P I\ I IN C I P £ S ÉLÉMENTAIRES
chées du leu commencent à subir la V aporisation , il s’opère dans toute la masse un mouvement tumultueux, occasioné par des balles de vapeurs qui la traversent et
viennent crever à la surface. Ce mouvement se nomme /
Ebullition.
La faculté qu’ont les vapeurs de se dissoudre dans l’air
qui les entoure, donne naissance h ce qu’on appelle Y Evaporation spontanée . C’est ce qui arrive à la plupart des liquides, quand on les abandonne au contact de l’air libre. Une autre propriété des vapeurs est celle de se condenser , c’est-à-dire, de retourner à l’état liquide en se refroidissant. Dmreste, l’explication des phénomènes qui se rapportent à la production des vapeurs, aux conditions de leur développement, à leur mesure, etc. , est du ressort de la physique générale, et sera mieux étudiée à une époque plus avancée. (F oyez Liv. n, Chap. 5.)
«C’est sur le double fait de la vaporisation des liquides par la chaleur, et de la condensation des vapeurs par le refroidissement, qu’est fondée la Distillation. »Elie a pour but d’extraire d’une substance ses principes les plus volatils. On l’opère en vaporisant ces principes, à l’aide de la chaleur, dans des vases clos, puis en refroidissant les vapeurs qui en résultent. Quoique la description des instruments et des appareils n’entre point dans le plan de ces principes élémentaires, il serait difficile de donner une idée nette de la distillation, sans parler, au moins d’une manière succincte , de la forme d’un alambic et d’une cornue.
Un Alambic se compose de trois pièces, savoir : la ‘Cu-
curbite, qui a a peu près ia forme d’une bassine ordinaire, que l’on pose sur un fourneau, et dans laquelle on met le liquide à distiller; le Chapiteau, espèce de dôme surbaissé, qui recouvre exactement la cucurbite, et sur le flanc duquel on voit un large conduit terminé par le Serpentin , long tube cylindrique, tourné en spirale et placé au milieu d’une cuve remplie d’eau froide. A l’extrémité inférieure du serpentin , on adapte un récipient destiné à recueillir le produit de la distillation. La cucurbite d’un alambic est ordinairement en cuivre étamé à l’intérieur, et le reste de l’appareil est en étain, à l’exception de la cuve, qui peut être en cuivre et même en bois.
On distille a l’alambic, et à. feu nud , les substances qui peuvent, sans inconvénient, supporter une température de 100 degrés, terme de l’ébullition. Lorsqu’on veut disliller à une température plus basse, on place la cucurbite dans un vase rempli d’eau entretenue bouillante, et qu’on nomme bain-marie ; il est clair que, dans ce cas, le liquide de la cucurbite ne peut atteindre qu’un degré inférieur à celui du bain-marie dans lequel celle-ci est plongée.
La Cornue est un vase de verre , de terre ou de métal, ayant la forme d’un œuf, pourvu à sa partie supérieure et latérale d’un large tube, qui va en se rétrécissant et en s’inclinant vers son extrémité. C’est un alambic d’une seule pièce, cl dans lequel la panse , la voûte e t le col, représentent les trois pièces principales de l’alambic ordinaire.
La cornue peut recevoir des degrés de chaleur très-variés. Quelquefois on opère au bain-marie, d’autres fois à
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