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genres principaux de toutes les préparations de celte nature. Les unes ont pour excipient principal Yaxonge : on les nomme Liparolès; les autres contiennent, outre la graisse, une proportion considérable de corps résineux : on les appelle Rétinolés ; enfin, les dernières résultent de la combinaison des acides gras contenus dans l’huile et dans l’axonge avec des oxides métalliques : c’est à elles qu’on a donné le nom de Stéarates.
§ 10. L’axonge qui forme l’excipient des Liparolès peut appartenir h divers animaux ; mais celle du porc est la plus généralement employée. C’est parmi les médicaments de ce genre que se trouve le plus grand nombre des pommades ; le Codex de 1 8 1 8 leur a donné le nom de Graisses M édlcamenteuses.
Les substances qui en forment la base peuvent y être mêlées, dissoutes ou combinées. Les premières y sont incorporées par trituration, à l aide du porphyre. Comme elles ne sont pas très-solubles dans le corps gras et qu’on opère presque toujours à froid, la combinaison n’est pas sensible ; exemples : la pommade soufrée, la pommade de Cyrilio , la pommade émélisée. D’autres fois, on peut les dissoudre dans l’axonge , avec ou sans l’intermède de la chaleur; c’est ainsi que l’on charge le corps gras de principes volatils, colorants ou spéciaux, comme dans la pommade épispaslique, l’onguent populéum, la pommade au garou. Enfin, il en est qui offrent le phénomène d’une véritable combinaison, comme lorsqu’on fait agir sur l’axonge des substances minérales, avec le concours du calorique;
exemples : la pommade oxigénée et la pommade citrine,
O a a aussi divisé les médicaments de ce genre en deux sections, suivant qu’ils étaient simples ou composés, ou bien qu’ils avaient pour bases des substances organiques ou inorganiques. Ces distinctions nous paraissent moins impor tantes que celles que nous venons de présenter.
§ il. « Les Rétinolés sont des médicaments dont l’excipient est formé de corps résineux et de corps gras, mais dans la composition desquels il n’entre point de substances métalliques à l’état de combinaison. » On peut les partager en deux sections , eu égard à leur consistance. Les premiers , connus dans le langage pratique sous les noms de Baumes et à' Onguents, sont mous et d’une consistance analogue à celle des liparolés; les seconds, qui portent le nom d 'Emplâtres, sont plus solides et adhèrent à la peau, à la manière des stéarates. On les prépare en faisant fondre ensemble les matières grasses et résineuses, que l’on passe afin d’en séparer les impuretés, et auxquelles on ajoute ensuite les poudres et autres substances, avant que la masse soit refroidie. C’est ainsi que l’on obtient le baume de Geneviève, l’onguent basilicum, l’emplâtre vésicatoire et plusieurs autres préparations analogues.
§ 1 2. « On comprend sous la dénomination générique de Savons, les préparations qui résultent de la combinaison des corps gras avec les oxides métalliques ; mais on a réservé le nom de Stéaratés à celles que l’on obtient par la réaction des mêmes corps sur la lilharge ou oxide de
plomb. »Les stéarates sont les empl âtres proprement dits. Ce genre de médicaments est placé sur la limite des préparations obtenues par mélange et des produits de la combinaison chimique. Lorsqu'ils sont simples , ce sont de véritables savons; mais quand ils sont composés , l’emplâtre simple devient un excipient auquel les autres substances qui entrent dans sa composition sont ajoutées par mélange.
Les stéaratés sont divisés en deux sections, suivant que l’on fait, ou non, intervenir l’eau dans leur préparation. Dans le premier cas, on fait chauffer ensemble, en agitant le mélange, de l’huile, de l’axonge, de l’oxide de plomb et une certaine quantité d'eau. Les corps gras se décomposent; ils donnent naissance à des acides qui s’unissent à l’oxide métallique, ainsi qu’à de la glycérine qui reste dissoute dans le véhicule aqueux, et l’on obtient une masse emplastique, blanche, consistante, facile à malaxer, et qui n’est autre que le stéarate ou emplâtre simple . C’est à ce produit que l’on incorpore des substances résineuses , des huiles volatiles et d’autres corps, pour former les emplâtres composés.
Si, au contraire, dans les corps gras élevés à une forte température, on projette par partie la litharge, sans addition d’eau, et si l’on continue de chauffer en agitant la masse, on obtient un produit brun-foncé, d’une odeur désagréable , moins solide que l’emplâtre simple, et que l’on nomme onguent de la mère , ou emplâtre brûlé. Comme, dans cette seconde opération, les corps gras éprouvent un
degré de chaleur bien supérieur h celui de la première, dans laquelle Feau sert de bain-marie, la décomposition ne se borne plus à produire des acides gras et de la glycérine, mais on obtient encore tous les produits ordinaires d’une décomposition plus avancée.
DK PHARMACEUTIQUE.
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