HYDRATES
dis que dans les autres il y a seulement interposition. Dans une pareille vue, en transportant, par exemple, l’hydrogène de l’eau d’une proportion de sulfate eristallisé de cuivre, sur le soufre de l’aeide sulfurique, on aura une proportion, 1 5, de ce .combustible avec cinq proportions, 5, d’hydrogène et ainsi 3 de soufre avec I de ce principe; un tel composé n’est pas connu à l’état libre : il formerait un oxide plus fort que l’ammoniaque, qui, sur i3, 5 d azote, n a que j d hydrogène et sur A, 5, i de ce principe; l’oxigène de l’eau devrait passer au métal et se joindre à la proportion du même principe qui déjà 1 oxide, et aux trois proportions qui acidlRent le soufre , ce qui ferait , en tout, neuf proportions, 67, 5; d’où résulterait un suroxide qui, dans le sel, gérerait immanquablement,, comme acide et le soufre surhydrogéné, comme oxide;, et le sulfate cristallisé de cuivre serait du cuivrate d© soufre. On peut sur un tel suroxide de métal faire développer l’acidité par i d’hydrogène qu’à cet effet,, on distrairait du soufre surhydrogéné, celui-ci alorfi ne restant plus qu’avec quatre proportions de ce principe ; on peut également transporter tout l’oxigènesur le soufre et en faire de l’acide sulfurique suroxi-igéné par cinq proportions de ce principe et composée de huit proportions d’oxigène ou même de neuf pro portions si l’on y joint l’oxigène de l’oxide, le méta réduit se combinant avec les cinq proportions dhy drogène et s’engageant, ainsi renforcé dans son ener gie combustible, avec l’acide suroxigéné; on peut un autre fois, dans cet acide, faire développer l’acidil' par une proportion d’hydrogène, et ne laisser amétal que quatre proportions de ce principe ; on pei en outre soit au métal, soit au soufre, laisser un ou deux proportions d’oxigène lesquelles serviraier ^
hydrates.
de lien a la combinaison de l’hydrogène avec ces corps, etc. Tout cela serait encore beaucoup moins hypothétique que le transport des élémens dans l’union entre 1 acide muz'iatique et les oxides , et la décomposition des muriates secs par l’eau.
Les savons peuvent bien aussi être considérés comme des sortes de sels. Ce sont, en effet, des composés d alcali avec des acides végétaux , et presque toujours des sels à deux de pareils acides, qui sont l’acide margarique et l’acide oléique, contenus sous la forme de sels dans les graisses et dans les huiles figibles, et dont la capacité de saturation est trèsfaible. Une proportion, 3oo, des deux acides réunis et une proportion, 29, 5, ou /,5, d’alcali, avec dixsept proportions d’eau, 144, 5, forment les savons. La formation de celui de soude brute, est aceompagnee de celle d’un composé noir qu’on dit être un savon d’alumine uni à de l’hydrosulfure de fer à oxidule. Ce composé peut, à une proportion, San, 5 de savon de soude, tenir lieu d’onze proportions,' 93, O, deau. Et, en effet, une proportion de savon qui est coloré par du nègre, laquelle ne contient îue SIX proportions d’eau , peut à sa place et en evenant savon blanc , prendre onze nouvelles proportions de ce liquide. Ce corps est séparé du saron par 1 eau , et complètement ou incomplètement ■ mivant la quantité de l’eau ; quand il ne l’est qu’in- :ompletemenU le savon ne prend en tout que douze proportions d eau; c’est ce qui forme le savon marbré, ans la fonnaLion des savons, les alcalis prennent re ,les ac.des .nargarique et oléique, la place des
'‘-■salanx par lesquels, dans la stéarine et Clame, ces acides sont neutralisés.