DES COMBUSTIBLES ACIDIEIABLES , DE LEURS OXIDES ET DE LEURS ACIDES
Nous avons déjà dit de quelle manière les combustibles acidifiables doivent être envisagés. Ce sont des composés consistant en acide sec et en hydrogène, 1 et dont l’acidification par l’oxigène convertit l’hydrogène en eau. Alors l’acide sec est ou hydraté,' comme dans l’acide carbonique , l’acide borique, ou soushydraté , comme dans l’acide nitrique, l’acide sul fui’ique , par cette eau. L’acide sec lui-même est le composé d’un combustible faible et qui est plus saturé d’oxigène que l’hydrogène l’est dans l’eau; c’est pourquoi l’eau exerce à son égard la fonction d’oxide, pendant qu’à l’égard de tous les autres corps elle exerce la fonction d’acide. Cependant dans les comburans acidifiables, c’est comme oxide que l’acide sec agit vis-à-vis de l’oxigène dont il est sur^ combiné.
Si l’acide sec , tant des comburans que des combustibles acidifiables, ne montrait pas une indépen dance de composition si marquée, on pourrait les considérer comme des oxides , et joignant fictivement à leurs combustibles l’hydrogène dont ils sont sur-^ combinés , considérer ces combustibles comme des » corps réduits, forts, avec faible oxidation ; mais leur ; existence d’acide sec a si peu de commun avec l’hy-jdrogène, l’oxigène ou l’eau, dont ils sont surcorabinés , que les semblables de ces corps peuvent res- j peclivement les leur enlever par solution, comme l’eau^
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inlève son semblable à des sels. On a des exemples le ces enlèvemens par l’hydrogène , dans l’hydrogène ulfuré ; par l’oxigène , dans les acides muriatique :;t iodique suroxigénés ; par l’eau , dans tous les aciles liquides, la solution consistant dans l’enlèvement lu corps bydrogénant , oxigénant ou hydratant, par le l’hydrogène, de l’oxigèue ou de l’eau, avec le ecours du calorique , lequel se substitue au corps nlevé ou au corps qui subit l’enlèvement, suivant l[u’il est engagé comme oxide ou comme acide; et, >ar exemple , dans la solution par l’hydrogène , c’est oujours à ce principe que se substitue le calorique {t à l’acide sec quhl se joint ; et dans celles par ■’oxigene, c’est à ce principe qu’il se joint, et à l’aide sec qu’il se substitue; et dans la solution par '’eau, si c’est sur des acides hydratés qu’elle se fait, ’est à l’eau cfue se substitue le calorique et à l’aide sec qu’il se joint, et si c’est sur des oxides soubles ou sur des sels solubles que la solutron est ipérée, c’est au contraire à l’eau que se joint le caorique et à l’oxide ou au sel qu’il se substitue. Dans me décomposition quelconque , et la solution en St une, c’est toujours le corps comburant ou celui lont 1 oxigène est le moins condensé, qui emporte e calorique , le corps combustible devenant simpleaent incombine. Le froid qui s’excite pendant la olulion provient de cette nécessité de substitution t de la combinaison latente que contracte le caloriue ; et la hausse de température , lors de la dédissoution, a pour cause le même calorique qui se décomine ; et ce froid , et cette chaleur sont d’autant lus intenses que l’affinité du corps avec l’eau est lus énergique. L oxide de potassium et le murlate de haux,qui avec leau s’échauffent jusqu’à rougir, oiiC
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des hydrates qui, étant dissous par la neige, donnent les plus forts froids. Cela a incontestablement pour cause que le calorique déplacé doit être remplacé, si l’on veut que la solution puisse se faire. La solution, d’après cela, est un vrai procédé antichimique, puisqu’elle décombine les corps et qu’elle se fait avec fixation de calorique, ce qui n’a lieu aucune part ailleurs que dans les décompositions. Son effet le plus immédiatement perceptible esfque le corps sur lequel se fait la solution devient apparent dans ses qualités. C’est ainsi que par la solution, les alcalis se mon-trent alcalins; les sels, salins, les acides, acides; que le soufre dissous par l’hydrogène, le chlore et l’iode par l’oxigène, manifestent leur acidité; et ces trois corps , en se dissolvant dans l’hydrogène et l’oxigène, fixent du calorique qu’en se dédissolvant ils mettent en liberté. Aucun combustible acidifiable autre que ■ le soufre , n’a jusqu’ici pris assez d’hydrogène pour que son acide sec en soit dissous; cependant, dans k l’hydrogène prussuré, l’acide sec du carbone est rendu i apparent par sa solution à l’aide de l’azote et de* l’hydrogène réunis.
L’acide sec manifeste encore sa présence dans les i combustibles acidifiables par l’invariabilité de la pro- : portion avec^aquelle, quel que soit l’état de composition de ces combustibles, ils saturent les memes ^ corps. C’est ainsi, par exemple, qu’une proportion, 45, d’oxide de potassium est également bien saturét ; par une proportion, i5, de soufre, par une proportion 12, 5, d’oxide de soufre, par une proportion, 3o d’acide sulfureux, par une proportion, 37, 5, d’acidi ■ sulfurique, par une propoplion, 16, d’hydrogène sulfuré, par une proportion, i5, 5 de soufre hydro- 1
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làéné) tous contenant i5 de soufre; d’où il suit que ’est quelque corps qui existe dans ce combustible , (t non l’oxigène ou l’hydrogène qu’on y ajoute j qui e proportionne avec l’oxigène de l’oxide de potasium; et ce corps n’est autre chose que l’oxigène de acide sec. Dans les premières combinaisons, c’est oujours entre l’oxigène et un corps réduit que se fait e proportionnement; dans les secondes combinaisons, :’est entre deux oxigènes.
Les combustibles acldlfiables dans lesquels l’acide jCC n’est pas développé par l’hydrogène, ne contracent point d’union avec les oxides des métaux, lorsqu’ils sont unis à de ce principe , et l’union qu’ils ivaient contractée avant leur hydrogénation se relâ- ;he lorsqu’ils deviennent hydrogénés : exemples, le )hosphore, dans les phosphures, l’azote, dans les azoures, et les deux carbones hydrogénés, lesquels ne e combinent pas avec les oxides; ces corps , par leur ydrogénatiou sans solution , deviennent seulement lus combustibles , et cette plus grande combustibilité
net un nouvel obstacle à leur union avec des corps jxidés.
i Les comburans acidifiables , étant suroxigénés enleça de leur solution par l’oxigène, refusent aussi de S’engager avec les oxides ; dans ce cas sont sûrement euchlore et leuiode, dans lesquels une proportion, ',5, d’oxigène est ajoutée à une proportion de chlore, >2, ou diode, 117, 5, si pas aussi le proportionnenent suivant. Cet état d’oxigénation des comburans icidifiables ne forme point des sels; et si un état plus ivancé d oxigénation du chlore en forme , on peut onsidcrer ces sels, ' qui seront des muriates hypouroxigénés, comme consistant en itturiate oxigéné
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et mm'iale suroxigéné , ainsi que le prouve raclcle,;! qu on en sépare , et qui eonsiste bien évidemment en chlore et en acide muriatique suroxigéné, lequel il acide a besoin de son engagement avec le chlore pour » être séparable d’avec l’oxide de son sel.
La préexistence de l’acide sec dans les combusli-^ blés acidifiables est encore prouvée par la manière i dont l’eau agit sûr ces corps : échauffe-t-on du car- ■ bone jusqu’au rouge, ou du soufre jusqu’à sa liqué- ■ faction, dans un tube de porcelaine, et fait-on passer ■ dessus de la vapeur d’eau, ce sera de l’iin, de l’hy- drogène avec de l’oxide de carbone, et de l’autre ,\ de l’hydrogène avec de l’acide sulfureux , que l’on ^ obtiendra , et cela à la place d’acide carbonique et i d’hydrogène carboné, et à la place d’acide sulfurique* et d’hydrogène sulfuré. De l’eau a bien assez de ca- r lorique pour s’engager comme eau; et si du calori-l' que n’était à ajouter à de l’oxigène en remplacement , d’hydrogène, ce seraient ces deux acides qui seraient’; produits : mais à défaut d’une quantité suffisante dcr. calorique, ce n’est que l’une des deux proportions^ d’hydrogène qui est déplacée d’avec la proportion de i soufre. Une proportion d’hydrogène reste avec l’acide sec du carbone , et une proportion d’eau ,8,5, prend la place de l’hydrogène séparé; et pour le soufre, une • propoi’lion d’hydrogène reste et deux proportions i d’eau prennent la place de deux proportions d’hydro- gène mises en dégagement. Cependant lorsqu’à ira-^ vers d’acide sulfurique concentré et bouillant on con-|duit un caurant de gaz hj^drogène , ce n’est point dee l’acide sulfureux mais de l’hydrogène sulfuré que l’ons obtient; le calorique n’est pas ici en défaut, car ilï s’en dégage beaucoup pendant l’opération. Et lorsque i
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l’eau déplace l’oxigène d’avec le chloi'e et l’iode, à défaut de calorique pour une entière séparation, une demie proj)ortion , 3, 75,d’oxigène est seulement déplacée par une demie proportion, 4, a5 , d’eau, et des sousacides par défaut d’hydrogène, au lieu d’a-cides entiers, sont produits. Cependant lorsque du jaz oxigène se substitue à l’eau des acides complets, ce ne sont pas des sousacides, mais du chlore et de ’iode qui, hors de cas particuliers, sont régénérés; et une proporlion entière, 7, 5, d’oxigène prend la lace d’une proportion entière, 8, 5, d’eau.
Dans les combustibles acidihables, l’oxigène en se îignant à l’hydrogène, produit pour le développement U caractère acide , le .même effet que la surcombialson de l’oxigène. C’est dans tous les cas de l’aide sec qui est mis en apparition.
Les combustibles acidifiables , sont sans doute les orps , sinon les plus importans de la nature, du loins les plus intéressans de la chimie. Ce sont eux ui contractent le plus grand nombre de combinainis et qui donnent les composés les plus remarquales ; sans ces combustibles , il n’y aurait d’acides ue ceux du chlore et de l’iode et l’acide fluorique , t ces acides seraient inconnus puisqu’il manqueait des moyens pour les décombiner; et les sels nafs de ces acides seraient presque les seuls dont nous irions en possession. L’hydrogène n’aurait d’autre Bploi que de faire partie des acides nommés et de eau, et l’oxigène bornerait ses fonctions à compo-
ut pas organisé en règne , et de plus , les règnes des lantes et des animaux n’auraient eux-memes pu être rganisés , puisque c’est de l’azote et du carbone que !ur organisation dépend.
;r des oxides de métaux. L’air atmosphérique
ne se-
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Pendant l’avant- dernière période de la chimie on t regardait les combustibles acidifiables comme des aci- j des éteints dans leur faculté comburante et ayant même acquis une faculté combustible par leur combi-J naison avec la matière de la combustion qu’on appelait phlogistique. L’éloignement de cette matière par les procédés de la combustion, mettait l’acide à nu; et par ceux de la décombustion, il était de nouveau caché. On appelait les premiers procédés , moyens de déphlogisticatlon , et les seconds, moyens de réphlogistication. Cette idée , comme on vient de le voir , est encore vraie aujourd’hui, en prenant l’hydrogène pour le phlogistique.
Les combustibles acidifiables sont donc , comme nous l’avons déjà dit, des acides adhérens à de la matière inerte , et surcombinés de proportions varia-^ blés d’hydrogène. Les métaux ne sont différens que i par le différent rapport entre leur hydrogène et leur base inorganisée : les combustibles acidifiables le sont encore par la différente nature et proportion de leur acide.
Les combustibles acidifiables jusqu’ici connus, sont l’azote, le soufre, le carbone, le bore , le phosphore et le sélène , qui est proprement un métal et que pour devenir un combustible acidifiable , on peut croire s’organiser par l’eau , ainsi cpie le font le tellure et l’arsenic. '
Un des combustibles acidifiables est constamment à l’état de gaz : c’est l’azote. Cet état lui a permis^ d’être la base de l’organisation de l’air et d’entrer enV combinaison avec le carbone organisé pour constituer^ la matière animale: son nombre est i3, S.Deuxsont^ fixes; ce sont le carbone et le bore: le riombre diiji
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premier est 6 ; celui du second est encore incertain : son acide a 55. Les trois autres sont volatils : leurs nombres sont, pour le soufre, i5 et pour le phosphore , lo. Le nombre du sélène n’est jusqu’ici pas déterminé.
Les métaux avec le soufre forment des corps électro-chimiques purs ; le soufre prend autant d’hydrogène des métaux que ceux-ci en trouvent dans l’eau qui les oxide.
Après 1 oxidation d’un sulfure à métal d’alcali , comme une proportion seulement d’hydrogène est séparée d’avec une proportion de métal, par une proportion deau, I d’hydrogène doit se trouver uni à 3o de soufre et former , avec ce combustible , du sulfure hydrogéné , et ce que Doebereiner nomme acide hydrosulfureux; acide hydrothioneux d’après Trommsdorff ; la conversion d’un tel sel en sulfate demanderait sept proportions d’oxigène, dont «une pour hydrogène et six pour le soufre.
Dans les sulfures sulfurés à oxides on peut supposer que la seconde proportion de soufre se met en relation avec l’oxigène de l’oxide , la première étant avec le métal , et que ce n’est que la troisième proportion qui est surcombinée. Il faut pour les sulfu- ’es qui sur une proportion d’oxide ont trois proporlons de soufre, dix proportions d’oxigène.
Les hydrosulfures acidifiés ont une proportion d’eau )our une proportion de sulfite ou de sulfate , la même quantité d’eau hydratant l’acide sulfureux , l’acide sul urique et l’alcali.
Le sulfure de fer consiste en une proportion, a5, le métal et une proportion, i5 , de soufre; étant entement décomposé par une proportion, 8, 5, d'eau
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ii se transforme en hydrosulfure à oxidule; le sou-^ fre et une proportion d’hydrogène se séparent vec le fer, remplacés par une proportion d’eau; ti'olsS proportions d’oxigène transformeraient cet hydrosul-J fure en sulfite hydraté, dont deux , i5, pour sous-î acidifier une proportion de soufre , et une , 7 > ^ pour régénérer en eau une proportion d’hydrogène ;1 et une quatrième px’oportion d oxigène ferait passer | ce sulfite à l’état de sulfate , et une cinquième, à l’état j de soussulfate à oxide , cette dernière se joignant àl
l’oxldule de fer. |
Le sursulfure de fer ne saurait avec l’eau former une chaîne électrique : il devrait en résulter de l’oxide de fer et de l’hydrogène sulfuré , dont le premier ne peut J être formé par de l’eau , laquelle ne se substitue qu à | jine seule proportion d’hydrogène , et que le second^ décomposerait, si on voulait le lui unir : il ne pour-^ ralt donc être produit que de l’oxidule de fer et de 1 a-.eide hydrothioneux ou soufre hydrogéné ; mais entre ^ ces deux corps il n’existe pas d’affinité et, par con-^séquent , pas de tendance à la formation. C’est pour^ cette raison que le sursulfure de fer n’est pas attay quable par l’eau et pas même lorsque les acides con-courent à l’action.
Le sursulfure de fer ne peut être formé par lart;; mais le sulfuro-sursulfure peut l’être par l’union entrea
le sulfure et le sursulfure. , , , , '•
Le sursulfure de fer artificiel n’est empeche de se= former que parce que à la chaleur requise à cet effet! le sursulfure natif se résout en sulfure simple et en soufre. C’est le même motif que celui pour lequel Ic! sulfure de mercure est, au feu, résous en sursulfure^ et en mercure. Un sulfure quelconque répond tou-
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jours , dans scs rapports , à son sulfate neutre , le sulfure, au sulfate à oxidule et le sursulfure, au sulfate à oxide. Il n’y pas de sulfuration qui ne soit pour une salification , mais un sulfure complètement oxide dans son métal , comme un sùrsulfure incomplètement oxidé dans le meme corps, formeraient, Tun un soussel et l’autre un sursel.
Le carbone, dont la valeur est 6, avec une proportion d’oxigène, 7,5, forme l’oxide gazeux de ce combustible, et avec deux proportions, i5 , l’acide carbonique. Ce sont donc 2 d’hydrogène et 4 d’acide sec qui forment ses élémens; mais ce n’est là qu’une demie proportion d acide sec, et c’est avec une proportion entière de cet acide, 8, et quatre proportions d hydrogène, 4 , que se forment les 42 d’acide carbonique exigés pour saturer en neutre une proportion d’oxide de métal; 12 de carbone et 3o d’oxigene^ Le carbone a donc plus d’hydrogène que le soufre , et c est sans doute pour cela que le maintien en composition de son acide ne demande pas d’eau.
Le sousacide du carbone a une proportion et demie d’oxigène; on peut le considérer comme consistant en oxide et en acide complet; il acquiert des qualités acides énergiques par son adjonction à l’eau , dans l’acide oxalique , et probablement aussi dans d’autres acides végétaux. L’acide carboneux n’a pas d’existence libre. Il sature l’acide muriatique sec dans le gaz carbonoso-murialique, lequel gaz forme
ainsi un composé de deux corps inconstiiuables en isolement.
Une proportion de carbone, 6 , avec deux proporons ly logène , 2 , forme l’hydrogène carboné.
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loS
et une proportion de carbone avec une proportion | d’hydrogène donne naissance au carbone hydrogéné ou gaz des chimistes hollandais. Ce dernier gaz ré- , pond donc, par sa composition, à l’oxide de car- ; bone, et le premier, à l’acide carbonique, et leurs • hydrogènes satureraient complètement en eau l’oxigène des proportions de carbone avec lesquelles ils sont en rapport.
Le carbone hydrogéné sature parfaitement les acides; cependant aucune apparence de caractère alcalin ne peut y être aperçu; et il sature avec plus de force que les alcalis, exemple les éthers. La capacité de saturation que le carbone déploie dans ce composé et qui est indépendant de toute addition d’hydrogène , peut donner à connaître son contenu enj oxigène d’acide sec. Dans l’éther muriatique , deux proportions de carbone hydrogéné, i4 (12 de car-' bone et 2 d’hydrogène) saturent une proportion d’a- ■ eide muriatique 33; ce qui répond à 7, 5 d oxigène^ ^ ou 8 d’acide sec , dans le carbone, pour opérer cette :
saturation. J
Le phosphore a pour représentant le nombre 10;: avec 7 , 5 d’oxigène , il forme l’acide phosphoreux , , et avec 12, 5, l’acide phosphoi’ique ; 1 oxide de phos- ■ phore consiste en deux proportions de phosphore, 20, , et une proportion d’oxigène , 7 , 5; et 1 oxidule dui même combustible, en quatre proportions, 4o , de^. phosphore et une proportion d’oxigène ,7,5. Cet oxi-dule existe dans le muriate de phosphore saturé de\ ce combustible. L’acide dit phosphatique a une pro-l portion, 10, de phosphore sur une proportion et de-mie, II, 5 d’oxigène. Le phosphore, d’après le rapy port de l’oxigène ‘dans son acide complet, sur 10 dcl»
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sa matière, doit être composé de 8, a5 d’acide sec et de I , 7 5 d’hydrogène, et doit sur aa , 5 contenir 10, 62 d’eau; mais le phosphore sature par une proportion et demie de sa matière; et , d après cela , sa composition doit être i5 de phosphore consistant en 12, 5 d’acide sec, 2, 5 d’hydrogène et 18, 75
d’oxigène, égal à 33, 75.
Le phosphore s'unit par une proportion de sa substance, 10 , à une proportion d’hydrogène , i , pour former le phosphore hydrogéné , et à deux proportions du même principe, 2, pour former l’hydrogène phosphoré. Le premier composé répond, d’après cela, à l’acide phosphoreux , mais le second devrait répondre à un degi’é d’oxigénation qui n est pas existant et qui serait de i5 d’oxigène sur 10 de phosphore. Le soufre établit son premier proportionnement avec l’oxigène, entre 7, 5 de ce principe et 7, 5 de sa substance, ce qui fournirait de l’acide sulfureux, ou entre 7, 5 et i5, d’où résulterait de l’oxide de soufre ou de l’acide hyposulfureux , lequel n’a pas d’existence incombinée; i5 de soufre et 22, 5 d’oxigène foiment l’acide sulfurique; i5 du même combustible et i d’hydrogène forment aussi de l’hydrogène sulfuré , dans lequel l’acidité est rendue apparente par l’effet de la solution; et i5 de soufre avec o , 5 d’hydrogène forment le soufre hydrogéné. Comme i5 est le nombre dans lequel, sous toutes ses formes, le soufre se met en rapport de saturation avec une proportion d’oxide, il faut que 7 , 5 d’oxigène ou une proportion d’acide sec, y soient contenus. L’hydrogène sulfuré répond à l’oxide de soufre , et le soufre hydrogéné répond à l’oxidule du même combustible; mais cet oxidule n’est pas sûrement existant
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meme clans le chlore sulfuré. Le soufre est donc suf ' i5 composé de 3 d’iiydrogène et de 12 d’acide sec,
7 J 5 d oxigène .avec 2, 7 d’azote foi’ment l’acide ni-’ Inque; 7, 5 d’oxigène avec 3, 38 d’azote, l’acide ' hyponitrique, avec 4, 5 d’azote, l’acidc nitreux , avec 9 d’azote, le gaz nitreux, avec i3, 5 d’azote , l’oxide gazeux d’azote.
L’azote ne se sature d’hydrogène que dans un seul; rapport , et ,■ ‘dans ce rapport , il forme un oxide de ' métal, i3, 5 et 3. Peut-on supposer cfue plus d’hy- ’ drogène développerait dans l’azote le caractère de , l’acidité.? Je ne le pense pas; pour sa saturation en ' acide ce combustible fixe déjà cinq proportions 37 j 5, d oxig^ene, lesquelles pour être hydrogénées en eau, ^ prennent cinq proportions, 5 , d’hydi’ogène; resteraient ! pour l’acide sec, 8, 5. Or, 3 d’hydrogène étant ajoutés à 5 , formeraient, pour l’ammoniaque, 8 <le ceî principe avec 8, 5 d’acide sec, ou 16, 5 , ce qui est le nombre de l’ammoniaque; l’acide nitrique par hy- ' drogénation , ou ce que l’on pourrait appeler hydrogène azoté, pourrait bien se trouver dans le rap- ; port de deux proportions d’hydrogène sur une proportion d’azote, 2 et i3, 5, une proportion d’hydrogène avec une proportion d’azote, formant aloz's ^ l’azote hydrogéné. Je ne sais dans quel rapport l’azote est combiné avec l’eau pour former la matière 'organique de l’air et des animaux; je suppose que ■ c’est avec une proportion , comme l’est le carbone dans la matière organique des plantes ; avec trois ju’oportions, ce serait de Taramoniaque par de l’hy- ^ drogène oxidé au lieu d’hydrogène réduit; et le nom- S. bre qui représenterait un tel composé serait 3g. ^
On voit que Toxigène qui acidifie ces divers ’v
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corps , n’est dans aucun rapp'ori avec l’oxigène dans les oxides , car les uns renferment cinq troisièmes fois, d’autres deux fois, des troisièmes, trois fois, des quatrièmes, cinq fois, autant d’oxigène que les oxides qu’ils saturent; et ces rapports ne varient pas moins dans les sousacides que dans les acides; c’est avec l’oxigène préexistant dans les combustibles acidifiables, que se fait cette mise en rapport, et dont une proportion, 7, 5, à l’état dacide sec, doit etie contenue dans i5 de soufre, i5 de phosphore, i3,
5 d’azote et 12 de carbone, puisque c’est par ces nombres de leur substance acidiliee , sousacidifice, oxidée, hydrogénée et sans oxigène , que ces corps saturent les oxides; et la combinaison de l’hydrogène avec les mêmes combustibles , n’est pas plus >n rapport avec le proporlionnement général; et quoique i d’hydrogene uni a 3 de cai’bone , d ou •ésulte l’hydrogène carboné, et i d’hydrogène uni À 6 de carbone, ce qui forme le carbone hydrogéné, soient en rapport avec l’acide carbonique et l’oxide de carbone, et quoique ces composés puissent être les produits d’une proportion d’eau partagée dans ses principes entre deux demies proportions de carbone (4 d’hydrogène carboné et 10, 5 d’acide carbonique), le soufre ne fait plus ce partage, car d’une proportion de ce combustible avec les élémens d’une proportion d’eau, résulterait, d’un côté , i5 d’acide sulfureux, et de l’autre côté , 8 d’hydrogène sulfuré, mais une demie proportion, o, 5, d’hydrogène, serait en excès; ce qui empêcherait le partage d’avoir lieu; par la formation de l’acide sulfurique, les clémens de l’eau seraient encore moins bien distribués, i5 de soufre demandant l’oxigène d’une proportion
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et cmic d’eau pour former i8, 75 d’àclde suifurl- ] que et 8 d’hydrogène sulfuré , ce qui laisserait in- . combinée une proportion entière , i , d’hydrogène ; ; une proportion de phosphore, en se partageant entre les principes d’une demie proportion d’eau, for- . me bien une demie proportion , 8,75, d’acide phos- : phoreux et une demie proportion , 6 , d’hydrogène phosphore; mais l’acidè phosphorique est entièrement] hors de rapport avec le même partage, et l’azote,: dans ce partage, formerait de l’acide nitreux et en même temps de l’ammoniaque.
Que toutes ces combinaisons aient lieu en nombres qui sont des multiples les uns des autres, cela" a pour cause que c’est toujours avec 7, 5 d’oxigènei que l’hydrogène se met en rapport; et si 6 de car- ■ bone contiennent seulement une demie proportion, 3, j 75 , d oxigène, on doit en inférer que , pour former de ■
1 hydrogène carboné, une proportion entière d’oxigène, j dans 12 de carbone, se sursature de quatre propor-f tions d’hydrogène , 4 , et pour former du carbone \ hydrogéné , de deux proportions ; d’un autre côté , ] s il est vrai que l’hydrogène se proportionne avec 5 et 10 de phosphore, alors une proportion d’oxigène dans i5 de ce combustible se sursature de trois pro- '• portions d’hydrogène , 3 , pour former l’hydrogène ; phosphore , et d’une proportion et demie, 1 , 5 , pour . former le phosphore hydrogéné; et dans i5 de soufre , 7 , 5 d’oxigène se sursaturent seulement d’une proportion d’hydrogène , i , pour former l’hydrogène sulfuré, et d’une demie proportion , o, 5, pour former > le soufre hydrogéné; ensuite une proportion, 7, 5, r d oxigène dans i3, 5 d’azote, en se sursaturant de ^
3 d hydrogéné J devient un alcali; il n’y a pas là
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plus de rapport entre l’hydrogène et les nombres proportionnels de ces combustibles, qu’il n’y en a entre ces nombres et l’oxigène. Ce sont, comme je l’ai dit plus haut, des proportionnemens qui doivent être déterminés pour chacun de ces corps en particulier, et qu’on peut rapporter aux nombres de l’hydrogène et de l’oxigène, si l’on ne préfère de rapporter les nombres de ceux-ci aux nombres de ces coi’ps. Les comburans acidifiables , dont les acides secs sont déjà proportionnés avec de l’oxigène libre, ne changent pas de rapport lorsque cet oxigène devient engagé avec de l’hydrogène ou avec des métaux, et pas plus lorsqu’ils sont surcombinés avec de l’oxigène, dans une, deux, quatre, six ou huit proportions. Ils doivent, d’après cela, cpnserver leur rang dans le proportionnement général. On peut de plus remarquer que les combustibles acidifiables, pour avoir la plupart un ou deux oxides et deux acides, n’en forment pas pour cela avec les oxides plus d’un sel.
Les expériences sur les sulfures et les phosphures ne donneront des résultats certains que lorsqu’on formera ces corps de proportions déterminées et qu’on les décomposera de même par des proportions déterminées des réactifs. C’est ainsi que le sulfure et le phosphure de chaux devraient être formés d’une proportion de soufre, i5, ou de phosphore, lo, avec une proportion de chaux anhydre, 27 , 5. En supposant que le métal doive s’y trouver réduit, comment la réduction pourra- t-clle avoir lieu, une proportion d’oxlgène avec une proportion de soufre ne pouvant former que l’oxide de ce combustible, dit acide hyposulfureux , et qui consiste en 7 , 5 d’oxigène et eu
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i5 (le soufre, composé qui n’a point d’existence in- ' combinée et qui d’ailleurs ne pourrait exister uni ; à du métal réduit. Cet oxide se résoudrait- il en ses constituans immédiats, l’acide sulfureux et le soufre, comme lorsque par un oxide, il est déplacé d’avec l’acide muriatique sec, dans le composé de Thomson? mais alors, en supposant que l’acide sulfureux quittât le composé et que le soufre restât, ce'i serait du calcium soussulfuré, ayant une proportion de métal, 20, unie à une demie jn-oportion de soufre, 7, 5, composition inconnue, et qui, lors meme qu’elle ne serait pas impossible pour d’autres métaux, le serait toujours pour celui d’un oxide soluble. Suppose-t-on qu’à la faveur du calorique qu’adjoint à 1 oxigene une température très-clevée , il se compose de l’acide sulfurique, et que les trois quarts seulement de la chaux soient réduits pour former cet acide, et que, par- exemple, d’un sulfure de cette terre, composé de deux proportions de soufre, 3o , (je prends deux proportions afin d’avoir des nombres plus ronds), de deux proportions de calcium, l^o , et de deux proportions d’oxigène, i5; une proportion et demie d’oxigène, ii , aS , devra se joindre à une demie proportion , 7 , 5 , de soufre pour former une demie proportion, 18, 75, d’acide sulfurique; restera avec le métal une demie proportion, 3 , 75 , d’oxigène pour composer avec une demie propor- \ .lion, 10 , de calcium, une demie proportion, i3, 75, d’oxide, lequel oxide avec l’acide sulfurique, se forme en une demie proportion, 32, 5, de sulfate; une proportion et demie, 22, 5, de soufre non acidifié, ; restera , et se joindra à une proportion et demie, 3o , de calcium réduit, d’où résultera une proportion et
rtÉTi-imi II I VTiflUna I lÉèlüiia' n tiTi
ACIDIFIABLES.
demie , 5a , 5 , du sulfure à mêlai réduit. Il sera toujours étonnant que le sulfate, qu’on ne peut séparer du sulfure que par la solution de celui-ci dans l’eau, lui reste interposé plutôt que de se confondre avec les scories. Une proportion et demie d’eau oxide le métal de ce sulfure et hydrogène son soufre , de manière à le transformer en totalité en hydrosulfure. Si le soufre, dans l’hypothèse de la réduction, n’était acidifié qu’cn sousacide , alors une demie proportion , 7, 5 , dé soufre éprouverait cet effet de la part d’une proportion entière, aussi 7, 5, d’oxigène, et le quart du composé serait du sulfite, et les trois autres quarts, du sulfure à métal réduit.
Si à l’opposé , on tîst d’avis que le sulfure se forme à oxide , alors on peut supposer que d'une proportion et demie d’eau se sépare une proportion et demie d’oxigène ,11, s5 , pour s’engager à une demie projmrtion , 7 , 5 , de soufre et former une demie proportion , 18 , 75 , d’acide sulfurique, lequel acide donnerait lieu à la formation d’une demie proportion de sulfate, 3a, 5, une proportion et demie d’hydrogène passant au soufre inacidifié, par la voie humide ou à une chaleur modérée.
Ce serait en traitant un phosphure à métal réduit avec égale proportion d’eau, qu’on saurait ce qui se passe lorsqu’il est décomposé par ce liquide. Si un tel composé consiste en une proportion de métal , supposons de sodium , 22 , et une proportion de phosphore, 10, avec une proportion d’eau, 8 , 5, il devra se résoudre en une proportion , 29 , 5 , d’oxide de sodium et une proportion , ii , de phosphore hydrogéné , le premier produit restant, et le second se dégageant; avec plus d’eau, une portion déterminée
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de phosphore pourra être oxidée ou acidifiée, et alori une portion correspondante d’hydrogène sera en excès et se dégagera avec le phosphore hydrogéné , ou . formera de l’hydrogène phosphore uni à ce phosphore. On ignore encore si avec les niétaux de la soude et de la potasse, le phosphore forme un second phos- | phure, comme Doebereiner a vu que le soufre forme un j second sulfure; mais si cela était, à l’aide d’un ex- ! cès d’eau , des hypophosphites seraient produits en même temps que des phosphates, des oxides, du phos- ; phore hydrogéné et de l’hydrogène phosphoré.
Pourquoi les combustibles acidifiables et les mé- i taux acidifiables ayant des nombres impairs ou di- ’ visés d hydrogène , le carbone a-t-il un nombre pair ?î Le phosphore, 2, 5 ; le soufre , 3; l’azote , 5; l’arsenic, ^
1 , 5; le chrome et le molybdène, 2, 5; le carbone, 4;| le chlore et l’iode n’ont qu’une proportion d’oxigènej' mais le premier, après s’être adjoint une seconde pro-' portion du mêraé principe , ne monte plus que par deux proportions; et 24, 5 d’acide sec avec i5 d’oxigène forment Teuchlore; avec 3o du même principe,;
1 acide hyposuroxigéné; avec 45, l’acide suroxigéné; avec 60, l’acide hypersuroxigéné. L’acide carbonique pourrait être de l'acide carboneux tenu en composition par une proportion d’oxigène, 12 et 22, 5, etainsi être de l’acide carboneux, lequel, en effet, n’a pas d’existence incombinée, avec surcombinaison d’oxi- ; gène; alors ce serait 3 au lieu de 4 d’hydrogène que ‘ j le carbone posséderait; ces nombres sont en quelque i rapport avec les acides secs. Dans les vues de M. Ber- ] i zelius, combinées avec les miennes, l’acide muriati- ] i que sec ne pourrait contenir moins de deux proporlions d’oxigène, mais dans les miennes seules, il no U doit pas en contenir plus d’une proportion. j
En concevant bien les acides, on explique tout ce qui est relatif à ces coiqis; les radicaux des uns sont des acides secs et de l’hydrogène, et ceux des autres, de l’acide sec et de l’oxigène, et les acides ordinaires I sont des acides secs et de l’eau; et l’acide sec est le ' corps que les anciens ont deviné à force que son exis- I tence était évidente ; on peut se le figurer comme composé d’un combustible réduit et d’oxigène, et f comme combiné avec beaucoup plus d’oxigène que [ l’hydrogène ne l’est dans l’eau. C’est du moins ce que I dénote le rapport d’acide qu’il observe à l’égard de I l’eau et des corps encore plus oxigénés que ce liquide, et tels que les oxides réductibles au feu; L’hydro- ; gène , qui dans les combustibles acidifiables surcomi pose les acides secs , diminue leur énergie comburante en augmentant leur combustibilité; et l’oxigène qui, dans les comburans acidifiables surcombine les mêmes corps, augmente aussi leur force de combu- ■ rtition, quoique, dans tous les cas, les deux élénrens, i^acide sec et hydrogène, ou acide sec et oxigène, agis- I sent indépendamment l’un de l’autre, et avec tous les I caractères propres à la surcombinaison.
En effet; a quoi sert 1 hydrogéné dans les radicaux» I combustibles, si ce n’est à composer de l’eau pour la saturation des acides secs? Qu’ils restent seuls avec cette eau ou que des oxides ou des acides secs de 1 comburans les surcombinent, l’oxigènc de leur acide sec ne contribue en rien à cette saturation de leur I hydrogène en eau, car leur combustible prend de 1 oxigène dans la proportion qu’il contient de ce principe et dans le rapport de sa composition en eau; et lorsqu’un tel combustible est soussaturé d’oxlgène, P est dans son hydrogène qu’il l’est , et non dans
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toute sa substance, car, suivant l’hypothèse contraire,'' racide nitrosonitrique devrait être de la matière inerte et de l’eau : et c’est ce que cet acide n’est pas, mais' bien toujours de l’acide sec dans lequel un cinquième de son hydrogène reste à proportionner d’oxigène,^ quoiqu’à prendre l’ensemble des deux principes de l’eau, il y ait le juste rapport pour ce liquide, savoir une proportion d’oxigène, 7,5, dans l’azote, et quatre W proportions, 3o , dans l’acide nitrosonitrique, égallj aux cinq proportions d’hydrogène, 5, dont l’acide^ sec dans l’azote est sui’combiné; l’hydrogène dansjW ces combustibles, et l’eau dans leurs acides, y sontM comme les sousacides ou les oxides , et les acidesjj ou les oxidulcs , dans les sels : on peut aux uns commejl aux autres ajouter ou enlever de l’oxigène, sans quel! le second composant en recouvre ou en cède. sont des surcombinés pour lesquels l’engagement nej diminue en rien l’indépendance d’action.
Et dans les comburans acidifîables, que fait l’ôxi-fl gène? On peut répondre, comjDoser l’eau, les oxide^ et les acides de combustibles pour la saturation de s es J acides secs ; ces corps sont exactement proportionné^! d’oxigène pour cet effet; et l’action de ce principe yj semble encore plus indépendante que l’action de l’hy-jj drogène dans les combustibles acidifîables , car sesH fonctions sont beaucoup plus multipliées : il se sépare^ plus aisément de ses acides, et s’en sépare jusquesll pour les laisser avec des métaux réduits; ce que ne J fait pas l’hydrogène, qui, dans les cas de pareillesW combinaisons, reste surcombiné, comme dans la for-fl ination de leurs acides en sels, reste surcombinée l’eauW composée de cet hydrogène, ce que l’on interprète^ en disant que les acides secs des combustibles neWI
ACIDIFIABLES.
)euvent se dessaisir de l’hydrogène, que celui-ci soit cduit ou composé en eau , et les acides secs des omburans j)as de leur oxigène qu’il soit incombiné m combiné avec de l’hydrogène , des métaux ou des ombustibles acidifîables , et liors le seul cas où ces cides secs prennent des métaux réduits.
Cette prise en combinaison de métaux réduits délote bien leur plus grand contenu en oxigène que elui de l’eau, à laquelle aucun métal réduit ne s’est ricore surcombiné; et dès l’instant que l’hydrogène es uns et l’oxigène des autres sont composés en eau , ucun des principes de ce liquide, ni un métal réduit e peuvent plus s’y surcombiner. Un acide une fois armé ne reçoit plus un autre corps qu’en échange e son eau ; et avant sa' formation , son acide Sec ne ecevait, dans le fait, aucun corps qu’en échange de on principe respectif de l’eau.
Les moyens de constituer en isolement les acides ses et leurs combustibles, nous ont jusqu’ici manué, et nous manqueront peut-être toujours. Ce sont e ces corps qu’on reconnaît à leur action et qui 3nt perceptibles sans etre visibles. Toiitefois leur éveloppement dans les combustibles acidifiables par hydrogène, et dans les comburans acidifiables, par oxigène, et dans les deux, par l’eau, et réciprojuement dans les deux, les uns par les autres, leurs henomencs de combustion , qu’ils soient surcombiés d’hydrogène ou d’eau, avec ces combustibles réfuits, leur engagement chimique avec ces combustibles, la surcombinaison de l’azote par de l’hydroène en oxide de métal; la décomblnalson de l’amloniaque, à l’aide du calorique, en azote et en hylogène; 1 intime engagement des acides secs des cora-
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burans avec les métaux réduits, sont autant de preuves que tant les combustibles que les comburans aci- • difiables , et les derniers indépendamment de leur;: oxigène de surcombinaison, contiennent de l’oxigène,, et que c’est sous forme d’acide sec que ce principes s’y trouve.
Quant au combustible qui dans les acides secs est uni à l’oxigène, il est tel que M. Berzelius se l’est figuré dans l’azote , et moi dans les acides secs en général; ce doit être de la matière inerte surcombi-’ née d’une proportion d’hydrogène pour une propor--, tion et demie ou deux proportions d’oxigène, qui,^ dans les comburans acidifiables, prend en surchargea une proportion du même principe, et qui, dans les
combustibles acidifiables , se surcombine ,' dans
zote, de cinq proportions d’hydrogène, et dans les^ autres combustibles acidifiables, d’un nombre de pro-j| portions égal aux proportions de l’oxigène qui les^
portions égal aux proportions acidifient au complet. . j
On peut penser que dans les acides l’eau existe-, par ses élémens; mais il est aussi permis de croire i qu’elle y existe toute formée. Ne voit-on pas l’eauï
augmenter
considérablement le caractère acide des
corps ? et les acides qui sont seulement acides par solution à l’aide de l’un des principes de l’eau , sont < faibles et le sont chimiquement comme physiquement ;^|| je citerai pour exemple les hydrogènes sulfuré et^ azoto-carboné (acides hydrolhionique et prusslque)) et l’euchlore; et le même degré de faiblesse est par-^^ tagépar les sousacides, tant à défaut d’hydrogène qu’à^ défaut d’oxigène , sousacides muriatique, iodique,sulfu-^ rique , phosphorique ; mais dans les acides complets , ^ on ne peut se soustraire à l’évidence que les princi-|*|
pes de l’eau y existent à l’état d’eau.
ACIDIFIABLES.
D’ailleurs , de quelle classe de corps les acides sont- Jils le plus rapprochés ? N’est-ce pas de la classe des sels? La sapidité , la solubilité, la cristallisahilité, la diaphauéité sont leurs caractères tranchans , et sont aussi ceux des sels; et un acide est, en effet, un sel lyant l’eau pour oxide, et pouvant , comme les autres sels , se surcombiner de ce liquide ; ce qui ne fait qu’augmenter son acidité ; et les sels surcombinés Feau n’en deviennent également que plus sapides.
I Je sais bien que l’on peut aussi soutenir que la 3ropriété acidifiante réside dans les deux principes ie ’eau, puisque l’hydrogène acidifie le soufre, l’a- Eotocarbone , le chloi’e et l’iode , comme l’oxigène acidifie l’iode, le chlore , le soufre , l’azote, le carbone etc. ; que l’on peut dire que les combustibles L'omme les comburans acidifiablcs , tiennent leurs qualités acides d’un proportionnement donné , non avec l’eau, mais avec les principes de ce liquide; et que i’acidité que l’eau développe dans les acides anhydres, est développée par les élémens de ce liquide, mais lion par ce liquide lui-même. Ajoutez, peut-on dire, de l hydrogène à de la vapeur sulfurique ou nitrique, et à 1 instant une partie de ces vapeurs sera condensée en acide liquide, de l’acide sulfureux et du gaz mitreux devenant incombines; et 1 hydrogéné ne pourra plus en etre séparé sans que l’acide se décompose ; d’acide carbonique , qui est si faible, étant uni à l’un ou 1 autre élément de 1 eau , ou a ses deux élémens à-la-fois, devient si fort dans les acides végétaux; et ;1 iode comme le chlore acquièrent une forte acidité pe leur union avec l’un ou l’autre des mêmes principes ; que 1 hydrogène aussi bien que l’oxigène acidifie l’arsenic et le tellure , et que ces métaux sont des acides
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ou des oxides, suivant leur degré de saturation avecc Tun ou l’autre principe de l’eau.
Applique-t-on ces mtnaes raisonneniens aux alcalis, on peut dire que l’hydrogène comme l’oxigène formée ces corps; l’hydrogène avec l’azote seul et avec l’a-zotocarbone dans un certain rapport; l’oxigène avec? les métaux à oxides solubles ; que l’eau que l’on J ajoute à ces oxides à l’état anhydi-e , se décompose*! et s’y combine par ses principes et constitue un sup-*-| plémcnt à leur alcalinité ; et l’on peut citer les sur-'!-! oxides alcalins , lesquels sont formés de trois pro-'-j portions d’oxigèn.e, et qui, par l’addition d’une pro-^ portion d’hydrogène , lâchent prise à une proportion! d’oxigène , comme ils échangent deux proportions! d’oxigène contre une proportion d’eau; ce qui fait" voir c{uc l’hydrogène peut leur tenir lieu d’oxigène,-, comme l’oxigène leur lient lieu d’eau. Personne ne l dira que cela ne soit pas ainsi , parce qu’aucune force) physique ne peut d’avec les alcalis sépai'er cette eau,* et que les forces chimiques , ou la sépai’enl résoute en ■ ses élémens par les métaux décomposant l’eau et par le J carbone en rapport pour son oxide, etc. ou sans qu’elle i soit décomposée et alors par l’acide carbonique , par a l’acide borique fondu, par les acides muriatique ,V fiuorique ou iodique; et alors on peut dire que ses^ élémens se sont de nouveau réunis pour former de t l’eau. Ainsi , l’oxigène comm’e l’hydrogène sont éga-; I lernent des agens qui alcalifient comme des agens qui i acidifient, et ce cpie .l’on peut dire avec le plus de ( raison , c’est que ce sont des agens généraux , et peut- -j être les seuls qui sont susceptibles de combinaison.' .j Pour souscrire à cette conclusion , on doit seulement j admettre que les combustibles acidifiables ont pour^ ;
vVCIDIFIABLES.
lionstiluaiis, des acides secs et de l’iiydi-ogène, et que )ies métaux sont combustibles par ce dernier principe, (it certes que la composition de l’ammoniaque, oxide éjrtifîciel d’un métal , nous autorise à la dernière adoiission.
Si donc chacun des principes de l’eau est capable, lar son adjonction aux corps, de leur communinucr ] CS qualités aussi disparates que le sont l’acidité et (alcalinité, et si l’eau développe davantage ces qualités , ou sert du moins d’intermède à leur manifesritlon, et si ces principes sont considérés comme les mis actifs dans les combinaisons, n’en résulte -il jas que 1 acidité nest differente de l’alcalinité que I ai plus d oxlgene , et 1 alcalinité de l’acidité, que par lus d’hydrogène , ou ce qui est synonyme, par plus U par moins de principe combustible, ou par plus qa moins de principe comburant, celui-ci étant l’oxi- ^cne et celui-là, l’hydrogène, et qu’acidité et alcalinité plutôt oxidité , sont des choses très-relatives et |ii ne se distinguent qu’en ce que , dans les coin- |naisons, les uns se comportent èbmine comburans ;|i acides, et les autres , comme combustibles ou oxii:s? Le corps comburant est celui qui souffre le dé- :uacement dans son calorique , et le corps combus- I pie , celui qui l’opère ; (je ne saurais trop souvent |f:mener sous les yeux cette loi de la combinaison l'iimique ) de sorte que la combinaison a lieu par la rrniere qualité du corps, qui avec la première entre h engagement en substitution à du calorique. Cet gagement est obligé en ce que l’oxigène avec lequel ^ est contracté, oe saurait être sans saturation. La' ^.e, par sa propriété de conduire vers le positif le |i-ps qui gère comme acide, et vers le négatif, ce-
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lui qui gère comme oxide, réagit parfaltemeni; suri cette distinction et sur la relativité des deux caractères i de corps, et elle met en évidence que dans la na-ture il n’y a de réduit que l’hydrogène et les métaux,, corps que jamais elle ne conduit vers son positif, et( que tous les autres corps contiennent de Toxigène,, puisqu’elle les conduit tantôt vers son positif et tantôt! vers son négatif , suivant les corps plus comburansj ou plus combustibles auxquels ils sont unis ; c’est-' ainsi , qu’entr’autres, le soufre uni à un oxide est di-' rigé vers le négatif, et uni à un métal, vers le'
positif. ’ * ’■
Les corps qui ont une tendance prononcée versi Toxigénation , ne peuvent par aucun hydrogène être, conduits à l’état d’oxide, et tout ce que Ion peu!| leur ajouter en élémens de 1 eau , ne fait que les con|^ dulre davantage vei’S l’acidité. Ces corps sont le chloreJ et l’iode : cependant , les corps décidément combustibles peuvent par l’hydrogène être conduits à 1 état d a-i eide : ce qui établit une différence marquante entre
les deux qualités de corps.
Le gax nitreux et le gaz oxlgène dans les propor-' lions de l’acide nitreux se maintiennent liquides lorsqu'on les isole d’avec un sel ; et cet acide liquide'es'incolore ou a de la couleur, suivant que la températuri rapproche ou éloigne ses constituans; et à un froic. suffisant, il se concrète; c’est que cet acide est un vrai sel dans lequel une proportion d’acide nilnqun est mis en rapport avec une proportion d’acide nitreux,' i3 5 d’azote avec 37, 5 d’oxigène , et i3, 5 d’azotn avec 22, 5 d’oxigène, ce qui constitue l’acide hypo- •-nie et non l’acide nitreux, lequel consiste en uni- ■ d’azote j i3 , 5 , avec seulement trois pro"
proppr^^^'t
ACIDIFIABLES.
mariions d’oxigène, , 5, au Ucu de quatre pro- 0 sortions, 3o.
i L’acide sulfurique fumant, que l’on considère louiours nmmme de l’acide sulfurique imprégné d’acide sulfureux, S^st de l’acide sulfurique n’ayant pas sa proportion en- >J:ièred’eau; et ses cristaux par sublimation, n’ont qu’une
(lemie proportion du même liquide; ces cristaux dislolvent l’argent réduit, et sont composés d’une proporjion d’acide sulfureux, 3o , d’une proportion d’oxi- Jgène, 7, 5, et d’une demie proportion d’eau, 4 , a5. # La vapeur de cet acide est à l’acide sulfurique li~ jjuide, ce que la vapeur nitrique est à l’acide ni- '^jrique liquide ; de l’acide sulfureux une fois bien ^Ini à de l’acide sulfurique, n’aurait pas besoin d’eau our être liquide , et serait peut-être par lui- meme oncret. Ce serait de l’acide liyposulfurique , semblale aux acides hyponltrique et hypopliospliorique.
Ces cristaux , que l’acide sulfurique fumant donne ?par la sublimation, sont différons de ceux qu’on obl'ient en affaiblissant 'l’acide fumant par un huitième aie son volume d’eau. Le sel sulfurique qui par là <|te forme , se laisse sublimer sans se décomposer , et Jil est tellement dense que son poids est au poids de l’eau comme 3 , 627 , à 1,000 ; et ils sont en- :ore plus différons de quelques autres. Les uns :sont, composés d’une proportion d’acide sulfurique , Î7 , 5, et de deux proportions d’eau, 17 ; et les aué;res d’une même j)roportion d’acide sulfurique et de rtrols proportions d’eau , 2$, 5. L’acide fumant avec une proportion d’eau, 8,5, se cristallise déjà à 10® (SOUS glace , tandis que celui non-fumant exige 28® ‘pour se cristalliser avec une proportion du même iiiquide.
L’acide sulfureux est composé de proportions éga-
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les d’oxigène et de soufre, 7, 5 et 7 , 5 : nombre i5; •et 1 acide sulfurique contient une demie proportion doxigene, 3, 75, de plus; 7, 5 et 11, a5, et le^ nombre de cet acide est 18, 75; en rapportant l’é-
valuation à Toxigène et non au combustible;
les!
deux acides saturent les oxides par deux proportions de leur matière, ce qui doit faire doubleï leur nombre et le faire élever à 3o et à 87, 5. Le motif d’a baisser ainsi le nombre du soufre est que son oxide' consistant en 7, 5 d’oxigène et i5 de combustible,* lî’a point d’existence incombinée.
On peut, d’après cela, supposer que dans une proportion de soufre , 7, 5, il se trouve, pour former 1 acide sec, 3, 78 d’oxigène, et dans deux propor lions , 1 5 , du même combustible ,7,5 du même principe,’ et que le soufre sature par deux proportions de sa substance une proportion de métal ou d’oxide de métal et une proportion d’hydrogène ; et comme les sulfites et les sulfates sont composés de deux' proportions d’acide sulfurique,* ne contenant toute-^ fois qu’une seule proportion d’acide sec , et d’une proportion d’oxide, l’oxidp de soufre, dit acide hyposulfureux, les premiers sulfures et l’hydrogène sulfuré sont composés de deux proportions de soufre avec une proportion de l’autre constituant. Les sur-'sulfates, les seconds sulfures, le soufre hydrogéné,^ l’alcool de Lampadius, le composé de Miers, Toxidule de soufre dans le chlorure saturé de Thomson et dans le composé bleu d’acide sulfurique fu- ^ ' niant et de soufre de Bucbolz, consistent en quatre proportions de soufre , 3o , et- une proportion de l’aùlre constituant.
D’après les dernières analyses, l’acide phosphoreux ^
ACIDIFIABLES.
est composé de proportions égales de phosphore et d’oxlgène, 10 et 7, 5, et l’aclde phosidiorique a deux tiers de proportion d’oxigène, 5, de plus; on pense que dans les phosphites , une proportion d’oxlgcne dans l’oxide se met en rapport avec une proportion du même principe dans l’acide; ce qui serait une proportion et demie de ce combustible pour une proportion d’oxide, et le même rapport de sousaclde et d’acide', ou 26, 25 d’acide phosphoreux et 33, 75 d’acide phosphorique , pour saturer une proportion d’oxide de métal. C’est dans ce même rapport d’une proportion et demie de phosphore avec une proportion de métal que se forment les phosphures, tant à métaux oxidés qu’à métaux réduits; 27 , 5 de chaux avec i5 de phosphore, 60 de cuivre avec i5 du même combustible, etc. Le phosphore hydrogéné répond à l’acide phosphoreux, et se forme de proportions égales, I et 10, tandis que l’hydrogène phosphoré , qui consiste en une proportion d’hydrogène avec une demie proportion de phosphore, i et 5, répondrait à un degré d’oxlgénation du phosphore qui n’est pas encore connu, et .qui devrait consister en une proportion d’oxigène, 7,5, avec une démie proportion de phosphore , 5 , l’acide phosphorique n’ayant que G , 25 d’oxigêne sur 5 de son radical.
L’acide hypophosphoreux consiste par ses éléinens éloignés en une proportion d’oxigène et deux propor- : lions de phosphore, 7, 5 et 20; c’est de l’oxide de : phosphore tel qu’il existe dans l’oxido-chlorure de son I coinbust'djle, une proportion, 32, de chlore et deux I proportions, 20, de phosphore, et avec le double d oxigène que dans l’oxidulo-chlorure de phosphore, 32 et 40; 1 acide phosphoroso-murlatique est dans le
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rapport du snusacide, 3a de chlore et 10 de phosphore, et 1 acide phosphorlco-murialique répond à Tacidephosphorique, 3a, et 6. de phospliore. On voit que le chlore suit avec le phosphore le même proportionnement que l’oxigène.
L’acide hypophosphoreux se proportionne avec les oxides comme s’il devait former des phosphites phosphores; une proportion et demie, 41 , a5 , d’acide avec une proportion d’oxide ou avec une proportion d’eau, 8, 5 , essentielle à son existence incomhinéq. La même proportion et demie d’acide forme un hydrate, ayant une composition tres-déterminée , d’acide hypophosphoreux ou de vrai oxide de jjhosphore, ayant pour nombre 49, 75,
L acide phosphatique, qui existe avec une fois et demie l’oxigène de l’acide phosphoreux, ii. , a5 et 10, paraît être un composé d’acide phosphoreux et d’acide phosphorique ; il n’a point de sels qui soient ’ jusqu’ici connus.
On voit, d’après ce qui précède, que l’acide sec dans ; le phosphore, que celui-ci soit oxidé, acidifié ou sans, oxigène, sature les oxides et les métaux réduits parune proportion et demie de sa substance sur une proportion de ces corps, et d’après cela, c’est dans; i5 de ce combustible que les 7, 5 d’oxigène qui se ■ mettent en relation avec 7 , 5 du même principe dans ■ les oxides, et non dans 10 de phosphore, doivent; être , trouvés.
Le phesphore a autant de degrés d’oxidatlon et d’acidification que l’azote, et même un de plus; mais . ils ne sont point dans la même progression de nombres ou par 7, 5; i5; aa,5; 3o;37, 5; d’oxigène , et : si l’acide sec dans l’azote est surcombiné de cinq pro-
ACIDIFIABLES.
portions d’oxigène, l’acide sec dans le phosphore, ne l’est que de deux proportions et demie, 2,5, d’hydrogène, lesquels, dans ih de phosphore, contenant une proportion, 12, 5 , d’acide scc sont saturés par 18, 75 d’oxigène, égal à 33, 7 5, qui est le nombre de l’acide idiosphorique saturant en neutralité une proportion d’oxide.
L’acide carbonique, composé d’une proportion de carbone, 6, et de deux proportions d oxigene , i5, égal à 21, sature une proportion d’oxide par deux proportions, 42, de sa matière; c’est pourquoi le carbonate de baryte est composé d’une proportion de terre, 72, 5, avec deux proportions d acide, 4^j lesquelles dans leur rapport de salification avec les oxides. 112 forment qu’une proportion; que 4^ d acide carbonique avec 4^ de potasse, 29, 5 de soude, 27, 5 ,de chaux, 16, 5 d’ammoniaque, etc., forment les carbonates neutres de ces oxides, et avec les doubles dé ces nombres, les souscarbonates : la withérite, composée de 72 , 5 de terre avec 21 d’acide, est un souscarbonate de baryte.
On ne saurait dire au juste comment se proportionne l’acide borique, le nombre de son combustible n’étant pas connu. Il proportionnerait par 110 , s’il était constaté que par ce nombre il sature une proportion de soude, 29, 7 et une proportion de baryte, 72, 5, mais il est apparent qu’il saturera par deux proportions de sa matière; ce qui réduirait son nombre à 55, 47 ,5, et le nornbre de son combustible serait i3ou75, suivant qu’on admet qu’une ou cinq et demie proportions d’oxigène entrent dans sa composition avec une proportion d’oxigène 7 , 5 sur une proportion de bore, 47, 5, égal à 55, ce serait le seul combus-
COMBUSTIBLES
iible acidifiable qui contiendrait seulement deux proportions d’hydrogène, 2, sur une proportion d’acide sec, 93. Ce combustible n’aurait donc point de sousacide, ni d’oxide et encore moins d’oxidule. Cepen-' dant, comme l’acide borique paraît saturer par deux proportions de sa matière, et sa disposition à se former en soussels confirme ce mode de saturation, ilî est possible que, conformément à l’opinion de Davy,*] le bore obtenu n’est lui-même qu’un oxide au lieu] detre un combustible réduit; ce qui diminuerait son^
nombre du quart ou de la moitié, suivant qu’on sup-^-
poserait qu’il est acidifié par une, proportion entière^^
ou une demie proportion d’oxigene; dans la première)
supposition, il contiendrait i5 d’oxigène sur 40 de)
bore, et dans la seconde, ii, 25 du premier jur 43, t 75 du dernier. Je dis, supposerait, à cauc.e qu’on) n a aucune indication, autre que l’analyse, po'.ir juger ^ du contenu en oxigène d’un acide.
Si le bore était acidifié par une propcrlioiî d’oxi-Ji gène, alors 1 acide sec n’y serait, dans une demie proA^
portion , surcombiné que d’une proportion d’hydrogène, et une proportion entière du même aciife le serait de deux proportions d’eau et 17 , égal à 110. ,, La soude dont le nombre est 29,5, semble se sa- ' turer en neutre par deux projiortiohs, 110, d’acide borique, et en alcalinule , par une proportion, 55, | et lorsque le borax est neutralisé par de l’acide * fluoz’ique , le borato-fluate qui en résulte , après la fusion, pèse 90. Le borate d’ammoniaque, dans lequel une proportion, 16, 5, sature une proportion, 55, d’acide borique, d’après la constitution du borate de soude , doit être un sousborate. L’acide borique hydraté consiste, dit-on , en une pi’oportion et
ACIDIFIABLËS.
sera
demie d’eau, 12, 76, et une proportion et demie d’acide, 27, 5, et il doit prendre une seconde proportion et demie d’eau pour se cristalliser. L’hydrate rigoureux sans doute composé d’une seule proportion d’eau. Les nombres des acides à comburans acidifiables sont plus faciles à ti’ouver. Il suffit pour les avoir d’ajouter au nombre représentant le comburant , i d’hydrogène, ce qui fait une proportion d’acide, et cette proportion d’acide se sature en neuti'e avec une proportion d’oxide; une proportion, 8, 5, d’eau se sépare, hors avec l’ammoniaque, et le muriate ou l’iodate devient sec.
Une proportion, 82, de chlore avec une proportion, 1, d’hydrogène, forme une proportion, 33, d’acide muriatique, composée d’une proportion, 24 , 5, d’acide sec et d’une proportion , 8, 5, d’eau; avec une iroportion de soude, 29, 5, cet acide forme le sel arin, 8, 5 d eau se déposant; avec une proportion |i6, 5, d’ammoniaque, le muriate d’ammoniaque, la roporlion d’eau restant; avec une proportion, 67 , 5, [’oxidule de cuivre , le muriate de cet oxidule ; |i^vec une proportion, 87 , 5 , d’oxide de cuivre, le ^muriate de cet oxide, l’eau se déposant, et ainsi de isuite. Le nombre du premier sel est 54; celui du sejcond, 49 > du troisième, 92; du quatrième, 62. i{üne proportion 117, 5 , d’iode avec une proportion, ji, d’hydrogène, forme une proportion, 118, 5, d’ajcide lodique, composé d’une proportion d’acide sec |iio, avec une proportion d’eau, 8, 5. Cette proportion d acide, 118, 5, avec une proportion d’oxide, «iforme une proportion d’iodate, 8, 5 d’eau se dépo- »5ant. Une proportion, 45, de potasse avec une pro- 1 portion , 118, 5, d acide iodique forme une propor-
COMBUSTIBLES
Ij2
tion, i63, 5, d’iodate de potasse; avec i6, 5 d’ammoniaque, de 1 iodate de cel alcali, dans lequel l’eai i est retenue et dont le nombre, est i35, et ainsi d<(j suite.
L’acide fluorique ,' malgré que son radical ne soin pas constituable en comburant, a un nombre quLi est indiqué par sa capacité de saturation et auquell il suffit d’ajouter, 7, 5 d’oxigène pour son comburant, et .8, 5 d’eau, pour son acide. Cette capacité' est II, lequel nombre représente son acide sec; 18,. 5 serait le nombre de cet acide oxigéné en fluoré, , et iq, 5 doit être celui de l’acide fluorique exempt; d eau étrangère. Les fluates doivent donc se former: de la proportion d’acide représentée par ce nom-bre, avec une proportion d’oxide de métal, en échange 1 dune proportion d’eau, hors avec l’ammoniaque, qui se combine avec l’acide sans en séparer l’eau : ; une proportion de fluate de chaux doit, d’après cela,, être composée d’une proportion, 27, 5, de cette terre'et d’une proportion, ii , d’acide fluorique sec; une: proportion de fluate d’ammoniaque, d’une proportion < d’ammoniaque, 16, 5, et d’une proportion d’acide fluorique, 19, 5, nombre 36,- l’eau restant combinée. ; On voit que les acides des comburans , comme l’oxi- 1 gène, font plier à leur nombre les nombres des corps >j oxidés; et leurs radicaux, les nombres des corps ré- i duits et ceux des combustibles acidifiables avec les- i quels ils entrent en combinaison : c’est que leur acide i sec est toujours surcombiné d’une proportion cons- i tante d’oxigène et que les acides secs des combusti- | blés sont surcombinés de proportions très-variées | d’hydrogène. . !
Il nous resterait à examiner les sels des acides I
ACIDIFLVBLES.
organisés et des acides composés; puis des acides dissous par l’oxigène, par l’hydrogène, par les comburans acidifiables et par les combustibles acidifiablés, par les métaux ou par l’eau; si j’ajoutais par les sels , j’aurais dit par tous les corps; et, en effet, il n’est presqu’aucune sorte de matière qui ne soit capable de développer la qualité acide dans un combustible ou dans un comburant acidifiables , ni par conséquent de dissoudre acidement ces corps. Les acides secs suroxigénés, dans toutes les surcombinaisons avec l’oxigène où ils sont salifiables, s’engagent en proportions égales d’acide sec et d’oxide; a4j ^ ou une proportion d’acide muriatique sec avec une proportion, 45, de potasse; puis en oxigénatlon, une propox’tion, 7,5, d’oxigène et en seconde oxigénatlon, deux proportions, i5 d’oxigène, én troisième oxigénation, quatre proportions, 3o , en quatrième oxigénation, six pz’oportions , 45» en cinquième oxigénalion, huit proportions, 6o, d’oxigène.
Le mui'late hyperoxigéné, lequel consisterait en raurlate oxigéné et muriate hyposuroxlgéné,n’a pas encore été obtenu;son acide l’ésulte de la formation d’une partie d’acide muriatique simple en acide muriatique oxigéné , à la faveur de son action sur un muriate suroxigéné, et de la décomposition, à l’aide de l’acide simple, de la partie du muriate devenue par-là hyposuroxigéné; les deux produits s’unissent et forment de l’euchlore ou de l’acide hyperoxigéné. Lorsqu’un alcali , même à l’état de carbonate, agit sur cet acide, il se développe assez de chaleur pour en opérer la décomposition et produire du carbonato-muriate oxigéné, si la solution est faible , et du muriate hyperoxigéné ou tout du premier sel, de l’oxigène se dégageant, si
tOMDUSTIBLE^
c’est du souscarbonate qu’on emploie; et. pour se partager en muriate simple et muriate suroxigéné , si l’alcali est caustique et la solution concentrée, n’ans le carbonato-muriate oxigéné, c’est une demie proportion d’acide carbonique, 21, et une demie proportion de chlore, 16, qui saturent l’alcali; et les deux sels, étant en saturation neutre , quoique seuls ils soient j SI decompos^bles *, se maintiennent réciproquement ‘ en composition.
Un muriate suroxigéné, supposons celui de soude, j est composé en principes prochains, d’une proportion , i 54, de nmriate sec de soude, 24, 5 d’acide sec et ^ 29, 5 d’oxide de sodium, ou 22 de sodium métal et 32 de chlore, puis en six proportions d’oxigène,
45, et SI l’on veut en principes encore plus prochains, ^ d’une proportion de soude, 2g, 5, et d’une proportion d’acide muriatique suroxigéné, G9, 5, dont 24, .
5 d’acide sec et 45, d’oxigène : ou en principes éloignes, de 22 de sodium, de 24, 5 d’acide sec et de ' 52, 5 d’oxigène; dans la théorie du chlore, tout cet ^ : oxigène provient de l’eau. Le nombre du muriate suroxigéné de soude est 99. Dans le muriate suroxigéné de potasse, il se trouve, en poids, la même quantité d oxigène que d’oxide de potassium, 45 et 45, et autant d’acide muriatique que de muriate sim- J pie, 69, 5 et 69 , 5. D’après Berzeliifs, ce sel contient , deux proportions, i5, d’oxigène de plus. i
La chaux ne forme avec le chlore que du muriate oxigené simple, comme avec le soufre, elle ne forme que du sulfure simjde.
Si le muriate suroxigéné d’ammoniaque existe tel ' que je 1 ai fait connaître, .et tel que son analyse par 1 acide niuriatique et encore mieux par l’acide iodi- ^
ACIDIFIABLES.
que, nous le montre, alors ses élémens seront : une proportion d’ammoniaque, i6, 5, avec une proportion d’acide muriatique suroxigéné, 69,. 5, ou une proportion à'ammotjiacum , 9, une proportion d’acide muriatique sec, a/J, 5, et sept proportions d’oxigène, 5a,. 5; son nombre serait 86.
L’acide muriatique hypersuroxigéné, découvert par le comte de Stadion , et dont un seul sel est jusqu’ici bien connu, se forme d’une proportion, 45, d’oxide de potassium, d’une proportion, a4 , 5, d’aeide muriatique sec et de huit proportions , 60 d’oxigène, ou d’une proportion de potassium , 87 , 5 , d’une proportion d’oxigène, 7, 5, et d’une proportion d’acide muriatique hypersuroxigéné, 84, 5;nom- I bre lag, 5.
I Le premier acide de Stadion, composé d’une proportion d’acide sec avec quatre proportions d’oxigène et dans lequel , en même temps qu’en muriate hy- ! persuroxigéné , se résout le muriate suroxigéné de I potasse que par l’acide sulfurique on tente de décomposer, lorsqu’étant dissous dans l’eau, on le I traite avec un alcali, se partage en acide suroxigéné I et en chlore, lesquels paraissent ainsi être ses élé- I mens , et si c’est le gaz acide qu’on traite avec de I l’alcali caustique dissous, alors c’est en muriate suroxi- I géhé et en muriate simple qu’il se partage. L’acide j à cinq proportions d’oxigène avec une proportion d’aj eide sec , que Davy a reconnu, est sans doute une combinaison intermédiaire entre l’acide à quatre proportions et celui à six proportions.
^ L acide muriatique soushydrogéné forme aussi des ij sels, une proportion, 45, de potasse s’unit à une J proportion, 3a, 5 de cet acide pour donner nais-
COMBUSTIBLES
sance aune proportion, 62, 25, de mnriate sousoxigéné de potasse, une demie proportion, 4, a5, d’eau étant rendue séparable. Ce sel se 'forme aussi lorsque, sous l’influence de la lumière, on fait passer du chlore dans une solution faible de potasse caustique et lorsqu’on sature de la même solution de potasse, avec de l’eau de chlore épuisée de principe blanchissant ou avec un mélange d’eau de chlore et d’acide muriatique simple qui est resté quelque ^ temps en réaction à fi’old ; enfin , lorsque du muriate suroxlgéné de potasse est exposé quelque temps
au contact de la lumière ; ce sel ne peut pas ultérieurement être partagé en muriate simple et en muriate suroxigéné; mais son mélange avec du muriate i suroxigéné , étant fondu et ensuite décomposé par ' de l’acide sulfurique, donne un acide liquide qui diffère de l’acide hyposuroxigéné et de l’acide hy- ' peroxigéné en ce qu’il rougit d’abord la couleur ' bleue des* plantes et ensuite la détruit.
Les iodates suroxigénés se forment, comme les mu- , riates suroxigénés, de six proportions d’iodate oxigéné , 975 , si c’est de l’iodate oxigéné de potasse, :■] lesquelles au moment de devoir cristalliser, et par l’impossibilité de le faire, étant incristallisables , se partagent en cinq proportions, 775, d’iodate simple i et une proportion, 200, d’iodate suroxigéné. Il y a îi donc dans ce dernier sel six proportions d’oxigène f et une proportion d’iodate sec composé de 110 d’a- 1 eide sec et de 4^ d’oxide de potassion, et, en v comprenant l’oxigène de cet oxide, 5a, 5 de ce principe. Outre ses sels suroxigénés, l’acide indique ne forme que des iodates oxigénés, composés d’iode et i] d’oxide, et des iodates hypooxigénés, composés d’a- !
ACIDÏFIABLES.
I clde soushydrogéné et également d’oxide. Ces derniers se forment d’iodates dissous qu’on laisse- en contact avec l’air, ou qui, d’une manière quelconque, trouvent à substituer de l’oxigène à la moitié de leur eau. Nous avons vu que leur acide se compose, soit d’acide simple échangeant de l’eau contre
idc l’oxigène, soit d’iode partiellement s’hydrogénant, soit enfin d’iode et d’acide iodique s unissant. Les élémens de cet acide étant une proportion d’acide sec, iio, une proportion d’oxigène, 7, 5, et une demie proportion d’hydrogène, o, 5, ses sels doivent 'consister en une proportion d’acide' soushydrogéné, 118, plus une proportion d’oxide et moins une de- • mie proportion d’eau; et l’iodate sousoxigéné de po- ! tasse doit avoir pour nombre i58, 75.
Il est particulier que l’acide hypophosphoreux, l’acide phosphoreux et l’acide phosj^atlque soient dans un rapport régulier de proportionneraent avec l’oxigène , tandis que l’acide phosphorlque en sort tout- ! à-fait; une demie proportion, 3,70, d’oxigène et 10 de phosphore forment le premier acide; une proporn tion, 7, 5, d’oxigène et 10 de phosphore, le second; et ; une proportion et demie, ii, a5 et 10 de phos- ( phore, le troisième; et le quatrième résulte de 10 du même combustible avec cinq troisièmes proport. lions, 12, 5, d’oxigène; et pour une proportion sa- - turante, i5 de phosphore et 18, 75 d’oxigène, ce i qui toutefois fait deux proportions et demie de ce 1 principe; et aucun de ces acides, étant uni avec un 1 acide fictivement composé de 10 de phosphore et de i5 d’oxigène, ne pourrait donner la moyenne 12, 5; de sorte què l’existence possible d’un pareil acide ne peut pas même être entrevue. L’eau est un in-
COMBUSTIBLES
termède requis pour le maintien en composition dé tous les acides du phosphore, hors de celui complet, et c est toujours avec 8, 5 d’eau sur une quantité d’acide contenant lo de phosphore que se fait le proportionnement, et il se -fait dans le même rapport^ entre l’acide phosphorique et l’eau, pour former I l’hydrate fondu; 33, 76 et 8 , 5.
On doit tenir un langage différent suivant qu’on rapporte l’énoncé du proportionnement, soit à l’hydrogène, soit au combustible acidifiable, soit à l’acide qui résulte de celui-ci ; si c’est à T’hydrogèné qu on le rapporte , on ne peut pas dire : une propor-J tion d eau dej)lace d avec une troisième proportion , 5 , de phosphore ,une pi’oportion, i , d’hydrogène, laquelle! s unissant à une autre troisième proportion du mêmef combustible, forme une proportion d’hydrogène phos-^ phoré, car la partie serait plus grande que l’entier mais on peut dire : une proportion d’eau déplacent d avec deux troisièmes 'proportions de phosphore| une proportion d’hydrogène, pour former une propor-l tion de phosphore hydrogéné, 10 et i, car on nej doit pas perdre de vue que l’eau ne peut déplacer! d’avec un corps un atome de plus d’hydrogène que cei qu’elle-mème en contient , ou que c’est de i’hydrogènej, oxidé qui se substitue à de l’hydrogène réduit, et quel le corps ne peut rien perdre de ce principe sans totalement changer de nature; de sorte que le déplacement d’une proportion d’hydrogène demande tou-| jours une proportion d’eau, et réciproquement , le dé-||| placement d’une proportion d’eau, une proportion d’hy- ; drogène ; mais on peut dire : une proportion d’hy- , drogène avec une troisième proportion ou avac une •] demie proportion, suivant qu’on prend le nombre de '
ACIDIFIABLES.
ia l’acide dans scs ^apports avec la saturation d’une proportion d’oxide, forme l’hydrogène phosphore, i I et 5 : une proportion d’hydrogène avec deux troisièines proportions ou avec une proportion de phosj phore, forme le phosphore hydrogéné, i et lo; et en rapportant la proportion à la quantité d’acide saluî rant une proportion d’oxide, on doit dire : une proportion de phosphore avec trois proportions d’hydrogène , forme l’hydrogène phosphoré ; avec une pro- 4 portion et demie, le phosphore hydrogéné. En rapportant pour les combustibles acidifiables la propor- ' lion à autre chose qu’à l’acide, on rend le nombre sujet à devoir varier. Nous disons maintenant, une proportion d’oxigène , 7 , 5 , et une proportion de phosphore, 10, forment l’acide phosphoreux; mais une proportion d’oxigène forme de l’oxide de phosphore avec 20 de ce combustible, et de l’oxidule, avec 40: ce serait donc une proportion d’oxigène avec deux et quatre proportions de phosphore; et prend-on le î plus bas nombre du phosphore avec le plus bas nom- 1 bre de l’oxigène , alors une proportion , 7 , 5 , de ce- • j lui-ci avec une proportion , 6 , de phosphore , forme i 1 1 acide phosphorique; mais ce nombre du phosphore est 1 alors hors de rapport avec tous les autres composés; fi et dans ce cas il faut dire :^eux proportions et demie i ' d acide phosphorique saturent une proportion d’oxide i pour former du phosphate. L’esprit ne saisit plus au- I cun rapport entre ces divers proportionnemens quand î on part d’un autre nombre que celui dans lequel les i 1 combusdbles forment une proportion d’acide. Une ,1 proportion, ainsi estimee,de carbone, prend quatre pro- M portions d’hydrogène pour former l’hydrogène carboné , et deux proportions , pour former le carbone hydrogéné, et une proportion d’azote prend trois'
COMBUSTIBLES
proportions d’hydrogène pour former un corps toutà-fait particulier : le soufre seul prend une proportion d’hydrogène pour la proportion de sa matière, et forme un acide développé par solution.
Si l’azote se combinait avec les métaux réduits, et si en s’adjoignant une seule proportion d’hydrogène il devenait acide, il ne serait pas encore comparable au chlore et à l’iode, qui, après s’être adjoint une proportion d’oxlgène, ne sont pas encore acides.
Si à une proportion de sulfate, on pouvait ajouter ! une demie proportion de soufre, à une proportion j de phosphate , deux troisièmes proportions de phos- | phore , à une proportion de nitrate, une cinquième! proportion d’azote, ces sels, de neutres qu’ils sont,j deviendraient acidinules; et qu’est-ce qui davantage^ que cela peut prouver que l’acidité réside dans la substance des combustibles acidifiables et qu’elle est ^ indépendante de l’oxlgène , puisqu’on diminuant la ' quantité relative de celui-ci, on augmente la quantité ; absolue de la matière acide ? Aussi , les sulfites et les phosphites, auxquels celte adjonction peut être faite, sont-ils des sursulfates et des surphosphales après leur saturation par de l’oxigène; et les supposés nitrites» ] qui par leur saturation avec de l’oxigène deviennent acidinules, sont indubltaltlement des nitrites azotés, lesquels ne sont pas des hyponitrites, ceux-ci se formant d’acide hyponitreux et d’oxide, et les autres, de nitrites et d’azote, et c’est de même pour les hyposulphites et les hypophosphites : les uns et les autres , dans leur décomposition, se résolvent, les hyponitrites en gaz nitreux et acide nitreux, les hyposulfiles , en acide sulfureux et en soufre, et les h)'pophosphites , en acide phosphoreux et en phosphore, ces derniers seulement lorscjue de l’eau n’est pas
ACIDIFIABLES.
présente pour reprendre l’acide au moment de sortir de combinaison. Si l’azote n’avait pas de second oxide , l’acide hyponitreux se résoudrait dans le premier, et s’il n’avait point de premier oxide ayant une existence incombinée, la résolution se ferait en azote et en acide nitreux. A ces liypoacides sont bien un peu semblables , et l’acide carboneux , et l’acide muriatique hyposuroxigéné ou le chlore oxigéné, lequel aussi , par sa décomposition , se résout en acide muriatique siiroxigéné , en oxigcne chloruré et en chlore. Berzelius reconnaît à cet acide un sel qui serait alors un liypochlorite, l’acide de Stadion, à huit proportions d’oxigène, étant le chlorate ou l’oxigène souschloruré , et l’euchlore étant du chlore sousoxigéné; ces noms mettent les comburans acidifiables en -rapport parfait avec les combustibles acidifiables.
Par une première proportion d’oxigène, le chlore n’est aucunement développé dans le caractère de son acide sec, et il ne l’est pas davantage par un second proportionnement; ce n’est qu’au troisième qu’il est acide , et alors il n’est qu’acide en eux : il lui faut un quatrième proportionnement pour être acide en ique. On dira qxie son acide en eux n’existe déjà qu’en vertu d’une proportion d’eau; mais les acides phosphoreux et hyponitreux sont bien dans leméme cas. Peut-être que si à l’hydrogène sulfuré, une nouvelle proportion d’hydrogène pouvait être jointe , le caractère de l’acide sec du soufre serait davantage développé, et que l’hydrogène , soussulfuré serait un acide puissant; mais l’hydrogène , qui n’a aucun besoin de combinaison , n’est pas si aisé à être retenu que l’est l’oxigène auquel , à cet effet , il ne suffit seulement pas d’être avec un défaut de calorique, mais
i/jî
encore de se trouver avec du calorique non convenablement modifié pour son état de gaz. Comment se forme l’acide hyposulfureux et l’acide liypophospboreux? d’un sulfure sulfuré qui se décompose par l’eau , et d’un phosphure qui se décompose par le même liquide ; et en outre se souscompose , et de sulfates et de pliospbates que , dans de justes proportions , l’on traite au feu avec des sulfures à oxides, i On les obtient aussi en traitant des sulfures avec des 1 suroxides, des seconds oxides et des premiers oxides i
faibles. i
Une proportion d’hydrogène fait pour le soufre et j
le premier, deux proportions et demie d’oxigène, et i
pour les deux derniers , cinq proportions du même | principe; mais les effets de ces adjonctions sont très- | différais, car l’hydrogène avec le soufre, et l’oxi- | gène avec le chlore et l’iode, ne font que dissoudre- : les acides secs de ces corps en se joignant respect!- j veinent à leurs pareils qui en masquaient l’acidité, î tandis que l’oxigène avec le soufre et l’hydrogène 1 avec le chlore et l’iode, forment de l’eau. |
On pense que. l’azote s’adjoint de l’oxigène sans ^ en déplacer du calorique; l’azote ne s’engageant pas directement avec l’oxigène, on n’a pu s’en assurer par ^ l’expérience; mais l’azote déjà saturé de deux pro- i portions d’oxigène , en se saturant de deux nouvelles proportions du même princijie pour former de l’a- ; eide nitreux , ou de trois proportions , pour former ; de l’acide nitrique, déplace encore considérablement de calorique. Quant au chlore et à l’iode, auxquels ( on attx’ibue également cette particularité , elle leur j appartient de bon droit, car l’oxlgène en s’y joignant
ACIDIFIABLES. ï43
comme l’hydrogène en se joignant au soufre , s’accompagnent de calorique au lieu d’en déplacer.
L’acide carboneux se forme dans des rapports tels que trois proportions, 22 , 5 , d’oxigène sont unies à une proportion , 12, de carbone; une demie proportion, 6, de earbone, en se joignant à une proportion de cet acide , forme de l’oxide de carbone, qu’on peut supposer être l’acide hypocarboneux : et la même chose peüt être supposée de l’acide byponitreux , si l’on voulait en tout point assimiler ces acides à l’acide hyposulfureux; mais le soufre n’a point d’oxide libre, tandis que le carbone et l’azote en ont. C’est pourquoi, dans leur décomposition, ceux-ci se résolvent, l’un en carbone et en acide carbonique, et l’autre, en gaz nitreux et en acide nitreux ou en oxide d’azote et en acide nitrique. Les sels de ces acides sont, ou des hyposulfites, des hypophosphites , des hypoaitrites,de l’hypocarbonate, et alors leur saturation jar de l’oxigène les convertit en sulfates , phosphaes, nitrates et carbonate neutres , ou des sulfites . les phosphites , des nitrites et du carbonate sulfures, phosphorés, azotés et carboné, et alors leur saturation pai' de 1 oxigène en fait des sels acidinules; la même différence a lieu pour les hydrosulfures et es hydroprussures, qui sont, ou des sulfures et des trussures hydrogénés, ou des hydrosulfures sulfurés :t des hydroprussures prussurés; les premiers, dans eur saturation par de l’oxigène, restent neutres, les econds deviennent acidinules.
Je sais bien que l’oxide de carbone n*a point l’apîarcnce d un acide et qu’il se forme d’ailleurs dans des proportions qui ne sont pas celles de l’acide hyposidfureux ( 3o d’acide sulfureux et i5 de soufre
COMBUSTIBLES
ni de l’acide hypophosphoreux (17 , 5, d’acide phosphoreux et 10 de phosphore ) ni de l’acide hyponitreux (43 , 5 d’acide nitreux et 4,5 d’azote) et que l’acide carboneux lui-méme, lequel est sans existence libre,,; devrait plutôt être de l’acide hypocarbonique, composé de 42 d’acide carbonique et de 4 de carbone.\j Qu’est- ce qui indique au reste que l’acide hyposulfureux serait plus acide que l’oxide de carbone , si , comme celui-ci, il pouvait être isolé? Dans les hypoacides , l’acidité est développée , partie par l’oxigène ] et partie par la portion adjointe du combustible; ce qui. le prouve, c’est que cette portion du combustible danssl ceux des byposels qui par l’oxigénation deviennent des sursels , n’entre pour rien dans la satui’ation : et c’est ainsi que sont formés beaucoup d’acides végétaux où des excédans de carbone à la proportion , 12, et de l’hydrogène , développent l’acidité dans une telle proportion. Toutefois, l’acide carboneux sature par une proportion , 12 , de carbone et 22,- 5,
d’oxigène , ou par 34 , 5 ; et ses sels à oxides faiblesse résolvent par la chaleur en une proportion d’acide carbonique, 42, et une proportion de métal réduit; de sorte que si ces sels étaient des byposels ce seraient des hypocarbonates et non des carbonates carbonés, puisque par leur saturation avec de l’oxi-
gène ils seraient changés en carbonates neutres; une proportion d’oxalate et une proportion d’oxigène ; i mais l’acide tartarique sature par une proportion d’a- ^ eide carbonique, 42 , surcombiné et davantage dé- ■ veloppé dans son caractère acide , par deux propor- I lions d’oxide de carbone, 37 , et deux proportions I d’hydrogène, 2, ou si l’on veut, par une portion 1 de carbone et deux proportions d’eau , ce qui for-
ACIOIFIABLES.
uerait du véritable acide hypocarbonique, composé l’une proportion d’acide carbonique et d’une pro- >ortion de carbone, et exactement comme sont faits es hypoacides de soufre et de phosphore, et, en ^ éalité , de deux proportions , mesurées d’après la apaclté saturante , d’oxide de carbone, 54 , ce qui le fait qu’une proportion d’acide hypocarbonique , vec deux proportions d’eau; d’après quoi l’acide larïreux serait de l’acide hypocarbonique : il ne peut onnement y avoir de l’acide hypoearboneux à moins e l’adjonction d’une demie proportion seulement de irbone, mais pas avec le double de combustible et ;1 que les hypoacides sont toujours faits ; par leur ituration avec de l’oxigène , les tartrates neutres se ésolvent en deux proportions , 84 , d’acide carboique et une proportion d’oxide ; il est vrai qu’une roportion d’azote, i3 , 5 , avec une proportion d’aide nitreux , 43 , 5 , donnerait deux proportions , lacune, 28, 5, de gaz nitreux; et que proportions jales d’acide nitreux , i3, 5 d’azote et 3o d’oxigène,
: de gaz nitreux, i3 , 5 d’azote et i5 d’oxigène, î qui fait ensemble deux proportions d’azote et six k'oportlons d’oxigène , doivent le composer : on peut ussi dire qu’une proportion d’acide nitrique et une toportion d oxide d’azote le composent; mais dans ces appositions , 1 acide hjponitreux proportionnerait ar-tout 1 acide sec de l’azote, et ses sels seraient •2utres après l’oxigénation ; oe qui cependant n’est •|as d après Berzelius ; et l’on doit croire qu’à une proportion d’acide nitreux se joint une troisième ■proportion , 4,5, d’azote , laquelle avec une proportion, 7,5, d oxigène , enlevée à la proportion b acide nitreux , fait du tout cinq sixièmes propor-
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lions d’acide hyponitreux , i8 d’azote et 3o d’oîi. gène et dans le rapport de i3 , 5 d’azote s 22 , 5 d’oxigène, ensemble 36 , qui est le nombre J l’acide hyponitreux. De l’acide hyposulfureux par . ] l’acide sulfurique, devrait résulter de deux propo ] lions de soufre, 3o , avec une proportion d’acid^^ 3y , 5 , ce qui produirait une proportion et demii d’acide hyposulfureux, dont le nombre est 45.
Les hydrosulfures simples et sulfurés à oxides w ductibles par l’hydrogène sulfuré, sont moins int ressans à l’exception toutefois de ceux d’anlimohi a^ppelés kennès minéral eb soufre doré. Comment peut on conbevoir que se forment ces corps? Examiner: d’abord leur nature; le kermès consiste en hydrosu. fure surcombiné de sulfure , une proportion de ch; i que, et le soufre doré a pour élérrens, de l’hydru^ sulfure et du soufre au lieu de sulfure, aussi une pr portion de chaque; et l’eau dans laquelle à chaun ces deux composés sont dissous, contient une pr^ portion d’hydrosulfure de potasse.
Deux proportions de sulfure d’antimoine,^ 102 , so^ nécessairement désulfurés pour former avec une pr^ portion de potasse, 4^, une proportion de sulfuri hydrogéné de cet alcali, 76; cet effet se produisan par une proportion d’eau, 8, 5, ce liquide ne pet^ d’avec le métal de deux proportions de sulfure d’ai timoine déplacer qu’une proportion d’hydrogène i cohérence avec deux proportions de soufre , 3o ; elle ne peut former que de la cendre d’antimoine. Ui autre proportion de sülfure est formée en hydrosu » pire, une proportion d’eau se substituant à une pr 1 portion d’hydrogène sulfuré lequel , en s’unissant la moitié du soufre du sulfure hydrogéné de potass*-
ACIDIFIABLES. 147
I constitue, dans la suite, le soufre doré d’antimoine.
II Deux autres proportions de sulfure d’antimoine sont en outre, par une jiroportion d’eau, formées en sul-
f| fure hydrogéné de cendre d’antimoine, comjmsé so- :»■ lubie à chaud dans la solution des deux composés 'I ju'ccédens, et qui, dans sa séparation à l’aide du refroidissement, constitue le kermès minéral : on ne peut supposer que ces trois effets soient déterminés par uneseule projjorlion d’alcali, ni que ces divers corps, savoir une proportion, 3i , de soufre hydrogéné, une proportion, 64, 5, d’hydrosulfure d’antimoine et une proportion, 128, de kermès, soient, à chaud, tenues en dissolution par une seule proportion d’alcali; et ces corps ne sont, sans doute, aussi pas combinés en accumulation. On voit que dans le kermès l’état d oxidation du métal répond à l’état d’hydrogénation. I du soufre et le dernier état au premier, ce qui est 1 . la meme chose; et le kermes nous offre l’exemple d’un I sulfure hydrogéné lequel n’est pas un hydrosulfure i sulfuré, car ici une proportion de métal est unie à Ji une proportion de soufre hydrogéné, tandis que dans : les sulfures sulfurés deux proportions de soufre hy- (• drogéné sont jointes à une proportion de métal; ce qui dépend de la circonstance que la pi’oportion de j métal dans l’antimoine n’a qu’une demie proportion j d oxigène, pour laquelle il suffît d’une demie proportj tion d’hydrogène, et alors une proportion de soufre I est pour une proportion de métal. Le résidu qui ne fl fournit plus de kermès se partage au feu en antimoine lé uit et en oxide fondu. Il ne se forme point ici de sulfite sulfuré, à cause que fhydrogéne peut par l’eau 0 être déplacé d’avec le métal sans que le soufre inter- 3 Vienne à cet effet.
COMBUSTIBLES
D après ce qui précède, une proportion de kermès minerai a pour consliluans prochains, une proportion, 44, 75, de cendre d’antimoine et une proportion i5, 5 , de soufre hydrogéné, et en consliluans éloignés, 41 d’antimoine réduit, it» de soufre, 3,
•y 5 d’oxigène, o, 5 d’hydrogène, et son nombre est 60, a5; on peut aussi dire qu’en consliluans prochains, il consiste en proportions égales, 64, 5, et 56, d’hydrosulfure d’aniimoine et de sulfure du même métal; j et alors sdn nombre serait 120, 5. '
Lorsque par un acide on décompose la dissolution j du composé d’hydrosulfure d’antimoine et de sulfure | hydrogéné de potasse, l’hydrogène sulfuré de celuici se dégage et son soufre se précipite avec l’hydro-r sulfure d’antimoine, qu’il convertit en sulfure hydrogéné de ce métal. Sur une proportion de celte dissolution, une proportion, 16, d’hydrogène sulfuré se dégage, et une proportion, i5, de soufre se précipite, et avec elle , une proportion d’hydrosulfure d’antimoine, lequel a pour principes consliluans 48, 5 ; d’oxide d’antimoine et 16 d’hydrogène sulfuré; ses composans prochains sont donc ces deux corps , et ceux éloignés sont 41 de métal, 3o de soufre, 7, 5^ d’oxigène et i d’hydrogène, et son nombre est 79, 5.
' Au feu , le kermès minéral se résout en une propor- ' lion de sulfure d’antimoine, 56 , et une demie proportion, 4, 25, d’eau, et le soufre doré, également en une proportion, 56, de sulfure d’antimoine, une; proportion , 1 5 , de sopfre et une proportion , 8 , 5 , v d’eau.
L’hydrosulfure de chaux dissout , sans le décomposer, le soufre doré d’antimoine et en fait un sel cris- I lallisable. C’est alors de l’hydrosulfure sulfuré de chaux avec de l’hydrosulfure d antimoine. |
ACIDIFIABLES.
L’oxlde d’antimoine, qui, à froid, n’esl pas entièrement réductible par l’hydrogène sulfuré, se forme en kermès dans sa précipitation par ce corps; c’est que, comme l’a trouvé Doebereiner , le kermès est réduit dans la moitié de son métal et déshydrogéné dans la moitié de son soufre; c’est, comme nous venons de le dire, delà cendre d’antimoine unie à du soufre hydrogéné , plus d’un métal précipité par l’hydrogène sulfuré sera dans le même cas ; c’est à la plus grande énei’gle qui résulte de l’état sousoxidé
ide l’antimoine qu’est dû l’effet de sa précipitation. Cependant le kermès minéral ne peut être formé d’une proportion de sulfure d’antimoine que l’on traite avec mie demie proportion d’eau, ce qui constituerait ses élémens; il est vrai que l’hydrosulfure de fer à oxidule ne se forme également pas d’une propor- I tion de pyrite magnétique qu’on traite avec une pro- ! portion d’eau, tandis que, d’après les expériences de 1 Turte, avec proportions égales de soufre et de fer, l’un et l’autre en poudre , il est aisément produit ; il ne se forme point avec l’oxldule de fer, le soufre et 1 l’eau; je ne sais si de ce môme oxidule avec de l’hydrogène sulfuré on pourrait l’obtenir. Peut-être que proportions égales de soufre et d’antimoine, tous deux en poudre, le donneraient par leur humectation avec une demie proportion d’eau : il serait encore ici suppléé au défaut d’énergie dans le métal, par la
Il circonstance que ce n’est que de la cendre d’antimoine qui est produite. Doebereiner toutefois est incliné à croire que le kermès minéral consiste en un I hydrate de sulfure d’antimoine; une demie proportion , 4, a5, deau avec une proportion, 56, de sulfure.
^ On peut dire que i5 de soufre se mettent en rap-
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port avec 7 , 5 d’oxigène pour former de l’acide hyposulfureux; avec i5 d’oxigène, dans les oxides, pour former des sulfures, et qu’ils sont saturés par les nombres des métaux réduits qui saturent 7, 5 d’oxigène, mais qu’ils se mettent en rapport avec i d’hydrogène, qui aussi sature 7, 5 d’oxigène. Cela doit être attribué au hasard si toutefois cette circonstance n’est pas en relation avec le développement de l’acide sec du soufre par cet i d’hydrogène , et , dans cette vue, on pourrait dire que i d’hydrogène dans les métaux j et les oxides des métaux auxquels le soufre s’unit , J opère le même développement, et que c’est sous la forme d’hydrogène sulfuré et par son acide dissous, ^ que ce combustible se combine avec les combustibles ■ des métaux soustraits dans leur hydrogène oxidable ' ou oxidinulable ou dans une proportion de ce principe , que le soufre recevrait et en vertu duquel son acide se développerait; cela expliquerait comment, p dans la décomposition des sulfures par la voie humide, on obtient si facilement de cet hydrogène sulfuré, et comment ce ne sont que les oxides des métaux forts étayant, dans leur état d’oxide, encore cette, proportion d’hydrogène hors de saturation , qui forment des sulfures à oxides, et comment ces combi-| liaisons elles-mêmes donnent , par leur décomposition , de l’hydrogène sulfuré, que, dans cette hypothèse, ils renfermeraient tout formé : je sais qu’on peut dire que la faiblesse de l’oxide fait que le soufre se dé-' compose; mais la faiblesse de l’oxide fait aussi que le soufre ne trouve plus à s’y surcomblner de i d’hydrogène. En continuant cette vue, que ferait l’eau qui décompose un sulfure? Ce que seule elle pourrait faire; j elle ^se substituerait à i d’iiydi’ogène uni à i5 de sou-'
ACIDIFIABLES.
te près du métal soushydrogéné, oxidulerait ce méal ou l’oxiderait , s’il n’était qu’oxidable, et recomoserait ainsi le métal, mais à l’état oxidé au lieu 'état réduit ; dans les seconds sulfures , l’effet est ans doute le même , et c’est peut-être pour cela ue l’eau n’exerce sur eux aucune action, ne pouvant ’avec un métal déplacer plus d’une proportion d’hyrogène , et si ce n’est pas le même effet , ou si les O de soufre sont unis à i seulement d’iiydrogène, iors c’est du soufre hydrogéné, avec lequel l’eau ne orme pas de chaîne électrique, l’hydrogène pour forner ce produit n’ayant point à acconduire du caloique. Prenons pour exemple d’un pareil effet le sulure de fer, qui a deux degrés de sulfuration, et raitons sou sulfure avec une proportion d’eau : le lcr i’oxidulera et le soufre s’hydrogénera ; il en résultera in composé noir, finement pulvérisé. Verse-t-on sur jette poudre noire une proportion d’acide sulfurique, me proportion de sulfate à oxidule et une proporton d’hydrogène sulfuré seront produites: les nombre^; 3e ces corps sont fer, a5 ; soufre , i5; ou sulfure, 4ü ; jau,8,5; acide sulfurique , 87, 5; sulfate, 70; hydrogène sulfuré, 16; substltue-t-on le sursulfure au sulfure , alors il ne sc passera aucune action ; une proportion d’eau ne saurait hydrogéner deux proportions de soufre, et le soufre hydrogéné, qui se forme sous dégagement au Heu de fixation du calorique, ne saurait être produit; ce composé résulte toujours d’une action subséquente et de l’adjonction du soufre à l’hydrogène sulfuré; et deux proportions d’eau, lesquelles foi’meraient cet hydrogène, ne peuvent prendre place près d une seule ])roportion de fer. Le fer, qui est si porté vers l’oxido-o^idulation, reste cependant ici de l’oxidule pur.
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Doebereiner n’a pas dit si son sursulfure de potasse est décomposé par l’eau. Le sulfure intermédiaireî de fer, consistant en 22, 5 de soufre et 25 de fer,, lequel est obtenu de la calcination du sursulfure borsi du contact de l’air, est, par l’eau et un acide, résousj en sursulfure, en sulfate et en hydrogène sulfuré.
Cependant cet effet est produit par les sursulfures à; oxides à cause que l’eau s’y partage entre deux portions de soufre et n’a rien de commun avec le métal. . Une proportion et demie de soufre serait par une; proportion d’eau sousacidifiée et hydrogénée , si les 5 deux produits de cette action pouvaient coexister; mais; c’est sur deux proportions de soufre que s’exerce; l’effet, et une proportion d’hydrogène sulfuré, à côté': d une proportion d’acide hyposulfureux , sont produits;; i5 de soufre et 1 d’hydrogène : puis i5 de soufre et'; 7, 5 d’oxigènc, et deux proportions d’oxide ; quand^ on défait celte combinaison par un acide et qu’on; empeche la sortie du gaa , l'hydrogène avec son ca- ’ lorique désacidifie l’acide sulfureux, et le soufre est’* régénéré; et le même effet serait produit sur l’acide' sulfurique existant dans les sulfures qui ont subi une forte chaleur, si cet acide pouvait, comme l’acide* sulfureux , être séparé d’avec l’alcali par d’autres acides. On voit d’après ceci combien les sursulfures que l’on obtient par l’adjonction du soufre aux hydrosulfures, sont différens de ceux que les sulfures‘ fournissent par l’eau , et tant les sulfures par la vole 1 humide que ceux par la voie sèche. J’ai quelque motif de croire que les hydrosulfures sulfurés sont des soushydrosulfures saturés de soufre dans leur excès d’oxide , et ainsi des sulfuro-hydrosulfures ; les souscarbonates que, dans leur excès d’oxide on sature
ACIDIFIABLES.
larec de l’hydrogène sulfuré ou de l’hydrogène prussuré , forment des composés analogues, mais par l’acide carbonique au lieu de soufre ; le kermès minéral est de l’oxide d’antimoine avec de l’hydrogène sulfuré et avec du soufre ; et le soufre doré est seulement sursulfuré ; et le bleu de Prusse peut bien être de l’oxidulo-oxide de fer , partie hydroprussuré et partie prussuré ; de plus , une proportion d’hydrosulfure sulfuré à laquelle on ajoute une proportion d’alcali, devient du sulfure -bydrosulfure , et de ce dernier auquel on ajoute une demie proportion de soufre , devient du sulfuro-bydrosursulfure ; cette maflière de voir expliquerait comment dans la décomposition des bydrosulfures sulfurés , l’hydrogène sulfuré se dégage et le soufre se précipite au lieu de rester en union , ainsi que cela devrait se faire si , au ieu de faire deux corps distincts mais unis , le composé était du vrai soufre hydrogéné. L’hydrogène sulfuré , en perdant , par son contact avec l’air , la moitié de son hydrogène, n’en devient pas pour cela iu sulfure hydrogéné , mais du sulfuro-hydrosulure ; car il continue de dégager de l’hydrogène sul- Ifuré avec les acides.
I Si ce qui précède à l’égard de la cause du pro- ^ortionnement égal du soufre avec l’hydrogène comme ivec l’oxigène , les oxides et les métaux , est fondé , dors i5 de phosphore, 12 de carbone et i3, 5 i azote seraient également développés dans leur aci- Lté par I d’hydrogène; et ce sont précisément les 'apports dans lesquels ces combustibles ne sont jamais engagés avec ce principe, car 5 et 10 de phosphore , 3 et 6 de carbone , et , 5 d’azote , foipent 1 hydrogène phosphore et le phosphore hydro- ' 7-
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géné , 1 hydrogéné carboné et le carbone hydrogéné,, pins 1 ammoniaque ; dans l’hydrogène prussuré , i d hydrogène est combiné avec 12 de carbone, et: c’est peut-être de cela que dépend la nature acide = de ce corps. Certains acides végétaux pourraient devoir leur acidité au carbone développé par l'hydrogène dans ses propriétés acides; et si, par exemple , dans l’acide succinique , qui a pour constituanss éloignés 24 de carbone, 22, 5 d’oxigène et 2 d’hydrogène , on unit ces principes de manière à ce qu’il 1 y ait 8 , 5 deau et 27 d’oxide de carbone, il y au-rait i3 de carbone soushydrogéné , lequel serait alors> cet acide. L’acide acétique composé de 4 proportions,. 24 , de carbone et de trois proportions, 25, 5, d’eau,, peut etre distribue dans ses éiémens de manière ài ce qu il y ait 12, y 5 d’eau , 17 , 25 d’acide carbonique et- ig, 5 de carbone soushydrogéné; l’acide? gallique, qui a 36 de carbone, 6 d’hydrogène et 22 ^ 5 doxigène , peut être conçu consister en 25, 5, d’eau i et 3g de carbone soushydrogéné; l’acide benzoïque,, consistant en 72 de carbone, 22 , 5 d’oxigène et 12; d’hydrogène , laisse répartir ses éiémens en 25 , 5i d’eau , 42 de carbone hydrogéné et 3g de carbone? soushydrogéné ; ces deux derniers constituans se neutraliseraient, et alors l’eau, en se surcombinant à ce; sel , devrait développer leur acide.
Les sulfures sont donc , ou des soushydrosulfuresiî ( ceux-ci ont pour caractère de prendre , par la voie? humide, sur une proportion de leur substance, unedemie proportion, 7, 5, de soufre J ou des hydrosulfures saturés, qui, par la chaleur et hors du contact de l’air, perdent une demie proportion d’hy-drogène sulfuré et deviennent des soushydrosulfures,,
ACIDII'IABLÉ^.
et qui, à chaud, échangent une demie proportion' du piéme hydrogène sulfuré contre une demie proportion de soufre , ou des sulfuro - hydrosulfures , qui sont les précédens saturés de soufre ; ensuite , Je pense, les sulfui’es hydrogénés ou hydrosulfures sulfurés et sursulfurés ; on ne peut les former en sa turation qu’avec des sulfures faits au feu , dont on change la décomposition par de l’eau , car du soufre traité avec des sulfuro - hydrosulfures ne donne que des hydrosulfures sulfurés à côté de sulfures. L’hydrogène sulfuré décompose, à froid, les hydrosulfures dans leur soufre et les forme en hydrosul fures , lesquels deviennent ensuite des soushydrosulfures ; et les hydrosulfures sulfurés subissent, à plus forte raison , la même décomposition de la part de l’hydrogène sulfuré et du feu. Si les deux combinaisons n’existaient à part , l’hydrogène sulfuré pourrait-il aussi facilement se substituer au soufre ? D’ailleurs , lorsque par un acide successivement ajouté on décompose un sulfuro -hydrosulfure , c’est toujours le soufre qui part le premier, et lorsque déjà plus rien ne se précipite , il se dégage encore toujours de l’hydrogène sulfuré , tandis qu’en ajoutant tout d’un coup un excès d’acide, les deux saiurans de l’alcali se précipitent à-la-fois, et, en grande partie, en union. Se seraient-ils , dans le premier mode de décomposition, séparés pour s’unir dans le second mode?
L acide carbonique expulse d’une proportion de murlate oxlgené neutre , une demie proportion de chlore , comme le chlore expulse d’une proportion de carbonate neutre , une demie proportion d’acide cax’bonique ■ 1 hydrogène prussuré fait la même chose sur les carbonates neutres, et l’écipro que ment l’acide
' tOMÜtlSTlELES
carbonique, sur les liydroprussures neutres- ei une demie proportion de radical prussique prend , près dune proportion d’hydroprussure neutre, la place d une demie proportion d’hydrogène prussuré , et réciproquement , une demie proportion de cet hydrogène prussuré prend la place d’une demie proportion de radical prussique près d’une proportion de ■ prussuré neutre. Ces sels neutres doubles sont beaucoup plus affermis dans leur composition que les mêmes sels neutres simples; et l’on dirait que c’est ' pour se former ainsi que les hydroprussures neutres, ! par saturation directe, se décomposent peu à peu en i carbonato-hydroprussures , ce que ne font pas les sous- , hydroprussures , lesquels sont ti'ès-affermis dans leuri composition. Ces derniers , comme les soushydrosulfures , admettent le soufre a saturer l’excès de leur alcali.
Une proportion , 6i , d’hydrosulfure de potasse J. que l’on triture avec une proportion, 6o, de sulfure du meme alcali fait par le broyement et sansj] feu , que peu à peu on humetle et qu’ensuile on délaye dans plus d’eau , forme du sulfuro-hydrosul-, j fure; et une demie proportion de soufre, gr, 5, trai-3 lée de la même manière avec une proportion, 53 de soushydrosulfure de potasse sec , donne également ce même produit; mais une proportion de sulfure de potasse fait au feu, donne lieu à des chan* gemens de composition Irès-différens : du nouvel hy-^ drogène sulfuré est produit, et le résultat est plutôt un mélange qu’une combinaison. ^
La même distinction est à faire à l’égard des sur-' combinaisons des sulfites avec du soufre ; ces sels^^ sont, ou des sulfuro-suifites, ou des sulfites sulfurés
ACIDIl'IABLES.
dits hyposulfites; les premiers résultent d’une proportion de soussulfite, supposons de potasse, 45 et i5, saturée dans l’excès de son alcali par 7, 5 de I soufre ; de 7 , 5 de soufre de plus naît du sulfite sulfuré à côté de sulfure ; ce sel , qui est du sul furc- sulfite sulfuré, a pour constiiuans , 45 de potasse, i5 d’acide sulfureux et i5 de soufre; et d’une ptoportion de sulfite neutre, 75, avec une proportion de soufre, i5, naît du sulfite sulfuré; c’est la même marche qu’avec les hydrosulfures : du sulfite et du sulfite sulfuré assurent dans sa composition dissoute, du sulfure non hydrogéné, ni oxidé ; et l’oxigène fait encore ici la même chose que l’hydrogène ; et les élémens de l’eau se suppléent mutuellement pour des compositions analogues de corps. ' On sent encore aisément que les sulfites sulfurés 1 que l’on obtient par la décomposition des sulfures à i l’aide de l’eau, doivent être dlfférens de ceux que l’on forme directement avec les sulfites sulfurés et le ' soufre, comme sont différens les hydrosulfures sulfurés que l’on obtient, soit par l’un, soit par l’auj tre procédé.
4 Le soufre ne se surcômblne pas directement et au ;) feu, aux sulfites, pour former des sulfites sulfurés; ^ mais il se combine , comme nous venons de le dire, à coté d’eux et avec l’excès de leur alcali , pour
(transformer les soussulfites en sulfuro-sulfites.
Les sulfites se souscomposent au feu en sulfates, en oxides libres et en soufre; s’il existait des sous- 11 sulfates, il poui'rait bien ici se former des sulfuro- II sulfates. Cette même souscomposition est d’avance >■ préparée lorsque des sulfures éprouvent une* forte •I chaleur; alors l’alcali, au lieu de se substituer seu-
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leraent à deux des trois proportions de l’iiydrogènc du soufre, se substitue à ces trois proportions à-lafois; et l’eau se joignant par une proportion ,8,5, de sa substance à une troisième proportion du sulfate, 27, 5, forme du sulfate ordinaire, d’où doit nécessairement résulter une proportion d’hydrogène sulfuré; mais cet effet ne paraît produit que sur^’une sixième proportion de sulfure, par une demie proportion d’eau, une demie proportion d’acide sulfureux et une demie proportion d’hydrogène sulfuré étant également produites, les su'lfuro- sulfites sont au feu, résous en leur sulfure préexistant et en celui nouvellement formé par la souscomposition du sulfite en sulfate. Les phosphures n’ont pas besoin de cette chaleur pour former du phosphate, l’acide sec dans leur combustible n’étant surcombiné que de cinq troisièmes proportions d’hydrogène , aussi s’en forme- 1- il à la température de l’eau chaude. On n’a pas encore composé des phosphures avec les alcalis anhydres, lesquels, par l’eau, poun-aient être résous eu phosphates et en hydrogène libre , et tel que peut l’être le soufre avec la chaux. Il dépend de plus , ou moins de calorique que l’alcali puisse se substituer, ou à tout 1 hydrogène du soufre, ou aux deux tiers seulement de ce principe, et dans le premier cas former du sulfite, et dans le second, du sulfate ; et peut-être qu’en formant du sulfite sulfuré, il ne se substitue qu’à l’une des trois proportions de l’hydrogène du soufre, ce qui formerait directement l’acide hyposulfureux ; et c’est bien là le seul partage possible des principes d’une proportion d eau entre deux proportions de soufre, dont lune i5, doit prendre 7, 5 d’oxlgène pour former
l’acide hyposulfureux , et l’autre, i5, également i d’hydrogène pour former l’hydrogène sulfuré; on ne peut renverser cette application des principes et joindre 7 , 5 de soufre à 7 , 5 d’oxigène pour avoir de l’acide sulfureux, car alors il resterait 22, 5 de soufre pour I d’hydrogène; ce qui donnerait bien une combinaison entre du soufre hydrogéné et de l’hydrogène sulfuré , mais pas un composé direct.
Si avec une proportion , /j5 , de potassium on combine trois proportions, 4^ » de soufre, et qu’au composé on ajoute une proportion d’eau , nécessairement il se formera une proportion d’hydrogène sursulfuré ou soufre hydrogéné, 3i , et une demie proportion d’acide hyposulfureux , 22 , 5 ; ce dernier composé saturera une demie pi’oporlion de potasse,
' 22, 5, quoiqu’on se formant en sulfuro-sulflte il pouri rait saturer une proportion entière d’alcali; mais la proportion entière de soufre hydrogéné ne peut former qu’une surcombinaison et bien un sursulfurc hydrogéné, avec la demie proportion restante, 22,5, de potasse; un tel composé étant versé dans de l’eau i contenant une proportion d’acide sulfurique , peut 1 etre regenero dans la totalité de son soufre et donner 45 de magistère de ee combustible.
Porme-t-on un sulfure d’une proportion d’oxide de potassium avec deux proportions de soufre , et souscompose-t-on le produit par une proportion d’eau, une demie proportion d’hydrosulfure et une demie proportion de sulfite sulfuré seront nécessairement ; produites, et existaient l’ime à côté de l’autre.
De proportions égales d’oxide de potassium et de soufre, avec une demie proportion d’eau, ne peuvent résulter quunc demie proportion d’hydrogène
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sulfuré, une quatrième proportion de sulfite et une quatrième proportion de sulfure , ou une demie proportion de sulfuro-sulfite , lequel diffère du sulfite sulfuré en ce que son salifiant sature avec une double capacité pendant que le salifiant de l’autre ne sature que par une capacité simple, ou que le premier sature en vertu de son acide sulfureux et en même temps de son soufre , et le second , en vertu de son acide sulfureux seul. Une proportion entière deau ne saurait se partager entre une proportion de soufre sans produire la combinaison inconstituable d’une proportion d’hydrogène , i , avec une demie proportion de soufre, 7,5, ce qui serait un hyposoussulfure, lequel, d’ailleurs, se maintiendrait encore bien moins en composition avec du sulfite que pourrait le faire du soussulfure simple.
Ce n est pas sur la quantité d’alcali, mais bien sur celle de soufre que se règle la quantité d’eau qui se décompose avec les sulfures, car dans les sulfures faits de proportions égales, il suffit d’une demie proportion d’eau , tandis que dans ceux avec deux proportions de soufre sur une proportion d’alcali , il faut une proportion entière de ce liquide; et de là résulte que la réduction de ce même alcali ne peut avoir le moindre rapport avec la décomposition de l’eau; de plus, si l’oxigène de la potasse devait former une combinaison avec le soufre, ce serait celle d’oxide de soufre, tout au plus d’acide sulfureux, et bien certainement pas la combinaison d’acide sulfurique , qui serait produite ; déjà le carbone traité au feu avec l’oxide de zinc , ne forme que de l’oxide de carbone et non de l’acide carf boniqne; et cependant quelle énorme distance de la
«ondensation de l’oxigène dans cet oxide à celle dans
Ila potasse !
Deux proportions d’oxigène , en décomposant une proportion d’hydrosulfure, forment une proportion d’eau et une proportion de sulfuro-sulfite; si c’était du sulfite sulfuré qui est produit , une demie proportion d’alcali deviendrait en excès.
Il doit y avoir des circonstances où l’excès de soufre s’unit tantôt au sulfite et tantôt à l’hydrosulfure. Certains métaux enlèvent les sulfures sulfurés dans leur soufre sans toucher à leur hydrogène sulfuré , avec lequel les oxides seuls se combinent; et, au feu, le soufre enlève aux hydrosulfures leur hydrogène et les laisse à l’état de sulfures déshydrogénés. Une proportion de phosphure de potassium, composée de
ii5 de phosphore et de 87 , 5 de métal, étant traitée par une proportion d’eau, donnerait une proportion, II, de phosphore hydrogéné et une proportion, 4 5, I d’oxide de potassium , et 5 de phosphore resteraient ) avec l’alcali et continueraient d’être décomposés par ! une quatrième proportion de nouvelle eau, une qua- ;i trième proportion d’hydrogène passant à la moitié 1 de la demie proportion de phosphore et la qualriè- : me proportion d’oxigène formant avec l’autre mol- 1 tlé de la demie proportion de phosphore , partie de ■I l’acide phosphorique et partie de l’oxide de phos- I phore ou acide hypophosphoreux. Si une proportion , 10, seulement de phosphore était combinée avec 3y ,
! 5 de potassium , une proportion d’eau résoudrait 1 ce composé en ii de phosphore hydrogéné et 4 5 d oxide de potassium.
Lorsque du phosphore agit sur un alcali par l’intermède de 1 eau , voici quelle est l’action possible :
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sur deux proportions, 20, de phosphore, une proportion d eau pourrait hydrogéner 10 de phosphore en II de phosphore hydrogéné (10 et i d’hydrogene) et sousacidifier les autres 10 en 17, 5 d’acide phosphoreux ( 10 de phosphore et 7 , 5 d’oxigene); mais un corps qui ne peut se maintenir en composition, ne peut être composé; c’est pourquoi il se forme de l’acide jihosphorique et de l’adde hypophosphoreux , d’après une répartition d'élémens ' qu il est facile de trouver ; de l’acide phosphoreux i commence toujours par être produit, et sans la for-mation subséquente d’acide phosphorique, il ne pour-' rait se former de l’acide hypophosphoreux.
Il ny a point d’application possible de 7, 5 d’oxi-;. gene sur 5 de phosphore; aussi 10 de phosphore , ne peuvent-ils rien produire avec 8, 5 d’eau, car, ; dans la supposition que 6 hydrogène phosphoré fus-;' sent produits, 7, 5 d’oxigène resteraient pour 5 de', phosphore; 3o de phosphore avec 8, 5 d’eau ne' donnerait que de l’acide hypophosphoreux avec du I phosphore hydrogéné, 27, 5 et n; cela nest cn-.^ core une fois pas calculé pour obtenir de l’acide r, phosphorique , et il faudra toujours en rester à * 20 de phosphore donnant, avec 8, 5 d’eau, ii dc^ phosphore hydrogéné et 17 , 5 d’acide phospho-.^ l’eux.
S il reste avéré que l’acide phosphorique consiste S en 4 de phosphore avec 5 d’oxigène, l’hydrate d’a- ^ eide phosphoreux ne peut à beaucoup près pas se ^ résoudre en cet acide et en hydrogène phosphoré. j De deux proportions de cet hydrate, qui sont com- > posées de 20 de phosphore , 22 , d’oxigène et i ■ d hydrogéné, si Ion transporte tout l’oxigène sur 18 ^
ACIDIFIABLES. l6'^
e phosphore , on a onze cinquièmes proportions ’acide phosphorique- : restera 2 de pliosphore et i
E 'hydrogène, lesquels , étant unis , donnent deux cinuièraes propoi’tions d’hydrogène phosphore, et trois inquièmes proportions d’hydrogène restent simples; t s’il est vrai que l’on n’obtient que du gaz hydro- ;ène phosphore, alors il faudra qu’un cinquième de eau, contenant i , 5 d’oxigène, échappe à la déomposition avec un cinquième d’hydrogène; ce qui lissera 2 de phosphore de plus hors d’acidification, n tout, /f de phosphore et o, 8 d’hydrogène, qui ont dans le rapport pour faire de l’hydrogène phoshoré, deux proportions, 36, seulement à’acide phoshorique étant produites.
Ou ne sait pas encore au juste quelle quantité de diosphore hydrogéné une proportion de potassium lécompose pour former une proportion de phosphure : 1 faut que ce soit une proportion et demie i5 de phosphore et i , 5 d’hydrogène, si. l’on veut que par la saturation avec de l’oxlgène, du phosphate neuire soit produit, et que la quantité d’hydrogène phos- Dhoré , mêlé de phosphore hydrogéné dans le rapport i’une proportion, 12, du premier sur une demie proportion, 5,5, du second, qui est dite ci-dessus , soit "ournle. Une proportion de phosphore, i5, (et ce nomjre est bien le vrai nombre de ce combustible, fornant avec 18, y 5 d’oxigène une proportion d’acide phosphorique, 33, 76, 'capable de saturer en neutralité une proportion d’oxide ) et une proportion et demie d hydrogène, i, 5, formeront, d’après cela, le phosphore hydrogéné , et 7 , 5 de phosphore et <1, 5 d hydrogène, l’hydrogène phosphoré. Les sels liformés de ce gaz avec de l’acide iodlque gazeux et
que leau seule semble décomposer, exisleraient-ils ii sec ? L’hydrogène y fait fonction de métal, et le phosphore, fonction d’oxigène, car à quantités égales d’hy? drogène, le gaz qui a le double de phosphore saturn aussi le double d’acide, comme, à quantités égaler de métal, l’oxide qui contient le double d’oxigèm.; sature le double d’acide : c’est que c’est avec l’oxigênt ’ de l’acide sec du phosphore que s’établit le rapport,*.
M. Labillardière , auteur de cette découverte, au-:rait peut-être vu des phénomènes curieux s’il avaitun peu fortement chauffé ses sels. On pourrait ap-^ peller ces sels, iodate dephosphide, l’un, et iodates de phosphidule , l’autre ; il est superflu d’exprimeri que c’est par de l’hydrogène que les qualités d’oxide! sont données au phosphore ; car on peut concevoir: un métal composé de 7 , 5 de combustible du phosphore avec 1 , 5 ou 3 d’hydrogène et auquel les 7,'j 5 d’oxigène qui se trouvent préexistans dans le ph os-Jphore, seraient postérieurement ajoutés. Alors ce serait sans contestation du phosphoride et du phospho-ridule : l’azote est effectivement dans ce cas, puisque 1 enlevement de son oxigene le réduit en métal, commet l’enlèvement du même principe au phosphore hydro géné ou à l’hydrogène phosphoré pourrait réduire ', ces corps en substance métallique^ et si' l’ammoniaque | n avait pas eu de nom, croit-on que celui d’azotide^ ne lui eût pas convenu? ]
La seconde demie proportion, o, 5, d’hydrogène,] que la proportion, i5, de phosphore demande pour) se convertir en phosphore hydrogéné, explique com- j ment par la décomposition d’une proportion de phos- | phure de potassium , laquelle ne devrait donner que ^ de l’oxide de potassium, 87, 5 et 7 ,, 5, et du phos-
ACIDIFIABLES.
liore hydrogéné, 1 5 et i, si ce composé se formait ans ce rapport; il se forme du phosphate et du phoshite de potasse. Le phosphore dans sa combinaison vec l’hydrogène est tellement déplacé dans son ca- )ricfue, que par le gaz oxigène il peut être enlevé
l’hydrogène sans qu’il y ait combustion. Il est aparent que si du phosphure , formé de 87 , 5 de poissium et de 10 de phosphore, était décomposé par 8,
d’eau, il ne serait produit que 4*> d’oxide de poissium et 12 de phosphore hydrogéné.
L’hydrogène dans les sels de Labillardière ne fait ue rendre le phosphore plus combustible, et par là lus apte à se combiner avec un acide; et l’oxigène ; l’eau rendent les divers acides secs plus combuîns et par là plus disposés à recevoir des oxides; lals les additions qui produisent ces effets, ne chanent en l’ien la capacité de combinaison de ces corps, i par l’hydrogène, de l’iode phosphoré pouvait être ésuni de manière à ce que deux proportions de ce rinclpe prissent la place d’une proportion de gaz dique acide, alors le sel au maximum de phoshore serait formé.
Il faut sur une proportion, i5, de phosphore, nne proportion et demie , 45, de chlore , et une même iroportion et demie, 176, aS, d’iode pour former les rides phosphoroso- muriatique et phosphoroso-lodlue; et de chaque, cinq troisièmes proportions pour îrmer les acides phosphorico-muriatique et iodique ; rois et deux troisièmes proportions d’eau résolvent es acides en leurs constituans, d’après leurs noms espectlfs, 1 oxigène restant avec le phosphore et l’eau '3 joignant de part et d’autre aux acides, à l’un , omme eau de composition , et à l’autre, comme eau
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d hydratation. On a remarqué que nonobstant qu'i l’acide phosphorique peut très-bien se maintenir corn posé sans eau, il n’en exige pas moins pour lâche prise à l’acide muriatique. Dans ces décompositiomj l’eau déplace d’avec les acides secs du chlore et d. l’iode, l’égal de son contenu en oxigène, lequel resl! avec le phosphore. M. Berzelius a formé de l’acidi hypophosphoroso-muria tique, M. Gay Lussac du mém:i acide iodique, 20 de phosphore avec 82 de chlorr et H7, 5 d’iode; le composé de Thomson est de l’ai eide hyposulfuroso-muriatique, 3o de soufre et 3à( de chlore. M. Berzelius 1 a rendu a oxidule de soufres 60 et 82, tant en incorporant deux nouvelles proj portions de souf^'e qu’en dégageant, par la chaleurj une demie proportion de chlore. De l’alcohol absoldi versé sur un restant du composé de Thomson, avaiii donné un liquide jaunâtre et des cristaux jaunes : î l’ouverture du flacon, de l’éther muriatique s’est déi gagé en abondance, les cristaux ont disparu et il es‘rs resté un peu d’eau.
On ne sait pas bien si les sulfures que l’on forme avec les alcalis hydratés, sont par le soufre déplacés dans leur eau, ou si les élémens de l’hydrosulfure et du sulfure hydrogéné futurs, et qui alors ne^ devraient plus être que dissous par l’eau, n’y sou!, pas déjà rapprochés. On pourrait s’en assurer en trai-|'tant les combinaisons ainsi obtenues, avec de Tacide< borique sec, lequel déplace d’avec les alcalis aussi’! bien l’hydrogèiie sulfuré et le soufre hydrogéné quel le soufre simple; les souscarbonates calcinés et lesJ hydrates rougis préalablement avec une demie pro- | portion de carbone, forment des sulfures et des sur- 1 sulfures par de l’alcali sec.
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Si le métal qui foz’me un sulfure était décomposable, une proportion d’eau pourrait s’y substituer à plus d’une proportion d’hydrogène; et de bypersursulfure à’ammoniaciirn , 9 de métal et 4 5 de soufre,* pourrait, il est vrai, par une proportion d’eau être réduite en une proportion d’hydrohypersursulfure d’ammoniaque, 62, 5, mais aussi en une proportion d’azote, i3,5, trois proportions d’hydrogène sulfuré , “•48, et une proportion d’hydrogène libre.
On ne sait comment le sursulfure de potassium , 3o de soufre et 87, 5 de métal, se comporte avec l’eau; s’il en était attaqué , il résulterait de celte action du sulfure hydrogéné sans mélange avec du sulfite sulfuré ,7,5 d’oxigène s’unissant au métal et i d’iiydrogène au soufre; cependant si de l’hypersursulfure de potassium pouvait naître et qu’il y eiit encore de 1 action de la part de l’eau, il devrait se passer un effet subséquent à la formation du sulfure hydrogéné, de la part de nouvelle eau, car du sulfite sulfuré devrait être produit, ou une proportion de soufre, 1 5, devrait êtie déposée; et dans le cas de la formation de ce sulfite sulfuré, deux proportions d’hydrogène sulfuré au lieu d une proportion de soufre liydrogéné , devraient être formées; et alors non-seulement le sulfite sulfure mais aussi la seconde proportion d’hydrogène çulfuré serait en excès à la capacité de combinaison de l’alcah. Il faut croire que , couvert par cette troisième proportion de soufre, le potassium serait gafanii de l’action de l’eau , 'comme l’est le fer par une seconde proportion du même combustible, et que sa force combustible serait assez saturée par les trois piopoilions, 36, d acide sulfurique sec qui sont dans 4 t e soufre pour ne plus agir. Déjà la seconde pro-
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portion de soufre dans le sursulfure de potassium , est censée tenir à la proportion d’hydrogène que le > métal déplace d’avec l’acide sec du soufre; une troisième proportion ne pourrait qu’adhérer en soufre • hydrogéné, à la première, qui serait sous forme d’hydrogène sulfuré.
Les métaux réduits ne se forment pas à prussures/ prussurés et aussi pas les selenures aux mêmes iné- \ taux; mais il y a des prussurés prussurés et des se- I lenures selenurés. La qualité alcaline qui dans le ] potassium est développée par le radical prussique , j ou qu’il développe peut-être lui-même dans ce radi- | cal, comme il le développe dans le soufre hydrogéné,, ] et comme le développe dans le prussure hydrogéné,,, une surcombinaison d’oxide de mercure , peut con- j duire à des éclaii’clssemens imporlans. .j
Lorsque les sulfures par la voie sèche ont été assez ' fortement échauffés pour donner avec l’eau , du sul- i fate , il arrive que plus de sulfure hydrogéné est formé , l’oxigène dont la quantité est toujours la même se retirant avec un tiers moins de soufre, car une proportion et demie d’acide sulfureux perd une demie proportion de soufre pour se former en acide sulfurique ; il ne se forme alors aussi point d’acide liyposulfureux , et il reste plus d’alcali pour le soufre hydrogéné , l’acide sulfureux, en se convertissant en acide sulfurique par la perte d’un tiers de son soufre , s’affaiblissant d’un tiers dans sa capacité de combinaison.
Lorsque par du muriate de soude on décompose du sulfure de potasse , 54 , 5 et 6o , on doit supposer que le chlore du muriate passe en échange d’oxigène au potassium en traversant le soufre avec
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equel il forme néanmoins un composé volatil. Dans es anciennes vues , on dit que l’acide passe de l’un oxide à l’autre.
Le sulfure de potassium semble se surcombiner d’bydrogène sulfuré , si le potassium ne se combine pas plutôt directement avec du soufre hydrogéné , séparant seulement le second hydrogène d’avec l’hy- Irogcne sulfuré : c’est du sulfure hydrogéné qui est iroduit. On conçoit assez bien celte formation dans a pensée que le soufre en s’hydrogénant au premier ïegré devient seulement plus combustible, ce qui ne loit pas remjoècher de s’engager avec un métal ; nais à l’état d’hydrogène sulfuré, je ne crois pas [ju’ll puisse jamais contracter une telle combinaison. Que serait-ce en effet qu’un métal uni à l’acide seo développé dans le soufre par l’hydrogène, sinon de cet acide rendu combustible par un métal au lieu d’hydrogène, et d’avec lequel le feu pourrait bien séparer celui-ci; et puisque, d’après Docbereiner, le potassium, sans avoir plus d’un oxide , a cependant deux sulfures et un second sulfure d’une composition prononcée; il peut bien avoir un sulfure hydrogéné.
Qu’on ne croie pas que cette séparation totale de l’hydrogène d’avec l’acide sec du soufre, pourrait être opérée par une seule proportion de potassium, car ce métal n’ayant qu’un seul degré d’oxidation, ne peut représenter dans une proportion de sa substance plus d’une proportion d’hydrogène, n’étantr actif qu’en vertu de cette proportion , et il faudrait deux proportions et demie de potassium pour remplacer les deux proportions et demie d’hydrogène dont 1 acide sulfurique sec est surcombiné dans une
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proportion de .soufre. Les métaux qui ont deux oxi-des , étant engagés au minimum de leur substance , , pourraient n’avoir besoin que de cinq quatrièmes prô- portions j ce qui a aussi lieu pour les acides desi cdmburans , lesquels , en substitution à une proportion d’oxigène , prennent une proportion entière ou 1 une demie proportion seulement des métaux qui ont; deux degrés d’oxidation ; de sorte que les acides dej cette nature agissent à l’égard de pareils métaux par-faitement comme de l’oxigène , mais dans les corn— burans une seule proportion d’oxigène est à rempla-i cer , tandis que dans les combustibles il y a à rem-i placer plusieurs proportions d’hydrogène; et commea les acides des combustibles acidifiables , en se satu-rant d’oxides, ne déposent point d’eau, et que plu-sieurs d’enlr’eux , lorsqu’ils sont sans oxide , ont àa sa place de l’eau, on peut supposer que ces acides j secs ont besoin, pour leur saturation, de tout leuri hydrogène ou de son équivalent en métal réduit ; , et que ceux qui demandent d’étre maintenus en com-position par de l’eau ou par un oxide , ont besoin ; d’une proportion d’hydrogène ou de métal et d’oxi-gène de plus lorsque la capacité saturante de leurt oxigène est diminuée par sa composition en eau ; et ; l’on peut aussi supposer que pour la saturation de« l’acide sulfurique sec , deux proportions et demie d’hy- h drogène x’éduit sont des équivalens de trois propor^ lions et demie d’hydrogène sous forme d’eau , oini de deux proportions et demie d’hydrogène sotis cette < forme , avec une proportion d’oxide ; pour la sa-' ■ turation de l’acide nitrique sec , cinq proportions du'! même hydrogène réduit sont l’équivalent de six pro- ■ portions d’hydrogène sous forme d’eau, ou de cinq
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proportions d’hydrogène sous cette forme , avec une proportion d’oxide , et ainsi de suite. On peut de plus supposer que dans ces combinaisons, l’hydrogène de l’eau passe au combustible et que l’oxigène de ce liquide se joint à celui qui acidifie les deux , et lorsque c’est avec un oxide que se fait la combinaison, que l’oxigène de celui-ci se joint également à l’oxigène qui acidifie et que le métal réduit se combine avec le combustible. Ce qui l’un et l’autre augmenterait la combustibilité de ce corps et avec elle sa faculté de :ondenser l’oxigène. Avec une proportion d’eau, le iursulfure hydrogéné ne peut former que du surhy- Irogénosulfure, 8 , 5 d’eau prenant près du métal a place de i d’hydrogène et de i5 de soufre; resérait 45 d oxide et 3a d’hydrogène sulfuré et ainsi e double de ce dernier que pour la neutralité de ’hydrosulfure.
D’avec le phosphure de potassium l’eau déplace deux ûnquièmes d’hydrogène de plus que d’avec le sulfure. I faut pour un tel effet, que le phosphure contienne 5 de phosphore sur 87, 5 de métal , lequel, avec bne proportion d’eau , se résout en une proportion [1 oxide de potassium , 87 , 5 et 7 , 5 , et en une )roportion de phosphore hydrogéné, 10 et i; resterait 5 de phosphore, qui sont réduits en acide par 5, 25 d’oxigène, et ne peuvent, par conséquent, don aer avec l’eau , que deux troisièmes proportions d’hydrogéne, lesquelles, se joignant au phosphore hydrof?éné, le composent , dans ce rapport , en hydrogène ]bhosphoré, 10 et 2.
n' On peut croire remarquer des aberrations en voyantfil hydrogène ne pas se proportionner avec les com-^ (■Jojstibles acidifiables dans de» rappo..‘ts correspondans
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à leur pi’oportionnemenl; avec Toxigène ; en effet , i une proportion, i, d’hydrogène avec une demie proportion, 3, de carbone, forme le gaz hydrogène car-boné , et avec une proportion du même combustible,-6, le carbone hydrogéné; une proportion, 7,
5 , d’oxigène avec une demie proportion , 3 , de carbone , forme le gaz acide carbonique , et avec une proportion entière de ce combustible , l’oxide gazeux de : carbone ; ces proportions correspondent entr’elles ; ! mais une proportion d’hydrogène avec une propor- , tion de soufre , i et i5, d’où résulte le gaz hydrogène sulfuré , ne répond encore qu’à l’oxide présomp-'^ tif du soufre , et le soufre hydrogéné , 3o de soufre
et I d’hydrogène, à l’oxidule' du même combustible et l’hydrogène phosphoré, consistant en une propor-^ lion d’hydrogène , i , et une demie proportion de phosphore , 5 , répond à un rapport d’oxigène qui excéderait d’un sixième de proportion , i , 25 , l’oxigène contenu dans l’acide phosphorique. Le phosphore hydrogéné, i et 10, répond à l’acide phosphoi’eux,
7, 5 et 10; on voit de plus en plus que l’hydrogène qui dans les combustibles acidifiables surcombine les acides secs > n’est on rapport qu’avec le bc7' soin de saturation et avec la faculté de soussatu-;|l ration et de sursaturation de ces acides ; que cesl combustibles qui , sans rien perdre , se surcombij lient d’hydrogène, en se combinant entr’eux, perdcntjj et de leur hydrogène, et de leur oxigène composé J en eau; et en se combinant avec les métaux et les . oxides solubles des métaux, de leur hydrogène seu-^ • leraent, si pas de leur eau. C’est pourquoi le car-bono-soufre et razoto^-carbone sont si peu décomposables et ne le sont que par la restiiutioii de.
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J Teau, et que les sulfui’es et les phospliures, au mo- 1 ment de se former, s’enflamment en prenant un métal ou un oxide soluble en échange de calorique. I L’Jiydrogène ne peut donc tenir lieu d’eau qu’à l’un de ces combustibles, qui est l’azote. Leur acide sec se proportionne dans les diverses combinaisons de ces corps , que cet acide, dans son état de combus-
îlible, soit surcombiné de deux proportions, de trois, de quatre ou de plus de proportions d’hydrogènej î qu’il soit au tiers, à la moitié, aux deux tiers ou en entier, saturé dans cet hydrogène, ou surcomibiné d’autant de proportions d’eau; qu’il soit en un I ou deux rapports surcombiné d’hydrogène, qu’il soit,
^comme dans l’hydrogène sulfuré, dissous par ce principe, tout cela ne change en rien sa capacité de icombinaison : c’est toujours l’oxigène de son acide sec qui se proportionne avec les corps oxides ou avec celui surcombiné aux acides secs des combujrans, et avec la force combustible des corps réduits.
est cet acide sec qui forme les sels dans un nomare constant des acides ou des sousacldes ordinaires, ivec les nombres appartenans aux oxides des métaux ^ t de manière à ce qu’il en résulte toujours des combinaisons neutres; et dans les composés qu’il forme Bans son état de combustible acidifiablc, il se probortionne dans le même rapport; et si ce n’était le 'carbone, dont le nombre est trop bas pour conteune proportion d’oxigène entière, on pourrait, furtout en jugeant d’après l’azote, estimer d’après la ppacité saturante de l’ammoniaque, que des quantités égales d’oxigène dans les acides secs et les oxi- I es se propoi donnent entr’eux; mais, comme nous ■ avons déjà dit, c’est par deux proportions d’acide,
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composées chacune de 6 de carbone et de i5 d’oxi-gène, ensemble 42, que l’acide carbonique sature enV neutre , une i^roportlon d’oxide, et c’est dans 12 de» carbone que les 7, 5 d’oxigène de l’acide carbonique sec doivent être trouvés.
Le phosphore développe l’acide sec du soufre dansu le phosphoro-soufre^ composé de proportions éga-les, 10, et T 5, de phosphore et de soufre; l’azote elt l’hydrogène développent l’acide sce du carbone oui le carbone et l’hydrogène, le même acide de l’a-zote, dans l’azoto-carbone, dit radical prussique, cora--i posé de deux proportions de carbone, 12, avec unet proportion d’azote, i3, 5; et le fer ou le soufre,, substitués à l’hydrogène , opèrent le même dévelop-pement dans le radical prussique. L’hydrogène seuil développe l’acide sec du soufre , et sans doute qu’ill développerait également l’acide sulfurique sec ou l’a-cide carbonique sec du carbono-soufre ou alcohol des Lampadius, composé d’une proportion de carbone 6, et de deux proportions de soufre, 3o, s’il était! joint à ce composé; et si l’azoto-soufre existe tel que: Miers l’annonce, l’hydrogène y développera proba-; blement l’acide sec de l’un ou de l’autre de ces com' buslibles. Ce composé devrait , d’après M. Miers , consister en une proportion d’azote, i3, 5, et une: proportion de soufre, i5.
Dans la décomposition de ces corps, des métaux.! et leurs oxides peuvent près du combustible , dé-1placé dans son eau, prendre la pla’ce de l’autre cora-^ bustible; et une proportion d’oxigène semble pouvoir au combustible déplacé dans son eau, tenir lieu* d’une proportion d’hydrogène, ou deux proportions d’oxigène tenir lieu d’une pioportion d’eau.
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On a considéré comme particulier que le soufre est, par un poids double, l’équivalent d’un poids simple d’oxigène ; cela n’a aucune signification et n’est que l’effet du pur hasard; i3, 5 d’azote, i5 de phosphore et 12 de carbone ne sont en aucun rapport de poids avec 7 , 5 d’oxigène , dont ils sont néanmoins aussi les équivalons; et que le soufre sature l’hydrogène , les métaux et les oxides dans la meme relation de poids , cela n’est pas plus signifiant. Une pro])Oi'lion d’oxigène ne peut manquer d’étre l’équivalent d’une proportion d’hydrogène, d’une proportion de métal et d’une proportion d’oxide métallique; et si 7, 5 d’oxigène forment de l’eau avec une proportion d’hydrogène, et de l’oxide, avec une proportion de métal, i5 de soufre ne peuvent manquer de former de l’hydrogène sulfuré et du sulfure
avec une proportion des memes corps. Il n’y a que la combinaison des combustibles acidifiables avec l’oxigènc qui sort des rangs quand on fait la revue des proportions , et c’est précisément chez ces combustibles que l’on a cherché les premiers élémens du calcul chimique. La mise hors de rapport des cqmbu.stibles acidifiables avec les équivalens directs, dépend de ce que tous les corps, hors l’oxigène, ientrent en proportionnement avec l’acide sec de ces combustibles , dont la quantité est constante dans tous , tandis que l’oxigène se proportionne avec l’hy- <3i’ogène surcombiné à l’acide sec, et dont la quantité varie pour chacun d’eux : et quand on peut seulement dire, l’acide d’un tel sel renferme deux fois , trois fois, quatre fois, cinq fois et plus de fois autant d’oxigene que l’oxide qu’il soussature , cela n’établit Ique des rappoits variables, hors de relaiiop avec
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CS lois generales de composition, et qui doivent! dre cherchés pour chaque acide en particulier. Il a cette pehte variation que le carbone et le phosphore descendent pour former leur second proporlionnement avec l’hydrogène, tandis que le soufremonte; mais le premier de -ces combustibles sature, par un et demi de sa matière, et le second, par deux,, tandis que le soufre n’en emploie qu’un à ses satu-^ rations; et quand le bore s’hydrogénera , ce serai comme le carbone , par deux. L’azote outre-passee ses degrés inférieurs d’hydrogénation , et se proportionne directement en oxide de métal; cependant,, comme il proportionne par un de sa matière, ili monterait au lieu de descendre, et i d’hydrogène avecs i3, 5 d azote et non i du même principe avec 6,^ 75 d’azote, serait l’hydrogène azoté; et de 27 d’azote avec I d’hydrogène résulterait l’azote hydrogéné,^ comme de 3o de soufre avec i d’hydrogène résultés le soufre hydrogéné; 5 d’azote avec i d’hydro-gène, forment l’ammoniaque. Si l’hydrogène plios—
phoré contenait i5 de phosphoi'e ou un nombre quelconque représentant un et demi de matière, alors la série des rapports serait sans la transition, et riem n’indique encore que cela ne soit pas ainsi; car, malgré les travaux récens de deux habiles chimistes,, le corps le moins bien connu dans ses combinaisons est encore le phosphore; et il résulte de la détermination de l’un de ces chimistes que i5 de phosphoreV se sature avec 60 ou une proportion de cuivre, pour former le phosphure de ce métal.
Ainsi, i5 de phosphore contiendraient les 7,5
d’oxigène qui appartiennent à son acide sec et ces i5> qui seraient alors le nombre de ce combustible, aveei
ACIDIFIABLES.
ï d’hydrogène serait, non pas le phosphore hydrogéné, mais le vrai hydrogène phosphoré, et 7, 5 de phosphore avec i d’hydrogène serait le phosphore surhydrogéné; 6 de carbone avec i d’hydrogène forment l’hydrogène carboné, et 3 du même combustible avec la meme quantité d’hydrogène , le carbone surhydrogéné : c’est ce dernier qui est considéré jusqu’ici comme l’hydrogène carboné. Le soufre, en élevant son nombre jusqu’à i5, qui est celui de son premier proportionnement avéré avec 7, 5 d’oxigèhe, malgré que dans le composé de Thomson , une proportion de chlore, qui contient 7, 5 d’oxigène, sa- Tture jusqu’à deux proportions de soufre, 3o avec i d’hydrogène, formerait l’hydrogène sulfuré au lieu du soufre hydrogéné; mais alors il ne proportionnerait déjà plus que par une demie quantité de sa matière, car i5 est le nombre par lequel, sans oxigène, il compose les sulfures, et avec de l’oxigène les sulfites et les sulfates, et c’est par conséquent ce nombre qu’il faut lui conserver; en l’abaissant jusqu’à 7, 5, on pourrait dire ; proportions égales de soufre et doxigene, 7, 5 et 7 , 5, forment une proportion d’acide sulfureux; mais cette proportion d’acide sulfureux ne saturerait plus qu’une demie proportion d’oxide de métal, et ce serait un soussulfite, s’il pouvait être formé, qui serait produit. On doit donc aussi conlinuer de prendre pour l’hydrogène sulfuré le plus haut degré d’hydrogénation du soufre, et pour soufre hydrogéné, le plus bas degré.
Si absolument on voulait prendre le plus bas proporlioniiement de l’a/.ote avec l’oxigène, ce serait 7, oxigene avec 27 de ce combustible, rapport dans ces deux matières se trouvent dans l’air; en
COMBUSTIBLES
parlant de ce nombre, on devrait dire : 27 d’azote avec i5 d’oxigène forme l’oxide gazeux d’azote avec 22, 5, le gaz nitreux, avec 3o, l’acide nitreuxi et ainsi de suite. Cela peut très-bien être fait, et ce mode d’estimation serait indifférent pour les autres? rapports; de même, 3o de soufre avec 7, 5 d’oxi-gène- forment l’oxidule de soufre; avec d’oxigène,, l’oxide de soufre, avec 3o d’oxigène, l’acide sulfu-reux, avec 37, -5, l’acide sulfurique. Quand on aura: reconnu un oxidule de carbone , on pourra aussi . dire : 12 de carbone et 7, 5 d’oxigène forment l’oxi-dule de carbone, et alors ce combustible serait élevée à son nombre naturel : 12 de carbone et i5 d’oxi-gène forment l’oxide de carbone, et 3o d’oxigène»» l’acide carbonique; puis 40 de phosphore avec 7, 5i| d’oxigène forment l’oxidule de phosphore; avec i5t d’oxigène, l’oxide du même combustible, et avec 3o, l’acide phosphoreux, et ainsi de suite. Tout celai pourra se dire sans, en la moindre chose, altérer lai précision des autres rapports, qui sont absolument* indépendans ; et l’oxigène n’a que de l’hydrogène , hors de rapport ou en des rapports particuliers à cha-j que acide sec, à saturer ou soussaturer en eau. Que.i les nombres dans lesquels l’oxîgène opère ces satura-^tions soient entiers, cela dépend de ce que vls-à-visl
de l’hydrogène, l’oxigène rentre sous la loi générale^
des proportionnemens ; il y a seulement cette diffé-
rence que ce principe salure au quart, au tiers, a demi et aux deux tiers, l’hydrogène dans sa surcora-'
binaison aux acides secs; mais il fait la même chose à l’égard du même principe dans sa surcorabinaison à la matière inerte ; et les métaux sont dans leur ■ hydrogène, tantôt sursaturés, et tantôt soussaturés aux i
ik
ACIDÎFIABLËS.
proportions de l’eau : l’hydrogène libre avec l’oxi-
gène libre n’observe qu’un seul proportionnement , parce qu’entre trois corps simples il n’y a non-seulement pas de motif, mais pas de possibilité pour un second rapport, rien ne le déterminant, à cause que tout y est saturé au degré naturel des attractions respectives. Toutefois dans les acides , on pourrait considérer les saturations comme étant complètes pour une j)artie du combustible , et cette partie, comme étant surcombinée en sel par l’autre partie.
Ainsi, 1 oxide de carbone peut être considéré comme consistant en une proportion d’acide carbonique, 21,
et une proportion de carbone, 6, ensemble 27, dont la moitié, 5 forme le nombre d’une proportion de cet oxide; 1 acide carboneux , comme consistant en trois proportions d’acide carbonique et une proportion de carbone, 60 et 6, ou 69, dont la moitié, 3/,, 5, forme le nombre de l’acide carboneux. De même, 1 acide sulfureux peut être considéré comme consistant en une proportion d’acide sulfurique et une demie proportion de soufre, 87, 5, et 7,5, ensemble 45 ont les deux tiers, 3o, sont le nombre de l’acide sulfureux; également, une proportion d’acide nitrique avec quatre proportions d’azote, 5i et 54, ensemble io5, dont le cinquième est 21, nombre de i’oxido d azote; 5i d’acide nitrique avec une proportion et I emie, 20,25, d’azote, ensemble 71, 25, dont les deux |cuiquiemes, 28, 5, sont le nombre qui représente j e gaz nitreux et ainsi de suite. En conclusion, la ^proportion d’un combustible acidifiable vis-à-vis des Jdcmens de l’eau, doit toujours dre la plus pelitc luan lie de sa matière qui salure une proiiorlion de ■ iocs elemens; et la proportion de ses oxides et de ses
COMBUSTIBLES
acides, celle qui sature l’un des mêmes élémens dans< les oxides.
Le soufre seul a jusqu’ici formé avec les métaux, des combinaisons dans des rapports bien connus. Avec les métaux qui n’ont qu’un oxide, il ne s’est encore' combiné que dans un seul rapport; i5 de soufre avec 22 de sodium, avec 87, 5 de potassium, avec 27 de: manganèse, avec 33 de zinc, avec 40 5 5 d’antimoine,, ü.\ec 67, 5 de bismuth, avec 100 de plomb, forment', les sulfures uniques de ces métaux, comme 7, 5 d’oxi-gène avec les mêmes nombres, forment leurs oxides ■ uniqTies, et ces nombres, i5 de soufre, forment : les nombres de leurs sulfures respectifs. Tout sulfure ; unique avec trois proportions, 22, 5 , d’oxigène forme r du sulfite, et avec quatre proportions, 3o, du sulfate. .
Les métaux qui ont deux oxides ont aussi deux ; sulfures, et le plus souvent un sulfure intermédiaire' qui résulte de la combinaison entre les deux; i5 de : soufre avec 25 et 12, 5 de fer, avec 3i, 5 et 21 d’arsenic, avec 55 et 27, 5 d’étain, avec 60 et 3o de • cuivre, avec igo et g5 de mercure. Le molybdène et l’or n’ont jusqu’ici donné que des sulfures correspondans à leurs seconds degrés d’oxidation.
Doebereiner a obtenu par la voie humide et en décomposant un sel à oxide de cuivre par un hydrosulfure sulfuré, un sursulfure dans lequel quatre pro* j portions de soufre sont unies à une proportion de ' métal , 60 et 60. Le sulfure répondant à l’oxide de ! cuivre et composé de 3o de soufre avec 60 de métal, ■ que le même chimiste a également obtenu le premier, n’est, parla voie humide, attaqué, ni par les acides, ni par les alcalis. Au feu, les seconds sulfures perdent leur second soufre , ou du moins s’abaissent jus-
ACIDIFIABLES.
qu’au (legrë de sulfuro-sulfui'ej ce que font aussi les seconds oxides dos métaux, à moins que ce ne soient des premiers sulfures à métal réductible au feu et volatil, lesquels, par la chaleur, deviennent des seconds sulfures , la seconde proportion du métal s’envolant.
Les sulfures à oxides consistent en proportions égales de métal , d’oxigène et de soufre. Aucun métal à double oxidation, ne forme, je ne dis pas un second sulfure à oxide, mais un premier. Les sulfures par la voie humide, sont des liydrosulfures ou des sulfures hydrogénés jusqu’à c^ qu’ils aient été plus ou moins fortement échauffés; et aloi’s, s’ils sont sulfurés, ils laissent échapper, ou de l’hydrogène sulfuré, ou du soufre et de l’eau, et leur métal se l’éduit , ou reste oxidé, et dans le premier cas, ils convertissent la moitié de leur soufre en acide sulfureux, 7, 5 d’oxigène avec 7 , 5 de soufre. Dans les sulfures à oxides, lorsqu’ils sont sulfurés ( une jiroportion de métal et une d’oxigène avec deux proportions de soufre), la moitié du soufre est retenue par le métal et la moitié par l’oxigène, et dans le sulfure sursulfuré de euivre, une projiortion de métal adhère en seconde sulfuration , à deux proportions de soufre, et deux proportions d’oxigène, à deux pro- I portions du même combustible : en tout, 60 de métal, i5 d oxigene et 60 de soufre, et de quoi former une I proportion, 3o, d’acide sulfureux et une proportion de second sulfure de cuivre à métal réduit, 90, une ; proportion de soufre restant incombinée. La seconde : proportion de soufre qui existe dans le soufre doré d antimoine, n adhère point à l’oxide de ce métal, é mais à 1 hydrogène du hennés minéral, lequel, par
COMBUSTIBLES
là, d hydrosulfure qu’il était, devient du sulfure hydrogéné, ou d’hydrosulfure simple, de l’hydrosulfure sulfuré.
Le calorique qui au moment de la formation des sulfures se développe avec tant de vivacité, provient de ce que le métal se surcombine à l’acide sulfurique sec et prend la place de l’hydrogène ou partage cette place avec l’hydrogène, suivant , sa plus ou moins grande force de combustion. On sait jusqu’ici très-peu de chose à l’égard des rapports dans lesquels le phosphore se combine avec les métaux. Est-ce par une proportion , 1 5 , comme l’expérience de Dulong , la seule qui mérite confiance, semble l’indiquer? D’après ce chimiste, 6o de cuivre et 1 5 de phosphore forment i le phosphure qui correspond au premier oxide du | métal; et on ne sait pas mieux en quoi consistent les j phosphures à oxides. Celui liquide de potasse que l’af- j finilé de l’alcohol avec l’eau maintient en composition, 1 nest pas positivement connu dans ses rapports; seu- j lement on prétend que le phosphure de potasse com- ‘ posé par Sementini a pour élémens 45 d’oxide de potassium et i5 de jihosphore; un tel phosphure avec '' i8, 75 ou deux proportions et demie d’oxigène formerait du phosphate neutre.
Si le carbone s’unissait aux métaux, ce serait par ^ deux proportions de sa matière; et un carbure ton- ■ sisterait en 12 de carbone avec une proportion de S métal; et un surcarbure, en 24 de carbone avec en- ï' core une proportion de métal, celui-ci étant à deux» oxides. 3
L azote ne s est jusqu’ici combiné qu’avec le j?o- 3 tassium et le sodium ^ et c’est au sortii’ d’un enrage— ''
ment où il est déplacé dans son calorique, qu’il con- 'S
ACIDIFIABLES.
tracte cette combinaison. Il ne fait alors qu’échanger \ trois proportions , 3 , d’hydrogène libre contre trois t' proportions du même principe combiné dans trois pro-
II portions de métal; trois proportions de métal de poil tasse ou de soude prennent près de l’azote la place j de trois proportions d’hydrogène , et ces trois prot portions d’hydrogène sont mises eu dégagement. On
peut aussi dire qiie l’ammoniaque , au lieu de lâcher t prise à son hydrogène, déplace, d’avec le métal, trois Ü proportions de ce principe une proportion d’avec jj cliaque proportion de métal , et s’engage indécomi posée avec le métal soushydrogéné ; 1 3, 5 d’azote et 1 1 2, I 5 de potassium forment l’azoture de ce métal, nombre
I 126; et i3, 5 d’azote avec 66 de sodium , Tazolure de \i| sodium dont le nombre est 79, 5. Un feu très- Intense y dégage entièrement l’azote d’avec ces composés ; trois y. proportions d’eau, en prenant près du métal sousq hydrogéné la place d’une proportion d’ammoniaque ,
II ou en se substituant à l’azote en cohérence avec 9' trois proportions de l’hydrogène de trois proportions
î) de métal, oxide celles-ci et régénère une proportion, i. d’ammoniaque; 26, 5 d’eau transforment ainsi trois proportions, supposons de potassium, 102, 5, en trois proportions d’oxide de potassium , 126, et déplacent ou forment une proportion d’ammoniaque; on peut également supposer que le métal enlève l’oxigène à : l’azote, et que le combustible réduit de celui-ci, lequel combustible n’a point d’existence incorabinée, reste en engagement avec du métal oxidé seulement au tiers, ou entièrement, dans une des trois proportions, Içs deux autres proportions avec la proportion ‘ d azote réduit, restant coengagées.
Huit proportions d’oxigène, 60, convertiraient l’a-
ïS4 COMBUSTIBLES
zoture de potassium en une proporlion de nitrate et ' deux proportions d’oxide; et trois proportions d’hydrogène j dirigées dessus tandis qu’il est rouge de ! feu, en déplaceraient, sans doute, une proportion d ammoniaque. Je calcule toujours dans l’hypothèse qu’en se formant en azoture , le métal déplace réellement'd’avec l’ammoniaque autant d’hydrogène que 1 eau aurait déplacé d’avec lui en l’oxidant ; ce qui fait trois pi'oportions de métal pour une proporlion d’ammoniaque. Cependant, d’après d’autres estimations appuyées d’expériences , une proportion d’azote 1 3 , 5 serait dans la matière noire unie à une propor tion de potassium ; ce qui ferait de l’azoture saturé, j
Si le métal dans ce composé n’est qu’au tiers sa- 1 turé d’azote, c’est de l’hyposousazoture qui se pro- ^ duit : il peut s’en saturer davantage , et fixer deux | nouvelles proportions d’ammoniaque déplus, mais d’a- | ^ec lesquelles il ne peut plus déplacer l’hydrogène , | ou en échangé desquelles il ne peut plus céder de ce principe. De 1 azoture complet, formé de jJi’oportions égales d’azote et de métal, serait par six proportions, 4 5 , d’oxigène transformé en une proportion de nitrate de potasse neutre, 96, si c’était de-i l’azoture de potassium. Les hyposousazotures , au mo- i ment de se former après l’expulsion, à un fort feu, de .1 toute l’ammoniaque surcombinée, entière ou résoute fl en ses principes, entrent en inflammation spontanée, || comme le font les sulfures et les phosphures. Avant ï d’avoir passé par cette ignition, et aussi long-temps J qu’ils conservent de l’ammoniaque, l’engagement est -l assez peu intime pour pouvoir être détruit en vertu .1 de l’affinité d’alliage exercée par un auti'e métal. 1
On ne peut pas considérer comme azotures les com- 1
ACIDIFIABLES.
binaisons de l’ammoniaque avec les métaux réductibles au feu. Ce sont des sels dans la composition desquels l’oxide de platine, d’or, d’argent ou de mercure joue le rôle d’acide, et l’ammoniaque, le rôle d’oxide; et s’il fallait chimiquement les nommer, ce serait sousauride , sousargentide , etc., d’ammoniaque, et non azotures ou surammoniures d’or, d’argent, etc.; car le nom du comburant, oxigène, acide ou oxide, doit toujours être énoncé le premier. Deux proportions d’oxide d’or, 126, avec une demie proportion d’ammoniaque, 8, 25, forment l’or fulminant, nombre i33, 25. Il peut y avoir là rapprochement des principes de l’eau, mais pas formation d’eau; et c’est" parce que l’ammoniaque est jointe à l’oxide en vertu d'un dé-^ placement de calorique, lequel est dans le rapport de la différence de combustibilité entre les deux oxides, que, sans l’intervention du calorique, ceux-ci ne peuvent être séparés par les acides, l’or déplacé dans le calorique de son oxigène n’étant plus dissoluble dans les acides, et l’ammoniaque, qui est près de l’oxigène à la place de ce calorique, ne peut s’en séparer sans que le défaut n’en soit répai'é. Les combustibles plus 4 énergiques que l’or et l’ammoniaque réunis, décom- * posent à l’instant le composé sans que l’ammoniaque î le soit : l’or est réduit et le combustible est oxidé. lï Deux lames bien décapées de fer entre lesquelles on comprime, sans frottement, du mercure fulminant, n font joliment voir cet effet : l’odeur de l’ammoniaque t devient aussitôt sensible, le mercure est réduit et le . fer est oxidé; il n’y a point de détonation.
I Lorsque par la compression , laquelle exprime le '1. calorique, ou par réchauffement au feu, on réunit ^ les principes de l’eau qui sont dans l’or fulminant,
COMBUSTIBLES
deux proportions de l’hydrogène de l’ammoniaque se combinent avee les deux proportions d’oxigène de : l’or qui se réduit, et deux tiers de proportion de 1 azote, 9> rendent libres, et une troisième pro* .portion du même combustible, 4, 5, avec une troisième proportion d’hydrogène, continue de former de 1 ammoniaque , qui s’échappe indécomposée ou est résoute en ses principes, azote et hydrogène, suivant 1 intensité de la chaleur. L’argent, le mercure' et le platine fulminans ont la même composition. On •
voit que 1 ammoniaque se proportionne avec l’oxigène des oxides comme le ferait l’acide sec de son radical si celui-ci était sous forme d’acide : pro-' portions égales d’oxigène se mettent de part et d’au- ! tre en rapport : si c’était à l’hydi'ogène que l’oxi- ^ gène était adhérent, ce serait dans le rapport d’une j proportion d ammoniaque, dans laquelle se trouvent 1 trois proportions, d’hydrogène, avec trois proportions d oxide , que se ferait la combinaison; mais pro- ^ portions égales s’engagent, une proportion d’oxide! est surcombinee , et une proportion d’hydrogène est .i en excès au rapport de l’oxigène. î
Lorsque pour sécher le mercure fulminant on em- \ ploie trop de chaleur, la proportion d’hydrogène qui ; est en excès au rapport de l’oxigène , se volatilise ^ sous forme d’ammoniaque ; alors il reste du mercu- 1 ride avec une double surcombinaison d’oxide , lequel, à quantités égales d’ammoniaque dans le composé , détonne plus vivement que l’autre et se résout entièrement en eau, en azote et en métal ré-"
duit; et lorsqu’on continue la chaleur, il se résout d
en ammoniaque et en oxide indécomposés. J’ai fait j voir que par le temps, c’est-à-dire, par le calori- '
ACIDIFIABLES.
que qui s’adjoint à la longue, le mercure fulminant laissé avec un excès d’oxide , se partage en oxidule de mercure et en nitrate d’ammoniaque , lequel se cristallise : une proportion d’azote se retire alors avec cinq proportions d’oxigène , et s’unit à une autre proportion de sa même substance à laquelle trois proportions d’bydrogène sont restées attachées.
T.es combinaisons que forment avec les métaux réduits, l’azoto-soufrc et le carbono-soufre, sont encore peu connues. Celles que forment l’azoto-carbone ou le radical prussique le sont davantage : les deux proportions, de carbone se réunissent pour la saturation du métal ; ce qui est dans le juste rapport, et l’azote reste sans saturer. Comme il n’existe point des surcarbonates, il est douteux qu’il se forme des surazoto-carbures; toutefois, lorsque c’est par la voie humide que ces composés sont obtenus, comme ce sont alors des liydi’oazoto-carbures , une nouvelle proportion d’azolo- carbone peut s’y joindre pour former de l’azoto-carbone hydrogéné; mais lorsqu’un azoto-carbure à oxide faible a pu réunir au feu scs principes de l’eau, alors l’excès d’azoto-carbonc ne peut que le quitter, faute d’bydrogène pour lui servir de lien. Les sulfures hydrogénés à métaux réductibles font la même chose et se partagent en soufre et en sulfure dès l’instant que, par la combinaison de l’hydrogène avec l’oxigène , leur métal est réduit.
Un prussure à métal l'éduit et qui est décomposable par l’eau, étant traité par ce liquide, se transforme en bydro-prussui’e : 87 , 5 de potassium et a5, 5 d’azolo-carbone forment le prussure de ce métal;
COMBUSTIBLES
une proportion d’eau, 8, 5, en prenant près du métal la place d’une proportion, i, d’hydrogène, lequell reste joint à l’azoto-carbone et le transforme en hydrogène prussuré, forme de l’oxide de potassium, ett cet oxidC) en se combinant avec l’hydrogène prussuré,. forme de l’hydro-prussure. Le nombre du prussurer à métal réduit étant 62 , 5 , en se transformant enii hydroprussure , comme rien n’est distrait de la pro-portion d’eau, il s’augmente du nombre entier de ce.’! liquide et devient 71. j
Du sulfure à métal réduit et de la même caté--j gorie, éprouve le même genre de décomposition ; 87, . i 5 de potassium avec i5 de soufre, étant décomposés; par 8j 5 d’eau, se partagent en 4 5 d’oxide de ce mé-tal et 16 d’hydrogène sulfuré, d’où résulte de l’hy- | drosulfure, dont le nombre, de 82, 5, qu’il était,, devient 61.
Si une proportion d’azoto-carbono-sulfure hydrogéné était jointe à une proportion et demie d’un oxide réductible, il pourrait, par une chaleur suffisante pour réunir ses principes de l’eau en eau, se transformer en azoto-carbono-sulfure , dans lequel, ou les deux proportions d’azoto- carbone seraient saturées par une proportion du métal , et la proportion et demie de soufre serait surcombinée en hyjiersursulfure, avec la proportion restante du métal, ou la proportion et demie de soufre serait saturée par la jîi'oportion et demie du métal, et la proportion d’a- ’ zofocarbone, prise en surcombinaison; ou, enfin, ce j serait du composé de Poi’rett , dans lequel une pro- j portion et demie de métal se substituerait à une pro- ^ portion et demie de soufre, car ce composé contient le double en soufre de l’autre. L’azotocarbono-suL- '
ACIDIFIABLES.
fure hydrogéné consiste en deux proportions de radical prussique et une proportion et demie d’hydrogène sulfuré , comme conslituans prochains , et en une proportion d’azote, i3, 5, deux proimr lions de carbone, 12, une proportion et demie de soufre, 22, 5, et une proportion et demie d’hydrogène, i, 5, aomhre, 49» 5, comme élémens éloignés.
L’hydroprussure de soufre de Porrett est composé i’une proportion , 26 , 5 , d’hydrogène prussuré et 3e trois proportions, 45, de soufre, nombre 71, 5. Une proportion de ce corps exige pour sa saturaion deux proportions d’oxide; ce qui prouve qu’il lature autant par ses trois proportions de soufre lue par sa seule proportion d’hydrogène prussuré; ît si 1 on transporte l’hydrogène sur une propoi’- ;ion du soufre, alors ce sera, d’un côté, une proportion d’oxiprussure, et, de l’autre côté, une proportion d’hydrogène hypersursulfuré , qui , par leur mion , formeront ce sel. On n’a pas encore uni ce iomposé à des métaux réduits, en prussuro-hyperlursulfurcs.
Le tellure hydrogéné et l’hydrogène telluré ont :>té faits de iplusicurs façons. On a placé le métal m pôle négatif, et entre lui et un autre métal, on a provoqué une décomposition d’eau. Le tellure plongé ians ce liquide s’organise et s’hydrogène. De cette manière il ne naît que du tellui’e hydrogéné. On a îussi traité au feu un mélange d’hydrate de jpotasse, ioxide de tellure et de charbon : le tellure a été réduit et en même temps organisé par l’eau, et s’est msuite combiné avec l’alcali en lellurure de potasse DU foie de tellure, produit qui, semblable aux sulfures, se transforme par d’autre eau, en hydroiel-
igo
COMBUSTIBLES
lurure de potasse et en sel à oxide de tellure. Dé-
compose-t-on cet hydrotellurure par un acide, l’hy--
drogène tellure se dégage et il ne reste que le sell
de l’alcali et de Toxide de tellure ; on n’obtient;
point de tellure hydrogéné ; ce qui doit faire sup- -
poser que la potasse n’est pas, comme on l’avait cru
réduite, car dans ce cas, comme on va le voir, ill
se forme du tellure hydrogéné à côté d’hydrogèncL
telluré. On a aussi fait un alliage de tellure et dei
potassium, et on l’a traité avec de l’eau : il s’est;,
opéré une première décomposition de ce liquide, dontt
une proportion, 8, 5, a partagé ses éléraens entre?
une proportion de potassium, 87, 5, qui en a étéâ
oxidée , et une proportion, 3a , de tellure organisée?
en même 4emps par l’eau, et qui a formé de l’hy-
drotellurure telluré, décomposable par les acides eni
hydrogène telluré, et dont le tellure hydrogéné se*
dépose de lui-même. Ce dernier produit n’est pas>
formé lorsqu’on opère avec de l’oxide de potassium ■
au lieu de potassium réduit. Nous verrons que ces'.
mêmes produits sont l’un et l’autre formés lorsqu’on^
décompose par l’eau un alliage de potassium et d’ar->
senic ; mais l’hydrogène arseniqué se dégage et l’ar^
senic hydrogéné reste , toutefois également sépa’rél
d’avec l’alcali; et il est possible que si l’on opéraitV
avec un alliage qui ne contint pas d’arseniure, on\
n’obtiendrait que le premier produit, comme on n’ob- ■
tient que le second en agissant avec de l’oxide d’ar- ^
senic sur de l’oxide de potassium , et en décompo-, ■
sant un mélange de muriate d’arsenic et d’acide mu- • riatique par un métal, fort, comme aussi en Irai- ■ tant à une chaleur d’ébullition, de l’arsenic métal mêlé à un peu d’arsenic oxidé, avec de l’acide mu-’
ACIDIFIABLES.
rlatique concentré. C’est de l’oxide qtie l’hydrogène arsenlqné est formé; et après l’entière dispai’ition du métal et de l’oxide, c’est presque tout de l’acide arsenico-inuriatique qui reste.
Par une première action de la part d’une proportion, 8, 5, d’eau sur un alliage de proportions égales, 32 et 37, 5, de tellure et de potassium, il ne pourrait naître que de l’oxide du dernier métal , et du tellure ainsi que de l’hydrogène seraient mis hors d’engagement, le tellure inorganisé ne se combinant point avec de l’hydrogène; mais le métal s’orcaniserait et l’alliage ne serait pas défait en entier; la partie défaite serait dans le rapport de proportions égales de tellure organisé et d’hydrogène; un tel composé se combine avec 1 alcali et forme de l’hydrotellurure, mais d où viendrait le tellure hydrogéné qui est eu même temps produit? Le tellure organisé se partaget-il en ces deux composés? Si cela n’est pas ainsi, on doit nécessairement admettre tme action subséquente à la formation du tellurure de potasse, entre les constituans de ce corps , et d’où résulterait de l’hydrogène telluré, du tellure hydrogéné et de l’oxide de tellure s’engageant avec l’alcali. Alors le tellurure de potasse serait analogue à du sulfure du même alcali. Si l’on traitait l’amalgame de potassium et de tellure avec leau, daris ce rapport, on saurait ce qui est vrai dans celte idée; on n’a pas essayé si son alliage avec l’étain ne donnerait pas de l’hydrogène telluré seul' et tel que le donne l’alliage d’arsenic avec le même métal.
Les hydrotellurures se décomposent au feu, en eau et en alliages , si les métaux ne sont pas trop peu réductibles, et en hydrogène et en tellurure à oxide,
COMBUSTIBLES
s ils sont assez peu réductibles. Les métaux réduits forts, enlèvent l’arsenic à l’hydrogène. Que doit-on conclure de cette action , sinon que l’amovibilité de ^ l’eau qui organise l’arsenic en combustible , en est î cause, ou que l’affinité du tellure avec l’hydrogène ! n’est pas partagée par les autres métaux. Il restera 1 toujours inexplicable dans la dernière vue, qu’un •métal réduit, avec de l’hydrogène réduit, et formant
une sorte de combustible acidifiable , oxides de métaux et refuse de s’unir à réduits.
s’unit à des des métaux
L’arseniure de potasse est depuis long-temps connu; ! c’est par un partage fait au feu , de l’oxide d’arsenic ' en acide, d’où résulte de l’arseniate , et en métal ré- | doit, d’où l’ésulte de farseniure, que ce composé se | forme. On vient de voir que daus\la même circons- 1 1! tance le tellure, qui n’a pas de second degré d’oxidation exige d’être réduit, par le charbon. L’arse- j niuée de potasse étant traité par de l’eau, forme de l’hydrogène arseniqué, mais qui, probablement par | sou action, sur l’arseniate , souscompose ce sel en ^ arsenite , et se trouve lui-même souscomposé en arsenic hydrogéné.
Traite-t-on de l’arsenic réduit avec de l’hydrate ^ sousfigé de potasse caustique, le métal est en par- , tie oxidé et en partie organisé , et il se forme de l’arseniure de potasse, corps brun qui, a l’aspect du j, foie, et qui, avec l’eau, donne du gaz hydrogène j arseniqué. Quel est le coi’iis qui , dans ces deux engagemens et dans ceux de soufre, de phosphore et j, de l’adical prussique avec les oxides, on croit faire |^fonction de comburant et quel , fonction de combustible? Ce n’est certainement pas l’alcali, et dans |
ACIDIFIA.BLES.
es combinaisons des trois derniers avec les métaux éduits, lequel du métal ou du combustible, remilit l’une et l’autre fonction, s’il est vrai qu’aucun le ces corps ne possède de l’oxigène? Pas plus l’arenic que le tellure ne peut être directement cominé avec l’hydrogène. On ne connaît pas bien la ompositiou du gaz hydrogène arseniqué; s’il était fai qu’il eût pour élémens 3 d’hydrogène et loo e métal, alors ce serait de proportions égales d’hyrogène et d’arsenic, i et 32, qu’il serait composé, n traitant avec de l’acide muriatique, un alliage e 32 d’arsenic et de 55 d’étain, il faudrait, si ce apport est exact, que l’alliage entier fût converti 1 muriate et en hydrogène arseniqué, les élémens e 1 eau se partageant entre les deux métaux. D’après tromeyer, 48 d’arsenic s’unissent à i d’hydrogène aur former le gaz hydrogène arseniqué ; cela se-^ ut une proportion et demie du premier avec une foportion du second. Ce rapport offrirait un nouîl exemple de partage inverse des élémens de l’eau lire deux proportions d’un même corps, car l’une 'oporlion, dans son plus grand rapport avec l’hyrogene, n’aurait qu’une proportion du même ce prinpe sur une proportion et demie de sa matière, i et î ; et 1 autre , dans son plus grand rapport avec l’oxime, aurait une proportion et demie du même prinpe sur une proportion de sa matière, 11, 25 et 32 hydrogène, dans cette union, se contracte des deux îrs de son volume. On a encore bien moins des renignemens a l’égard des nombres dans lesquels se rme l arsenic hydrogéné. Le nombre de ce métal n le meme que celui du -tellure, parues égales ‘S deux, et de chaque une demie proportion, avec
COMBUSTIBLES
line proportion de zinc, 33, ou de potassium, 37, 5.v pourrait donner des composés intéressans doubles» solubles et non solubles.
M. Stromeyer a condensé le gaz hydrogène arse-.niqué en un liquide ayant l’apparence de l’eau , ei 1 le refroidissant jusqu’à 3z sous zéro. L’huile de té; rébenthine se combine avec le métal organisé des ce gaz.
Lorsque de l’hydrogène arsenîqué réagit sur la so^ lution d’un métal, il déplace l’eau d’oxidation d;î l’oxide sans rompre sa cohérence avec l’acide; et 1’' métal régénéré s’allie à l’arsenic réduit; le sel est*H à second oxide, l’hydrogène ne fait que l’abaisseo jusqu’au degré de premier oxide; c’est ainsi que d:i sublimé corrosif est par ce gaz converti en mercurr doux. Une portion d’hydrogène simple échappe tor i jours à l’engagement.
Si l’on traitait au feu un mélange d’oxide d’arst' nie, d’hydrate sec de potasse et de charbon, qu’ol.T tiendrait-on ? Bien certainement un arseniure ; ma.' serait-ce de l’hydrogène arseniqué seulement ou auS' de l’arsenic hydrogéné qu’il donnerait avec l’eau? serait intéressant d’essayer l’union à sec , soit de l’ars.'i nie soit du tellure hydrogénés avec l’oxide de potaa sium, avec le même métal réduit et avec l’étain. C< corps pourraient être décomposés, ou il pourrait résu ter de leur union , des corps particuliers , des arsenii i res et des tellurures à métaux oxldés et réduits. L’ir ' drogène telluré semble ne pas se surcombiner c tellure hydrogéné; en cela il est différent du soufi et aussi du phosphore, puisque de l’alcali, do:' l’eau est empêchée par son adhérence à de l’alct bol, de se substituer amoviblement à l’hydrogèn
flu phosphore, peut prendre en engagement plus d’une proportion de ce combustible. Serait-ce entre deux proportions d’arsenic organisé que se fait le partage des principes de l’eau lorsque de l’arseniure provenu de métal réduit est traité avec de ce liquide, l’une portion devenant de l’hydrogène arseniqué et l’autre, de l’oxide d’arsenic? On ne voit pas dans l’expérience de Gelilen, ni dans la répétition de cette expérience par M. Gay Lussac , si , en même temps que du gaz arseniqué, il s’est formé de l’arsenic hydrogéné; il est probable que le partage se fait ainsi, et il se fait sans doute de façon que tout l’hydrogène se retire avec la proportion du combustible qui complète son hydrogénation , l’eau se substituant à cet hydrogène et en même temps à celui du mêlai, lequel, par suite de son organisation à l’aide de l’eau, ' n a plus une proportion entière de ce principe à céder pour devenir de l’oxide. L’organisation du métal en combustible n’a rien de commun avec une décomposition d’eau , car elle consiste en de ce liquide lui se joint au métal sans en séparer de l’hydro- ;ene; aussi, l’hydrogène simple qui se dégage proaent-il de l’oxidation d’une portion de métal ré- Imt, lorsqu’on .opère avec de ce métal, et de son icidification , lorsqu’on opère avec de l’oxide dont me portion se réduit pour cette acidification et ’oxide de nouveau, d’où l’hydrogène, à peu près omme s’oxide au feu, le mercure, par la réduction t a reoxidulation successives de son oxidule; car e 1 ^u qui déjà ne peut élever un premier oxide U ep'e dun second oxide, ni porter directement n métal au second degré d’oxidation, peut encore len moins d’un oxide faire un acide; cela dépend
de ce qu’elle ne peut déplacer d’avec un corps que* de l’hydrogène réduit et ne peut en déplacer qu’une; seule pi’oportiun. Dans le traitement, à froid, d’un! sulfure d’alcali avec de l’eau, c’est de l’oxide de' soufre qui est produit en vertu de la substitution d’une proportion d’eau à une proportion d’hydrogè— ne : la formation de l’acide sulfureux exigerait les déplacement de deux proportions d’hydrogène parr deux proportions d’eau , effet qui ne saurait étrof produit que tout au plus à une chaleur rouge, et^ alors la seconde proportion d’eau peut être censée.’ décomposée par le calorique ; une oxigénalion pluss avancée ne peut être l’effet que du calorique qui, em se joignant à l’oxigène, se transporte d’une combinaison plus forte à une combinaison plus faible, ef. d’un oxide c^ui , à l’aide de la même chaleur, prendi près de l’acide sec d’un combustible, la place de-s la totalité de l’hydrogène. C’est ce qui arrive lors-que du soufre est très-in tensement échauffé avec ud.: alcali. Le phosphore, qui n’a qu’une proportion d’hy-drogène à perdre pour être de l’acide phosphoreux,, ne forme d’abord que de cet acide à côté de phos-' phore hydrogéné ; mais celui-ci se partage ensuiU^ en acide hypophosphoreux ou oxide de phosphore,, et en acide phosphorique.
Je ne suis entré dans d’aussi longs détails sur cess combinaisons, qu’à cause de l’interet particulier quCi leur prête la découverte du sélène, qui est en rap-port, d’un côté, avec le soufre, et de l’autre côté» avec le tellure, comme celui-ci est en rapport avec l’arsenic. Ce sélène se comporte, sous tous les rapports, comme si de l’acide s’y trouvait préexistant,, .s’allie au potassium, et cet alliage, étant traité avec.'
ACIDIFIABLES.
l’eau, se convertit en hydrosélénure décomposable par les acides en hydrogène séléné. II se combine aussi, et tant par la voie sèche que par la vole humide, à l’oxide de potassium et forme de l’hydrosélénure séléné, que les acides décomposent en hydrogène séléné cl en sélène précipité. Le sélène est-Il tout formé en combustible, ou doit-il, comme l’arsenic et le tellure, être organisé par l’eau? Si l’on tv^italt un alliage fait de proportions égales de séienc'ct de potassium avec une pro])orlion d’eau, nu saurait ce qui en est; car si de l’hydrogène séléné et de 1 oxide de potassium résultaient de ce traitement, I d hydrogéné passant au selène, et 17, 5 d’oxigène oxidant le potassium ; alors on aurait la conviction que le sélène est un combustible acidillable indépendamment de l’eau. On a dans le sélène et le lithe de quoi faire cette vérification avec des corps nouveaux très appropriés à celte fin, et dont l’un est, sans doute, bien quelque modification du soufre, et 1 autre, bien quelque modification de la soude, et tel que l’iode est, sans doute, bien une modification du chlore; et en effet, que faut-il pour que du lithe devienne du sodium ? tout simplement que sur une proportion, 22, 5, de ce dernier, i d’hydrogène soit: ajouté et que 4, 5 de matière inerte soit soustraite; cela réduirait son nombre à 19, et la moitié de ce lombre, 9, 5, est celui dans lequel le lithe se proîortionne avec 7, 5 d’oxigène, pour former son alcali. Vawmonmcum est représenté par 9. Le nombre du. selcne n’étant pas encore connîi, on ne peut à son egard former aucun calcul de rapport avec le soure. On s’assurera encore si le sélène est plutôt ou ■autant un combustible acidillable qu’un métal , en
COMBUSTIBLES
examinant si les sélënures qu’il forme avec les métaux sont dans des proportions déterminées. Commet le sélène est volatil, cet examen ne présentera pasi de difficulté^ et on acquerrait la même connaissance: en examinant si avec Toxide anhydre ù.e potassium il forme du sélénure comme avec le même oxide? hydraté.
Il est à penser que dans son action sur les sels« à métaux faibles, l’hydrogène séléné, comme les hy-drogènes arseniqué et sulfuré, prendra, sans se dé-composer, près des oxides de ces sels la place de* 1 eau d oxidation unie a l’acide, et que, par un seuil effet, il réduira le métal et le convertira en sélé — nure. Il forme avec le soufre du séléno-soufre ; ett avec le chlore, son oxide ou son sousacide, s’il en» a un, formera probablement de l’acide muriatico-sé-!lénique.
II y a extrêmement peu de différence entre la ma-nière de se comporter à l’égard des réactifs, de l’hy-drogène prussuré avec l’hydrogène sulfuré, et il y^ en aura , sans doute , aussi très-peu avec l’hydro-' gène séléné , lorsque celui-ci sera mieux connu.', L’hydi’ogène prussuré a, en outre, l’avantage de con-tracter des combinaisons plus nombreuses et plus* compliquées, en raison de la nature double de soixi radical. - i
Il reste toujours à décider si dans l’hydrogène prus-A suré, c’est sur l'azote ou sur le carbone que le ca-ractère acide est développé , et cette décision sera» difficile à obtenir. En effet, rien n’est plus problé- inatique que ce corps , dans lequel le soufre et des oxides font paraître des qualités acides, tandis qued’autres oxides et des métaux réduits y font venir au >
ACIDIFIABLES.
jour des qualités alcalines; qui, dans ses combinaisons, échange, avec la plus grande aisance, des métaux forts contre des métaux faibles, et défend ensuite ces nouvelles^ combinaisons contre les réactifs les plus forts; qui se surcombine d’une proportion d’azote et de quatre et six proportions de carbone; se sature, sur une proportion de sa matière, de cinq proportions d’oxigène, et forme aloi’s un acide suroxigéné détonant. Neuf proportions d’hydrogène sur deux jH’oportions d’acide sec, se trouvent dans une proportion de radical prussique , et une proportion d’hydrogène de plus dans l’hydrogène prussuré. Une proportion d’hydrogène sulfo-prussuré est composée de es divers constituans avec trois proportions de soufre, 45, ce soufre l'enfermant trois proportions d acide sec et sept proportions et demie d’hydrogène, en tout cinq proportions d’acide sec et dix-sept proportions et demie d’hydrogène. En se' formant en sels, l’hydrogène sulfo-prussuré échange deux proportions de soufre contre une proportion d’oxide dont, par conséquent, le métal et l’oxigène comptent, l’un et l’autre, pour une proportion de ce combustible. Le nombre de l’hydrogène soussulfo-prussuré est 41,
1d; avec 67, 5, ou une proportion d’oxidule de cuivre, il forme de l’hydro-sulfo-prussure de ce métal. Gay Lussac a uni une proportion d’hydrogène sulfuré 31 avec une proportion de radical prussique; 16 et aS,
■ 5 : nombre 41, 5 .
J La chaleur et la lumière déplacent de l’hydrogène prussuré d’avec l’hydrogène ferro-prussuré, et il h reste du bleu de Prusse blanc, lequel, par son cont tact avec 1 aii , devient bleu ; et la pile résout en { ces memes constituans et en potasse, le ferro-hydro-
COMBUSTIBLES
prussure de cet alcali : la potasse avec Phydrogèn. te leau est dmgee vers le négatif, et l’hydrogèn erro-prussuré, avec l’oxigène du même liquide, ver: e positif, où il est résous, comme au feu et en pré sence de la lumière, en hydrogène prussuré et er i hydrogéné surferro-prussuré , que l’oxigène complète ans l’oxidation du fer surcombiné; de sorte que di J hydrogène prussuré se dégage, et du bleu de Prusse, tout forme, se dépose. Si, comme on semble le penser, l’acide, dans l’hydrogène ferro-prussuré , était développé par du fer sur du radical prussique, d’où proviendrait ici l’hydrogène prussuré qni se dégageet celui qui reste avec le fer sous la forme de bleu de Prusse blanc? bien certainement pas de l’eau, qui lie peut envoyer son hydrogène que vers le négatif.;, En transportant différemment les principes de l’hydrogène hypersursulfo-prussuré , qui sont trois proportions, /,5, de soufre et une proportion, 26, 5,, d’hydrogène prussuré (12 de carbone, i3, 5 d’a-zote et I d’hydrogène), on peut les distribuer en différens composés. Que, par exemjile, l’on unisse? 3o de soufre à 6 de carbone, on aura 36 d’alcoholi de Lampadlus, puis i5 de soufre avec i3, 5 d’azote ï formeront le compose de Miers, et 6 de carbone aveC'; 1 d hydrogène, du carbone hydrogéné; ou encore, i5* de soufre avec i d’hydrogène, ^qui formeront 16 d’hy-^ drogène sulfuré , 3o de soufre avec 6 de carbone formeront, une seconde fois, 36 d’alcohol de Lampadius, et 6 de carbone avec i3, 5 d’azote, 19, 5 de radical prussique surazoté.
Il est assez particulier que dans les diverses combinaisons de l’hydrogène prussuré, du radical prussique et des trois hydrogènes sulfo-prussurés , les-
ACIDIFIABLES.
I quelles, chacune en leur particulier, ne font qu’une proportion, un seul des combustibles salure par son acide sec, 12 de carbone ou i3, 5 d’azote, dans lesquels une proportion de cet acide est contenue. Si l’on en jugeait d’après l’amer de Weltber, dans lequel cinq proportions d’oxigène sont combinées avec une proportion de radical prussique, ce serait l’azote qui réglerait la saturation, car une proportion d’azote prend précisément ce nombre de proportions d’oxigène pour former une proportion d’acide nitrique. Cet amer serait, d’après cela , de l’acide nitrique contenant en surengagement une proportion, 12, de carbone; ou, si l’on veut, de l’acide hyponitreux, i3, 5 d azote unis à 22, 5 d’oxigène, en combinaison avec deux proportions d’oxide de carbone 12 de ce combustible et i5 d’oxigène; ou encore, un ngagement entre une proportion d’acide carboneux, 2 de carbone et 22 , 5 d’oxigène, et une proportion de gaz nitreux, i3, 5 d’azote et i5 d’oxigène; ;l si 1 on suppose que tout l’oxigène est appliqué sur a proportion de radical prussique , c’est alors de l’acide prussique vrai qui est produit. Dans cette vue, Doebereiner propose de nommer acide oxycyanique l amer deWeliher, l’hydrogène prussuré étant de l’aide hydrocyanique.
DES COMBÜRANS ACIDIFIABLES ET DBE LEURS ACIDES.
Après avoir parlé au long des combustibles acidii. fiables, on n’a plus grande chose à dire des comi' burans acidifiables, et sur-tout après avoir dû sou-ivent citer les derniers a l’occasion des premiers. Ce.i deux radicaux d’acides sont seulement différens eii ce que les uns sont des acides secs surcombinés d’hy^ drogène , et les autres , des acides secs surcombiné« d’oxigène. Il y a un autre acide, qui n’a ni combus*' tible ni comburant acidifiable, mais qui, par toutes ses propriétés , autres que d’être oxigénables, ap^i partient décidément à la classe des acides à combu-r vans; c’est l’acide fluorique.
Puisque l’acidité est un état de corps absolumenri indépendant de ses engagcmens étrangers, et quj n’exi^te pas plus en vertu de la combinaison de sou radical avec l’oxigène, qu’en vertu de celle du mémo radical avec l’hydrogène, ce n’est pas l’oxigénabiliM ni l’hydrogénabilité qui doit décider de celte qua-i lilé; ce qui distingue assez un acide de comburann d’un acide de combustible, c’est que le premier, eu conti’actant des engagemens avec des oxides, dépos( de l’eau et s’engage par son acide sec ; et que l’aj eide d’un combustible, quoique s’engageant aussi pau son acide sec, ne dépose pas d’eau; et que dans leuni engagemens avec l’ammoniaque, les premiers retien-v nent l’eau aussi bien que les derniers. L’acide fluo-' rique possède ces deux propriétés des acides à corti"
COMBURANS ACIDIFIABLES. 2o3
bursnSÿ et il y joint celle, cjui Appartient exclusi\iement aux meines acides, de s associer des métaux réduits en échange d’eau. C’est donc un acide sec, qui est hydratable, salifiable et acido-acidifîable, et aussi constituable en combustible par des métaux réduits, mais qui n’est ni oxigénable en radical comburant ni hydrogénable en radical combustible.
On a considéré les comburans acidifiables comme des corps, simples, et dans cette considéi’ation on est parti de ce que le feu n’en sépare aucun élément, et la circonstance des rapports de proportion dans lesquels se combinent les corps avec l’oxigène, est venue prêter à cette vue des apparences de réalité.
D’après cette manière de voir, les sels des acides à comburans ne sont pas plus composés d’un acide que d’un oxide, mais consistent en corps simples unis à des métaux réduits. Ce sont plutôt des combustibles qui, sur une proportion de leur matière, étant fortifiés dans leur combustibilitépar l’hydrogène d’une proportion d’eau, peuvent s’adjoindre jusqu’à cinq et sept proportions d’oxlgène, et former ainsi les acides muriaticpie suroxigéné et hypersuroxigéné; l’hydrogène
e l eau peut aussi alors être censé acidifier ces combinaisons.
Mais si l’hydrogène acidifie des comburans aussi fortement surcombinés d’oxigéne, pourquoi les comwans eux-mêmes, qu’il acidifie également, n’auraientlis pas de l’oxigène dans leur composition ? L’iode lont Pacide sec est beaucoup plus combustible que acide sec du chlore, se surcombine aussi, dans une )roportion de sa matière, de cinq proportions d’oxiîene sans que de l’eau ait besoin d’en fortifier la combustibilité ou d’en soutenir l’état de composition :
y rogcne n’aadifie donc pas ce composé. Les aci-
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COMBURAWS
des muriatiques suroxigéné et hypersuroxigéné seraient gazeux sans leur condensation par l’eau , si toute- • fois en état de solution par l’oxigène un corps peut Fétre ; et d’autres acides hors de combinaison avec de : l’eau ou des oxides , ont la même forme de gaz : tels . sont les acides nitrique et sulfurique à l’état de vapeur, , dans lesquels les sousacides ne peuvent par eux-mê-i mes condenser l’oxigène au complet. En raisonnant^ ainsi, on peut également dire que du soufre surcom-y biné de quatre proportions d’oxigène, et de l’azote sur- • combiné de six proportions d’oxigène, sont acidifiés i chacun par une proportion d’hydrogène, et que l’acide ;
eipe, 4I) d oxigène ter que la proportion d’hydrogène a besoin de fortifier dans leur combustibilité les radicaux de ces acides si l’on veut qu’une quatrième et une sixième proportion d’oxigène puissent leur être adjointes; ce qui est vrai, c’est qu’avec une proportion de moins d’oxigène, ou à l’état de sous-acides, les mêmes composés subsistent sans eau, le sous-acide de l’un toutefois gazeux, et celui de l’autre, liquide ou solide. On remarquei’a que les acides qui saturent les oxides par plus d’une proportion de leur matière, sont maintenus en composition sans eau; tels sont l’acide carbonique, l’acide borique et l’acide phosphorique; au reste, l’acide muriatique, simple, l’acide fluorique et les acides iodiques simple et suroxigéné sont dans le même cas. •!
On peut dire également que ,les acides de carbone organisé ne subsistent que par l’eau, les uns soutenus dans leur qualité combustible, par l’hydrogène de ; ce liquide, et les autres, dans leur qualité comburante, , par son oxigène
I ACIDIFIABLES. 20λ
Berzellus est d’opinion que les comburans acidifia - Lies sont des acides de combustibles auxquels est surcombiné de l’oxlgène : dans ce sens, on pourrait également dire que les sousacides de ces combustibles ne peuvent être saturés par la dernière proportion d’oxigène sans que d’autre oxigène ou de l’eau , ou un oxide, ou un acide de combustible les fortifient dans cet engagement, et que dans leur décomposition, ne pouvant retenir l’eau en entier, ils en cèdent seulement l’hydrogène et restent avec l’oxigène, mais qu’ils le lâchent en entier lorsqu’un autre corps, contenant de 1 oxigène et avec lequel l’acide puisse se proportionner comme avec l’eau, s’y substitue; et que l’acide fluorique, également composé d’un combustible et d’oxigêne , tient si fortement à l’eau qu’il n’en lâche pas même
(l’hydrogène, et qiie cela doit faire croire qu’il a plutôt besoin d’être soutenu dans sa qualité combustible que dans sa qualité comburante; que cependant, en I échangé d’oxides et d’acides de combustibles contenans la ! meme quantité d’oxigène que l’eau, les derniers dans leur I acide sec , il cède également ce liquide. M. Berzelius > ne s est encore prononcé sur le contenu en oxigène J que de deux de ces acides, qui sont l’acide rauriati- ' que et 1 acide iodique; il attribue à chacun deux proportions d’oxigène sur une proportion de combustible, ce qui pour 82 de chlore serait q, 5 de combustible fl muiiatique et 22 , 5 d oxigène, et pour 33 de gaz acide muriatique, 24, 5 d acide et 8, 5 d’eau; et pour 117, 3 5 d’iode, q5 de combustible iodique, et 22 , 5 d’oxigène, et pour 1 18, 5 de gaz acide iodique, 1 10 d’acide et 8, 5 d eau. Cependant, la combinaison bien const tatée des acides fluorique et muriatique avec des mé- 'I taux réduits en échange d’eau ou avec exclusion d’oxi-
COMBÜRANS
gène, rend cette manière de voir moins admissible, car il serait beaucoup plus inhabitué de voir un acide déjà éteint dans sa force comburante par l’eau, s’unir à un acide sec conjointement avec cette eau, que de le voir s’y unir jouissant de l’intégrité de sa force comburante et sans eau.
La nature du gaz muriatique oxigéné a été le sujet de beaucoup de cqntestations jusqu’à ce que Lampadius , Ure , Murray et autres aient reconnu que son acide sec pouvait, à un fort feu, quitter l’oxigène et 1 eau pour s’unir à des métaux réduits.
On n’a si long-temps tardé à connoilre la vraie nature du chlore que parce qu’attaquant le mercure, on a dii le recevoir sur l’eau , et que dans les engagemens auxquels il a été soumis, ce liquide, sans qu’on s en soit ajierçu , s est substitué à son oxigène. On croyait avec l’oxigène, supposément surcombiné, du chlore former des acides, des oxides et de l’eau sans que le chlore en souffrît d’autre altération que d€ revenir à 1 état d’acide simple ; et le remplacement d’une partie de l’oxigène du chlore par l’eau, en présence du soleil , d où naît de l’acide soushydrogénomuriatique, mit le comble à l’illusion.
Il nous semble qu’après le beau travail de Gay Lussac et Thénard sur le chlore, on pouvait se contenter de dire, comme ces chimistes illustres l’ont d’abord fait, que ce comburant est un corps indécomposable au feu, et que l’affinité de l’acide muriatique avec l’oxigène est si exclusive qu’il ne peut céder ce principe libre, forme en eau, quen l’échangeant contre d’autre oxigène engagé en oxide, en acide ou en sel. Toutefois ce n était pas comme de l’acide ordinaire, de l’oxigène, mais comme de cet acide
ACIDIFIABLES.
moins de l’hydrogène, qu’il fallait l’envisager. Cette manière de voir expliquait tout et n’obligeait à aucune réforme dans la théorie.
Le chlore est un composé d’une proportion, 24 , 5, d’acide muriatique sec uni à une proportion, 7,5, d’oxigène, et le nombre qui le représente, est 32. Combiné avec une proportion d’hydrogène, il forme le gaz acide muriatique, dont le nombre est 33. Avec une proportion d’un métal quelconque, il compose du muriate sec de ce métal : avec une proportion, 37, 5, de/jotassium f une proportion de muriate de ce métal, 69, 5, consistant en 24» 5 d’acide sec et 45 d’oxide; et avec les métaux qui ont deux degrés d’oxidation, deux muriates secs, et, par exemple, avec le mercure, dont le nombre est 190, un muriate à sousoxide, représenté par 122, et un autre à oxide, représenté par i54. Une proportion de chlore, 3a, avec une proportion de soufre, i5, donne naissance à une proportion, 47 > de composé de Thomson; on peut à ce composé adjoindre une seconde proportion de soufre, ou le dépouiller, par la chaleur, d’une demie proportion de chlore, 16, de manière à consister en 7, 5 d’oxigène, 3o de soufre et 24, 5 d acide muriatique sec : et si dans le premier composé, le soufre est censé être à l’état d’oxide, dans le second il est a l’état d’oxidule. On n’a jusqu’ici pu combiner le chlore au soufre dans un plus grand rapport , et de 1 acide sulfurosomuriatique , ou de l’acide muriatico-sulfurique n’ont pas encore été produits.
Le chlore se combine avec le jihosphore en quatre rapports; une proportion du premier, 32, avec une proportion du second, 10, forme l’acide phos])lu)iosomuriatique, dont le nombre est 42 ; une proportion de phosphore avec cinc[ sixièmes proportions de chlore, 40, donne naissance à l’acidc muriaticophospho-
gomburans
2oS
tique; et de deux proportions de phosphore, 20, avec une proportion de chlore, 3a , résulte du composé à oxide; et de quatre proportions de phosphore, 40, avec une proportion de chlore, 3a, résulte du composé à oxidule. Il est particulier que le premier et | les deux derniers composés soient dans le rapport des nombres entiers i, a, 3, et que le second saute de | 3, à 5. Ces rapports répondent à l’oxidule de phos- |j phore, 7, 5 d’oxigène et 40 de phosphore; à l'oxide | de phosphore dit acide hypophosphoreux, 7, 5 d’oxigène ï et ao de phosphore; à l’acide phosphoreux, 7, 5 d’oxL I gène et 10 de phosphore, et à l’acide phosphorique, I la, 5 d’oxigène et 10 de phosphore. L’acide phos- | phalique de M. Dulong n’a pas de contrôlant dans | les chlorures de son combustible. Il a sur une pro- tj portion, 10, de phosphore une demie proportion, 3, g 75, d oxigene de plus que l’acide phosphoreux, ou II, a5 au lieu de 7, 5; et le nombre qui le représente est ai, a5. J
Le carbone ne s’est pas encore uni directement au chlore ; il a dû être, ou d’avance combiné à une proportion d’oxigène, et alors il a formé de l’acide carbonlcorauriaiique, ou il a repris le chlore au sortir de son engagement avec le soufre , et c’est de l’acide carbonosomurlatique qui en est résulté. D’après ceci , il n’est pas sans apparence que si une proportion de j carbone hydrogéné, 7, se rencontrait', dans un tube ; de verre incandescent, avec deux proportions et demie, 80, de chlore, il n’en résultât un engagement entre 1 d’hydrogène et 3a de chlore d’un côté, et 6 de carbone et 48 de chlore de l’autre côté, ce qui serait justement dans le rapport pour 33 de gaz acide muriatique et $4 d’acide carbonosomurlatique; ici le
carbone serait sortant de combinaison : là c’est le chlore qui quitte un engagement.
On a prétendu tirer de forts argumens contre l’existence de l’oxigène dans le chlore de ce que le carbone, à aucune température, ne lui enlève de ce principe, comme si, après les lumineuses expériences de GayLussac et Thénard, on pût encore supposer qu’il en fût séparable. Le chlore aurait pu se combiner au carbone comme il se combine au soufre et au phosphore, mais il ne 1 a pas fait, sans doute parce qu’il est concret et le chlore gazeux, parce qu’il est infusible et fixe , et peut-être encore plus que tout cela, parce que de cet engagement aurait pu résulter un corps dont aucun des élémens n’a une existence incombinée , et qui, a cause de cela, lorsqu’il est obtenu avec le composé du soufre, n’est aisément décomposablc que par l’oxigène, lequel régénère le chlore et complète 1 acidification de l’acide carboneux. L’eau absorbe ce double acide, la chaux s’en neutralise, et, au feu, ces deux corps le cèdent de nouveau sans en distraire la moindre partie pour différemment le composer. •
L’azote ne s’est pas encore combiné avec le chlore: ce qui a etc* pris pour ce composé est le muriate suroxigéné d ammoniac[ue ou un composé c|uelconc|u® entre cet alcali et le chlore suroxigéné.
Les divers composés du chlore avec les combustibles acidifîables peuvent, en égales proportions avec l eau, être résous en leurs composans : 8, 5 de ce liquide reprenheut toujours au combustible oxide ou
difié , 24, J d acide muriatique sec, les oxides se p^ ageant, dans leur Séparation, en combustible régénéié et en sousacide ou acide, ou se maintenant,
aïo
COMIiURANS
suivant qu’ils sont constituables ou non, hors de combinaison, ou se formant , avec le secours de l’eau’, lorsqu’il y a une seconde proportion de ce liquide, en byposousacides 5 j’excepte toutefois le gaz carbonoso-muriatique dont l’acide carboneux ne se résout pas en ses constituans immédiats, qui sont une proportion d’acide carbonique avec une proportion d’oxide de carbone, qu’à une forte chaleur sèche. L’acide muriatico-phosphorique pourrait avec les carbonites anhydres à base d’oxides solubles , donner le double acide carbonosomuriatique. Comme avec une proportion d’oxide de car- ■ bone, lequel consiste en une proportion de carbone, 6,, et une proportion d’oxigène, 7,5, une proportion dechlore, consistant en 24, 5 d’acide sec et 7, 5 d’oxigène,, forme précisément 21 d’acide carbonique uni à 24, 5 1 d’acide muriatique sec, le nombre de l’acide carbo-nicô-muriatique, ou de ce que l’on appelle oxichlorure de carbone doit être 45, 5, et il doit avec 8, 5* deau, se partager en 33 de gaz acide muriatique,, et 21 de gaz acide carbonique. Dans le système de' 1 indecomposabilité de clilore, l’eau doit, dans ces • divers cas, répartir ses éljémens entre le chlore et le combustible acidifiable ou son oxide.
Le gaz produit de chlore et de carbone non oxidé, . doit être composé d’acide muriatique sec et d’acide carboneux , et non d’oxide de carbone , si l’on en juge d’après sa résistance à la décomposition; il doit, sur une proportion de carbone , contenir» une proportion et demie de chlore, dont le contenu eu oxigène est II , 25, et son nombre doit être 54. Le chlorure de carbone, ou le composé d’acide sec et d’oxide,, consisterait en proportions égales de chlore et de cai'bone, 32 de l’un et 6 de l’autre; et l’acide carbo-
ACIDIFIABLES.
nico-mul'iatique consiste, comme je' l’ai déjà dit, en proportions égales de chlore et de carbone oxidé : 32 et i3, 5. D’ailleurs, ce serait comme un sel et non comme un double acide que sé comporterait la combinaison de l’acide muriatique sec avec le carbone simplement oxidé j et cependant, c’est comme acide, saturant avec une capacité double en raison de sa nature acide double, qu’il se comporte, avec la chaux, seul oxide auquel il a été jusqu’ici uni. Le carbonito-muriate anhydre de cette terre doit contenir en élémens prochains, 55 de chaux et 4^ , 5 d’acide carbonoso-muriatique, et en élémens éloignés, 4o de calcium, 6 de carbone, 26, 2 5 d’oxigène et 36, 75 d’acide muriatique sec nombre log.
L’acide carbonicomuriatique a été trouvé natif dans le carbonatomuriate à base de soude et dans le même sel à base de plomb; du suroxide de plomb avec du carbone et de l’acide muriatique ont pu former ce dernier. Doebereiner, en déshydratant au feu un mélange de proportions égales de carbonate et de muriale de chaux, 55 de cette terre, dans lesquels se trouvent i5 d’oxigène et 4® de métal, avec 21 d’acide carbonique et 24, 5 d’acide muriatique sec, a formé un de ces composés dans lequel une demie proportion de chaux, i3, 76, est en excès à la capacité saturante du double acide.
La combinaison du chlore avec l’alcohol de Lampadlus, d après les produits dans lesquels il se résout à laide de leau, est dans le rapport de six proportions du premier, six fois 32 ou 192, avec une propoition de carbone, 6, et deux proportions de soufre, 3o; de sorte que dans ce composé, ou dans l’acide sulfuroso-carbonico-muriatique , deux propor-
COMÊURANS
tions d’oxigène , i5, saturent en acide carbonique'une proportion de carbone, 6, et quatre proportionss doxigène, 3o, saturent en acide sulfureux deux pro-portions de soufre, aussi 3o, et qu’à cet acide et à ce’ sousacide se surcombinent six proportions d’acide muriatique sec, 147, et que le nombre qui représente le? chlorure de ce qu’on nomme carbono- soufre, est 228..
Dans ce composé, le chlore oxigène immédiatement t le carbone en acide complet, et le soufre, en sousacide; ce qu’il ne peut faire lorsque ces deux combustibles sont désunis. Comme cette combinaison exi^e*
le concours de l’eau, ou ne s’obtient qu’avec le chlore humide ou avec l’eau régale, on peut supposer que: ce liquide oxide à la fois le carbone et le soufre, leur hydrogène déplacé s’unissant à une portion de chlore, et les oxides de carbone et de soufre, à une autre portion , à moins que l’eau ne servît à restituer au soufre la portion de ce liquide que , dans 1 alcohol de Lampadius, le carbone en tient déplacé..
Cependant, en estk ^ant l’acide sulfuroso-carbonicomuriatique d’après les volumes des gaz dans lesquels il se résout, et en le supposant composé de ces gaz,, indépendamment de toute addition postérieure d’eau, ses élémens doivent être deux proportions de chlore qui ont transmis à une proportion de carbone deux proportions d’oxigène et quatre proportions de chlore qui, à deux proportions de soufre, ont transmis quatre proportions d’oxigène, et six proportions d’eau lesquelles se sont substituées aux six proportions de ce ; principe; savoir, 21 d’acide carbonique, 60 d’acide^ ' sulfureux et 198 d’acide muriatique.
Si le composé ci-dessus pouvait, soit en perdant par la vaporisation la moitié de son chlore, soit en !
ACIDIFIABLES.
se constiluant avec un demi rapport de ce radical, se former en acide muriatique sec uni à de l’acide carbonique et à de l’oxide de soufre, alors, par la chaleur, il se partagerait probablement en gaz acide carbonicü- muriatique , en chlore et en composé de Thomson à oxldule. Ce composé est cristallisable et volatil, ce que sans doute il ne serait pas si le chlore s’y trouvait converti en acide muriatique, car rien ne devrait être plus aisément séparable que les trois acides qui, dans ce cas, seraient ses constituans.
Le chlore se combine avec le radical prussique dans le rapport d une proportion du premier avec une proportion du second, lequel second est luimême composé d’une proportion d’azote, i3, 5, avec deux proportions de carbone, 12; il est donc constitué pour devoir se résoudre par deux proportions d’oxigène en une proportion d’azote, une proportion de chlore et deux proportions de gaz acide muriatique; et lorsqu’il est uni à un alcali, par deux proportions d’eau, en une proportion d’ammoniaque , une proportion de gaz acide muriatique et deux proportions de gaz acide carbonique; l’ammoniaque se forme alors par l’intermède de l’eau, de l’hydrogène de 1 une des proportions de carbone pour laquelle le chlore n’a pas d’oxigène, comme dans les sulfures,
l’hydrogène sulfuré se forme par l’intermède du même liquide.
Le radical de l’acide iodique, corps beaucoup plus singulier que le radical de l’acide muriatique à cause de sa forme concrète et de son apparence métallique, est, comme ce dernier radical, un composé d’acide sec et doxigene. Sa capacité de saturation est, après celles du mercure, du tantale et de l’or, la plus fai-
COMBURANS
ble connue; il faut, en effet, 117,5 parties de sa ma-, tière pour saturer i d’hydrogène : cette saturation,, dans laquelle la grande capacité de l’hydrogène re-çoit une nouvelle démonstration , donne lieu à uni gaz acide très-analogue au gaz acide muriatique. Ce: rapport de proportionnement de l’iode avec l’hydro-gène donne la mesure de son contenu en oxigène,, puisque c’est en eau que l’hydrogène est converti. iF, faut, d’après cela, que 117, 5 d’iode contiennent 7,^ 5 d’oxigène, et que le restant de sa matière ou no, . soit de l’acide sec; et comme 117, 5, ou une propor-tion d’iode, avec une proportion de métal, que son^ oxigène oxide, forme une proportion d’iodate, et qu’unes proportion de son acide échange une proportion d’eau i contre une proportion d’oxide, et lui-même, une pro-;portion d’oxigène contre une proportion du même • corps, il faut que dans no de son acide sec il soiu contenu 7, 5 d’oxigène, le surplus étant un combustible faible, mais toutefois plus fort que celui du chlore, ■ et adhérent à beaucoup de matière inerte. L’oxigène "r dans l’iode est beaucoup plus condensé que dans lel clilore, ainsi qu’il conste par le concours de la cha- i leur que demande sa combinaison avec l’hydrogène et avec les métaux faibles, et l’affinité plus forte de, son acide sec avec l’oxigène qu’avec l’eau et même qu’avec la plupart des oxides. L’iode est, au reste, susceptible de se constituer en sdussaturation avec l’hydrogène, et de former ainsi un sousacide par défaut d’hydrogène ou avec seulement une demie proportion, o, 5, de ce principe sur une proportion,^ 117, 5, de sa substance, nombre 118, celui de l’a-, eide complet étant 118, 5. Il se surcombinc aussi d’une et de cinq proportions d’oxigène et donne ainsi
ACIDIFIABLES.
naissance à de l’euiode et de l’acide iodique suroxigéné. Ce dernier se maintient en composition sans devoir être uni à de l’eau ou à un oxide. La matière inerte, dans l’acide muriatique sec, peut tout au plus monter à i6, 5, tandis que dans l’acide iodique sec elle peut aller jusqu’à log, aS; et cette différence est probablement la seule qui existe entre les deux acides.
Nous venons de voir que i d’bydrogéne développe, en formant de l’eau , l’acidité sur 3a de chlore et 117, 5 d’iode, c’est-à-dire, que proportions égales de chacun des deux comburans et d’hydrogène forment des acides énergiques; i d’hydrogène développe aussi 1 acidité sur i5 de soufre et sur a5, 5 de combustible prussique : on ne sait encore sur combien de sélène il^ développé la même qualité : ici, il ne forme plus dcau mais se joint à d’antre hydrogène, préexistant dans les combustibles, pour dissoudre l’acide sec de
ices corps, comme, dans les sels, l’eau se joint à d’autre eau, préexistant dans ces corps, pour dissoudre leurs sels secs, et que l’oxigène se joint à d’autre oxigèiie, préexistant dans les comburans, pour dissoudre l’acide sec de ces corps; toutefois cette derniere solution, au lieu de i d’hydrogène, demande 87, 5 d’oxigène; une proportion d’hydrogène exerce donc ICI une énergie de développement acide égale à celle de cinq proportions d’oxigène et cela malgré que la valeur numérique de* la proportion des deux corps soit déjà dans le rapport de i à 7, 5. Si l’acidité n’était point préexistante dans les combustibles et les comburans acidifiables , tant et de si divers corps pourraient-ils la développer ?
e cliloïc a^ant de parvenir à son développement
e pai 1 oxigène passe par doux proporlionnemens
COIVIBURANS
2iS
avec l'oxigène si pas par trois; le premier est celui d’euchlore, découvert par Davy, 3 2 de chlore et 7 , 5 d’oxigène; le second est le premier acide de Stadion ou acide muriatique hyposuroxigéné , 3a de chlore et 22, 5 d’oxigène; le troisième serait un autre composé de Davy, entre 3a de chlore et 3o d’oxigène. L’acide muriatiquesuroxigéné ou dissous par l’oxigène , a 37,
5 d’oxigéne sur 3a de chlore, en tout 45 d’oxigéne sur a4, 5 d’acide sec.
En forçant à la décomposition, le rauriate suroxigéné de potasse , par de l’acide sulfurique concentré , le comte de Stadion a déterminé le partage de l’acide muriatique suroxigéné en une partie d’acide sec retenant seulement quatre proportions d’oxigène, et en une autre partie du même acide, prenant huit proportions du ; même principe; ce qui a produit les acides hypo-et- j hypersuroxigénés : aa , 5 et 5a , 5 d’oxigène sur 3a de i chlore. Le dernier acide, pas plus que l’acide suroxi- i géné ne pai’aît pouvoir exister sans sa combinaison ! avec une proportion d’eau ou une proportion d’oxide, ^ sur une proportion d’acide. '
Dans la formation de ces deux acides, l’impossihilité de l’acide mui'iatlque suroxigéné de sortir de coin- j binaison , produit le même effet que l’impossibilité ,! des soushy^jeroxides de plomb et de mercure d’entrer en combinaison : la moitié de l’oxide retient seulement l’oxigèue d’oxldation et se combine, et l’au- ^ tre moitié prend tout l’oxigène de suroxidation et se i constitue en hyptroxide complet ; oxide puce de plomb ! et oxide violet de mercure. ,
Il n’est pas encore avéré si dans le second acide de Stadion, l’acide muriatiquesuroxigéné peut sc main- ; tenir en composition après avoir reçu deux propor-;
ACIDIFIABLES.
lions d’oxigène en écliange d’une proportion d’eau, car jusqu’ici il n’a pas été obtenu libre de ce liquide ou d’oxide.
Le premier acide de Stadion peut bien, avec le secours de la lumière et de l’eau, se transformer en acide muriatique suroxigéné et en clilore, mais pas en cet acide et en acide muriatique simple, ces deux corps étant l’un par l’autre décomposés.
Sans eau et par la lumière, le premier acide de Stalion se résout en chlore et en oxigène, comme par l’eau et avec ou sans lumière, l’eucblore se résout en 2e même premier acide de Stadion et en chlore.
Le second acide est aussi produit du premier à l’aide de la pile ; cet effet mérite la plus sérieuse attention en ce qu’il peut conduire à la formation du combusti-jle acidifiable de l’acide muriatique.
Nous avons déjà dit que l’acide muriatique suroxiïéné ne peut, par aucun autre acide, être séjîaré des dcahs sans se souscomposer et se surcomposer. Cepenlant,par la baryte, en raison du sel insoluble que cette erre forme avec l’acide sulfurique, et avec le concours
de l’eau qui se substitue à la baryte, la séparation peut ivoir lieu.
Pour former l’acide iodique suroxigéné avec le blore, il faut l’intervention d’un alcali, à cause que ’acide muriatique simple ne peut coexister avec l’acide odique suroxigéné sans élrc régénéré en chlore; mais euchlore produit cet effet en se sous-composant en Chlore; deux proportions et demie d’eucHore sont re- ,u.se, pour convertir en acide suroxigéné, une pro- .mrl,on dactdc .odique, ou quatre proportions, pomtomctlu en cet acide, une proportion d’iode. On n’a
ÏO
COMBURANS
pas essayé une proportion d’acide indique simple avec: une proportion d’acide muriatique suroxigéné.
Doebereiner a obtenu l’acide indique suroxigéné eni. faisant réagir du premier acide de Stadion sur dei l’iode : il s’est en même temps formé du chlore iodé : proportions égales de premier acide et d’iode se par— * tagent en une demie proportion d’acide indique sui’oxigéné, 58, y 5 d’iode et 1 8, 75 d’oxigène, en une demie.* propoi'tlou de chlore iodé, 16 et 58,75, et en une de-mie proportion d’euchlore, 16 et 3, 75 : la formationi de ce dernier corps ne saurait être évitée.
Le chlore iodé peut dans l’eau se décomposer en\ euiode et en acide muriatiqTie simple, mais en rien de; plus. Cependant, il est à penser que les deux corps restent unis comme lorsqu’ils sont secs. Le second . acide de Stadion, l’hypersuroxide d’argent, l’hydrogène sulfuré, qui, comme corps dissous, existent avec: un excès de calorique, montrent une indifférence ab- ■ solue pour l’électricité, et ne sauraient, par la pile, . être désunis dans leurs constituans.
L’acide nitromurialique, tel que nous l’obtenons,, est une combinaison et un mélange : la combinaison . consiste en une solution d’hydrate d’acidehypo-nitrosomuriatique et en du chlore liquide; les deux derniers oxigènes de l’acide nitrique passent seuls au chlore , et il faut ainsi deux proportions d’acide muriatique, contenant 66 d’acide, sur une proportion d’acide nitrique, contenant 5i d’acide, pour la production du. chlore; mais ce chlore ne serait pas produit, ou l’effet aurait lieu seulement sur les deux tiers de l’acide, , si une ti'olsième proportion d’acide muriatique, destinée à prendre en combinaison l’acide hyponifreux , n’étoit présente à l’action.
ACIDIFIABLES.
^ Comment concevrait-on que l’oxigène de l’acide nitrique, trop peu pourvu de calorique pour dissoudre P l’or, pourrait devenir capable de cette dissolution, rsi quelqu’autre combinaison, se formant en même J temps, ne fournissait ce calorique. Cette combinaison lîst l’acide hyponitrosomuriatique, laquelle se forme en l'verlu d’une affinité très-prononcée; en effet, si cette il affinité était moins forte et si du chlore seulement dek'ait être produit, l’acide nitrique décomposerait-il, Dour cette production, les muriates, et l’acide muria- :);ique, les nitrates? On a dit ne pouvoir attacher un liens fixe à ce que M. Berzelius nomme eau régale con- ■ :rète; mais celte eau régale se forme chaque fois que
0 on compose de l’acide nitromuriatique avec de l’acide j lilrique et du rauriate d’ammoniaque ; elle se réunit uu fond de la solution, sous forme de graisse, et dispa- J ait lorsqu’on ajoute de l’or à l’acide. Après quoi,
1 on peut distiller sans avoir une explosion à craindre.
I e ne dis pas que ce soit de l’huile de Dulong, maljî ré que les divers ingrédiens de sa composition, qui
ont un sel ammoniacal et du chlore , se trouvent dans i| opération.
i L acide nitreux avec l'acide muriatique ne forme las d’eau régale, parce que le quatrième oxigène de •i acide nitrique n a pas assez de calorique pour s’enga- 'cravec l’acide muriatique.
L’acide muriatique suroxigéné étant traité en pro- . nrtions égalés avec le suroxide complet de mangaese, 27 de métal et i5 d’oxigèiie, pourrait donner,
> v'ec le secours de la chaleur, du muriate hypersurî.xigéné;etune proportion d’acide hyposuroxigéné, avec ’ne proportion du même suroxide , pourrait donner du luriale suroxigéné.
Quand par de l’acide muriatique ou iodique sur-
COMBURANS
oxigénés on salure un oxide, on peut concevoir quu^ l’oxigène de celui-ci se joint à l’oxigène de l’aciddi et que le chlore se combine avec le métal; alors cserait une proportion demuriate ou d’iodate secs, dit^ chlorure et iodure, avec six proportions d’oxigène; clorsque près de ces acides une proportion d’eau prenn^ la place d’une proportion d’oxide, alors l’oxigène dl ce liquide doit passer au métal et son hydrogène, a J chlore ou à l’iode, et les aeides en résultans doiven:^ être des gaz acides muriatique ou iodique , surconi% binés de six proportions d’oxigène ; ce seraient alpr: du chlorure ou de l’ iodure suroxigénés d’hydrogènn L’acide iodique suroxigéné , sans eau, agit coramï acide , mais ne possède aucun des caractères physique»
de l’acidité,
■ Je viens de dire que l’acide euiodlque ou la com, binaison d’uije proportion d'iode, 117, 5, avec un proportion d’oxigène, 7, 5, est produit lorsque prci portions égales d’iode et de chlore sont rais en réae» tion par l’intermède de l’eau; ce liquide se substiti’ à l’oxigène du chlore , lequel est assez pourvu de calow que pour pouvoir passer en seconde combinaison avrl’iode ; cependant , l’euchlore est décomposé en chlw par l’acide muriatique , et l’euiode , en iode, parl«‘ eide iodique; et ce dernier acide décompose le chloia en acide muriatique : ces échanges ont lieu par le plil léger surcroît de condensation que l’oxigène pei' éprouver. Dans les nouvelles vues, des décompositior et recompositions successives ou simultanées de l’eap» sont les instrumens de ces effets; cependant, ti l’a J linité de masse peut quelque part assurer la coinlj naison, c’est bien dans l’eau où 7, 5 d’oxigène soJ
surcombinés à i d’hydrogène.
De l’euchlorc ajouté à de l’iode jusqu’à disparitK-
ACIDIFIABLES.
le la couleur, donne naissance à de l’acide lodiquc uroxigéné, fixe,età du chlore iodé, volatil, et qu’amsi ’on peut séparer par la distillation ; quatre prolortions d’euclilore redeviennent du chlore en cedant eur second oxigène à une proportion d’iode , et quare autres proportions d’iode se combinent avec les juatre proportions de chlore, si toutefois le produit ,'olatil est bien du chlore iodé, et pas de l’iode avea le l’acide muriatique sec; 5Sj , 5 d’iode et i58 deudilore sont les iiigrédiens nécessaires pour la comjosition de i55 ou d’une proportion d’acide iodique iuroxigéné. Le chlore iode doit peser 29®’
L’acide iodique suroxigéné se combine avec tous es acides concentrés des combustibles : son oxigène lie surcombinaison ne peut avoir aucune part à cet engagement lequel, selon toutes les apparences, se fait entre l’eau de l’acldt; du combustible et l’acide sec de l’acide suroxigéné; l’acide muriatique suroxigéné, qui a une proportion d’eau dont il ne se dessaisit que contre une proportion d’oxide, n’a pas encore contracté ces mêmes combinaisons.
11 y a une différence considérable de traiter les corps avec les seconds muriates, à les traiter avec les premiers muriates, comme il y a une même différence de les traiter avec les seconds oxides , à les traiter avec les premiers oxides. La seconde proportion de
1 chlore se sépare très-aisément là où la première proportion reste souvent avec ténacité, p.ar la raison que, dans le premier cas, il ne doit se former qu’un pre- B raier muriale , tandis que, dans le seeond cas, du ■3 métal doit être réduit; ou bien, l’acide sec doit seul 6 se détacher, et alors les produits sont très-différents, 't Traitez des seconds muriates, obtenus par sublima-
COMBURANS
tion, avec de l’alcohol, ce sera de l’hulle des chimistes hollandais qui sera formée, et le second muriatesera devenu du premier muriate. Cependant, que ce* soit du muriate à métal faible et ayant seulement* un degre d’oxidation , le sel sera désalifié, ou partagé en surmuriate, que l’alcohol réduira en sel à oxidule, et en sousmuriate plus ou moins bas suivant que le surmuriate sera plus ou moins haut. Agissez sur du second muriate, avec du phosphore, en prenant une proportion de ce combustible pour deux proportions de chlorej lo de phosphore pour 25/, de second muriate de mercure; il se formera 42 d’acide phosphorosomuria tique et 227 de premier muriate. Que ce soit i5 de soufre avec 119 de second muriate détain, le produit sera 47 de composé de Thomson et 87 de premier muriate d’étain. Cependant, si au lieu de second muriate on prend du premier muriate, on obtiendra 42, 5 de second sulfure et Sp, 5 de second muriate. Traite-t-on avec i5 de soufre, au lieu de 10 de phosphore, 25/, de second muriate de mert'Uie, ce sera /,7 de composé de TJjomson et 227 de premier muriate qui seront produits; et aussi, en substituant 222 de mercure doux à 25/, de sublimé corrosif, sera-ce 127 de sublimé corrosif et iio de premier sulfure, dont la formation aura lieu; i5 de soufre et 43, 5 de second muriate d’étain ou ni de second muriate de mercure, ne se partagent pas en 23, 5 de composé. de Thomson et 35 de premier sulfure d’étain ou 102, 5 de premier sulfure de mercure.
La facilité avec laquelle les seconds muriates lâchent la moitié de leur acide sec avec la moitié de leur oxigène, peut être mise à profit dans beaucoup d’occasions. L’oxidule de cuivre, étant échauffé, en pro-
ACIDIFIABLES.
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portion égale, avec le sublimé corrosif, forme une masse glutineuse que l’acide muriatique sature en une propoi'tion de seéond munate de cuivre et en une poudre noire qu a 1 air libre , le soleil d abord blan™ chit et ensuite de nouveau noircit, et qui pèse plus qu’une demie proportion d’oxidule de mercure.
Je ne disconviens pas que presque tous les phénomènes du chlore et de l’iode qu’on attribue à 1 oxigène , peuvent être également attribués à une décomposition et recomposition d’oxides et d’eau , mais quel est le fait chimique, du moins secondaire, qui ne peut être interprété de plus d’une manière? Savonsnous , lorsqu’un comburant acidifiable s’acidifie par l’hydrogène, si ce principe ne se joint pas plutôt au combustible acidifiable de l’acide sec qu’à l’oxigène surcombiné à cet acide, et de manière qu’en augmentant sa combuslibilllé, il détermine son acidification par l’oxigène? et bien certainement que l’oxigène de suroxigénatlon qui met en développement l’acidité du chlore et de l’iode, se joint à l’oxigène de ces corps et non à leur acide sec, comme l’hydrogène qui développe l’acidité dans le soufre, se joint à l’hydrogène du soufre et l’eau qui dissout les sels , à l’eau d’hydratation de ces corps. Pourquoi le chlore et l’iode ne sei'aient-ils pas des corps auxquels manque, pour être acides, une proportion d’hydrogène, comme une proportion d’oxigène manque, pour être acides, à l’acide sulfureux, à l’acide nitreux, à l’oxide de carbone ; une proportion d’hydrogène, au soufre pour être développé dans son acidité ? Dans l’acide carboneux, qui sans eau serait, sans doute, très-peu acide, et ([ui, avec ce liquide, prend une si forte acidité, 1 hydrogène de l’eau ne peut-il pas être censé
COMBURANS
e joindre au oarione, ef l’oxigènc du même liquide a ce qud possédé déjà du même principe, ce qui lui; en donnerait autant qu’au soufre dans l’acide sulfu- ■■que. et ainsi de suite à l’égard du plus grand nome des composes. Les proportions définies dans lesquelles se forment les combinalsoifs , et qui toutes se ■ apportent aux principes de l’eau , laissent le champ iBre a un transport arbitraire des élémens des corps et, par conséquent, à une interprétation arbitraire de a ordre dans lequel ces élémens sont appliqués.
Une proportion de phosphore, lo, avec une proportion de chlore» 32, forme l’acide phosphorosomuriatique^ mais une même proportion de phosphore exige cinq troisièmes proportions ou 53,3/, ,dechlore; ou .6 de phosphore demandent 32 de chlore pour former de l’acide phosphorico-muriatique, tandis que pour former de l’acide hypophosphoroso-muriatique, une proportion do phosphore ne prend qu’une demie proportion de chlorej l’acide phosphatico-muriatiqiie devrait résulter de la combinaison dé sept troisièmes proportions de chlore avec une proportion de phosphore; dans ces composés, où le phosphore agit comme acide, le proportionnement peut être rapporté au premier de ces corps. On voit combien le chlore proportionne régulièrement, et s’il ne le fait pas avec l’acide sec du phosphore, c'est que son oxigène doit, avant tout, avec l’hydrogène de ce combustible, former de leau, de l’oxide ou de l’oxidulo-oxide de ce ' principe.
Une substance combustible a laquelle on pourrait appliquer les réglés générales du proportionnement, se combinerait avec le chlore dans des rapports réguliers; ce serait un oxide ou un oxidule qui, après la
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aoiS
combinaison, se trouverait uni à un acide. Le plus raisonnable à concevoir, dans ce proportionnement irrégulier, est que les deux Iroisièmes parties du chlore sont en combinaison avec l’acide phosphoroso-murialique afin de compléter, par leurs deux tiers de proportion d’üxigène, l’acidification du phosphore.
Si par deux troisièmes proportions, 5, d’oxigène on parvenait à enlever les deux troisièmes proportions, 16,37, d’acide muriatique sec, l’oxigène en restant avec le phosphore, alors on aurait un engagement entre des proportions égales d’acide muriatique sec et d’acide phosphorique , 24, 5 et 22, 5.
Pour que l’acide muriatique sec fût proportionné avec l’acide phosphorique sec, il faudrait que i5 de phosphore fussent unis à 32 de chlore; on peut saisir ce rapport en mêlant ensemble une proportion d’acide phosphoroso-muriatique et une proportion d’acide hypophosphoroso-muriatique ; ce serait 3o de phosphore et 64 de chlore, mais il est bien probable que ce composé serait moins prononcé que celui-ci où le phosphore joue le rôle d’oxide.
Il suffit d’enlever à une proportion d’acide hypophosphoroso-muriatique, l’acide muriatique sec par une proportion et demie d’eau pôur qu’il se résolve en une proportion de gaz acide muriatique, une demie proportion d’acide phosphoreux et une demie proportion de phosphore.
Une proportion d’acide phosphorico - muriatique avec deux proportions d’eau , se résolvent en une proportion de gaz acide muriatique et une proportion d’acide phosphoreux hydraté.
Une proportion d’acide phosphorico-muriatlquc ne demande rigoureusement, pour se décomposer, qu’une
COMBURANS
proportion d'eau , laquelle suffit pour enlerer l'aeide ': nturtattque sec, l'acide phosphorique se maintenant sans hydratation.
Le chlore ne sature pas le soufr^ seul au-delà de • son état d’oxide inconstituahle hors de combinaison- i ^ proportions égales de soufre et de chlore, 1 5 et 3a’ / forment le composé de Thomson , qu’une proportion ^ d eau résout en une demie proportion d’acide sulfu- ! reux, i5, une demie proportion de soufre, 7,5, et lj une proportion, 33, d’acide muriatique, roxigènedu| chlore restant avec la demie proportion de soufre, et 1 l’eau se mettant à sa place; c’est de l’acide hvpo- 1 phosphorosomuriatique qui est produit. SurcomHnet-on cet acide d’une seconde proportion de sou- | fre, cest alors du composé à oxidule de soufre qui se forme, et qui peut être également obtenu en expul- 1 sant, à une faible chaleur, la moitié du chlore de l’a- | cide hyposulfuroso-muriatique. S’il y avait de l’affî- | nité entre l’acide muriatique sec et l’acide sulfureux, ‘ une demie proportion de soufre se combinerait avec une 1
proportion entière de chlore, ou le composé deThomson prendrait une seconde proportion de celui-ci; et pour etre dans le rapport de l’acide sulfurique une troisième proportion ou seulement 5 de soufre, devrait être combinée avec une proportion , 3a , de 1 chlore, ce qui serait 5 de soufre, 7, 5 d’oxigène et a/„ 5 d acide muriatique sec ; 37, pour le nombre d’une proportion entière de ce composé fictif. La combinaison de 1 acide muriatique et de l’acide sulfureux serait constituée de maniéré a ce qu’entre les deux acides secs 1 il y eut un exact rapport : i5 de phosjiliore sur 3a de chlore ne répondrait à aucun composé de ce combustible, car 7, 5 d’oxigène avec 6 de phosphore for-
AClDIFIâBLEj;.
ment l’acide phosphorique , avec 10 de phosphore, l’acide phosphoreux et avec 5 de phosphore, l’acide lypophosphoreiix ; et ce rapport répond seulement à la quantité de matièrepar laquelle l’acide sec duphosphore se proportionne avec les métaux oxidés et réduits.
Quand on compose l’acide phosphorosomuriatique par le moyen de l’acide phosphorico-muriatique et du phosphore, ce n’est que deux troisièmes proportio^is , 6,67 , de phosphore qu’on a à ajouter : alors on a des proportions égales de ce combustible et de chlore.
L’acide phosphoroso-muriatique est décomposé par l’ammoniaque en muriato-phosphate et en phosphore. Une proportion d’acide muriatique sec, 24? 5 , une proportion d’acide phosphorique , 22, 5, et deux proportions d’ammoniaque, 33, forment ce sel; et deux troisièmes proportions, 6, 67, de phosphore sont mises hors de combinaison.
Ainsi, une proportion de phosphore prend une demie proportion, une proportion et cinq troisièmes proportions de chlore, comme elle prend une demie proportion, une proportion et cinq troisièmes proportions ■ d’oxigène.
Une proportion d’iode, 117, 5, avec deux proporétions de phosphore, 20, forme l’acide hypophospho- •froso-iodique; proportions égales des deux constituent «l’acide phosphoroso-iodique, et une proportion d’iode ^avec trois cinquièmes proportions , 6, de phosphore ^ forment l’acide phosphorico-iodique. Du gaz acide iodique et de l’acide hypophosphoreux , de l’acide ''.phosphoreux et de l'acide phosphorique sont nalu- Tellement les produits du désengagement des ces com- 'S posés par un proportionnement convenable d’eau.
1 Deux proportions de carbone, 12, avec une pro-
COMBURA^'S
portion de chlore, 3a, donneraient le juste rapporri entre les acides secs de ces deux radicaux acidifiables, mais la combinaison, bien loin de se former dans ce! rapport, se forme d’une proportion de carbone, 6,. déjà oxidée par une proportion d’oxigène, 7, 5 , d’où résulte une proportion d’acide carbonique, unie à uneî proportion d’acide muriatique sec; 6 de carbone,' i5 d’oxigène et 24, 5 d’acide muriatique sec, nom- ! hre, 45, 5. Dans ce composé, deux proportions et de-] niie d’oxigène, 18,75, existans dans une proportion ,211! d’acide carbonique, saturent seulement l’acide muria-i tique sec à l’égal d’une proportion, 7,5, d’oxigène li-l bre. Le gaz carbonoso-muriatique est dans un autreJ rapport : il est encore peu connu; comme il résulte H de carbone non oxidé, 6 de ce combustible devront' s’y trouver proportionnés avec 48 de chlore.
Il faudrait sur une proportion, i3,5, d’azote, cinqr proportions, 160 de chlore, ou 557, 5 d’iode, pour former une proportion d’acide nitrico-muriatique ou 1 lodique ; quatre proportions des memes coraburans, pour former une proportion d’acide nitroso-muriatique ou iodique; trois proportions, pour une proportion d’acide hyponitroso-muriatique ou iodique, deux proportions, pour une proportion des composés muriatique ou iodique de gaz nitreux, et une proportion , pour une proportion des memes composés d’oxide d azote, mais jusqu’ici on n’a point obtenu de combinaison entre ces corps. L’eau régale, si elle résidte de trois proportions d’acide muriatique, 99, dont deux proportions enlèvent à une proportion d’acide nitrique, 5i, deux proportions d’oxigène, i5, et dont la troisième proportion se combine avec la proportion d’acide hyponitreux , 36 , provenu de cet enlèvement
ACIDIFUBLES.
d’oxigène, alors il faudrait trois proportions, 96, de chlore et une proportion i3, 5, d’azote, pour former le premier produit de l’action de l’acide muriatique sur l’acide nitrique , le second produit étant deux proportions de chlore, mais qui, naturellement, dans l’action directe de ce comburant sur l’azote, ne seraient pas formées. L’eau régale, dans son juste rapport, doit consister en deux proportions de chlore non engagées, en deux proportions d’eau et en une proportion d’acide hyponitroso-raurialique. Je ne pense pas que, sans davantage d’eau, tout cela formerait un engagement. Lorsque M. Berzelius a dit que l’huile détonante est de l’eau régale concrète, il a prononcé d après les produits de la décomposition de ce corps. L acide hyponitroso-muria tique anhydre serait probablement concret, mais ce n’est pas de celui-là que M. Berzelius a voulu parler.
Avec le phosphore, qui a le moins d’hydrogène, le chlore forme jusqu’à de l’acide phosphorlque ; avec le soufre, qui en a plus, il ne forme déjà pas de l’acide sulfureux et seulement de l’acide hyposulfureux ou de 1 oxide de soufre, et il exige que le carbone soit oxidé avant de s’y unir et ne s’unit encore qu’à une demie proportion de son oxide; et à l’azote , qui a le plus d’hydrogène de tous, il ne s’unit aucunement et pas plus à l’état oxidé on acidifié qu’à l’état réduit. 10 de phosphore ont 2,5 d’hydrogène; i5 de soufre, 3; 12 de carbone, /,; i3,5 d’azote, 5; et forment leurs acides complets avec 18,75; 22,5; 3o; 37,5
d oxigene,' par suite de la saturation de leur hydrogène en eau. ®
Une proportion et demie, 176,25, d’iode se combine , sans que de la chaleur s’en dégage, avec une
COMBUIIANS
proporilon d’arsenic, 3a , et forme de l’acide arsenico-iodique ; si des proportions égales d’iode et du même métal étaient unies, de la chaleur serait développée. Il semble , d’après cela, que, dans l’iode, i l’oxigène est presque aussi condensé que dans l’eau j i et il ne serait alors pas étonnant qu’il n’enlève pas l’hydrogène à l’ammoniaque, dont l’azote ne peut la-, cher ce principe sans recevoir du calorique en échange, et qu’il ne s’unit pas même à l’hydrogène libre sans que du calorique y concoure.
La combinaison de l’iode avec l’azote en une poudre, intactile à force d’être détonante, n’est pas plus possible que celle du chlore avec le même combustible. L’azote a assez d’intensité de combinaison pour ne pas si aisément se séparer du chlore : c’est tout sim- , plemenl de l’iodate suroxigéné d’ammoniaque ou un ; composé analogue, corps à la formation duquel, comme . à celle de tous les iodates suroxigénés, l’iode concourt par son oxigène, de la même manière que le soufre concourt, par son hydrogène, à la formation des sulfures surhydrogénés, ainsi que je l’ai dit dans mon Bucholz. L’un intervient dans cette opération en , prenant, près de l’acide sec de l’iode, la place de tout l’oxigène, et l’autre, en prenant, près de l’acide sec du soufre, la place de tout l’hydrogène, ou d’une partie seulement de ce princijîe, suivant que le sul-, ^ fure est simple ou sulfuré, l’oxigène et l’hydrogène ^ déplacés prenant respectivement de l’iode ou du sou- j fre en solution: par où les acides secs de ces radi- |
eaux sont mis à nu. Le compose intactile consiste ap- | paremment en une jiroporlion d’iodate d’ammoniaque sec, dont le nombre est 126, 5, savoir, iio, d’iode et 16, 5 d’ammoniaque, surcombinée de six proportions,
ACIDIFIABLES. - aBi
45, d’oxigène ; de sorte qne Je norabre qui le représenterait serait 171, 5. Quatre proportions d’iodate oxigéné sont, en même temps, converties en autant de proportions d’iodate hydraté, représentées chacune pari55, sa\oir, 118, 35 d acide indique ne déposant point son eau, mais s’engageant à la manière des acides à radicaux combustibles, et 16, 5 d’ammonia^ que. L’acide indique renseigne des élémens analogues dans le muriate suroxigéné d’ammoniaque , dit huile détonante , du muriate simple de cet alcali restant et de l’iode se générant.
Les chlorures de combustibles acidifiables doivent etre disposés à transmettre, avec le secours du feu, ces corps à l’iode, ou leur acide sec disposé à échanger ces combustibles oxidés ou acidifiés , contre l’eau du gaz acide indique. On observerait que 117, 5 d’iode sont l’équivalent de 32 de chlore, et 118, 5 de gaz acide indique, l’équivalent de 33 de gaz acide muriatique.
DE L’ACIDE ELUORIQUE.
L'acide fluorlque, que la circonstance qu’avec les oxides des métaux et avec certains acides de combustibles, il dépose son eau, doit faire regarder comme un acide de comburant, n’a néanmoins jusqu’ici pu être formé en radical oxigéné. Le nombre de l’acide I fluorique sec étant 1 1 , le nombre de son radical oxigéné serait i8, 5, et celui de son acide, 19, 5.
Les acides des comburans offrent l’avantage qu’on
peut en calculer le nombre d’après la capacité de saturation dont ils jouissent pour les oxides j mais pour les acides des combustibles, dont l’oxigène^ d’acidification n'est en aucun rapport avec leur oxigène d’a- j eide sec, il n’y a aucune ressource pour le même calcul. Il est vrai qu’on ne connaît pas mieux le rapport de l’oxigène dans les acides secs des comburans, mais on sait que des quantités de ces acides qui se proportionnent avec 7, 5 d’oxigène dans 8,5, d’eau, se })i'oportionnent également avec 7, 5 d’oxigène dans les oxides, de sorte que leur oxigène de comburant, leur eau d’acide et leurs oxides de sel , consistent en la même proportion d’oxigèue, 7, 5; on n’est pas si sûr quv’ les mêmes acides se mettent avec les acides des combustibles , dans le même rapport qu’avec les oxides des métaux, et l’acide sec du chlore, dans ses relations avec l’oxide de carbone, traite plutôt cet oxide comme un oxide que comme un acide , puisqu’il n’en sature c|u’une seule proportion.
Les nombres du bore et de son acide doivent être d’autant plus difficiles à trouver d’après des esli-
ACIDE FLITORIQUE.
mations numériques, que celui du seul acide sec avec lequel il s’engage, n’est lui-même encore connu que d’après le ^calcul.
Si l’on faisait directement l’acide carbonico-muriatique en traitant, par exemple, au feu, le muriate sec et le souscarbonate de magnésie, il faudrait proportions égales des deux sels à cause que c’est par une demie proportion que dans l’acide carbonicomuriatique, l’acide carbonique est joint à une proportion d acide muriatique sec, car une proportion de carbone, 6, une proportion de chlore, 32, et une proportion d’oxigêne , 7, 5, forment cet acide, dans lequel on peut supposer que les 7 , 5 d’oxigène , contenus dans 82 de chlore, sont surcombinés, le composé constituant du muriate oxigéné d’oxide de carbone sur lequel il ne serait pas étonnant que, par un fort feu, ces 7, 5 d’oxigène pom’raient être séparés d’avec le muriate simple restant.
En admettant que le chlore, l’iode et le fluoré, (ce dernier supposé existant) sont des substances simples, on doit admettre que ce sont des radicaux d’acides, acidifiables par toutes sortes de corps; par de 1 hydrogéné, par de l’eau, par des métaux réduits, pai des combustibles acidifiables, par les oxides, les sousacides et les acides de ces combustibles, par des terres, par de l’oxigène , enfin par tous les corps.
En admettant au contraire que les mêmes radicaux sont composés d’acides secs et d’oxigène, on dit que par 1 hydrogène cet oxigène est formé en eau et que les acides secs y deviennent perceptibles par cette eau, et comme ils le deviennent ]iar le même liquide qui est formé de l’iiydrogène des combustibles acidifiables avec 1 oxigène qu’on ajoute à ces corps ; qu’ils
ACIDE
deviennent encore apparens lorsque leur oxigène acidifie des oxides de métaux acidifiables , des combustibles acidifiables, leurs oxides ou leurs *sousacides ,, et que l’oxigéne, en les dissolvant, comme l’hydrogène en dissolvant le soufre, le radical prussique ef le sélène met leur acidité au jour; quant à la terre,, laquelle est la silice, un des motifs de ne pas lai croire acidifiée, est quelle n’augmente pas la capacitéde combinaison de l’acide fluorique, ou ne concourt: pas à la saturation, par exemple, du gaz ammoniacal par le gaz fluorique silicé , mais se sépare dès-; l’instant que le fluate sec d’ammoniacjue peut , à sa; place, prendre de l’eau; de plus, elle devrait être acidepar elle-même, comme l’est l’acide borique, puisque,, dans la production de son finale, rien ne peut l’acidifier; le fluoi’e, pour le faire, devrait laisser le-métal de la chaux se séparer à l’état réduit, ce que* bien certainement il ne fait pas; ou, en oxidant le' métal de la silice, lui transmettre son oxigène, et: alors l’acidité résulterait de la combinaison de la terre' réduite, soit en métal, soit en combustible acidifia-ble , avec le fluoré; mais pour cela, un comburant acidifiable devrait agir sur un combustible , avec une.' capacité d’acidification plus forte que le fait l’oxigène; l’erreur est provenue de ce que, avec l’eau, le fluate neutre de silice se partage en sousfluate et en surfluate, ce qui a fait prendre pour aeide, le sel entier; de plus, à ces mêmes vues s’oppose que l’acide sec du fluate de silice prend des métaux réduits en. échange de sa terre. Le nombre qui représente le combustible quelconque de la silice est 8, et celui de lai terre est, par conséquent, i5, 5; et le gaz lui-même, dans le sens de l’indécomposabilité du fluoré, cou-