un raisonnement analogue et des interprétations doubles auxquelles se prêtent la plupart des phénomènes en chimie , qu’est parvenue à s’établir la théorie du chlore ; et à l’aide des mêmes moyens, on peut encore soutenir la doctrine du phlogistique, l’hypothèse de la nature simple de l’eau, et attribuer à l’hydrogène beaucoup d’effets qui doivent être attribués à l’eau.
On doit penser que c’est avec le chlore et liode“ que se combine l’hydrogène lorsqu’il acidifie le sixième et le huitième oxides du premier de ces radicaux, et le sixième du second, car il n’y a que les acides à comburans qui sont censés pouvoir réduire les oxides en vertu de leur affinité avec le métal jointe à l’affi-
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mtéde leur hydrogène avec l’oxîgéne de J’oxide; et les munates sur-et-hypersuroxlgénés seraient des chlorures surcombinés d’oxigène , et les acides de ces sels des acides muriatique et iodique ordinaires avec la meme surcombinaison.
En continuant de raisonner ainsi, l’acide oxalique serait de l'acide carbonique bydrogénd par rbydrogène; en transférant la proiiortion d’oxigène d’une proportion d’eau sur une proportion d’acide carboneux composée d’une proportion d’acide carbonique et d’une proportion d’oxide do carbone, on composerait deux proportions d’acide carbonique, saturant comme une proportion; et en surcombinant à cet acide la proporton ly rogene de l’eau, on aurait une proportion d acide oxalique effleuri, lequel, avec deux proporttons dcau d’hydratation, constituerai, les cristaul de cet aede; et des métaux forts prenant la place de l’I.ylogene, et celui-ci se retirant avec une proportion de 1 oxigene de l’acide carbonique, recomposerait de acide carbonenx, et le sel, au lieu d’être de l’oxa-
fl-'s lhvdr‘‘“ des tnélaux moins
lotts hydrogène, se retirant avec l’oxigène de l’oxide
P ace e cc ui de l’acide, laisserait un sel composé acide carbonique et de métal réduit, ou d’acide car oneux ox.gené et de pareil métal; et avec les oxides de métaux plus faibles, le même acide carbonique on
-.’îtone, ué de^arbone c?" ïb'driT*
5 doxtgenc formeraient précisément une propot-’ Kon, 7a, d hydrate crUtalIUé d’acide oxalique.
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Le même raisonnement peut s’appliquer à l’acide* acétique et à tous les autres acides organisés qui n’ont point d’existence indépendante de l’eau; et il ne saurait être réfuté, puisque les divers matériaux pour detels arrangemens de composition se trouvent réunis dans ces corps.
Dans ces mêmes vues, Kastner, d’après un système auquel il a déjà préludé dans ses premiers ouvrages,, pourrait dire que l’hydrogène se surcombine au métall et que le second oxigène s’engage avec celui-ci, devenu par là à double oxidalion. Ce subtil ebimistec précipite maintenant les métaux non réductibles aui feu, parles métaux réductibles surcombinés d’hydrogène et, par là, augmentés dans leur énergie; et lorsqu’un métal est réduit, ne peut-on pas dire que som oxide consistant en un radical quelconque et en eauj, l’hydrogène de ce liquide reste avec le radical et que l’oxigène le quitte ? Dans tous ces dires , les consé- quenees changent, mais les faits ne sont pas altérés.
Si l’on considère le chlore et l’iode comme des ra-;dicaux oxidés à un premier degré, alors 1 hydrogène serait de même l’agent qui les acidifie; et une pro^portion de ce pinncipe, en se retirant avec une pro portion d’eau pour faire place à une proportion d’oxide" ou en se retirant sans oxigène pour faire place à une proportion de métal , laisserait ces radicaux s engage] en sels. Le chlore et l’iode ne sont pas acides, leurs; sels ne le sont pas, et leur acidité dépendrait ains i de leur association à de l’hydrogène ou de leur combinaison avec plus d’oxigène.
Nous avons dit depuis très -long -temps qu’il es i possible de concevoir que l’hydrogène que l’on ajout.; au chlore achève la composition du combustible acidi
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fiable de cel acide, lequel combuslible serait alors acidifié par l’oxigène préexistant dans le radical.
On pourrait dire que dans la combinaison entre un acide et un oxide , l’un et l’autre hydratés à l’épreuve du feu, l’oxigène de l’acide s’empare de l’bydrogènede l’oxide, et l’oxlgène de celui-ci, de l’hydrogène de l’autre, et que de cette décomposition réciproque résulte une double composition d’eau; mais il est beaucoup plus simple de supposer qu’il se fait un double déplacement de ce liquide.
Les muriates sont pour nous des sels sans eau; une proportion de l’eau propre de l’acide est échangée contre une proportion d’oxide, lequel, s’il est hydi’até, échange également une proportion d’eau contre la proportion d’acide; une proportion d’acide muriatique, 33, se combine avec une proportion, 53, 5, d’hydrate de potasse, et il sort d’engagement deux proportions, 17, d’eau; le sel séparé de l’eau pèse 69, 5. Dans la nouvelle manière de voir, c’est une combinaison entre deux corps simples; et l’eau, que nous attribuons à l’acide, provient de l’hydrogène de celui-ci avec l’oxigène de l’oxide; et lorsque ce sel est humecté par la même eau, on peut difficilement se soustraire à la conclusion que ce liquide se décompose et que son hydrogène retourne à l’acide et son oxigène au métal; et l’on ne peut pas s’y soustraire lorsque le sel se partage en soussel et en sursel. Les sousmuriales et les sousiodates sont des chlorures et des iodurcs combinés avec des oxides, dans lesquels le sel est cru faire fonction d’acide, ce que l’on a dû supposer pour ne pas dire que là, une moitié du métal est réduite et l’autre moitié, oxidée.
Je conviens ([u’oii peut dire qu’un chlorure, en so
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dissolvant dans Toau, ne eltange pas de composition, mats alors on présuppose que de la baryte, de la notasse etc lorsqu’on compose leurs mariâtes avec de ac.de e de lox.de, se réduisent dans l’agent le plus act.f de leur oxtdation. On dira que cette réduction dctcrm.nee par l’affinité concourante de l’hydrogene de 1 ac.de avec l’oxigènc de l’oxide; mais le chlore sans le secours de cette seconde affinité, doit produire le meme effet et, seul, se mettre à la place de l’oxigene, celm-ci restant en surcombinaison; à moins de se prévaloir de la supposée disposition de l’eau à se laisser décomposer et recomposer, son hydrogène alant a l’oxide enlever i’oxigène et son oxigène propre se surcombinant au chlorure produit,
Les sels ammoniacaux à acides decomburans, ainsi que nous l’avons déjà dit, ne se constituent pas à sec; xls paraissent avoir de commun avec plusieurs autres composés, que de l’eau ou un autre corps, oxide, acide ou sel , est obligé de lier leurs élémens. Quand l’eau remplit cette besogne, on peut concevoir que de l’acide, formé d’un combustible acidifiable et d’oxigène, sature l’alcali : l’hydrogène n’a, pour cela, qu’à adhérer inamoviblement au combustible de l’acide, et ne pas plus s’en séparer à l’état d’eau qu’à l’éta 1 réduit; alors les sels, ainsi formés, deviennent complètement assimilables aux sels à acides de combustibles, et, en effet, en saturant d’ammoniaque les acides muriatique, iodique et fluorique, on croirait que ces acides appartiennent à des radicaux combustibles, d’après le ca- . ractère detre insubstiluables dans leur eau, qui alors a totalement disparu. Ces sels ammoniacaux se surcombinent d’oxides dans leur muriates à oxides plus faibles que 1 ammoniaque, et meme dans ceux à oxides
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plus forts , et tels que celui de la chaux , qui est décomposé par cet alcali : dans les composés de cette nature, une proportion d’oxigène unie à une proportion de métal remplace, pour Je besoin d’hydratation du sel ammoniacal, une proportion d’oxigène unie à une propor^ion d’hydrogène. Les mêmes sels se surcombinent d’acides dans les acides dos deux classes qui sont unis entr’eux et dont on ne salure, par de l’ammoniaque, que celui à comburant ; flua te d’ammoniaque surcombiné d’acide borique, murlate du meme alcali surcombine d’acide carbonique 5 même murlate sxircombiné d’acide phosphorique. On a fait trop peu d’attention à ces deux derniers sels, dont 1 un, pour le besoin d hydratation du sel ammoniacal, retient en engagement l’acide carbonique, et dont 1 autre, pour le meme besoin, s’engage en opposition à ses affinités. On ne les a jusqu’ici examinés qxie dans leur état de double saturation. Dans cet état, ils offrent des exemples de sels ammoniacaux surcombinés d autres sels; du fluale d’ammoniaque est alors surcorabiné de borate du même alcali; du muriale d ammoniaque , de cai’bonale, de phosphate; et les sels ammoniacaux à acides de combustibles, qui sont à double base, sont tous dans ce cas avant l’addition de l’eau. Une proportion d’oxigène dans l’acide sec des acides et une demie ou une entière proportion dans le meme acide sec et dans l’oxide, remplissent, dans ces composés, les fondions d’une proportion d’eau. Les élémens de ces sels sont faciles à calculer dès 1 instant qu’on connaît les nombres des oxides cl des acide? qui concourent à leur composition. Berzelius suppose qu’il se forme de l’hypo-surrnuriate de potwsse ciistallisc, qu’il appelle symatl icillsjrligt hali y
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ou munte suroxidé de potasse, et dont le caractère est d être blanchissant; c’est d’après lui que nous avons placé cette combinaison parmi les sels. L’hypo-surmuriate qui cesse de blanchir , doit être converti en muriate simple et en muriate suroxigéné, son chlore étant alors entièrement désoxigéné. Berzelius n’est pas éloigné de croire que ce sel se forme à côté du muriate simple, et se forme presque seul dans les lessives d’alcali suffisamment affaiblies , et Doebereiner est de la meme opinion. Si l’acide de ce sel est le composé d une proportion de chlore avec une proportion d’acide muriatique suroxigéné, 7,5 et 87, 5, d’oxigène, ensemble, /,5, dont la moyenne est 22, 5 , ou trois proportions, 1 euchlore doit être celui de quatre proportions de chlore, 3o d’oxigène, et d’une proportion d acide muriatique suroxigéné, 45 du même principe: ensemble 75 , dont le cinquième est i5; ainsi, 24, 5 d’acide sec et i5 d’oxigène, ensemble 3q, 5, qui est le nombre de l’euchlore.
L’acide suroxigéné est dans tous les cas composé d’une proportion d’acide hyposuroxigéné et d’une proportion d’acide hypersuroxigéné , 22, 5 et 52 , 5 d’oxigène, ou ensemble 75, dont la moyenne est 37,
5 ou cinq proportions.
L’hypersurmuriate se forme à la manière des suroxides à métaux insolubles, par de l’oxigène qui ne peut, ni se gazifier, ni rester en combinaison; c’est du véritable suroxide de muriate suroxigéné; on peut aisément en séparer l’acide hypersuroxigéné au moyen de l’acide sulfurique; ce qui prouve que ses affinités sont plus faibles que celles de l’acide muriatique suroxigéné, et fait entrevoir que la meilleure méthode de le séparer serait par l’acide simplement suroxigéné;
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et cela explique comment les muriates suroxigénés à oxides faibles décomposent tous les sels à oxides forts; le muriate hypersuroxigéné ne produit pas le 'même effet.
Berzelius, qui, dans une proportion, 3a, de chlore, admet une proportion, y , 5, d’oxigène de suroxidulation {saltsyrani superoxiduï) et deux proportions, i5, d’oxigène d’acidification, avec une proportion, 9> 5, de combustible acidlfîable, doit considérer l’iiy-
persurmuriate de potasse comme composé , en dernière analyse, d’une proportion, Sy , 5, de potassium, d’une proportion, 9, 5, de combustible de l’acide muriatique et de onze proportions , 8a , 5, d’oxigène. En envisageant ainsi le radical de d’acide muriatique, on a moins d’espoir que jamais d’en opérer la réduction , car 1 hydrogène qui le forme en acide, ne devrait, dans ce cas, plus concourir à le constituer en combustible.
Jugeant l’acide muriatique d’après la manière dont il se proportionne avec les oxides , et analogiquement avec l’acide nitrique, nous avions pensé que dans a/,, 5 de sa substance, l’acide sec pouvait contenir 7, 5 doxigène. M. Berzelius y admet le double, ou i5, de ce principe et le fait appartenir en entier. à son combustible acidlfîable. Ainsi, pour cette réduction, 7, 5 déplus d’oxigène serait à enlever; loxigène du chlore serait d’abord à écarter, soit sous sa forme simple, soit sous la forme d’eau; et ensuite d’oxigène d’acidification à soustraire, imur que le radical soit réduit.
Lorsque deux corps possédant chacun, en conslituans amovibles, une proportion des deux principes de leau, s unissent, et que par leur union, une
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proportion d’eau se sépare , on peut toujours dire que c est actuellement que cette eau s’est formée^ cette faculté de dire a été appliquée aux acides muriatique et iodique se combinant avec les oxides, et même a l’acide fluorique se combinant avec les mêmes corps ; elle n’était applicable qu’à un sulfure ou un prussure à métal réduit qui , après avoir été partagé par l’eau en oxide, l’est par un nouvel oxide en sulfure ou prussure réduit de cet oxide, et en eau régénérée.
Une proportion de gaz acide muriatique, 33, ou de gaz acide iodique, ii8, 5, étant soustraite dans une proportion d’oxigène, 7, 5, donnerait, d’après nous, une proportion de -combustible acidifiable du premier acide, a5, 5 , ou une propoilion de combustible du second, iii; et si un muriate ou un iodate pouvait, par quelque corps, être déplacé dans son acide et en même temps dans l’hydrogène oxidable de son métal , ce seraient encore les mêmes combustibles qui seraient produits.
Lorsqu’une proportion, 432, 5, de soussulfate de mercure à oxidule , consistant en deux proportions de mercure, 38o, deux proportions d’oxigène, i5, et une proportion d’acide sulfurique, 3y, 5, est mêlée, par la trituration, avec une proportion de muriate d’ammoniaque, 49? composé d’une proportion d’alcali, i6,* 5 , d’une proportion d’acide muriatique sec, 24 J 5, et d’une proportion d’eau , 8, 5 , il se forme une proportion , 419? 5, de sousmuriate de mercure à oxidule, consistant en une proportion d’acide muriatique sec, deux proportions d’oxigène et deux proportions de mercure; une demie proportion d’eau reste avec ce sel et une demie proportion du même liquide se joint a une proportion de sulfate d’ammoniaque.
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D’après les nouvelles vues, l’oxigène de la moitié du mercure s’unit avec l’bydrogène de l’acide muriatique et le chlore passe a la portion réduite du métal.
Si l’on conçoit que dans la formation des muriates suroxigénés, ce soient des euclilorures qui se surcominent d’oxigène, alors quatre proportions de ce principe suffisent pour la suroxigénation; mais si des chlorures sont suppposés se suroxigéner, alors cinq proportions d’oxigène sont requises; et si l’on consiere les muriates comme composés d’acide sec et oxide, alors ce sont six proportions d’oxigène qui se mettent en surcombinaison.
Dans la fomalion de ces sels, c’est toujours la valeur meta^ qui lègle la quantité de l’oxigène ; le muriate suroxlgéné de fer à oxide est celui de ees sortes de sels qui contient le plus d’oxigène; ses vrais élémens ^nt . et aj, oxigène qo et acide muriatique sec 4q. On doit le composer de ses constituans prochains, oxide et acide suroxigéné.
Si 1 on admet que les muriates suroxigénés se forment de l’oxigène que le chlore déplace d’avec les métaux a oxides solubles, alors on doit aussi admettre quil n existe point des muriates ou des hydrochloraes, et que, dans fous les cas, le chlore se substitue a loxipne de l’oxide, l’hydrogène de l’acide muriatique s unissant à ce principe.
Pourquoi l’acide muriatique sec uni par une proporlon a eux, quatre, six, huit proportions d’un oxide, serait-i pas censé former des euchlorures, des hvpooxichlorures, des oxichlorures et des hyperoxichlorus e métaux réduits, l’oxigène passant tout au chlore f l’euchlorc , de l’hypooxichlore , de l’oxi-
chlore et de 1 hypcroxichlore? Cela serait d’accord avec
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les différentes vues. On a rapproché la nomenclature des comburans acidifiables de celle des combustibles acidifiables, et l’on a très- bien fait; mais on aurait dù achever l’ouvrage et faire de l’acide murîateux , du chlore hydrogéné, et de l’acide muriatique, de l’hydrogène chloré; alors les muriates oxigénés seraient devenus des chlorures oxigénés , les euchlorures , des çxichlorures , etc., modelant les noms sur ceux des combinaisons du soufre avec les métaux et les oxides. Une combinaison quelconque répond toujours à quelque chose d’analogue, soit de plus simple, soit de plus composé, que l’on peut chercher avec la certitude de la trouver, si déjà on ne la connaît; et Doeberciner, lorsqu’il a découvert le muriate dé plomb surcombiné de sept proportions d’oxide, lequel est une combinaison d’autant plus sûrement définie qu’elle est sous forme cristalline, il ne se doutait certainement pas que Stadion aurait trouvé un acide muriatique dont la suroxigénation répondrait exactement à ce rapport.
On peut aussi concevoir que les muriates oxigénés sont des combinaisons d’euchlore et de métal réduit; et i6 de chlore uni à 3, 75 d’oxigène pour former une demie proportion, 19, d’euchlore, donne avec une proportion de métal réduit , du souseuchlorure, que nous nommons sousmuriate.
Les muriates oxigéneux, quoique par la cristallisa»! tion ils se résolvent en muriates simples et en oxigène libre, n’en sont pas moins des sels. L’oxigène y est surcombiné à l’eau d’hydratation propre et non au muriate sec, comme, dans leur acide, il est surcombiné à la même eau et non à l’acide scc; 33 d’acide muriatique, 7, 5 d’oxigène et une proportion d’oxide sont les conslituans de ces sels.