‹ Principes élémentaires de pharmaceutique. Ou, Exposition du système des connaissances relatives à l'art du pharmacienChapitre 6 sur 66 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Entrée dans une officine. — Soins généraux. — Nomencla-

ture et classification des Médicaments.

Ce n’est pas en lisant qu’on apprend la Chimie et ia Pharmacie; c’est en voyant opérer et en opérant soi-même, en familiarisant ses veux et ses mains avec les objets des opérations, et avec les instruments dont on y fait usage.

(Cabanis, Révolutions de la Médecine, 588.)

Tool est nouveau pour le jeune élève qui entre pour la première fois dans une officine. Le nombre infini des objets qui vont frapper ses sens et occuper son esprit, exige qu’il procède avec ordre à leur investigation. Il s’agit ? dans cette première période, de l’étude pratique d’un art qui a pour objet l’application des données qu’il emprunte aux sciences physiques et naturelles; or, ces sciences elles-mêmes s’appuient, avant tout, sur des faits dont l’observation dépend d’abord des sens, et plus tard du raisonnement. 11 faut surtout que, prenant son parti, dès lé principe, sur ce que peuvent avoir de pénible, de rebutant, les pratiques manuelles de la profession , il se résigne h tout faire avec le même zèle, le même désir d’apprendre, le même sentiment de ses devoirs. Les soins de propreté ,

l3 PRINCIPES feÎKE NT AIRES

par exemple, qui doivent se renouveler saris cesse, exigent qu’il s’accoutume de bonne heure à les pratiquer, et à ne s’en rebuter jamais; plus tard, il devra les indiquer à d’autres et tenir la main à leur exécution; il doit

donc commencer par se rompre à tous ces détails, qui, insensiblement, se convertiront en habitude et cesseront bientôt de préoccuper son esprit. Le goût de la propreté est Tune des premières qualités que doive acquérir un élève. Ce goût donnera naissance à celui de l’ordre, qui, lui-même, inspirera le soin, l’exactitude, l’application, en un mot, ce sentiment du bien faire qui doit passer tout-àfait dans les mœurs du pharmacien. Je ne saurais trop insister sur l’importance de s’attacher, dès le début, à ce que j’appellerai de bonnes habitudes pharmaceutiques. Ces soins minutieux et recherchés qui semblent ne s’appliquer qu’à des choses puériles, le fini, la perfection des moindres objets qui sortent de ses mains , caractérisent non-seulement le bon élève, mais contribueront plus tard, presque autant qu’une instruction étendue , à former le maître habile, le praticien distingué. «Optimum eiige , a dit Bacon, suave et facile illud faciet consuetuclo. »

L’élève doit d’abord se familiariser avec les noms et l’usage des ustensiles, des meubles de toute espèce qui garnissent l’officine, et des vases de toute nature qui contiennent les médicaments. Dernier venu dans la maison, il faut qu’il se rende utile à tout le monde et qu’il puise son instruction à toutes les sources; qu’il apprenne des élèves du laboratoire à monder les plantes, à piler et ta-

miser, à couper les racines, à allumer un fourneau, à nettoyer les vases et les ustensiles; des élèves cle l’officine, à connaître les poids et les mesures, l’usage des balances, des instruments divers, et tous les menus détails qui concernent le service public. Les soins d’ordre, d’arrangement et de propreté étant spécialement de son ressort, il mettra ce travail à profit pour examiner chaque objet qui tombera sous sa main, étudier l’étiquette de chaque vase et la substance qu’il renferme, fixer dans sa mémoire la place que chacun d’eux occupe dans l’officine. Il s’appliquera à voir beaucoup, à observer chaque chose sous plusieurs faces, dans divers états, è retenir le plus de mots possible. Quand il commencera à sentir le besoin de mettre de l’ordre dans toutes ces choses, il y parviendra en étudiant les classifications elles nomenclatures.

« On appelle N omenclature l’ensemble des noms que portent les objets dont s’occupe une science ou un art. »

« On donne le nom de Classification à l’ordre que Ton établit entre ces mêmes objets, en les distribuant suivant l’analogie de leurs principaux caractères. »

La nomenclature et la classification des médicaments sont donc les deux parties de fart à fétude desquelles l’élève doit d’abord s’appliquer durant la première époque de son éducation pratique. La multitude des objets que la pharmacie embrasse a rendu la langue pharmaceutique très-compliquée. Chaque temps , chaque école , chaque système scientifique, a imposé aux mêmes objets des noms différents. La même substance, étudiée sous divers rap

ports et suivant les attributions de chaque science qui s’en occupe, porte souvent des dénominations différentes. La gravité des moindres erreurs, dans la pratique de notre art, fera comprendre aux jeunes élèves la nécessité de se livrer à cette étude avec une application toute spéciale.

Nous avons établi ailleurs une distinction entre les substances médicinales et les médicaments ; mais cette distinction n’existe que sous le rapport scientifique; et comme les substances médicamenteuses que contient une officine sont déjà disposées pour l’usage médical , il est juste de les comprendre parmi les médicaments. Ainsi donc, on divise l’ensemble des moyens que la pharmacie tient à la disposition de la médecine, en médicaments simples et composés .

Le médicament simple est, tantôt le corps naturel, ou l’une de ses parties, disposé pour l’usage médical; tantôt le résultat d’une opération pratiquée sur une substance naturelle, dans le but de la Diviser ou d’en Extraire les principes actifs.

Le médicament composé est le produit, soit du Mélange, soit de la Combinaison d’un certain nombre de substances naturelles.

Toutes les substances ou préparations médicamenteuses que renferme une officine appartiennent conséquemment à Fune des quatre classes suivantes :

À. Les substances médicinales simples , dont la nomenclatore est empruntée aux divers systèmes des sciences naturelles. (Ex. rosa gallica , rose de Provins, meloë vesicatorius, cantharide.)

DK PHARMACEUTIQUE.

B . Les médicaments simples proprement dits, dont la dénomination se compose dn nom du corps naturel qui en est la base ou dont il est tiré, et du procédé opératoire par lequel on l’obtient. (Ex. Pulpe de tamarins, extrait de ciguë.)

G. Les médicaments composés par mélange ou mixtion , dont le nom se forme de celui du corps naturel qui en est la base principale, et du nom de la substance dans laquelle il est dissous ou mêlé, et que l’on nomme excipient. (Ex. Oximellite sciîlitique, sirop de digitale.)

D. Les médicament s chimiques ou composés par combinaison , dont la nomenclature est celle de la chimie elle-même.

L’élève > pour se familiariser avec ces dénominations variées qui l’arrêteraient à chaque pas dans l’étude des objets qu’elles représentent, doit avant tout prendre une idée exacte des systèmes de nomenclature auxquels ces quatre classes de médicaments sont assujetties, selon les sciences diverses auxquelles elles se rapportent.

L’histoire naturelle, qui se divise en trois branches : la minéralogie, la botanique et la zoologie, a adopté, pour la dénomination de tous les objets dont elle s’occupe, une nomenclature uniforme. La classification de tous les corps naturels se fonde sur un système de divisions et de sousdivisions, qui forment autant de cadres dans lesquels les objets viennent se ranger, suivant les caractères qui leur sont propres. Ainsi, chacune de ces sciences partage d’abord tous les corps qui font l’objet de son étude en classes , d’après les caractères les plus importants , et qui sont communs au plus grand nombre. Les classes se divisent

en ordres , et ies ordres en familles. Chaque famille comprend un certain nombre de genres , et chaque genre est loi-même divisé en espèces, parmi lesquelles ont distingue encore des variétés. Cependant, il fallait, pour chaque corps, se borner à une dénomination courte et qui, néanmoins, pût servir à déterminer la place qu’il occupe dans la classification , comme à le reconnaître lui-même. Cette dénomination se compose donc seulement de deux mots. Le premier, qui est toujours un substantif, est le nom générique , le nom du genre. Comme i! s’applique à un groupe parfois assez nombreux d’êtres analogues, ce nom suffit déjà pour faire connaître la famille à laquelle ce genre appartient, co mm oie nom de la famille, pour rappeler l'ordre et la classe qui la renieraient. Le second mot, qui est ordinairement un adjectif, est le nom spécifique, c’est-à-dire qu’il désigne f espèce du genre d’abord indiqué. Ces deux mots suffisent pour déterminer un être naturel quelconque, car les variétés , qui d’ailleurs ne sont jamais nombreuses, se fondent sur des caractères de peu d’importance et faciles à reconnaître. Donnons pour exemple de cette nomenclature le nom scientifique de la rose de Provins 5 rosa gallica. Le mot Bosa est ici le nom du genre. Or, tous les ouvrages de botanique apprendront à l’é lève que le genre rosa appartient à la famille des rosa ■ cées , qui, elle-même, fait partie du dixième ordre et de la quatorzième classe , suivant la méthode naturelle. Le mol gallica , qui est le nom de l'espèce , sert à la distinguer de tous les individus qui font partie du même genre. Quant

aux variétés de l’espèce , comme elles ne diffèrent entre elles que par la couleur des fleurs, ou par la taille des individus, il ne sera pas difficile d’en faire la distinction ; en sorte qu’au moyen des deux mots dont se compose cette dénomination, il ne peut rester aucun doute sur la plante à laquelle elle s’applique.

La minéralogie et la zoologie ayant adopté un système de nomenclature analogue, l’élève n’aura pas de peine à reconnaître un médicament delà première classe, c’est-àdire une substance médicinale simple ou l’une de ses parties, lorsque l’étiquette du vase qui la renferme portera une dénomination de la même nature. Toutefois, pour arriver plus facilement à la connaissance des substances simples employées en médecine , et auxquelles seules on devrait réserver le nom de Matière Médicale » il devra étudier les méthodes de classification relatives aux trois branches de l’histoire naturelle, et dont nous avons présenté les notions élémentaires dans le troisième livre de cet ouvrage. Il pourra s’en tenir d’abord à ces premiers éléments, et il lui suffira de bien connaître ces cadres i$éthodiques , dans lesquels viendront se ranger successivement tous les êtres naturels qui se présenteront à son observation, Le moment n’est pas venu pour lui de chercher à remplir ces cadres et à les compléter.

Les médicaments de la deuxième et de la troisième classe sont les seuls qui soient assujettis à une nomenclature pharmaceutique spéciale, puisque ceux de la première classe empruntent leur dénomination aux sciences nain-

reîles, et que ceux de la quatrième sont soumis à la nomenclature chimique. Malheureusement, la multiplicité de ces médicaments , ainsi que la variété de leurs formes et de leur composition, ont fait jusqu’ici de leur classification, comme de leur nomenclature, un problème assez difficile à résoudre. Cependant, d’ingénieux efforts tentés à diverses époques, ont déjà beaucoup éclairé cette matière. Les réformes opérées pendant le cours du dernier siècle dans la langue de plusieurs sciences, faisaient, depuis long-temps , désirer de les pouvoir étendre jusqu’à Fart pharmaceutique. Déjà d’habiles pharmacologistes, et les auteurs du Codex de 1818, avaient indiqué quelques changements avantageux, lorsque M. Chéreau soumit au public le plan de la réforme générale qu’il avait imaginée. Fondée sur la classification la plus rationnelle, et appuyée sur des considérations très-judicieuses, sa nomenclature renfermait d’heureuses innovations, dont une grande partie a déjà passé dans la science. Plus récemment, M. Béral a publié sur le même sujet un travail étendu, dans lequel de nouvelles dénominations remplacent quelques-unes de celles déjà proposées , ou s’appliquent h un plus grand nombre de termes anciens. Tel est, au moment où nous écrivons , l’état de cette partie de la nomenclature des médicaments; état transitoire, peu favorable à son étude, et qui appelle nécessairement une réforme complète et définitive. Quoi qu’il en soit, nous allons essayer de diriger l’élève dans ce dédale de synonymie , et dlabréger pour lui ce travail, en le simplifiant.

Les médicaments simples de la deuxième classe, étant le résultat d’une opération pratiquée sur une substance naturelle , dans le but de la diviser ou d’en extraire les priecipcs actifs, on a réparti tous les médicaments de cette classe en deux ordres , suivant qu’ils sont le produit de l’un ou l’autre de ces modes opératoires :1a Division ou Y Extraction. Procédant ensuite comme dans les sciences naturelles, chaque ordre a été partagé en genres , et chaque genre en espèces. La forme do produit a fourni le nom générique , et la substance naturelle sur laquelle on a opéré a donné Je nom spécifique. Ainsi , les mots : pulpe de tamarins, expliquent assez bien que ce médicament est le résultat de la pulpation du fruit du Tamar indus indica. Sachant d’ailleurs que les pulpes s’obtiennent en divisant les corps qui les fournissent, on en conclut que ce produit se rapporte à l’ordre de ceux obtenus par la Divison ; enfin, le nom spécifique n’indiquant qu’une seule base, on en

tire cette conséquence qu’il fait partie delà classe des me-

dicaments simples. Les mots : extrait de ciguë, s'interpréteront de la même manière; seulement, comme Y Extraction peut avoir lieu par plusieurs procédés, ou au moyen de plusieurs intermèdes, il sera nécessaire d’indiquer celui dont on se sera servi, par une addition au nom générique. Ainsi, les mots : extrait alcoolique de Ratankia , extrait aqueux de Belladone, extrait opolique de Ciguë, exprimeront que le premier a été obtenu par Faction àeV alcool, le deuxième par l’intermède de Veau, et que pour le troisième on a opéré sur le suc exprimé de la plante récente.

On a suivi d'antres principes pour la nomenclature des médicaments de la troisième classe; mais avant de les exposer, nous dirons quelques mots sur la nécessité où Fou s’est vu d’établir une distinction entre les médicaments composés par mélange , et ceux qui sont le résultat d’une combinaison . Bien qu’il soit hors cle doute que les phénomènes qui se passent dans la préparation des uns et des autres aient la plus grande analogie, il existe néanmoins entre eux plus d’une différence remarquable. Ces différences ont servi autrefois cle fondement à la division des médicaments en galéniques et chimiques ; et même de nos jours, il estpresque impossible de ne pas s’arrêter à quelque chose cle semblable dans leur classification. Il est évident, en effet, que dans les médicaments combinés ou chimiques, qui forment la quatrième classe, il s’opère, au moment même du contact entre les corps qui les constituent, une combinaison , ce qui veut dire que ces corps perdent aussitôt les propriétés particulières qui les caractérisent, et que le produit qui en résulte acquiert des propriétés nouvelles qui lui sont spéciales. 11 est certain aussi que des changements analogues s’opèrent, à la longue, dans les médicaments composés par mélange; mais ces change monts sont loin d’être aussi prompts , aussi caractérisés , et, long-temps après le contact des corps qui entrent dans leur composition , on y reconnaît les propriétés particulières des composants, lesquels paraissent simplement réunis ou associés, sans échange ni altération notable de leurs principes respectifs. C’est ordinairement ce qui a

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fieu dans les préparations qui ont pour base des substances végétales ou animales; aussi, cette distinction a-t-eîle suffi, ii défaut de meilleure, pour partager en deux grandes classes toute la série des médicaments composés. Revenons à leur nomenclature.

Les médicaments composés par mélange, ou de la troisième classe , ont ordinairement pour base une ou plusieurs substances simples, dont les principes actifs se trouvent dissous , suspendus ou enveloppés dans un autre corps que Ton nomme excipient , tel que l’eau, l’alcool, 1 huile, la graisse, le miel, etc. L’excipient, dans ce cas , fournit au médicament son nom générique, et la base principale son nom spécifique. Ainsi, les mots : vin ci' absinthe , metlite de roses , expriment que les principes médicamenteux de l’absinthe sont dissous dans le vin , ou que ceux des roses sont divisés dans du miel. Cependant il arrive par fois que , dans un médicament de cette classe, l’excipient ne domine point ou même manque tout-à-fait ; dans ce cas, on prend pour type du genre, la forme, Ja consistance., quelquefois même le mode d’emploi du médicament (Ex. : pilules, conserve , cataplasme). Quoi qu’il en soit, la substance la plus énergique, celle dont Ja propriété domine l’ensemble du composé , fournit toujours le nom spécifique. On y ajoute parfois le nom de quelque substance secondaire qui entre dans sa composition (Ex. : teinture de rhubarbe vineuse) , ou seulement le mot composé

(P oly antique de M. Chéreau), pour montrer qu’il en contient encore plusieurs autres. C’est ainsi que la série très

nombreuse des médicaments auxquels l’eau , le sucre, le vin, l’alcool, l’éther, le vinaigre, !a bière, l’huile, î’axonge, le miel ou l’amidon, servent d’excipient, forment autant de genres qui, quelquefois, sont divisés en sous-genres, selon le procédé opératoire par lequel ils sont préparés. Cette sous-division s’exprime au moyen d’un simple changement dans la désinence ( alcoolé , alcoolat ) ; d’autres fois le sousgenre prend un nom particulier qui, pour plus de simplicité, se substitue à celui du genre [sirop, tablettes , pastilles ). Ce système est sans contredit le plus rationnel qui puisse être suivi pour cette classe de médicaments. 11 n’offre plus d’autre difficulté aujourd’hui que la diversité des noms proposés par les auteurs des réformes nouvelles; mais provisoirement, et jusqu’à ce que l’assentiment général ait consacré les dénominations qui doivent prévaloir, il est très-convenable de se conformer à cette classification, tout en employant, pour désigner les genres et les espèces, les mots les plus simples et les plus justes de l'ancienne nomenclature. La pratique mettra bientôt l’élève au courant de celte synonymie, et de tous les détails qui s’y rattachent.

Nous avons dit que les médicaments composés par combinaison, ou médicaments chimiques, empruntaient leur nomenclature à la chimie elle-même. Or, cette nomenclature, de simple et facile qu’elle était dans l’origine, est devenue, avec les progrès de la science, difficile et com pliquée. Comme parmi les combinaisons de cette nature, les plus nombreuses s’exercent entre deux corps simples ou

élémentaires, on était convenu, dans le principe, de tirer de Fan d’eux le nom du genre, et de l’autre celui de l’espèce. Cependant, le premier, qui jouait le rôle à' acide, étant composé lui-même, on dut chercher à exprimer celte composition ; et comme il variait quelquefois dans les proportions de ses éléments, on imagina, pour les désigner, de créer des sous-divisions clans les genres, en modifiant la terminaison des noms génériques. Mais bientôt on reconnut que les corps qui faisaient fonction de base étaient aussi fort souvent composés, et l’on se vit obligé d’indiquer la nature de leurs éléments; puis il fallut exprimer aussi les proportions variables de ces corps élémentaires; puis on remarqua que les uns et les autres changeaient parfois de rôle : nouvelles sources de modifications successives. Enfin, M. Berzélius a cherché récemment à ramener à un système plus simple les règles de la nomenclature, en l’appuyant sur la théorie des phénomènes électro-chimiques. Mais cette doctrine, encore toute nouvelle, est h peine généralement admise dans la science, à plus forte raison dans le langage pharmaceutique. Quoi qu’il en soit, les nombreux changements qu’a subis la dénomination de chaque composé chimique, h mesure que la science a fait de nouveaux progrès, ont du en entraver l’étude, et n’ont pas été sans quelque danger dans la pratique de Fart médical. Peut-être serait-il convenable, jusqu’au moment où la nomenclature aura acquis toute la perfection et la fixité désirables, de s’en tenir, pour la pratique delà pharmacie, au système primitif de

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