‹ Principes élémentaires de pharmaceutique. Ou, Exposition du système des connaissances relatives à l'art du pharmacienChapitre 44 sur 66 · C. Huiles fossiles · texte numérisé non relu

C. Huiles fossiles

N aphte,

Pétrole.

]). Bitumes :

Bitume ,

Asphalte.

E. Houilles :

Houilles de plusieurs variétés.

F. Sels :

Melîile,

Fer oxaîaté.

M. Beudant. Dans la plupart des classifications minéralogiques , on fonde le caractère des familles et des genres sur le corps qui, dans le composé, joue le rôle de base, d’élément électro-positif, et que les minéralogistes ont longtemps appelé principe minéralisable. M. Beudant, au contraire, a cherché ce caractère primordial dans le corps électro-négatif, que l’on nomme encore aujourd’hui principe minéralisateur. On ne saurait, en effet, douter du rôle important que ces corps jouent dans les combinaisons. Comme Fa montré M. Mitscheriich , dans les composés qui ont un même élément électro-négatif ou un même acide , les formes cristallines sont presque constamment les mêmes, et, en général, les minéraux ainsi groupés sc rapprochent davantage les uns des autres par l’ensemble de leurs caractères. Ainsi les carbonates, les nitrates, les sulfates, ont entre eux une très-grande analogie de forme, de structure, d’aspect général et cris-

2()G principes élémentaires

tallographique; chacun de ces groupes a donc formé un genre. Pour composer une famille, M. Beudant a réuni les genres qui avaient un élément chimique commun et qui présentaient entre eux une véritable analogie : par exemple, il a réuni le soufre, les sulfures, Facide sulfureux, les sulfites, Facide sulfurique et les sulfates, pour en former une famille à laquelle il a donné le nom de Saifides. Le carbone , les carbures , Facide carbonique et les carbonates composent, de la même manière, la famille des Ccir bovidés. Ce système de classification a, comme on le voit, l’avantage de se rapporter à la fois à la meilleure classification chimique et à la division méthodique adoptée dans les autres branches de Fhistoire naturelle.

Le nombre des familles dont se compose ce nouveau système s’élève à 35. Elle sont divisées en trois groupes, Le premier renferme les substances minérales dans lesquelles le type de la famille est ordinairement gazeux , ou bien peut donner naissance 5 un gaz permanent en se combinant à Foxigëne, à Fhydrogène, ou au fluor ; on les nomme Gazolytes. Le deuxième comprend les familles dont les types ne donnent jamais lieu à des gaz permanents, et qui, avec les acides, ne forment que des combinaisons incolores, ce sont les Leucoiytes. Le troisième réunit les familles dont les types ne forment jamais de gaz permanents , mais qui, dissous dans les acides, donnent naissance h des solutions colorées : on les nomme Chroïkolytes. Voici le tableau des familles dont se compose cette classification.

Classification minéralogique de M. Beudant.

Gazolytes.

Familles.

i,e Siîicides.

Familles.

8e Iodides.

2e Borides.

9e Osmides.

5e Anthracides.

ioe Sélénides.

48 Hydrogénides.

5e Sulfu rides.

11e Tellurides.

12e Phospho rides.

6e Phtorides.

ioe Àrsénides.

7e Chlorides.

2°. LeTJCOLYTES.

i 4e Antimonides.

i 5e Stannides.

19e Argyrides.

20e Plumbides.

i68 Zincides.

21e Al u min ides.

17e Bismuthides.

188 Hydrurgyrides.

22e Magnésides.

3°. Chroïkolytes.

20e Manganides.

24e Sidérides.

25e Cobaîtides.

5oe A u rides.

01e Chromides.

02e Molybdides.

26e Cuprides.

27e Uranides.

28e Paîladides

35e Tungstides.

34e Titanides,

35e Taotalides.

29e Platinides.

C’est dans les ouvrages mômes de MM. Haiiy , Berzéîius, Brongniart, Beudant et autres, que les élèves doivent chercher la description des espèces minéralogiques qui se

2<j8 pringipes élémentaires

rapportent aux classifications respectives de chacun de ces naturalistes. Qu’il me suffise, en terminant ce chapitre, de leur répéter que la minéralogie n’est pas plus que la botanique, ni toute autre branche de 1 histoire naturelle, une science de nomenclature et qui puisse s’apprendre d’une manière complète par la lecture des ouvrages ou les leçons orales d’un professeur. Il faut, avant tout, voir, examiner, recueillir soi-méme une grande quantité de minéraux. Il faut s’accoutumer à les reconnaître à leur aspect et à l’ensemble de leurs caractères apparents ou physiques, attendu que les moyens de recherches chimiques ne sont pas toujours à portée, et qu’ils altèrent plus ou moins les substances qui sont soumises à leur action. L’immense quantité de matériaux que le règne inorganique fournit à l’art médical, leur importance comme sujets chimiques, l’intérêt de leur étude sous le rapport de l’histoire naturelle, des arts et de l’industrie, doivent faire comprendre aux jeunes gens la nécessité de s’y livrer avec application, et de la regarder comme la base et le point de départ de toutes les sciences qui ont pour objet l’histoire des corps

naturels et l’étude des phénomènes auxquels ils donnent lieu.

WWW VWWWWWVWV VVVVV\ VVVVVVVVVVWWVWVWVVW Vvvvnwvvw VW VWVVA V\\W\VVVWVW\ VWVW VW WA /W

Page 1