‹ Principes élémentaires de pharmaceutique. Ou, Exposition du système des connaissances relatives à l'art du pharmacienChapitre 58 sur 66 · POUR LE SERVICE INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

POUR LE SERVICE INTÉRIEUR

Art. 1 er. Le premier élève surveille toutes les parties du service. Chaque matin il rerrmt au chef la -liste des substances destinées h l’approvisionnement , et celle des préparations officinales à exécuter au laboratoire.

Il vérifie les marchandises achetées , il s’assure qu’elles sont conformes aux échantillons choisis, reconnaît leur

poids et les fait mettre en place.

Il reçoit toutes les formules magistrales , les classe, les

copie, les numérote, les .timbre, et exécute lui -même toutes ^agiles qui sont ^é^eatosf Lorsqu’il en confie de moins importantes aux autres^^â^^l leur indique tout ce qui est nécessaire, et avant de délivrer les p^4pa^a«

4Âons, il s’assure qu’elïts ont été bien exécutées. 9 «»», L’activité , l’application , la propreté , la politesse , son/ des qualités qui lui sont indispensables, et dont il doit fournir l’exemple aux autres^lSe^!^» *

Lrt/ 2. du iab&Cérfoire exécîtteiés prédictions

officinal les^ d’apres les^for mules qui lpi sont remises par le chef. *■

Il inscrit chaque jour sur une ardoise les préparations effic brades qui tirent à leur fin, et qu’il doit exécuter dans

un court délai.

• il, Aient un journal sur lequel il inscris jour par jpur les* opérations qu’il exécute, leurs formules, les doses em~ pioyées , la quantité des produits obtenus , ainsi que les observations auxquelles elles aj^i qg^dem né lieu.

H .nje#mjt^ep^pl|^e ancurj "avoir fait examiner par le chef.

I II a ]a surveillance de-^cavos , des magasins et.du

le bon état de tout ceMiui y est contenu est sous sa responsabilité. m

Il exécute tout ce qui* est de son ressort dtt«iw4cfl*ptte s - Éjiip{^e^»m'a^kAc>aJie§;, |u r la note écrite qui lui est fournie * par le premier éitèaga-, e^e-réïrreOri^- ph^jna«iîT>d’^'si(o. v âste^ewmn aide î^^^EdHe-^rlviio Ire**».

Art. 3. Le second ^v»o^doi«l>a^phalrteiai®»ii!ai supplée, le premier ^felPila ns .Lo ji t e.s Je s partie&^u^ervice.

Il est spécialement chargé de tenir au complet k^^slss-, b%ça u^f l^^5s^^t:ÎT^>irs dévfa ]jbai5t«^ie. i Il est chcu

distribution). LKbonne ✓ferm^Ast sous »a responsabilité Art. 4* Le troisième particulièrement du soin des ustensiles k l’usage de lur

et de tenir toujours au complet les, armoires ^u-x^fio-les, tesdi?^eirs^h5l^^ de service, et l’armoire

aux ËKsoltkj dHrifldle

chargé

i%igaT**e spét?klëh*çnt.

Art. 5. La propreté et la bonne tenue de Iio4ÏLGifte«sont

* ' £sjai*Â>ùm •({-£■

sous la responsabilité du premier élève. Le^ma^sw^a'u

|sucre^Tarm^ii^ciux poisoirs^es livrés^j^i maceiîtlimel et les cstkjçrs de r&çmules lui sont parfckçulièrement confiés. '

La propreté c|u . laboratoire, des magasins, djrî*^v^r«^è d^aa*6És\^t sWtè fâ responsabilité c

t#kpf. 11 a un catalogue des ustensiles et des autres objets qWÿ Sont contenus , et il doit cft4r^pondre.

ÏJ^-uatrième élèye (troisîèîhejÉja pharmacie) a urT catalogue cfë^usfensiles de l’oflMR^©Lil doit en réponjfltf."‘»‘,,~

Art. 6. Tous les matins^ avant dfêtf f ë "§ yV’lés

dlsJU.%4eya ^et>

autres métibles qui

dnoi qu&des ’t-r^is

prd&dgrs , doivent être

nettoyés à fond, ■gfrhwrttft^s^farirw^^ c .

aX Le deuxième sUle-imais frèjaae-élè ve*4e la pharmacie se partagent ce travail par'égalef partie:

Art. 7. Chaque jour, deux casiers et les armoires du soubassement qui en dépendent , l’un h droite et l’autre

h gauche, doivent êtjçohçttoyés de Jiaut en bas, les yases,*

bocaux el tirtirs exâmifi^s N^^nis, de telle manière que

Pôlïicine entière soit passée en iWiie chaque semaine. i II -jiAA>vÀ' cr\ *7^7"^ , , „

^ Ke\dt*rs*è*m^^ que regardé«ce^ser-

vice, changent de côté de mois en mois. <*

Art. 8, Toupies soirs; les 'sirops et autres objets lésés de /# it**»*"* # . . - 'î*' ^ ' 9

la cave^i^jrje service du jour doivent .)r être* redescendes,

et placés. U 1 *-■> 0

ToUfe'»le's;‘ , le premier élève s’assure que les vases

et ustensiles ë^w^M#qiii appartiennent à l’officine sont

nettoyés et remis à leur place. om/A t

Tous les soirs, l’élève du laboratoire doit s’assurer que

les foyers des fourneaux et de l’étuve sont éteints , et

qu’aucune préparation commencée n’est en souffrance.

Art. q. Le samedi soir ou le dimanche matin , avant 1 - — ■■ --■«» ** *•

huit heures, les comptoirs, les balances, le porphyre.

les montres et les vases de la devanture doivent être net¬

toyés extraordinairement.

Aucun é^wiTne a b iT^@ei^avant/qu e les préparations “dont il a été chargé ou que la partie du service qui le concerne ne soieîFt terminées, 3

Art. 10. Les^î^^^^^s^iiordonnés^Ses uns aux autres ^4,

suivant le rang que leînrdonnent leurs fonctions; mais ils" £.

se doivent toif^réciproqueinent les égards et J^^cmidescendance qui caractérisent des personnes bien «éfevees» et

de bons condisciples. Ainsi, quoique les attributions de chaque^eï^^tïîüént en quelque sorte fixées , il est évident

que toutes les parties du service sont du ressort de chacun d'eux, et que personne ne doit se refuser à un travail quelconque, lorsqu’il est commandé par la circonstance. Les dispositions précédentes ont donc plutôt pour objet

d’établir l’ordre et la responsabilité dans les différentes parties du service, que de déterminer le cercle des devoirs iposés à chaque él«qpb, él dans lequel il

qui sont imposés à chaque éhfP©, e*t dans lequel il aurait le plus grand tort de vouloir se renfermer, en s’appuyant sur le texte du présent règlement.

ISOTES.

Ce réglement s’applique b une 'maison dans laquelle quatre élèves sont habituellement employés; mais il est facile de l’étendre à une officine qui en occuperait un plus grand nombre, ou de le réduire pour celles qui n’en emploieraient que trois. Quant aux maisons dans lesquelles il n’existe que deux élèves, et ce sont les plus nombreuses,

il est encore plus facile de répartir entre eux les attribu-

tiens diverses de l’officine et du laboratoire; mais le chef

* , . : * ne peut se dispenser de reniplir lui-même, dans toute leur

étendue, celles que, dans une%3*aison plus importante, on

peut confier h un sous-chef ou à un premier élève.

» . jl: - - -

'{Note C, p. 2 35.5*'’

La vivacité de l’imagination , la souplesse de l’esprit , la fatilitéet l’abondance de l’élocution, sont, sans contredit, des avantages naturels presque indispensables à celui qui se destine au professorat ; mais il est d’autres'qualités non moins importantes qui peuvent être pour lui le fruit d’une étude spéciale, etqui sont indépendantes, en quelque sorte, des connaissances qui font l’objet de l’enseignement. Elfes consistent dans l’art de mettre en usage les moyens les plus propres b faire pénétrer dans l’esprit de l’auditeur

les notions qu’on lui présente , 5 les y établir avec ordre,

précision, lucidité, et 'b lei|«y fixer d’une manière durable. 11 est évident que, pour atteindre b ce but, beaucoup de savoir ne suffit pas, et qu’être savant n’est pas encore être professeur. Or , ces moyens diffèrent avec le degré d’in-

strnction préalable des élèves. En général , le professeur est d’autant plus habile qu’il se fait comprendre des moindres intelligences. C’est un grand art que de savoir proportionner ses démonstrations à la capacité de ceux qui les écoutent. Il faut que le professeur, oubliant la position où le placent ses propres connaissances , sache descendre d’abord au niveau de ses auditeurs; qu’il n’aborde que des idées que ceux-ci puissent concevoir à l’aide des notions précédemment acquises ; qu’il parle quelque temps leur langue pour mieux leur enseigner la sienne; qu’il s’avance, pour ainsi dire, au-devant d’eux jusqu’au parvis de la science , pour les ramener ensuite dans son sanctuaire ’.

Mais tel n’est point, à mon avis, l’unique objet de l’enseignement oral. Le professeur ne doit pas se borner à inculquer d’une manière plus facile et plus durable ce que les élèves pourraient, h la rigueur, apprendre dans les livres. Son principal objet doit être d’exercer leur jugement, de fournir des sujets à leurs méditations, dé favoriser dans ces jeunes cerveaux l’essor de la pensée et du génie. A mesure que leur intelligence se développe , il doit élever les sujets d’étude, provoquer des objections, proposer des difficultés et exercer les élèves à les résoudre. C’est ainsi, par exemple, que dans un cours de physique expérimentale, au lieu

1 « Le professeur, a dit Locke, ne doit pas oublier qu’il procède de la pensée à la parole , tandis que ses auditeurs procèdent en sens inverse, c’est-à-dire , de la parole à la pensée. »

d’exposer d’abord dans chaque leçon des généralités et des principes, et de les confirmer par des expériences , c’est par les expériences, an contraire, que je voudrais commencer, afin d’exciter les élèves à trouver eux-mêmes l’explication des phénomènes dont ils viendraient d’être témoins, ou leur faire désirer plus vivement la théorie que je finirais par leur en donner. « Vouloir rendre les jeunes » gens attentifs, dit Rousseau, en leur montrant au bout » un objet très- intéressant , est un contre-sens très-ordi- » naire aux instituteurs » ; et malgré celte observation pleine de justesse, ce contre-sens se commet encore tous les jours.

Ces premières conditions remplies, il est encore certains moyens accessoires que le professeur doit s’efforcer d’y réunir, s’il désire s’élever à toute la hauteur des nobles fonctions de l’enseignement. La lucidité, l'esprit de méthode, l’élégance du langage, la pureté de la diction , la chaleur du débit relevée par la dignité du maintien, animée par le jeu de la physionomie et par l’usage convenable du geste, toutes ces choses ajoutent puissamment à l’intérêt d’une démonstration, soutiennent l’attention de l’auditeur, agissent sur son esprit , et impriment plus fortement dans sa mémoire les idées qu’on lui présente entourées de ce brillant cortège. C’est b la réunion de tant de beaux avantages dans la personne de leurs professeurs, que les écoles de Paris doivent leurs succès et la renommée dont elles jouissent chez toutes les nations. Les sciences pharmaceutiques ont eu dans tous les temps leur part de celte

célébrité* qu’un faisceau d’hommes éminents soutient aujourd’hui d une manière si honorable, et si rassurante pour , ‘ f H *1 A £ C ^ I T®

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