‹ Principes fondamentaux de la science forestièreChapitre 102 sur 105 · oi.4G à 5 kilog. 602 gramm. 92 centig. de poix noire · texte numérisé non relu

oi.4G à 5 kilog. 602 gramm. 92 centig. de poix noire

M à 109 millilitres (3o à 90 ûimr»— (|uarts de pot) d'huile de pin, et

I h. 80 litres à 2 lieclol.de charbon (9 a 10 Aorbc — paniers ou bannes).

On peut annuellement faiie dans un fourneau de 12 à 18 hrùlées , pour lesquelles il faut G17 à T2G stères de bois résineux. Or, maintenant, comme terme moyen, on ne doit compter, sur 10 stères de bois de pin, que 2 stères 421 30 cent millièmes de bois résineux ayant procuré un produit réel : il s'ensuit donc que, pour rentrclien soutenu d'un fourneau à poix, un abatage de 5,509 stères de bois de pin est nécessaire.

IL Y A rÉXVr.IE d'oLVBAGES THAIT.WT CHT objet ; NOIS RECOMMANBOSiS COMME FACILE A Sïï PROCURER :

Lacrop. — Principes de rcxploitalion et de la technologie forestitT>^s. Hcidelberg, iSio, p. 271 à 288, où on trouve également quelques donne'es sur la distillation de la potasse, et l'art de brûler la résine en noir de fume'e.

QUATRIÈME D1\1SI0N

DE l'affermissement (oU BE LA CDLTURe) DES CARREAUX (oc CARRÉS, MOTTES, COUCHES) DE SABLES MOUVANTS.

Explication.

Dans beaucoup de contrées , surtout près des bords de la mer, des cantoiiS plus ou moins étendus contiennent, jusqu'à une profondeur notable , un sable très- lin et si peu consistant qu'il permet à l'eau de s'y infiltrer et de s'y évaporer également très-vite. Unpareil terrain sablonneux vient-il à se trouver sans soutien et privé de ce qui le couvre, les sables légers et mouvants sont chassés par le vent en temps sec, au point que non-seulement aucune enveloppe ne se forme sur de pareils sols, mais encore que les surfaces meilleures environnantes sont inondées par le sable et deviennent incultes. On nomme ce sable sable mouvant, et les amas de celui-ci, formés sur une surface considérable, sont appelés carreaux (ou carrés, mottes, couches) de sable.

Sur la mamèrc de lier les carreaux de sable en go'ncral.

Pour réunir les carrés de sable et les convertir en

campagne fertile, il est surtout nécessaire d'arriver, par certaines mesures, à ce que la surface se raffermisse et qu'une enveloppe puisse s'y former peu à peu. On cherche à atteindre ce but par divers procédés, connus sous le nom de (f culture des carreaux de sable. »

Pfeil, dans la seconde édition de sa Nouvelle instruction complète sur les iraiicnient , exploitatioji et évaluation des forêts , 3« division, p. 44 et suiv., distingue ici la culture des sables sur le rivage de la mer, de celle dans l'intérieur des terres. Ce qui caractérise essentiellement la première, c'est que le sable doit être rassemblé de manière à former un rempart protecteur, ce qui s'effectue par la culture de certaines plantes , qui non-seulement supportent bien l'encombrement toujours répété, mais même en ont besoin pour leur plus longue durée, et qui repoussent toujours de nouveau à travers ce sable, par exemple, le roseau des sables ou l'herbe à chaume en tuyau (arundo arenaria) ; tandis que, pour la mise en cidture des sables dans l'intérieur des terres, on se borne à empêcher le mouvement du sable, ce qui fait que l'on garnit la surface sablonneuse, du côté du vent, avec ce qu'on appelle des haies coupantes, lesquelles se reproduisent toujours à certaines distances.

Si les carreaux de sable sont très-étendus, le traitement en exige une étude spéciale. Nous serions conduit trop loin si nous voulions fournir à cet égard des instructions développées ; je renvoie don^

aux ouvragps ci-nprès mentionnés, et me borne en ce moment à quelques indications.

Liaison des petits carreaux de sable.

On a proposé et pratiqué à cet effet l'ensemencement ou la plantation de différentes espèces d'herbes, savoir :

La laîche des sables, carcx arenarius ;

L'avoine des sables, elymus arenarius ;

Le roseau des sables ou herbe à chaume en tuyau, ariindo arennria; et

Le chiendent rampant , iriticum repens.

Mais raffermissement des couches de sable, par de semblables herbes, n'est à recommander que là où du bois ne peut être cultivé; et Pjeilest d'avis que la culture des herbes sablonneuses a été faussement transportée, de la culture sur le littoral, dans les terres. A l'égard de cette dernière culture, on atteint le but au mieux et le plus facilement par la culture du bois, et notamment par l'ensemencement et la plantation des pins, qui, selon l'opinion de la majorité, s'y approprient de préférence, soit aussi par l'emploi des boutures de saules et peupliers.

Avec l'ensemencement des pins, relativement à la culture des carreaux de sable, la couche est coupée en sillons profonds au printemps, lorsque le sol est encore humide, afin que l'on puisse arriver, autant que possible, jusqu'à la terre ferme, qui retient plus longtemps l'humidité; puis on sème les graines de

pin , et on couvre après tout le carreau avec des ramilles résineuses. La quantité de ramilles est, dans ce cas , de ( 1 0-1 2 ^M^n pro sirfcr — voies par acre ou arpent) 20 à 24 stères par 54 ares, suivant que le sol est plus ou moins mouvant, et on procède le plus sûrement en coupant les branches et en les implantant dans le sol, la partie fendue tournée du côté du vent, afin de lui opposer plus de résistance.

Pour planter des pins sur des amas de sable, on se sert de plants de (2-4 5utî — pieds) 564"'"'"' ai"" /j 28n''ii'm (]g hauteur ; on y laisse de très-gros boutons , et on les met en terre très-rapprochés les uns des autres, de manière à laisser 846""'""" d'intervalle tout au plus.

Les boutures doivent être un peu plus longues qu'à l'ordinaire, et on les fixe profondément en biais dans le sable au-dessous du vent.

Dans l'ouvrage (jiii a remporte le prix : Principes sur l'art de couvrir de bonne terre et de Jerliliser les sables moui'anls , par Auguste Hubert (lierlin, i824), on trouve un registre très -complet de TaDcienne bibliographie sur la culture des carreaux de sable , d'après lequel nous nous bornons ici à citer les ouvrages suivants :

Ebic FiBOBG. —Description des plantes sablonneuses, deleuremploi pour garantir! des sables mouvants sur la côte d'Islande. Copenhague, 1789. 3 fr. 30 c.

DE Kropff. — De la nnture des carreaux de sable, extrait de son ouvrage : Système et principes de l'arpentage, des division, estimation et culture des forets. Berlin, 1807. 7 fr. 76 c.

Rodolphe Witsch. — Expose pratique de la manière d'exe'cuter le plus facilement la loi sur la fertilisiUion des sables mouvants en Hontrrie. OCen fDndel. 1800. i fr. 4o r.

J. WLiDEKHELLEn. — Instruction sur le travail cl le Irailementdes terrains arides et landes sablonneuses. Nuremberg, 1819. 1 fr. 80 c.

KOIS CITOAS ENCORE C03IME L OLVKAGE LE PLfS EÉCEM Et LE MEILLEUR Qll EXISTE SDR LA PRÉSENTE MATIERE :

Pfeil.— Nouvelles instructions compKtes sur les traitement, usage et évaluation des forêts. 3« division : Garde des forets et police forestière. Berlin, i8.3i.

eii\'QUÎÈ3IE DIVISION.

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