‹ Principes élémentaires de chimie philosophique, avec des applications générales de la doctrine des proportions déterminéesChapitre 7 sur 21 · DES MÉTAUX ET DE LEURS OXIDES · texte numérisé non relu

DES MÉTAUX ET DE LEURS OXIDES

Chaque mêlai est représenté par un nombre dont la valeur est fixe ; ce n’est point de l’eau que l’oxigène forme avec l’hydrogène de ces corps , comme Davy , qui a examiné la même vue , l’a supposé en établissant son calcul à l’égard de leur contenu probable en hydrogène. Les métaux qui , comme nous l’avons déjà dit, sont bien certainement des corps anoxigéneux puisqu’ils n’opposent aucun obstacle à la réflexion de la lumière ni à la propagation de l’électricité et de la chaleur, doivent être composés d’hydrogène et d’un .corps inerte qui par aucune portion de sa matière ne concourt à la saturation de l’oxigène ou d’un corps qui en contient j et dan» les oxides, leur hydrogène est plus proportionné ou moins proportionné d’oxigène que l’hydrogène ne l’est dans l’eau. Les métaux qui décomposent l*eau et qu’on peut supposer prendre ce liquide en échange d’hydrogène dans le rapport de son contenu en ce principe , ne feraient point cet échange , et ne déplaceraient point de calorique d’avec l’eau , ou , ce

qui est encore plus plausible , ne lui enlèveraient point l’oxigène , s’ils ne pouvaient surcombiner celui- ' ci d’hydrogène ; car c’est en cette surcombinaison que , consiste l’exercice de l’affinité : et quand on voit de quelle manière l’hydrogène réduit les oxides de ces métaux, exigeant qu’ils soient échauffés jusqu’au rouge pour pouvoir leur enlever l’oxigène ou se substituer à leur eau , on sent quelle perte en ca-

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lorique ce liquide a dû faire, et, par conséquent, de combien d hydrogéné il a dû être surcombiné.

D autres métaux ne sont pas oxidés par l’eau, et cependant contiennent l’oxigène davantage condensé que dans ce liquide , ainsi que le dénote leur hydratabilité , laquelle ne peut avoir lieu que par suite d’un excédant de combustibilité de l’oxide sur la combustibilité de Teau; mais la différence trop peu grande de leur énergie avec celle de l’hydrogène , ne permet pas la décomposition.

De troisièmes métaux condensent l’oxigène beau- I coup moins que ce principe ne l’est dans l’eau. Je i ne sais s’il y en a qui le condensent à l’égal de l’hy- Â drogène, et s’il y en a des tels, ce ne poui’ra être qu’un seul , parce qu’il ne se trouve pas deux oxides qui nient exactement la même énergie.

Le caractère de ces métaux est d’étre réductibles I

au feu , et de l’être par l’hydrogène sans le concours du feu et même sans dégagement de calorique ; loin de surcombiner l’oxigène d’hydrogène, ils l’engagent surcombiné de calorique. Aussi , lorsque de tels oxides s’hydratent, c’est en qualité d’acides et non d’oxides qu’ils engagent l’eau ; et ce sont eux qui éprouvent et l’eau qui opère le déplacement du calorique.

Nous ne connaissons donc rien au .rapport absolu entre l’oxigène et l’hydrogène dans les oxides des métaux , et ce n’est que relativement que nous en jugeons ; nous le connaîtrions si nous possédions une mesure pour les quantités absolues du calorique; alors, en déterminant et comparant ces quantités, nous jugerions de la quantité d’hydrogêne dont l’oxigène , dans chaque oxide, est surcombiné; mais tout s’oppose à ce que , pour les métaux , une telle mesure oit jamais trouvée.

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A défaut de ces notions directes , recourons de nouveau au métal dont l’oxide est produit par l’art , et interrogeons-le sur ce que l’analogie peut nous apprendre à l’égard ' du proportionnement en général des principes de l’eau dans les oxides. En supposant que l’azote consiste en acide sec et en hydrogène, il doit contenir 8,5 du premier et 5 du second , puisque pour s’acidifier par la saturation de son hydrogène en eau, il est requis cinq proportions d’oxigène, 37, 5, pour former avec les cinq proportions d’hydrogène, 5, autant de proportions d’eau, 5.

D’un autre côté, on sait que 16, 5 d’ammoniaque saturent les acides à l’égal d’une quantité d’oxide dans laquelle 7 , 5 d’oxigène sont contenus j d’où s’ensuit que cette quantité de 7 , 5 d’oxigène doit se trouver (dans la quantité d azote qui avec 3 d’hydrogène , forme 16, 5 d’alcali. Or , cinq proportions d’hydro- Igène , qui préexistent dans l’azote , et trois proporitions qui sont ajoutées pour former l’ammoniaque , se- Eraient huit proportions, 8, de ce principe , dont une [^proportion d’oxigène, 7,5, serait surcombinée pour Éformer cet alcali , lequel n’est encore que de moyenne Itforce parmi les oxides de métaux ; et il manquerait |là 16, 5 d’ammoniaque huit proportions d’oxigène, 60, [pour que tout son hydrogène fût converti en eau. j Ce serait alors de l’acide nitrique anhydre combiné lavée trois proportions d’eau, dont deux en excès Hétat de sa plus grande concentration liquide.

‘ La potasse, la soude, la baryte, le composé de ^baryte et de chaux qui, d apres Doebereiner forme fia stronüane , doivent contenir de l’oxigène bien plus surcombiné d’hydrogène que l’ammoniaque, à en jugerd après l’énergie combustiliilç plus grande qu’ils dé^

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ploient dans leurs combinaisons. Il n’est pas sur, mais il est probable , que par la saturation , si elle pouvait avoir lieu, de tout leur hydrogène en eau, on parviendrait à les acidifier; cependant, le second oxigène qu’on leur adjoint , ils le prennent déjà en surcombinaison. On jugerait mal de la force d’un métal en l’estimant d’après le poids de la matière dont il surcombine l’oxigène , car sa matière satu- j rante n’entre que pour peu de chose dans ce poids:! c’est l’hydrogène qui surcombine sa base inerte, et j non cette base, qui sature et auquel l’oxigène s’unit; on), jugerait même le plus souvent à faux, car l’énergie des -i métaux est à peu d’exception près en raison inverse f de leur poids.

Cependant on ne peut méconnaître l’influence que v cette base exerce sur l’accroissement d’énergie de l’hydrogène, puisqu’elle fortifie d’autant l’attraction que • l’hydrogène exerce sur l’oxigène et dont la vraie . mesure est marquée dans l’eau, où elle se montre: inférieure à celle du calorique dans le rapport de ; 6, 5 à I. Car ce liquide consiste, comme on sait,, en 7 , 5 d’oxigène , i d’hydrogène et 6 , 5, de calo- rique. On peut concevoir que l’oxigène qui oxide un i métal se forme en eau, et que le restant du combustible moins i d’hydrogène se surcombine à ce li- ■ qulde. C’est là l’affinité de masse de Berthollet, laquelle n’a aucun rapport avec les poids , mais qui i s’estime d’après le nombre des proportions ; la masse ? inerte , comme je l’ai déjà dit, agit en raison inverser de sa proportion.

Les acides secs dans les combustibles acldifiables» peuvent bien aider leur hydrogène à se soussaturer . d’oxigène au rapport de l’eau, mais ils ne l’aident

KT OXIDES

)as à se sursaturei’ de ce principe au même rapport ^ t ils peuvent se sursaturer d’hydrogène en une ou leux proportions; cependant, dès l’instant que leur lydrogène a pris de l’oxigène, aucune portion d’aure hydrogène ne peut plus y être surcomhinée^ et CS comburans acidifiablcs qui peuvent prendre eu urcharge jusqu’eà sept proportions , 5a, 5 , de ce pririipe, dès l’instant que leur première proportion d’oxi- [ène est par une proportion d’hydrogène , saturée n eau, la même impossibilité de surcombinaison par e l’oxigène existe ; et i d’hydrogène paraîtrait équialoir à 6 d’oxigène , si l’on ne savait que cet oxiène s’y trouve comme dissolvant. Le suroxide de otassium existe avec quatre proportions d’oxigène , ont une ,7,5, d’oxidation, et trois ,22, 5 , de surxidation. J’ai trouvé qu’une proportion d’hydrogène,

, en saturant une proportion d’oxigène en eau, séarait les deux autres proportions d’oxigène ; d’où semlerait également résulter qu’une proportion d’hydroène unie à une proportion d’oxigène, ou une prooriion d’eau, peut, pour la saturation de l’oxide de \otassLum , tenir lieu de trois proportions d’oxigène , ont une , qui forme l’eau , reste unie ; e’est sans oute le calorique de la composition de l’eau qui azlfle ces deux proportions d’oxigène. Toutefois une roportion d’oxigène lient , près du combustible réuit de l’azote, lieu de trois proportions d’hydroène : c’est pourquoi lorsqu’à une proportion du méü de l’ammoniaque on ajoute une proportion d’oxiène , ou une proportion d’eau en substitution à une roportion d’hydrogène , on obtient un oxide d’avec :quel le feu peut déplacer trois proportions d’hydroène et auquel beaucoup d’autres corps peuvent cn^

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lever ce principe. Cependant , ni le feu , ni aucui ® corps , à moins de contenir de l’oxigène qui soi 1) amovible , ne peut au métal de l’ammoniaque faire llj même enlèvement ; et dans le dernier cas, il faut qu . le corps ait non-seulement de l’oxigène à transmet tre au métal , mais qu’il en ait pour reprendre l’hy drogène.

Il semblerait que le pouvoir d’acidification de l’hy'- ^ drogène surpasse le même pouvoir de l’oxigène , puis i que par une proportion de sa substance , il déve- . loppe dans une proportion de soufre le caractère i l’acidité , tandis que l’acide sulfureux existe dans ui 1 rapport qui répondrait à deux proportions , ‘

d’oxigène sur une proportion, i5 , de soufre, et qu.: dans Tacide sulfurique il y a une proportion , 7 , d’oxigène de plus ; cela dépend de ce que le soufr i contient déj.à trois proportions d’hydrogène sur un ; proportion de sa substance, ou 3 d’hydrogène su ^ 12 d’acide sec, lesquelles les trois proportions d’ox 1 gène, 22, 5 ne font que saturer en eau; ainsi, 1 . propriété acidifiante de l’oxigène consiste à forme j de ce liquide, et celle de la proportion d’hydrogèt t qu’on ajoute à une proportion de soufre , à dévelo] per l’acide sec en le dissolvant ; ce qui résulte de \ > ncUconstance que cette quantité de i5 de soufre preiiM 22 , 5 , ou trois proportions d’oxigène , pour oxidct son hydrogène en eau ; rapport qui donne pour prir:^ cipes de l’acide sulfurique, dit anhydre, 12 d’ach sec et 25, 5 d’eau, dans laquelle il y a 3 d’hydri i gène. On peut demander , si après cette saturatioi ' il reste dans l’acide sulfurique sec plus d’oxigène qt ' dans Teau ; je répondrai , oui , parce que l’acit ! sulfurique continue pendant long-temps de se coi '

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•ulre vis-à-vis de ce liquide comme acide ; ce qu’il e ferait pas s’il n’élait pas plus oxigéné que l’eau.

Les oxides des métaux exigent quelques considé- ■ations particulières de notre part. Ou n’a jusqu’ici »as défini ce que c’est proprement qu’un oxide, ni ;e que l’on doit entendre par degré d’oxidation , et ’on est allé au-delà comme on est reste en-deçà de e qui forme le caractère de l’oxidation , car les Genres des métaux ont été prises pour des oxides aussi )ien que les suroxides des métaux l’ont été pour ces aémes corps. Cependant, les premières nç sont pas ncore des oxides, et les derniers sont déjà des sels;

;t les degrés intermédiaires, consistant en combinaions entre des oxldtiles et des oxides , sont également les sels. Le caractère de l’oxide , quel que soit le dejré de son oxidation , est d’être dissoluble dans les icldes , et aucun métal ayant plus de deux oxides en îossession de celte dissolubilité, n’a encore été cité , et a plupart n’ont qu’un oxide. Le second oxide a touours le double d’oxigène du premier, ou le premier, e double de métal du second. La cendre des métaux ^st de l’oxidule ou de l’oxide unique joint à du méal réduit; la moitié seulement en est dissoluble dans es acides, l’autre moitié s’oxide aux dépens de l’acide DU de l’eau, ou l'este inoxidée; les oxidulo-oxides se distinguent en ce qu’ils sont difficilement dissolubles dans les acides et qu’ils n’y sont point dissolubles à froid ; et lorsqu’à chaud on fait agir sur eux , en sousrapport, des acides non décomposables , l’oxldule, comme jouissant de la plus forte attraction, se dissout seul, et l’oxide reste hors de solution. Les suroxides , pour être dissolubles dans les acides , doivent se décomposer comme se décomposerait tout

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autre sel ayant un acide de moindre énergie : le corps , décomposant ne peut que prendre la place du suroxigène, et ne peut le coengager, à moins que ce • ne soit un acide de comburant, et alors il prend l’oxigène en surcombinaison. Il faut que le suroxigène • soit repris par une portion de Tacide ou de l’oxide : lui-méme, ou par un corps combustible qu’on ajoute • à dessein; il faut de plus que chaque degré d’oxidalion ait un degré correspondant de chloruration, j de sulfuration : ou le métal qui peut prendre 7,5^ et i5 d’oxigène , doit aussi pouvoir prendre 3a et) 64 de chlore et i5 et 3o de soufre, et ainsi se pro-^ portionner par l’art, ou exister ainsi proportionné ' dans la nature, de sorte que ces trois combinaisons! se contrôlent mutuellement; et ils doivent en outrej avoir des seconds sels.

On peut encore énoncer comme axiomes généraux t qu’aucun second oxide ne se forme pas aux déjiens de j l’eau, mais seulement aux dépens de Tair; que le[ second degré d’oxidation d’un métal réductible par [ Je feu ne se forme point aux dépens de l’air, mais ' de l’oxlgène du premier oxide; que les seconds oxi- | des et les suroxides que l’air forme, demandent près- • que toujours l’intermède del’eau, comme si les oxides i échangeaient avec Tair de Teau contre de Toxigène. j

Les cendres des métaux qui sont assez énei’giques pour décomposer Teau par Tintermède de Tacide mu-.; riatique, se dissolvent dans cet acide sous dégagement d’hydrogène, et les suroxides s’y dissolvent en oxigénant Tacide; les oxldulo-oxides forment à chaud avec le même acide, le plus souvent des doubles sels que la seule circonstance de leur d’istallisabillté différente, ou de leur différente solubilité dansTalcool,

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parvient à séparer. L’acide nitrique forme avec les cendres des métaux des nitrites; et avec les suroxides, l’acide nitreux forme des nitrates, l’acide sulfureux, des sulfates, l’acide phosphoreux, des phosphates. Le chlore avec certains oxides se partage en muriates et en oxides suroxidés ; et les soussuroxides sont par les acides nitrique , sulfurique , etc. , partagés en sels à oxides et en suroxides complets.

Les seconds oxides sont, dans leur seconde oxidation , assimilables aux oxides réductibles par le feu ; et jusqu’au second oxide de fer, lorsqu’il est brusquement rougi , et avant qu’il ait eu le temps de se former en' oxidulo-oxide , abaisse son oxidation jusqu’au noir.

Les seconds oxides, quoiqu’encoi'e solubles dans les acides, peuvent déjà être considérés comme des sels, si l’on en juge d’après le rapport correspondant entre les oxigènes des deux degrés d’oxidation : en effet il n’est aucun métal dont le second oxide n’ait le double d’oxigène du premier oxide; et pourquoi, pourrait-on dire , un proporlionncmcnt aussi exact et qui se fait évidemment entre les deux oxigènes, s’il n’y avait point formation de sel? D’ailleurs, les seconds oxides se combinent avec les premiers oxides, comme les seconds sels se combinent avec les premiers sels, les seconds chlorures, avec les premiers chlorures, les seconds sulfures, avec les premiers sulfures, ce qui n’arrive pas toujours entre les seconds acides et les premiers acides.

Dans les combinaisons d’un oxidule avec un oxide, ce n’est jamais qu’entre les deux premiers oxigènes que s’établit le proportionnement; et le second oxigène de l’oxide ne compte pour rien, ou est là comme

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s il était d’acidification; l’oxigène de l’oxidule se substitue donc au second oxigène de l’oxide , et c’est entre les deux premiers oxigénes et proprement entre les deux oxidules que s’établit le rapport, le second oxigène devenant surcombiné. C’est ainsi que se forment les sels avec les acides, dans lesquels, toutefois, les oxides comptent pour leurs deux oxigènes : Toxide s’unit à l’acide sec, avec l’oxigène duquel il j se proportionne, et l’eau devient surcombinée; et ' lorsqu au lieu d acides ce sont des comburans aci— | difiables, l’oxigène se surcombine; et lorsque ce sont des combustibles acidifiables , l’hydrogène est surcombiné. 3a , 5 d’oxidule de fer dans lesquels il y a a5 de métal et 7 , 5 d’oxlgène, se proportionnent en oxidulo-oxide ou feri’ide de fer avec 40 d’oxide du même métal, dans lesquels il y a également a5 de fer, mais i5 au lieu de 7 , 5 d’oxigène. Enlevez la moitié de l’oxigène, il restera proportions égales des I deux oxidules : surcombinez-leur la proportion d’oxi- [ gène enlevée, et vous aurez fictivement un oxide intermédiaire ayant sur une proportion de métal, une j proportion et demie d’oxigène , 1 1 , a5 , et dont le j nombre sei’a 36, a5, mais qui dans le fait sera un j sel existant en vertu du propprtionnement entre les ■ oxigènes des deux oxidules avec surcombinaison du ■ second oxigène de l’oxide , et qui sei’a un oxidulo- j oxide ayant pour nombre, 72 , 5. II en est de même j du mercure dont l’oxidulo-oxide a dans une propor- ^ lion de sa matière, ii, 26 d’oxigêne et igo de métal; nombre, 201, 26; de l’or, dont l’oxldulo-oxide a i25 de métal et ii , 26 d’oxigène, nombre i36, 26 et ainsi de suite. Ce sont des mercurides ; des auri- , des, etc. ’

et oxides.

Les acides des métaux ont aussi leur second oxigène hors de proportionnement avec l’oxigène des oxides qu’ils saturent en sels; 32 de métal avec ii ^ a5 d’oxigène forment l’acide arsenique et cette quantité ou une proportion, 4^5 sature une propor-

tion d’oxide dans lequel seulement, 7, 5 d’oxigène sont contenus ; d’où résulte quunc demie propoition de ce principe , 3, 75, reste sans etre mis en rappoit.

Et lorsque l’acide muriatique agit sur l’acide arsenique, c’est partie du muriate simple et partie du muriate oxigéné qui est produit : ce qui prouve que c’est seulement avec l’oxigène de l’oxide d’arsenic que l’acide muriatique entre en saturation, et que 1 oxigène acidifiant des métaux est comme l’oxigène suroxidant des mêmes corps, qu’il salifie, à défaut d’acide, en acide et en suroxide.

Les oxides et sur- tout les suroxides se combinent aussi en qualité d’acides et forment ainsi des sels : les oxides et les suroxides de plomb, d’étain, d’antimoine, de mercure, l’hyposuroxide , le suroxide et l’hypersuroxide de manganèse, se combinent en cette qualité avec les alcalis et les oxides réductibles au feu, en la même qualité avec l’ammoniaque, avec la chaux et avec les oxides d’autres métaux ; et nonseulement le composé d’oxidule d’etain avec la potasse, mais aussi celui d’oxide du même métal avec cet alcali se partage par le temps en étain réduit et en composé à suroxide, et cela a lieu sans qu’aucune partie de potasse devienne en excès , bien différent de l’oxigène des oxides, lequel règle la saturation, que ceux-ci agissent comme oxides, ou comme acides, de l’oxigêne des acides, lequel peut être adjoint ou être distrait sans que la saturation en souffre le moindre

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peu. L’élain pourrait se séparer ici à l’état de sousoxide sans que la différence d’énergie d’un sousoxide à un oxide piit s’y opposer, car c’est comme acide qu’il agit, et l’énergie combustible est inverse de l’énergie comburante, laquelle est d’autant plus forte que l’oxigène est plus faiblement combiné.

L’hyposuroxide de manganèse uni à la potasse, dépose de l’oxide et devient du composé à suroxide : il déposé encore de l’oxide et devient du composé à j hypersuroxide : il n’a besoin à cet effet que de la 1 clarté du jour et d’un peu de temps : dans le dernier i composé, une proportion, 27, de manganèse est sa- | luree par deux proportions et demie d’oxigène, 21, 5, et uni à une proportion, 45, de potasse, avec de l’alcali en excès, mais qtii n’appartient pas à sa composition, puisqu’il s’en sépare en cristallisant. On obtient directement ce composé en tenant fondu jusqu’à la décomposition de l’acide nitrique, du nitrate de potasse mêlé avec du suroxide de manganèse : l’oxigène est assez puissamment retenu pour ne pas se gazifier; et du nitrate de fer , à parties égales avec du nitrate de potasse, qui subissent la même décomposition au feu, donnent un résidu que l’eau dissout et qui est du suroxide de fer engagé avec de la potasse. Les acides n’ont pas d’action sur ces composés, parce qu’ils ne peuvent dissoudre les suroxides ni enlever les alcalis à l’oxigène sans qu’ils soient remplacés par du calorique et encore moins séparer l’oxigène par la gazification.

Les degrés de suroxidation que les métaux ont dans ces engagemens, ne leur appartiennent pas à l’état incombinéj et quelque peine que l’on puisse se donner pour bypersuroxider le suroxide de manganèse

ËT OXIDES.

en le traitant à chaud avec de l'acide sulfurique et avec de l’eau de chlore, on ne peut y parvenir : le plus d’oxigène qu’il peut prendre est deux proportions sur une proportion de métal. On remarquera que presque toujours l’état d’acide ou de gérant comme acide, s’établit, pour les métaux, par une demie proportion d’oxigène de plus.

Les oxides saturent par leur oxigène comme les acides saturent par leurs bases combustibles. On peut à un sel à oxide incorporer l’égal de son contenu en métal, sans que sa saturation en soit altérée : et pour citer un exemple vulgaire, on peut â une proportion, i37, de muriate de mercure à oxide, adjoindre une proportion, q5 , de mercure réduit, sans obtenir autre chose qu’un sel, différent, il est vrai, mais qui est loujoui’s saturé; le muriate à oxidule est ce second sel : il consiste en une proportion du premier oxide, 197, 5, et une proportion d’acide muriatique sec, 24, 5 : mais on ne peut à un sel à oxidule adjoindre de l’oxigène sans que celui-ci devienne en excès; c’est avec le muriate d’étain à oxidule que cet effet est sur-tout sensible , car du sousmuriate à oxide est bientôt formé. Cependant, qu’à du sulfate on incorpore du soufre jusqu’à le convertir en sulfite : le tiers de l’acide sulfureux restera sans saturation. Cela ne prouve-t-il pas que l’oxigène proportionnant qui, aux métaux, doit cire ajouté, existe d’avance dans la substance des combustibles acidlfiablcs? et il préexiste aussi dans celle des comburans acidifiables.

L’or fulminant , qui offre une combinaison entre deux oxides, se forme par l’effet de l’affinité de l’ammoniaque avec l’oxide d’or et nullement par celui de

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1 affinité de cet alcali avec l’acide muriatif|ue , car dés la première instillation de la liqueur ammoniacale l’or fulminant est déjà précipité, lors même que le muriate de ce métal est avec un grand excès d’acide, ce qui prouve que l’ammoniaque va chercher l’or à' travers cet acide et l’enlever à d’autre acide; c’est là un singulier exemple de ce que peuvent des rapports d affinité et la tendance de la matière à former de Teau : aussi, à moins de mettre de l’alcali en excès , n obtient-on point de muriate. L’or fulminant dissous, se précipité lorsqu à un feu lent on concentre sa solution ; l’ammoniaque se dégage , et l’or fulminant enstallise; et il est extraordinaire que de l’alcali qui ne peut etre enlevé par un acide, est expulsé par le feu . il est peut -etre moins particulier que de l’or J fulminant, lequel est a l’abri de l’action des acides,' se forme au milieu d’un acide. , >

On remarque en général que les corps riches en oxigène préfèrent les oxides aux acides; la silice, qui est dans ce cas, ne se combine proprement qu’avec l’acide fluorique, et cette terre, ainsi que l’alumine,', se combinent volontiers avec des oxides; l’azote aime autant d’etre saturé d’hydrogène que d’oxigène , et de l’oxigène engagé ne peut déjà plus le satisfaire dans son affinité avec ce principe.

La dissolution d’or précipite de même la dissolution . d’étain par l’effet de l’affinité entre deux oxides; il faut que l’or soit au second degré d’oxidation et l’é- ^ tain au premier, sans quoi il n’y a point d’action; J et l’action est encore nulle lorsque les saturations sont inverses et aussi lorsqu’elles sont pareilles : mêle-t-on ’ une dissolution saturée d’or à second oxide avec une dissolution, d’étain également saturée et à premier '

ET OXIDES

oxide, il se sépare de l’or réduit et le muriate d’étain réprenant le chlore, devient à second oxide, et susceptible d’être sublimé. Lorsque les deux sels sont à second oxide, il suffit d’échauffer pour que celui d’étain devienne à premier oxide : du chlore se dégags et le précipité se forme.

Le pourpre est le plus beau lorsque les poids sont saisis pour qu’une proportion d’oxigène dans l’étain soit mis en rapport avec deux proportions du même pi'incipe dans l’or. Ici un oxide de plus quitte un acide pour s’unir à un autre oxide, qui également quitte le même corps.

L’or fulminant se forme non-seulement de l’ammoniaque qui enlève l’oxide d’or aux acides , mais de l’oxide d’or qui enlève l’ammoniaque à ces mêmes corps , et du sulfate , du nitrate et du muriate d-’ammoniaque, sont, par l’oxide d’or et par sa dissolution muriatique, décomposés en or fulminant.

Cet or fulminant se forme donc par une tendance de l’hydrogène de l’ammoniaque à s’unir à de l’oxigène faiblement condensé ; c’est aussi par une pareille tendance que se forme l’huile détonnante sur des sels ammoniacaux dont les acides , même les plus forts , sont abandonnés par l’ammoniaque en vertu de la préférence de cet alcali a être uni à du chlore, lequel d’ailleurs jouit de bien moins d’intensité de combinaison que la plupart des acides, mais qui a plus de pouvoir de comburatiou. Si cette huile ne consiste qu’en chlore et en ammoniaque, et si elle détonne sans être en contact avec de l’eau, il faut que de ce liquide entre dans sa composition , car l’acide sec du chlore n’étant pas soustrayable dans son oxigène, l’azote, qui seul se dégagerait,

MÉTAUX

serait loin de pouvoir donner lieu a une détonation aussi effrayante. Celte huile , r[ue j*ai découverte il y a 25 ans, est toujours très-problématique dans sa véritable constitution; si c’était, comme l’or fulminant, du chloride d’ammoniaque , cet or étant de l’auride, alors trois proportions de chlore, g6 , devraient se trouver en combinaison avec une proportion d’ammoniaque, i6, 5, renfermant trois proportions d’hydrogène , 3.

C’est encore en vertu d’une semblable affinité que l’hydrogène prussuré du sous-hydroprussure de fer, à oxidulo-oxide , passe à l’oxide de mercure ; et je ne serais pas surpris que l’hydrogène prussuré enlevât le même oxide à l’acide muriatique dans le su blimé corrosif; et la précipitation des oxides faibles engagés en sels , à l’aide de l’hydrogène sulfuré , a également pour cause la même affinité. On voit que tout tend à former de l’eau ou à rapprocher les élémens des corps dans un sens d’où cette formation peut résulter. Du zinc dissous dans de l’acide nitrique affaibli , est précipité en or fulminant par le murlate d’or à oxide , en vertu du nitrate d’ammoniaque avec lequel le nitrate de zinc est mêlé.

Le mercure décompose l’or fulminant sans devoir être broyé avec lui : il suffit d’agiter les deux corps sous l’eau; il se forme de l’hydrate de mercure fulminant, poudre insoluble et grise, et de l’amalgame d’or. LTne proportion d’or fulminant ainsi décomposé , étant mêlée avec quatre proportions d’oxide de mercure, et abandonnée à l’action du temps et à l’évaporation spontanée de l’eau, est convertie en une demi-proportion de nitrate d’ammoniaque et en cinq proportions d’oxidule de mercure.

ET OXIDES

Ce qui est dit de la formation de l’or fulminant est en grande partie applicable à celle du platine , de l’argent et du mercure fulminans.

II serait difficile de dire en quoi consiste la seconde affinité d’un corps pour un saturant et comment il arrive que, dans les métaux qui ont deux degrés d’oxidation , le second degré prend exactement autant d’oxigène que le premier; ne serait-ce pas, comme nous l’avons déjà demandé, que le second oxigène se proportionne avec le premier? Alors le second oxide serait déjà une sorte de sel; et l’affinité de seconde oxidation, le premier oxigène l’exercerait sur le second, qu’il soit libre ou engagé dans l’acide sec d’un acidifiable ou surcombiné à un tel acide dans le chlore et dans l’iode.

Le premier oxide d’un métal en se combinant avec l’acide muriatique sec, forme du muriate à oxldule, et en se combinant avec le chlore., du muriate à oxide; et le plus souvent en lui adjoignant un surrapport de chlore, il forme un sel composé de deux muriates.

Les oxides s’hydratent avec l’eau par proportions égales , et leurs seconds oxides , par deux proportions d’eau; peut-on de cette circonstance inférer que les acides secs avec lesquels ils se salifient, contiennent aussi une proportion d’oxlgène? et les acides eux-mêmes se proportionnent, en hydratation prononcée, avec exactement autant d’oxigène sous forme d eau que du même principe sous forme d’oxide.

Dans plusieurs seconds oxides le second oxigène ou la moitié de cet oxigène est séparable par le feu; et le second chlore comme le second soufre, etc. , le sont egalement en entier ou par moitié à l’aide

MÉTAUX

du même moyen. Lorsque la moitié seulement se sépare , c’est qu’il se forme une combinaison entre les deux, laquelle, par l’effet du déplacement de calorique qui a lieu, s’oppose à ce que l’autre moitié ne soit également séparée; le caractère des oxides ainsi composés est d’être moins solubles dans les acides que les oxides simples , et des sulfures et des sels ainsi composés, d’être moins facilement décomposables que les sulfures et les sels simples.

Nous avons déjà dit que l’eau n’oxide les métaux qu’à un seul degré; la seconde oxidation ne peut être l’ouvrage que de l’oxigène. Arrosez d’eau une masse quelconque de limaille de fer : le lendemain elle sera presque totalement convertie en oxidule , sans un atome d’oxide : arrosez-la encore pendant un an , et pas plus d’oxide ne sera formé; séchez-la à un fort feu hors du contact de l’air : elle restera de l’oxidule; mais à peine séchée , portez-la à Tair : elle pourra dev«nir totalement de l’oxide. Si l’eau en avait été capable , elle aurait sûrement produit ici une seconde oxidation.

On ne pourra alléguer pour prouver la seconde oxidation par l’eau, le cas des métaux des alcalis, qui n’ont pas d’oxidules. Que serait-ce , en effet, qu’un premier oxide sans premiers sels, un métal à deux oxides, sans deux sulfures, deux chlorures et autres engagemens en deux proportions? Ce sont des métaux mêlés avec des oxides qui ont été pris pour des premiers oxides. Richter, qui a créé la doctrine des proportions déterminées, et Proust, enseignaient jces principes, il y a un quart de siècle, et ils sont encore vrais aujourd’hui.

Dans les surcombinaisons, les rapports sont quel-

ET OXIDES

quefols sujets à varier. C’est ainsi que les suroxides, les hydrates des oxides, des acides et des sels, les. soussels et les sursels, se forment en différens rapports, malgré que le rapport véritable soit dans le proportiopnement avec l’oxigène de l’oxide , de l’acide sec ou du sel : on doit alors concevoir que les différentes proportions de l’oxigène du surcom-

biné se mettent en relation cntr’elles.

Une proportion de suroxide de potasse prend trois proportions de suroxigène , et une proportion de suroxide de soude en prend une et demie , comme si la saturation avait lieu par l’eau, et par plus de capacité en raison de moins d’intensité. Cependant en leur incorporant , peu à peu , une proportion d’eau à l’état de vapeur, ils ne retiennent plus rien de leur oxigène et sont alors également hydratés. Une proportion de chaux , après avoir pris une proportion d’eau, prend encore une proportion d’oxigène; et l’hydrate pur de manganèse ne tarde pas à échanger, à l’air, une proportion d’eau contre une proportion d’oxigène , et à devenir un composé de 17 de métal, 7, 5 d’oxigène, 7, 5 de suroxigène et 8, 5 d’eau. Différens oxides, différens acides et différens sels , prennent aussi différentes quantités d’eau pour se cristalliser , ce qui est l’équivalent do se surhydrater; et différens sels se surcombinent de différentes quantités d’oxides. Lorsque l’oxide de manganèse se suroxide à l’air pendant un temps humide, c’est par de l’oxigène tenant à de l’azote, qu’il le fait; et lorsque le temps est sec, il condense l’oxigène sans le séparer de l’eau.

L’oxide de manganèse se combine avec son surexide en sel crislallisable, qxie la nature offre aussi fré-

MÉTAUX

quemment qu’il est produit par l’art : son nombre est 38, a5; et le suroxide de manganèse a deux degrés de suroxidation.

Lorsque du suroxide de manganèse ayant au complet ses deux proportions, i5, d’oxigène sur une proportion, 27, de métal, est échauffé avec de l’eau que successivement on charge de chlore, une matière en cristaux fins et ayant une transparence laiteuse , se dépose; le chlore est détruit et du muriate de manganèse est formé; cette matière cristalline détonne par la percussion avec le phosphore sans presque laisser de résidu; est-ce de l’hypersuroxide, ou du muriate suroxlgéné? Le premier suroxide d’un métal peut répondre à son sel neutre, et les autres, à ses soussels en différons rapports. '

Quand par de l’eau on acidifie des combustibles acldifiables , ce sont des sousacides qu’on obtient; et i les acides complets comme les oxides complets sont ( l’ouvrage de l’oxigène et les produits d’un tout autre i genre d’opération; et il y a peu de ces combustibles qui n’aient qu’un degré d’oxidation inférieure et qui n’est pas constltuable hors de combinaison ; et la I vapeur sulfurique comme la vapeur nitrique , ne sont acides que par une proportion d’eau et ils ne sont | sels que par une proportion d’oxide; ce n’est qu’à ' une proportion d’oxigène pur qu’ils ne peuvent s’u- ! nir; les acides des comburans n’ont pas besoin d’eau j pour être acides ; mais ils prennent une proportion de ce liquide pour se condenser et lorsqu’ils changent ensuite cette eau contre un oxide, ce sont deux proportions d’eau qui sont déposées.

Et les comburans acldifiables eux-mêmes ne sont par l’eau , que sousacidifiés ; car , sans intermède ,

ET OXIDES

le chlore et l’iode n’échangent point la totalité de leur oxigène contre de l’eau; et dans ce partiel échange, ils forment des sousacides très-prononcés. Le second oxigène, dans ces comhurans, peut donc aussi être regardé comme du suroxigèiie , puisque de l’eau s’y substitue ; c’est alors à de l’hydrogène dans un second proportioniieracnt avec l’oxigène, o, 5 et 7 , 5, que les acides secs muriatique et indique sont unis ; dans l’acide sulfureux une proportion d’hydrogène reste sans être saturée d’oxigène , et dans 1 oxide de carbone, c’est aussi une proportion du même principe qui demeure hors de saturation.

’ Certaines terres et particulièrement la silice et l’alumine, si on les jugeait d’après la faiblesse de leur énergie combustible , en comparaison avec la force de leur capacité de saturation, devraient être plus facilement réductibles que la plupart des autres oxides , car ils ne contiennent pas beaucoup moins que l’égal de leur métal en oxigène. Cejjendant , d’après leur l’ésistance à la réduction , cela ne paraît pas être ainsi ; que peut-on donc penser de ces coi’ps , sinon que, comme l’azote , ils ont un combustible qui seul ou sans être surcombiné , ne peut être constitué réduit , et que s’il est vrai que sous le chalumeau de Brook, ces terres ont été portées à l’état métallique , c’est sans doute par l’adjonction de deux ou plus de proportions d’hydrogène en remplacement d’une proportion d’eau. Dans le métal de l’ammoniaque , dont le combustible n’a aussi pas d’existence réduite isolée, on voit quatre proportions d’hydrogène prendre la place d’une seule proportion d’eau, et trois proportions de ce principe être pour le combustible réduit de l’azote seulement l’équiva-

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lent d une proportion d’oxlgène : d’autres exemples } de celte adjonction de l’hydrogène ne manquent pas S en chimie ; le mercure a été composé en métal so- ■ lide par Doeberelner et par Davy , et en oxide de métal irréductible au feu, par moi; et que sait-on si pour constituer l’acide fluorique sec à l’état de com- ' burant , il ne faudra pas lui adjoindre deux ou trois proportions d’oxigène en remplacement d’une seule f proportion d’eau. ;

Qu’est-ce qu’irréductlbilité dans le sens qu’on peut • attacher à ce mot , sinon condensation de l’oxigène , t: et qu’est-ce que forte condensation de l’oxigène, sinon surcombinaison considérable par de la matière combustible ; or, des substances qui, comme les terres ci- f» tées , dénotent contenir tant d’oxlgène relativement à | leur métal , ne peuvent certainement être irréducti- I blés que parce que seules elles ne sauraient se mainte- fl nir en état de réduction ; si ces terres , par plus d’oxi- fl gêne pouvaient devenir acides, ce serait à la manière n de l’azote qu’elles le deviendraient, et si elles pouvaient t prendre de l’hydrogène , ce serait encore comme l’a- \ zote qu’elles deviendraient des oxides de métaux. ^ -A-t-on déjà obtenu l’oxide de cérère dégagé de ' combinaison étrangère? Non certainement; car il est toujours surcombiné d’eau , d’oxigène , d’un acide ; ’ je n’oserais dire d’un oxide , car dans ces combinaisons , c’est à l’état de suroxide qu’il se trouve. L’oxide ' cst-il précipité d’avec un acide, c’est à l’état d’hydrate qu’on l’obtient, et cet hydrate est-il échauffé, ' il prend en oxigène ce qu’il pei'd en eau ; et cet i oxigène de suroxidalion ne peut en être sépax’é que ? par des acides ; sous la forme de gaz oxigène , par les acides sulfurique et nitrique , sous les formes de ^

ET OXIDES

clilore et d’iode, par les acides muriatique et iodique; et une proportion d’acide sulfureux le reprend pour se saturer en acide sulfurique et former avec une proportion d’oxide une proportion de sulfate. Une proportion de cérère, 44, •'>, avec une proportion, 7, 5, d’oxigène , forme l’oxide , 62 ; avec une proportion j 8,5, d’eau, l’hydrate, 60, 5; avec deux proportions, i5, d’oxigène, le suroxide indécomposable, 5g, 5, lequel est donc aussi un corps qui, comme les acides secs , les combustibles acidifiables réduits , les combustibles de certaines terres, plusieurs acides etc., n’a pas d’existence incorabinée, et c’est un tel corps artificiel j s’il était- natif et si d’autres combustibles ne pouvaient à la fois lui enlever les deux oxigènes , comme il n’est substituable dans son second oxigène que par des corps contenant de ce principe , et qu’il n est pas désuroxidablc par le feu , il aurait autant de droit de prendre rang parmi les corps simples que le chlore et l’iode.

Les métaux, composés seulement de matière inerte et d’hydrogène et absolument exempts d’oxlgèue qui soit organisé par du calorique , ne peuvent devoir leur différence en couleur, pesanteur et énergie, qu’à un rapport différent entre ces principes ; c’est de la m.^tière inerte à laquelle plus ou moins d’oxigène a été enlevé par le calorique, et qui, par conséquent, est restée avec plus ou moins d’hydrogène. Les plus pesans ont le plus de cette matière et les moins pcsans, le plus d’hydrogène ; toutefois , la différence de leur pesanteur ne règle pas absolument la différence de leur énergie , quoique parmi les plus forts se trouvent les plus légers et parmi les plus faibles les plus pesans ; je citerai le potassium et le sodium ^

MÉTAUX

et le platine et l’or. L’énergie d’un métal dépend de K la quantité d’iiydrogène dont , dans une proportion ^ de .sa substance , il peut surcombiner une propor- : tion d’oxigène, et , par conséquent, de la quantité ! dont il peut déplacer celui-ci dans son calorique. '4 A l’état libre, l’hydrogène ne peut , ni sursaturer ni soussaturer l’oxigène aux proportions de l’eau ; à la ^ faveur de son adhérence à de la matière inerte, il peut l’un et l’autre ; et sans risquer de se tromper , ' on peut concevoir que les oxides réductibles au feu ' et les seconds états d’oxidation des métaux , sont " proportionnés d’oxigène au-delà du rapport de l’eau , .1 et que les oxides non l’éductlbles et les premiers états d’oxidation de plusieurs , le sont du même principe > ' cn-deçà de ce rapport. f

Je ferai seulement ici l’énumération des métaux eonnus : j’aurai dans la suite occasion de parler du ^ nombre proportionnel qui appartient à chacun d’eux. Je distinguerai ceux qui ont été sûrement réduits de ceux '« qqi ne l’ont été que douteusement ou pas encore du J tout.

Platine, deux oxides; or, deux oxides; polladiiimt '■ un oxide; argent, un oxide; mercure, deux oxides; ' plomb, un oxide; fer, deux oxides; zinc, un oxide; étain , deux oxides ; cadme , métal nouveau extrait du | zinc : on ignore le nombre de ses oxides ; cuivre, deux •; oxides; bismuth, un oxide; antimoine, un oxide; cobalt, -, un oxide ; nickel, un oxide; manganèse, un oxide; urane, j un oxide; iridium^ un oxide; rhodium; osmium; cérère , un seul oxide , mais inconstituable hors d’en- ‘.; gagement; arsenic, un oxide; chrome, un oxide; mo* lybdène, un oxide; tungstène, un oxide; colombe; un oxide; sélène, un oxide; tellure, un oxide, potas- ,

ET OXIDES

'^Hum, un oxide; sodium, un oxide; lillie, un oxide; Aunmoniacurn , un oxide; barium, un oxide; calcium, un jixide ; le strontianum est un composé de propor» dons égales de barium et de calcium. Réductions J Micerlaincs : magnésium , zirconum , thoi'inum , gluyrÀnum , ittriim , aluminum , silicum ; ces noms latins,

J adaptés au génie de la langue anglaise dans laquelle a ds ont pris naissance, pouvaient être traduits en français, sans exposer à l’équivoque, par sile , alume ,

I itire , gluce, thore, zirce , magnèse, caice , bare ,

) ïammone, sodé, potasse, osme, rliode, iride, pallade.

Les proportionnemens des métaux avec l’oxigène ,

> itiors des degrés cités, forment, ou des hypooxides, ou des hyperoxides, qui ne sont point solubles dans les i lacides et ne répondent à aucun proportionnement déi tterminé des métaux avec d’autres corps et ne peuvent êti’e ainsi considérés comme oxides.

‘ II faudra s’habituer à moins regarder comme une i qualité particulière, la métalléité, qui devient de jour en jour plus commune à la plupart des corps, et qui déjà se confond, par des passages imperceptibles, avec la combustibilité acidifiable, la seule qualité de jcorps d’avec laquelle elle paraissait s’isoler.

Le sélène n’est-il pas autant un cornbuslible acidifiable qu’un métal? et le tellure, comme l’arsenic, ne deviennent-ils pas des combi^tibles acidifiables dans plusieurs de leurs caractères, en s’adjoignant de l’eau?

Si nous ne connaissons aucun corps réputé simple qui soit immédiatement salifiable par oxidation, c’est que la qualité saline résulte d’une surcomposition. Les sulfures, les phosphures, etc., sont des salifiables composés; il est étonnant qu’on ne trouve pas fa quelque chlorure ou quelque fluure à l’état d’être sa-

MÉTAUX

lifiés. Cependant ces sortes de corps se forment si aisément par l’art. Du muriate sec de magnésie qu’on traiterait avec le potassium , pourrait être enlevé dani| son acide sec sans l’être dans son oxigène; ce qui pro«i

duh’ait un composé salifiable par oxidation.

De même qu’une proportion d’hydrogène libre dé veloppe dans une proportion de soufre et de radical prusslque , des qualités aéides, le nombre de proportions d’hydrogène qui sont dans une proportion potassium , y développe des qualités alcalines, à moins de penser que ces qualités ne soient développées dans le potassium par l’oxigène des acides secs de ces combustibles ; la substitution du métal à la proportion d’hydrogène produit cet effet. On peutji donc penser que plus d’hydrogène ferait de ces com-> bustibles des alcalis j le phosphore n’éprouve rien de pareil; aussi ne peut-il être hydrogéné en acide;, et le carbone ni l’azote ne peuvent l’être davantage sans: être unis. C’est sans doute que le développement acidejn devrait résulter de i d’hydrogène avec 12 de carbone,, i3, 5 d’azote et i5 de phosphore. Ce rapport existe 1 dans l’hydrogène prussuré pour l’un des combustiblesli

( 12 de carbone et i3, 5 d’azote sur i d’hydrogène j, J, l’autre combustible tenant à son second, lieu de cep

principe ; peut-être que parties égales de soufre et de phospliore ( de chaque une proportion i5,)forme-jraient avec i d’hydrogène, de l’hydrogène sulfui’Ophosphoré acide ; ce serait le soufre phosphoré le plus aisément liquéfiable qu’il faudrait essayer. Le soufre carboné n’est pas dans un rapport propre à en attendre du succès ; deux proportions de soufre y sont unies à une proportion de carbone; mais l’un des^ composés de Miers, i5 de soufre et i3, 5 d’azote, avec ï d’hydrogène, semble être acide.

ET OXIDES

1 Les prussures et les sulfures , composés de propor- ,.ions égales d’alcali et de combustible, sont toujours 'alcalins; leur alcalinité provient-elle de l’oxide, ou îst-elle, par celle-ci, développée dans le combustible? les sulfates et des prussiates secs lesquels ici seraient urcombin^s d’hydrogène, pourraient être alcalins; :ependant, des muriates et des iodates secs, surcom- )inés d’oxigène, ne sont pas acides; cela peut dépendre de ce que l’alcalinité a besoin d’être compojée, tandis que l’acidité doit seulement être développée. Ces divers composés alcalins entrent en neutralité par leur saturation avec de l’oxigène,

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